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Dossier Burkina Faso:La Veuve de Thomas Sankara exige des comptes au président déchu Blaise Compaoré!

 

Après un temps de gloire et de règne, l'acutle président déchu d Burkina Faso n semble donc pas sorti de l'Auberge!

La Veuve de Thomas Sankara demande des comptes a Blaise Compaore!

Myriam SANKARA

 

La veuve de Thomas Sankara, l'ex-président burkinabé assassiné lors du coup d'État qui a porté au pouvoir Blaise Compaoré, en 1987, estime que la chute de ce dernier est une délivrance pour le pays et demande que justice soit enfin faite.

Son portrait a été brandi lors l’insurrection populaire ayant permis de renverser le président burkinabé Blaise Compaoré, le 30 octobre dernier. La mémoire de Thomas Sankara, l'ex-président charismatique assassiné par des éléments de l'armée, il y a 27 ans, lors du coup d'État qui a porté au pouvoir son frère d'armes Blaise Compaoré, a refait surface à la faveur des évènements au Burkina Faso.

 

Sa veuve, Mariam Sankara, réclame justice : pour elle, la responsabilité du président déchu ne fait aucun doute. France 24 a recueilli son témoignage à Montpellier, dans le sud de la France, où elle vit en exil. Pour elle, la chute de Blaise Compaoré est une délivrance, et l’occasion d’obtenir une justice qu’elle n’a eu de cesse de réclamer.

 

Vingt-sept années se sont écoulées depuis l’assassinat de son mari et l'identité précise de l'assassin de Thomas Sankara reste une énigme. Mariam Sankara ne peut pas pardonner à Blaise Compaoré, qui était à l’époque inséparable de son époux, et attend désormais qu'il s'explique.

 

Elle espère que le soulèvement burkinabè permettra enfin de délier les langues et de révéler qui est derrière cet assassinat. "Je pensais que quand même il chercherait à nous expliquer comment cela c'est passé, ce qu’il n'a pas fait. Et aujourd'hui il peut le faire ! Il doit le faire !", déclare-t-elle à France 24, en regrettant au passage que la France ait facilité le départ du Blaise Compaoré vers la Côte d’Ivoire. "Ils auraient pu le faire garder en résidence au Burkina Faso, pour que l'on puisse lui demander des comptes, mais je désespère pas".

 

France24.com

 

Ci-dessous, la lettre ouverte de Madame Sankara aux Burkinabés lors de la chute inattendue de Blaise Compaoré...

 

LETTRE DE FELICITATION DE MARIAM SANKARA AU PEUPLE BURKINABE

Myriam SANKARA« Compaoré doit répondre de ses crimes »

Posté le 03-11-2014
Depuis la France, où elle vit avec ses enfants, la veuve du président Thomas Sankara, Mariam Sankara, a envoyé une lettre adressée au peuple burkinabè, pour le féliciter pour son insurrection. Elle y exhorte les familles qui ont perdu des membres lors des manifestations des derniers jours « à saisir la justice nationale et internationale pour que Blaise Compaoré réponde de ses crimes. »
Communiqué de Mariam Sankara après la démission de Blaise Compaoré
« J’éprouve une immense joie en ce jour historique. Ma joie est celle de la famille Sankara, ma joie est celle de vous tous, celle des amis nombreux qui suivent avec intérêt les événements du Burkina.
C’est une véritable joie d’avoir réussi avec le vaillant peuple burkinabè : les femmes, la jeunesse, les organisations de la société civile, les partis d’opposition ainsi qu’une grande partie de l’armée républicaine respectueuse du peuple. La joie de voir chassé du pouvoir celui qui croyait que le Burkina lui appartenait éternellement.
Chers compatriotes, chers camarades et chers amis. Blaise Compaoré n’avait jamais imaginé la mobilisation dont vous avez fait preuve ce 30 octobre 2014. Vous venez de remporter une victoire sans précédent par cette insurrection populaire. En se référant à la révolution du 4 Août, la jeunesse burkinabè a réhabilité le président Thomas Sankara. Je suis fière de vous, de votre combativité, je vous félicite.
Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à éviter le chaos politique dans lequel Compaoré et ses amis voulaient plonger le Burkina.


Compaoré et ses sbires ont encore endeuillé le peuple. Je partage la douleur des familles éplorées et leur adresse mes sincères condoléances. Je souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés.


Par ailleurs, j’exhorte ces familles à saisir la justice nationale et internationale pour que Blaise Compaoré réponde de ses crimes.
L’image de médiateur de la sous-région dont il s’est drapé ne doit en aucun cas le disculper. Et dire qu’en 2012, il a même caressé l’idée d’avoir le prix Nobel de la paix comme s’il oubliait tous les crimes ourdis depuis 1987.


Ce monsieur qui était sollicité comme médiateur dans les conflits était en réalité celui qui les attisait. Des pays comme l’Angola, le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée, le Mali et la Côte d’Ivoire où il a trouvé refuge ont subi ses manœuvres de déstabilisation.
Non, il ne doit pas couler des jours paisibles à Yamoussoukro. Il doit répondre de ses actes et de ses crimes de sang.
Nous devons rester mobilisés jusqu’à la victoire finale qui verra l’organisation d’élections libres, justes et transparentes. En attendant, je souscris à l’idée que la gestion de la transition doit être assurée par les civiles afin que soit respecté le caractère démocratique de notre lutte. Cette victoire n’est pas seulement attendue par le peuple burkinabè vus les nombreux messages et témoignages que je reçois à travers le monde.
A nous d’être dignes de cette victoire, à nous de prouver que Blaise Compaoré n’est pas indispensable. Afin que plus rien ne soit comme avant, il appartient aux forces du changement de rester unies et vigilantes, de préparer une alternative politique, économique, sociale et culturelle pour le mieux-être des Burkinabè.


Vive la démocratie et vive le Burkina.
La patrie ou la mort nous vaincrons ! »


Mariam SANKARA
Montpellier, le 1er Novembre 2014

Sunuker.com

 

 

 

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07/11/2014
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