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COMPARAISON DANS LA POLITIQUE AMERICAINE:OBAMA FACE A GEORGES BUSH

L'ANALYSE POLITIQUE AMERICAINE OBAMA FACE A GEORGES BUSH

 

Par Patrick Mbeko

 

 

Lorsque vous écoutez les différents discours de Mitt Romney sur sa politique internationale, vous comprenez aisément pourquoi un personnage comme Zbigniew Brzezinski, le grand stratège cynique et maître à penser de Barack Obama, traite les conservateurs américains « d’idiots ».

 

Pour comprendre pourquoi Brzezinski traite les [néo] conservateurs ainsi, il faut, par exemple, comparer le bilan de George Bush à celui d’Obama. Bush, en huit ans de pouvoir, a envahi l’Irak et l’Afghanistan tout en se mettant à dos une grande partie de l’opinion mondiale, au point de terriblement ternir l’image des États-Unis.

 

Obama, en quatre ans seulement, a sponsorisé le coup d’État en Honduras (alors qu’il venait, à peine, d’arriver au pouvoir) contre le président Manuel Zelaya parce que ce dernier avait initié une reforme agraire et augmenté de 60% le salaire minimum des travailleurs; il a déstabilisé la Tunisie, l’Égypte et la Libye tout en assassinant Mouammar Kadhafi qui avait catégoriquement refusé, en 2008, de rejoindre AfriCom, commandement régional instauré par le Pentagone pour lutter contre soi-disant le terrorisme et la pénétration de la Chine en Afrique. Le guide libyen avait alors déclaré s’opposer à cette « démarche impérialiste qui essaie d'acheter tout le continent ».

 

Il en a payé le prix. Toujours sous Obama, il y a eu aussi la déstabilisation extrêmement brutale de la Syrie, du Yémen, des opérations déstabilisatrices continuelles en Iraq (ne pensez même pas que les attentats quotidiens dans ce pays, aujourd’hui dominé par les Chiites, tombent du ciel), des tueries de civils pakistanais par les drones.

 

« Huit fois plus de missiles tirés en un an de sa présidence que pendant tout le règne de George Bush. C’est beaucoup pour quelqu’un qui, jeune sénateur de l’Illinois, se faisait connaître en 2004 comme un opposant farouche à l’intervention armée en Irak », note Régis Le Sommier pour le magazine Paris Match. 


Continuons avec les « exploits » de Barack : un coup d’État manqué en Bolivie, des activités subversives en Équateur, au Venezuela, en Iran, voire même en Russie, comme, par exemple, pendant la campagne électorale avec des organismes comme Golos; et tout récemment le « coup d’État parlementaire » au Paraguay contre le président catholique, Fernando Lugo, parce que ce dernier, comme Zelaya, a initié une reforme agraire qui a irrité l’oligarchie terrienne [liée aux USA], qui représente 2% de la population mais qui contrôle près de 80% des terres du pays. 

Si, sous Georges Bush, la politique américaine dans la région des Grands Lacs africains fut moindrement agressive, avec Barack Obama, c’est autre chose : depuis un moment, des centaines de membres des forces spéciales américaines, chapeautés par plusieurs agents de la CIA, opèrent dans la région, soi-disant à la recherche du « nouveau méchant » Joseph Kony.

 

Mais le plus grand coup du nègre de la Maison Blanche, faut-il l’avouer, c’est d’avoir réussi à introduire l’Africom sur le continent africain. Comment a-t-il réussi où Bush s’est planté? Les amis de la nébuleuse Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb) et autres terroristes des temps modernes ont dû servir de prétexte parfait.

 

Bon, il y a aussi les amis de la secte nigériane Boko Haram (peu de gens s’intéressent à ceux-là mais bon...) qui, dit-on, entretiendraient également des liens avec Aqmi. Si on essaie d’élargir le champ d’analyse, on sent très vite l’odeur des amis de la CIA et du Mossad, vu qu’il y a des intérêts US importants dans le coin.

Bref, Obama a réussi, en quatre ans, ce que Bush n’a pas été capable de faire, même dans ses rêves les plus fous, en huit ans.

 

Et malgré ses politiques méphistophéliques, Obama est encore bien vu par une grande partie de l’opinion publique mondiale.

 

Franchement, son « père spirituel », Zbigniew Brzezinski, n’a-t-il pas raison d’être fier de lui et de traiter les [néo]cons de « cons »?.

 
Aux compatriotes africains [vivant aux États-Unis] qui vont voter prochainement, je n'ai rien dit, je bois simplement mon lait...

 

 

Patrick MBEKO

Analyste-Politique

Auteur du livre (Le Canada dans les guerres en Afrique centrale)

ReflexPO au sein de Ammafrica world

 

 

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20/09/2012
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