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L'EMBRIGADEMENT ETHNIQUE DES POPULATIONS ,SURVIE DES PARTIS POLITIQUES EN AFRIQUE NOIRE!

Chefs traditionels: Halte à l'embrigadement ethnique des populations!

 
Il ne faut pas s’appuyer sur sa région, son ethnie pour créer un parti politique...
 
ouattara-rois-baoules
 
Statue de chef "sur un trône "Baoulé"  en Côte D'Ivoire

Deux évènements essentiels ont marqué ces derniers temps le quotidien des ivoiriens: La réception des chefs traditionnels Baoulé par M. Bédié, dans le cadre du prochain congrès de son parti, le PDCI-RDA, et la visite forcée du Président de l’Assemblée Nationale, à Gagnoa et à Mama, village du Président Gbagbo, sur dit-on, invitation des chefs traditionnels Bété de cette région.

Depuis 1960, la Côte d’Ivoire est devenue officiellement une République dirigée par un Président élu démocratiquement. Hormis le Général Guéï, devenu Chef d’Etat par la force des armes, et aujourd’hui, ces lugubres individus installés au pouvoir par les bombes et les missiles français, Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo ont été des Présidents élus au suffrage universel. La Côte d’Ivoire n’est donc pas un Royaume où un leader politique doit être considéré comme un Roi dans sa région et donc vénéré par ses sujets.

 

Il est vrai qu’un leader politique est un ressortissant d’une région donnée, mais il demeure avant tout le chef des militants de son parti sans être le chef de sa région d’origine. En aucun cas, il ne doit privilégier, ni sa région, ni son ethnie dans les activités de son parti politique. En effet, tout citoyen est libre de mener ses activités politiques, dans toutes les régions du pays, et cela dans le respect de la constitution. Il ne faut donc pas se tromper et prendre pour militants de son parti, tous les ressortissants de sa région, car la Côte d’Ivoire a choisi le système du multipartisme pour mettre fin au parti unique. Ainsi, chaque ivoirien peut exprimer ses opinions politiques dans le parti de son choix.

 

Pourquoi donc cette convocation des chefs traditionnels Baoulé par Bédié, pour toujours faire croire aux ivoiriens que tous les Baoulé sont militants du PDCI-RDA? Le Baoulé n’est-il pas libre de choisir son parti comme les autres ivoiriens? Malgré les nombreux partis politiques, fondés sur différents idéaux politiques, des leaders de l’acabit de Bédié continuent d’imposer, et souvent par des pratiques mystiques imposées aux chefs, leur choix aux ressortissants de leurs régions.

 

Il est vrai que le premier Président ivoirien, d’ethnie Baoulé, a embrigadé les esprits des chefs traditionnels d’alors dans son parti, le PDCI-RDA, parti-Etat. Cela ne doit pas servir d’alibi à N’zué Ba pour ramer à contre courant, et ramener le peuple Baoulé en arrière.

 

Depuis 1989, le multipartisme réinstauré dans ce pays a suscité la création de beaucoup d’autres partis politiques animés bien sûr par des fils de ce pays, originaires du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest et du Centre. Désormais, la liberté est donnée à chaque citoyen d’adhérer au parti de son choix. On ne peut plus attribuer un parti politique à une région donnée. Persister à le faire est très dangereux, et sert de support à ces clivages ethniques et nourrit ces conflits désastreux qui entravent la cohésion sociale.

 

Il ne faut pas s’appuyer sur sa région, son ethnie pour créer un parti politique. L’enseignement à donner à l’ivoirien doit porter sur la promotion du multipartisme pour éviter ces tristes événements que le pays connaît aujourd’hui. 

 

Des prétendus leaders d’opinion ont semé la graine de la division, par la charte du Nord, depuis l’intrusion, dans le microcosme politique ivoirien, de cet homme venu de loin. Les impérialistes occidentaux ont usé de cette brèche luciférienne, pour installer la rébellion qui continue de sévir sur les populations, avec les nombreuses exactions et tueries çà et là dans le pays. Comment peut-on livrer sa patrie dans une guerre meurtrière au bénéfice de l’impérialisme français? Soro et Ouattara l’ont fait allègrement avec le soutien de Bédié. Ils ont utilisé des armes contre la Côte d’Ivoire qu’ils disent être leur pays. Quel drôle de manifestation de l’amour pour son pays!

 

C’est pourquoi les chefs traditionnels Baoulé ne doivent pas aider Bédié à enfoncer le pays dans la division et le non respect des textes de son parti qu’il a lui-même rédigés. Les chefs traditionnels Baoulé, garants de tous les fils Baoulé, doivent avoir le courage de dire non à ce genre de déviation politique qui ne cadre pas avec leur statut; il faut aujourd’hui officiellement refuser de donner un ordre à ses parents pour imposer le vote d’un leader politique à une région, une ethnie, un village. De plus, comment comprendre que Bédié, après avoir embrigadé les chefs Baoulé, aille s’accoquiner avec le Rassemblement Des Renégats et autres rebelles dozo-fétichistes qui continuent d’endeuiller la terre d’Eburnie ?

 

Que désormais les chefs traditionnels Baoulé ne se livrent pas à ces pratiques moyenâgeuses pour cautionner les dérives ethno-tribales de Bédié. En effet, un parti politique doit reposer sur un modèle de gouvernement conforme à la constitution ivoirienne. A dire vrai, cette invitation de Bédié est incongrue, surtout que son objet reste interne à un parti politique. N’zué Ba doit désormais comprendre que le PDCI-RDA, auquel tout ivoirien peut adhérer librement, n’est en aucun cas la propriété d’un groupe ethnique. Ce n’est pas parce qu’il est Baoulé, qu’il doit croire, avec ses pensées rétrogrades au relent sectaire, que ce parti est une affaire de Baoulé.
Que l’exclusion et la persécution de certains cadres Baoulé, militants d’autres partis politiques, cessent.

 

Plus jamais de séquestrations d’autres «YAO YAO JULES», «AMANI NGUESSAN» ETC…; on se rappelle le courroux que ces deux cadres, ci-avant nommés, ont subi de la part de leurs parents Baoulé, pour avoir adhéré au parti du Président Gbagbo.

 

Qu’espère Bédié en convoquant ces chefs traditionnels? Qu’ils se substituent aux statuts et règlements du PDCI-RDA. Toutes les candidatures doivent être soumises aux textes qui fondent ce parti, et aucune ne doit passer outre. Le Président Gbagbo ayant exceptionnellement autorisé Bédié à être candidat à la présidentielle de 2010, il pense encore obtenir de ces chefs traditionnels l’opportunité de se présenter à la tête du PDCI en tant que candidat unique, alors qu’il est forclos par son âge au-delà des limites. Trop c’est trop! N’est-ce pas Bédié? Peine perdue! Tous les militants ayant les mêmes droits et devoirs, le manque de sagesse risque de conduire Bédié à une retraite politique honteuse.

 

Les chefs en général et particulièrement les chefs Baoulé, doivent se démarquer de cette politique d’embrigadement ethnique, et exercer leur autorité dans la pure tradition dont ils sont les garants. Ils doivent surtout éviter les pièges tendus par certains cadres du PDCI-RDA qui, comme Bédié, pensent encore que le PDCI est une affaire des Baoulés. On comprend alors la dégringolade de ce parti, qui ne subsiste plus que grâce aux miettes de la table de Ouattara et de ses insatiables affairistes.

L’autre événement, est l’invitation(?) adressée, par les chefs traditionnels Bété de Gagnoa, à (l’ex?)-chef rebelle Soro, un homme couvert du sang de milliers d’ivoiriens. Le bon sens aurait été que le sieur Soro, chef déclaré de la rébellion, cherche à aller vers les ivoiriens pour leur demander humblement pardon. Toutes les initiatives de visite dans les régions qu’il a sinistrées avec ses rebelles-tueurs devraient venir de lui et non d’un chef traditionnel quelconque car le criminel revient toujours sur le lieu de son crime.

 

On se demande bien pourquoi les garants de la tradition de la région du Gôh se sont « prostitués » en invitant cet individu qui refuse de reconnaître le mal qu’il a causé aux ivoiriens. Est-ce pour les quelques miettes des richesses acquises par ce petit gros, au forceps des armes, des casses des agences de la BCEAO, des ventes illicites des produits agricoles et miniers ivoiriens, qu’ils ont pactisé avec le diable?

 

Voici des chefs mal intentionnés qui minimisent les souffrances du peuple ivoirien, soumis aux répressions et tueries des rebelles de Soro. Ont-ils déjà oublié ces milliers d’ivoiriens qui croupissent encore dans les geôles du couple Soro-Ouattara parce que pro-Gbagbo, le Président Gbagbo et son épouse toujours enfermés dans les mouroirs de Côte d’Ivoire et de La Haye, et ces nombreux cadres ivoiriens forcés à l’exil?

 

Ces chefs traditionnels refusent d’être ce qu’ils sont et s’adonnent à des actes de lâcheté, monnayant cette souffrance des autres ivoiriens en espèces sonnantes d’origine frauduleuse et entachées de sang humain.


Dans les brûlots du pouvoir tortionnaire en place, on peut lire des déclarations, venant de certains chefs de village, du genre «c’est nous qui vivons les réalités du village». Quelles sont les réalités que tous les ivoiriens ne vivent pas actuellement, et que vivent seulement à Gagnoa les chefs traditionnels? La misère et la désolation ne sont-elles pas devenues aujourd’hui le partage quotidien des populations ivoiriennes? Qu’on arrête de salir la noble lutte du Président Gbagbo. Il n’a que faire de ces chefs couards qui ne pensent qu’à leur ventre. Bientôt le jour, pour le peuple de retrouver le sourire, va se lever. 

A tous les chefs traditionnels de ce pays, un appel est lancé. Vous devez être les véritables faiseurs de paix entre les différentes ethnies et non, par des méandres de la politique politicienne, vous offrir comme des agents de la fracture sociale. L’Eternel Dieu de qui vous détenez une parcelle de pouvoir ne vous le pardonnera pas.


On attend de voir les chefs traditionnels, rapprocher les fils et les filles de cette nation, pour une vraie réconciliation et empêcher la France et ses rébellions, d’appauvrir le continent noir.

Que personne ne se laisse manipuler par les hommes politiques, ou ces rebelles en mal de popularité, car il y va de votre crédibilité. Le chef traditionnel doit montrer des qualités d’homme intègre, honnête, sincère, rassembleur et refléter la tradition dont il est le garant. C’est en posant des actes nobles dans le règlement des conflits que les ivoiriens auront du respect pour leurs chefs.

 

Chefs traditionnels, vous avez la clé de la résolution du concept identitaire ivoirien entre les mains. Vous devez veiller à ce que ces nouvelles lois iniques votées, à la va-vite et contre l’assentiment de la grande majorité des ivoiriens, ne réussissent à brader l’identité ivoirienne. Dans les villages de ce pays, vous êtes les seuls à connaître, vous et vos administrés, l’origine des allogènes qui vivent avec vous. La Côte d’Ivoire n’a que faire des apatrides imaginaires qui savent bien d’où ils viennent et où ils seront bientôt.

 

Ce sont ces étrangers « apatrides » membres largement majoritaires de la rébellion qui martyrisent les ivoiriens aujourd’hui. Ainsi en est-il de la rétribution de l’hospitalité ivoirienne. L’Eternel, Dieu de la vengeance et de la rétribution, agira sûrement au temps marqué.

 


NANWOULET G. Simone

Cameroonvoice

 

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24/09/2013
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