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RDC:Manifestation ou la Puissance de la médiocrité et Gangstérisme politique?

La liberté de manifestation : liberté de réunion pacifique...

La volonté de destruction : puissance de la médiocrité et gangstérisme politique ...

manifestation 27 septembre 2014

 

La liberté de manifestation représente la forme démocratique et moderne du combat politique dans notre pays. Elle est garantie par la Constitution en son article 26. Elle est à la fois à la portée des partisans du pouvoir qui chantent leurs victoires et soutiennent l'action de la Majorité et sert en même temps la cause des opposants qui protestent contre les orientations politiques prises par le gouvernement. C'est aussi un moyen d'expression des acteurs sociaux autres que les partis politiques, les groupes de pression telles les organisations non gouvernementales, les syndicats, et les églises qui peuvent faire valoir leurs opinions qu'en organisant des manifestations. Manifester est l'arme politique la plus efficace du moment où le recours à la force n'est plus un mode normal d'expression mais bien une violation du droit...

 

Mais cette liberté de manifestation ne peut en aucun cas toucher à l'ordre public et à la sécurité. Les autorités doivent intervenir pour encadrer les manifestants et assurer la protection des droits et libertés des autres particuliers comme le droit à la propriété privée, la sauvegarde de l'intégrité physique, le droit à la paix et à la sécurité publique. 

Lorsque qu'un rassemblement non encadré, organisé sur la place publique, peut dégénérer en un mouvement de destruction des biens privés, de commission des actes de vandalisme, l'imminence du maintien de l'ordre s'impose et les organisateurs ou les leaders qui se livrent à la subversion, à la manipulation et qui ne respectent pas la loi relative à des manifestations publiques doivent être interpellés et poursuivis...

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Quand nous regardons de près ce qui s'est passé ou se passe encore à Kinshasa, pas de doute aucun, que certains leaders de l'Opposition qui d'ailleurs sont les anciens amis du Président Kabila, furent ses collaborateurs qui l'ont longtemps soutenu et ne juraient que par son nom, se rebellent et devenus aigris, oscillent entre critique du pouvoir et intoxications pour des raisons obscures, ont manipulé les manifestants en les incitant à s’attaquer aux biens publics et aux symboles de l’État.

Lorsque nos politiciens, reverront ces images terribles des destructions et des jeunes tués ou blessés, ils doivent se dire, ceux de la Majorité, de l'Opposition, de la Société civile et associations religieuses, qu'ils n’avaient pas su faire collectivement en amont ce qu’il fallait faire pour que cela n’arrive pas. Ils en portent une grande responsabilité ! Ils ont laissé la place à la montée des tensions, des rancœurs, des haines. Ils ont oublié, pour des raisons égoïstes où ces désordres peuvent conduire la nation. Les conséquences ne sont que néfastes, rarement heureuses. Plutôt que de choisir ensemble un destin commun en avançant sur ce qui rassemble les Congolais, ils ont préféré manifestement prendre le chemin de l’autodestruction, et c'est depuis les années 1990 que ces pulsions de destruction rongent les Congolais. Il faut les enrayer une fois pour toute...

 

Je me demande si ces violences urbaines ou ces manifestations voulues par l'opposition ne peuvent pas être qualifiées d’émeutes... Les leaders de l'opposition doivent mettre en garde contre des réactions improvisées qui mettent en cause les règles de droit et condamner fermement les attaques contre les biens et contre les personnes. Il appert ici leur sagesse est inaudible dans ce fracas, ils ont abandonné le terrain et laissé la place aux « organisations armées et inconscientes » (kulunas) de faire la loi et paralyser de nombreux quartiers populaires de la Ville de Kinshasa, l’activité économique et perturber fortement les transports. Pas de doute à cela, l'infiltration par des jeunes kulunas et autres désœuvrés est la cause principale de l'éclatement de violences lors de ces manifestations.

Ainsi, afin de contrer ces jeunes émeutiers et pillards facilement manipulables qui profitent des manifestations voulues pacifiques et revendicatrices (dans le respect de la loi) pour commettre des délits en vue de déstabiliser l'ordre établi ou tout simplement pour mal faire, les autorités congolaises, persuadées que les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et les BBM messages, SMS) aident largement les émeutiers à coordonner leurs méfaits, ont décidé de bloquer tout accès à l'internet. Cette décision bien que préventive et sécuritaire, paralyse l'activité économique dans son ensemble. Les banques, les compagnies aériennes et les agences de transport ne peuvent se mettre au travail...

 

Qui alors aurait intérêt à déstabiliser le pays ? Il faut se l'avouer, qu'au-delà d’une crise sur la loi électorale et la volonté non avérée de modifier l'article 220 de la Constitution, la RDC notre pays fait face aujourd’hui à une crise des bases de fonctionnement de sa jeune démocratie. Nous ne pouvons qu’arriver à la conclusion que nous Congolais, dansons sur un volcan et ce volcan va exploser si ces actes d'« animosité », de « fureur » et de « brutalité » que nous constatons ces derniers jours mais qui règnent depuis la II ème République ne sont pas combattus avec force et détermination.. L’archaïsme de ce type de protestation est inimaginable à notre ère. Ici, chacun voit sa propre promotion en politique car être politicien en RDC, est un métier lucratif, recevant des salaires élevés par rapport au reste de la population et pratiquant le clientélisme à tout va. C'est dangereux !...

 

MBD

 

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22/01/2015
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