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Comprendre la Crise en Europe:La Hongrie et la Grèce sondons ensemble!

Comprendre la crise en Europe:Que se passe-t-il entre la Hongrie et la Grèce?

La Hongrie menace de quitter l’UE, et se rapproche de la Russie !

La Hongrie menace de quitter l’UE

                                                                                                     Archive. © Photo : AP/MTI, Lajos Soos

 

Incroyable ! Apres la Grèce, la Hongrie ! 
Quel retournement de situation chers amis !Mais ce n’est pas tout :
 
Alors si POUTINE sait manoeuvrer , et il sait faire croyez moi (voyez le résultat …), il nous fait exploser l’Europe assez vite, avec au minimum la Grèce, et la Hongrie, voir Chypre , dans son escarcelle  …. 
 
Mais même sans « l’aide » de POUTINE, on se dirige droit vers une implosion de l’Europe – du fait des divergences d’intérêts stratégiques fondamentales internes menant à des oppositions frontales grandissantes entre les nations, et un élargissement de l’union Eurasiatique (dans laquelle l’Égypte vient de mettre un pied..) de VLAD VLADIMIROVITCH qui soyons en sur, a déjà  ses pions pré-positionnés sur le grand échiquier , jouant chaque coup avec beaucoup de parcimonie et un grand talent – et on y va très très vite  . (Une Europe du nord, et une du sud, vous croyez ? Un échec de cette Europe anéantirait l’idée même d’une « union de l’Europe » pour longtemps, on aurait une « parcellisation » de l’Europe ; et ce serait oublier les enjeux géostratégiques au niveau mondial, avec la Russie/Chine tirant la couverture d’un coté, et l’empire US de l’autre : on aurait un remodelage géopolitique global)Z .Un nouveau scandale a éclaté cette semaine dans la noble famille européenne. La Hongrie a menacé de se retirer de l’UE. Le président du parlement hongrois Laszlo Kövér a fait comprendre que si Bruxelles dictait à la Hongrie la façon de gouverner le pays, elle pourrait quitter l’UE.
 

La question des sanctions antirusses et la demande de réformes intérieures adressée par l’UE à la Hongrie, poussent de plus en plus souvent les politiques de Budapest à réagir très vivement. Si auparavant, ces réactions ne concernaient que des politiques bruxellois concrets, il s’agit cette fois de l’ensemble de l’UE. Les conflits opposant Bruxelles à Budapest éclatent de plus en plus souvent depuis quelques années et portent la plupart du temps sur la politique intérieure appliquée par la Hongrie qui refuse de réduire son programme social et n’est pas prête à adapter son système politique aux normes de l’UE.

Iouri Bondarenko, directeur du Centre russo-polonais « Dialogue et Concorde », estime que le « divorce » que la Hongrie est en train de consommer avec l’UE et l’OTAN, coule de source :

 

« Je crois que la Hongrie finira par se retirer de l’UE de son plein gré ou y sera contrainte. Je ne peux rien dire au sujet de sa participation à l’OTAN parce que cela dépend de l’évolution de la situation en Ukraine mais son retrait de l’Alliance n’est pas à exclure non plus.

 

C’est que la classe politique hongroise est déterminée à défendre les intérêts nationaux qui vont à l’encontre de ceux de Bruxelles. »

 

Ces derniers temps, Bruxelles critique de plus en plus vivement Budapest au sujet de sa position concertant les sanctions anti-russes. La politique menée par l’UE est qualifiée de contreproductive en Hongrie qui refuse de s’y joindre. Selon Laszlo Kövér, « si Bruxelles nous dicte comment gouverner le pays, il s’assimilera à Moscou avant la chute du régime en 1989 ». Fait paradoxal, Budapest estime actuellement que les relations avec Moscou sont plus prometteuses que celles qu’il entretient avec Bruxelles. Kövér avait également souligné que le fait même d’être membre de l’UE et de l’OTAN n’était pas un problème pour la Hongrie mais que par contre « l’attitude spéciale » de Bruxelles envers ses affaires intérieures devenait de plus en plus importune au fil des ans.

 

L’Europe craint le rapprochement qui s’est amorcé entre la Hongrie et la Russie parce que d’autres pays de l’UE pourraient suivre son exemple. Alexeï Kouznetsov, directeur du Centre d’études européennes de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales, estime cependant que la démarche des autorités hongroises restera sans suites :

« C’est soit le marchandage pour obtenir des privilèges au sein de l’UE, soit le flirt avec les électeurs compte tenu de l’accroissement du nombre d’eurosceptiques aux récentes législatives européennes. Par conséquent, je ne prends pas du tout au sérieux les déclarations de ce genre. »

 

En même temps, le Premier ministre hongrois Victor Orban est une figure très gênante pour Bruxelles parce qu’il s’en prend aux euros fonctionnaires sans choisir ses mots. Il a une fois de plus soumis Bruxelles à une vive crique à la mi-août. « La politique occidentale des sanctions décrétées contre la Russie nous a nui plus qu’à la Russie elle-même… Cela revient à scier la branche sur laquelle on est assis », a déclaré en substance le Premier ministre hongrois.

Budapest ne se décidera pas à se retirer prochainement de l’UE mais, pour citer Mikhaïl Gorbatchev, « le processus s’est enclenché

 

La Hongrie se rapproche de la Russie

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 (Breizh-info.com) – Après la Grèce, un second état européen amorce un discret pivot vers la Russie. Il s’agit de la Hongrie, que Poutine visitera le 17 février. Ce rapprochement russo-hongrois est lié à l’approvisionnement de la Hongrie en gaz et au conflit ukrainien.
 
C’est la quatrième vague de mobilisation ukrainienne qui a mis le feu aux poudres dans la Hongrie frontalière : près de 200.000 Hongrois habitent en Ukraine, notamment en Transcarpatie pour 150.000 d’entre eux et peuvent être potentiellement mobilisables. Ce que la Hongrie refuse. Márton Gyöngyösi, du parti nationaliste Jobbik l’a résumé dans le journal russe Vzgliad : « pas un hongrois ne doit combattre pour Porochenko ». Cette position fait consensus parmi l’ensemble des hommes politiques hongrois, au point que le socialiste Zolt Molnar, qui dirige le comité de sécurité nationale au sein du Parlement a appelé la Hongrie « à prendre des mesures pour que l’Ukraine ne puisse mobiliser un grand nombre de Hongrois ».Le parti Jobbik va même plus loin en appelant à « ne plus s’en faire pour l’intégrité territoriale de l’Ukraine, qui ne sera plus jamais telle que l’on a connu avant » le conflit, ce qui est un appel à peine voilé à récupérer la Transcarpatie qui faisait partie avant 1920 de l’Empire austro-hongrois. Dans cette région vivent aussi des Ruthènes – des Slaves russophiles – dont les revendication indépendantistes sont latentes depuis 2008. Depuis le début de la guerre d’indépendance du Donbass, l’Ukraine maintient en permanence une division sur le pied de guerre en Transcarpatie, pour y contrecarrer l’apparition d’un second front.
 
Pour sauver les Hongrois de la mobilisation, le premier-ministre Viktor Orban menace l’Ukraine de suspendre les livraisons de gaz russe : plusieurs pays autour de l’Ukraine lui livrent en effet du gaz que la Russie leur a vendu, bien que Gazprom s’y oppose fermement. Mais cela ne suffira à peser sur l’Ukraine que jusqu’au printemps. Deux autres vagues de mobilisation sont prévues par l’Ukraine en avril et en juin, et il est fort probable qu’il y en ait d’autres dans la seconde moitié de 2015.La Hongrie devrait par ailleurs négocier mi-février un contrat de livraison de gaz russe à long terme; celui-ci prendra en compte la fin du gazoduc vers le sud de l’Europe South Stream, qui intéressait beaucoup la Hongrie, l’Autriche et l’Italie, et règlera les conditions de la liaison entre ses gazoducs et ceux de la Grèce ou de la Turquie, à travers les Balkans.
 
La Russie a en effet prévu de couper l’alimentation de tous les gazoducs traversant l’Ukraine en 2019, lorsque le tuyau vers la Turquie et la Grèce sera achevé.
Il est fort possible que dans les semaines à venir la Hongrie ne fasse d’autres concessions à la Russie et que certains troubles sociaux éclatent à nouveau, comme à l’automne 2014, pour tenter de les contrecarrer et de maintenir coûte que coûte le pays dans le camp occidental.
 
 
 
 
@Breizh.info
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22/09/2015
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