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Burkina Faso Vers sa Transition et surtout vers l'avenir:Le choix d'un candidat!

Crise au Burkina Faso:Opposition et Armée ont choisi leurs candidats pour la présidence:Analysons-en!

Isaac Zida serre la main d'un membre d'une association étudiante à Ouagadougou le 14 novembre 2014
Isaac Zida serre la main d'un membre d'une association étudiante à Ouagadougou le 14 novembre 2014 © AFP

Militaires et civils ont sélectionné leurs candidats pour le poste de président intérimaire du Burkina Faso samedi, jour où l'armée a annoncé le rétablissement de la Constitution, une étape déterminante pour permettre le retour au pouvoir des civils.

Un nom semble susciter l'adhésion générale : l'archevêque de Bobo-Dioulasso (sud), Mgr Paul Ouédraogo, que l'armée, l'opposition et la société civile ont placé dans leur "shortlist" malgré les réticences de la hiérarchie catholique.

Le président de la Commission épiscopale Burkina-Niger a pourtant déclaré publiquement qu'il n'était pas candidat. "Je ne l'envisage pas. Ce genre de pouvoir, le clerc ne s'y engage pas", avait-il tranché en début de semaine au micro de Radio France internationale.

Mais l'opposition et la société civile justifient leur choix par la possibilité d'une dérogation venant du Vatican, qu'elles espèrent obtenir en faisant pression, par leur consensus, sur les autorités catholiques.

Si une telle éventualité se produisait, le Burkina Faso, où un religieux succèderait en tant que chef d'Etat intérimaire au lt-colonel Isaac Zida, au pouvoir depuis la chute du président Blaise Compaoré le 31 octobre, se retrouverait dans une position rarissime.

 

Des journalistes présidents ?

Opposition et société civile proposent également deux journalistes pour le poste de chef de la transition, qui dirigera le pays pour une durée d'un an, de sa nomination jusqu'aux élections fin 2015.

Cherif Sy et Newton Ahmed Barry, patrons respectifs de "Bendré" et "L'événement", des hebdomadaires très critiques à l'égard de l'ancien régime, ont donné leur accord pour une éventuelle prise de poste, ont déclaré à l'AFP plusieurs sources proches du dossier.

L'armée, outre Mgr Ouédraogo, défend la candidature de Joséphine Ouédraogo, sociologue et ministre de l'Essor familial et de la Solidarité sous Thomas Sankara de 1984 à 1987.

Mme Ouédraogo, qui a quitté le Burkina à la chute du président Sankara, a occupé ensuite des postes de direction au sein de la Commission économique africaine, un organe onusien, puis de l'ONG Enda tiers monde à Dakar. Seules les autorités religieuses et traditionnelles ne se sont pas encore prononcées.

 

Rétablissement de la Constitution

Les différentes parties ont jusqu'à dimanche midi pour communiquer leur liste de prétendants à un collège de désignation, a annoncé dimanche le lieutenant-colonel Isaac Zida, actuel homme fort du pays depuis la chute de Blaise Compaoré le 31 octobre.

Cette instance de 23 membres, dans laquelle les civils sont majoritaires, désignera ensuite le nouveau dirigeant parmi les personnalités proposées, ont expliqué des sources proches du dossier à l'AFP.

La nomination devrait intervenir officiellement en début de semaine prochaine, une fois la charte de la transition, sorte de Constitution intérimaire, validée par le Conseil constitutionnel burkinabè.

Cette dernière étape institutionnelle est permise par le rétablissement de la Constitution, annoncé samedi par le lt-colonel Zida pour "permettre d'engager le processus de mise en place d'une transition civile" et "d'envisager le retour à une vie constitutionnelle normale".

L'actuel homme fort du pays avait déclaré cette suspension le 31 octobre, jour de la chute du président Compaoré, déchu après 27 années de règne, et qui voulait se présenter de nouveau en modifiant la Constitution.

Une telle décision était alors obligatoire du point de vue des militaires car la "vacance" du pouvoir prononcée par l'ancien chef de l'Etat lors de sa démission devait aboutir constitutionnellement à son remplacement par le président de l'Assemblée nationale, ce que refusait l'armée.

 

Signature de la "charte de la transition"

La charte de la transition, sur laquelle civils et armée se sont mis d'accord jeudi soir, doit être signée officiellement dimanche après-midi.

La cérémonie, prévue samedi, a été repoussée au lendemain pour des raisons "techniques", a expliqué une source militaire, liées notamment au fait que la Maison du peuple, où elle doit avoir lieu, "est en train d'être réparée".

Le timing initial, annoncé par le lt-colonel Zida, était également trop court pour que des responsables provinciaux conviés à la signature ne parviennent à temps dans la capitale.

Un accord a été trouvé jeudi soir sur ce document, qui définit les contours institutionnels de la transition, une période qui doit durer un an et qui sera ponctuée par des élections en novembre 2015.

L'Union africaine a lancé un ultimatum le 3 novembre au Burkina Faso, qui devait valider d'ici à quinze jours ses institutions de transition et se choisir un président intérimaire. Ce délai expire lundi.

 

@Jeuneafrique

 

La Transition Vu par Ammafrica world:

Le choix sur une Gente Féminine pour Burkina Faso semble être logique de par l'histoire!

Trop souvent en Afrique, on semble négliger la "transition". Alors que celle-ci, est la voie vers une "Démocratie" fiable! 

Pour le cas de la République Démocratique du Congo, l'histoire sur ses "transitions" ( Hormis les années "60" après l'assassinat de Lumumba et le renversement de son "gouvernement élu par le peuple" pour aboutir plutard à la présidence de la Deuxième République par la personne de feu MOBUTU, De 1990 à 1997 puis 2001 à 2006 lors des éléctions); La transition a été toujours un temps des "querelles intestines" et des courses au pouvoir sans aucune conscience des enjeux entourant la nation ni ne produisant aucun projet "visionnaire" pour l'avenir servant vraiment aux intérêts de la nation et du "peuple meurtri" depuis els indépendances africaines!

 

C'est donc en Mai 1997 lors de l'entrée de "AFDL" par l'entremise du "MacquisardLaurent Désiré Kabila (ancien révolutionnaire à la pensée nationaliste et allié du MNC/L, le parti cher au Patrice Emery Lumumba) que tombera donc cette transition qui n'avait d'égards aux réalités des enjeux entourant la Patrie et sera surpris d'un autre mouvement "contre-offensif" pour les arrêter Net de poursuivre tout débat!

Et alors le macquisard "Laurent Désiré Kabila "s'auto-proclamera" président, et changera le nom du pays du "ZAIRE" qu'il était (une invention purement Mobutienne) alors qu'anciennement parlant, la Nation portera toujours le nom du "CONGO" 'Congo Indépendant, Congo-Belge ...après la chute de ses royaumes (Cuba, Lunda, Bangala ect..). Depuis lors, la République Démocratique du Congo commence tant bien que mal à progresser vers ce chemin de la "Démocratisation" de ses institutions, même si tout semble ne pas être de l'avis de tout le Monde! 

Et je me refuse de comparer Burkina Faso avec la République Démocratique du Congo, d'autant plus que ce pays a traversé des  moments difficiles de ses guerres "intestines" et surtout les agressions interminables qui ont servi à dépeupler sa partie "EST" de ses populations! Après la guerre, nous espérions un temps de la "Paix" en Afrique et en particulier, la République Démocratique du Congo! Car chaque pays a aussi ses réalités face aux enjeux qui entourent sa patrie!Les remèdes face à la crise ne peuvent être les mêmes!

 

Ainsi, comprennant l'histoire tumumtueuse de ce pays des "hommes intègres", le Burkina Faso; les noms qui nous reviennent à l'esprit parmi ceux sollicités, Madame Joséphine Ouédraogo.

Josephine Ouédaogro (Photo Confitea/VI-MEC) unesco.org

Que nous raconte son parcours et sa Biographie?:

Joséphine Ouédraogo née Guissou a été une actrice de choix de la Révolution démocratique et populaire (RDP). Ministre de l’Essor familial et de la Solidarité de 1984 à 1987, elle et son ministère ont été au cœur de la transformation sociétale prônée par la Révolution. Après les événements du 15 Octobre 1987, cette jeune sociologue et militante féministe qui n’entendait jouer un quelconque rôle chez les « rectificateurs » a entamé un long périple qui l’a conduit dans des pays comme la Tunisie pour raison de famille, et pour des obligations professionnelles au Cameroun, en Suisse, en Ethiopie, au Sénégal, etc. Depuis 2012, elle est de retour au pays.Mme Ouédraogo, qui a quitté le Burkina à la chute du président Sankara, a occupé ensuite des postes de direction au sein de la Commission économique africaine, un organe onusien, puis de l'ONG Enda tiers monde à Dakar.

Elle dirige actuellement le bureau d’études Appui recherche action (ARC) qu’elle a cofondé en 1993 avec des associés.Mme Ouédraogo, qui a quitté le Burkina à la chute du président Sankara, a occupé ensuite des postes de direction au sein de la Commission économique africaine, un organe onusien, puis de l'ONG Enda tiers monde à Dakar.

En novembre 2014, elle est promue comme candidate au poste de président de la transition suite à la  révolution 2014  au Burkina Faso.Selon son parcours, elle semble promettre pour une bonne transition pouvant amener à une "Démocratisation" des institutions de ce pays du tiers monde!

BIOGRAPHIE:JOSEPHINE OUEDRAOGO:

Ouédraogo est née le 22 décembre 1949 à "Koudougou" en Haute Volta (aujourd’hui Burkina Faso). Son père est député de l’Afrique occidentale française au parlement français et sa mère est illettrée. Elle est élevée dans la tradition culturelle "Mossi".

Elle fait ses études primaires à Koudougou. Son père est ambassadeur de la République Haute Volta à Paris de 1961 à 1972. Elle fait ses études secondaires à l’Institut de la Tour à Paris et obtient son baccalauréat en 19684.

Elle poursuit ensuite des études d’assistante de développement social à l’Institut de service social et de recherches sociales de Montrouge. Elle fait un stage de deux mois en Haute-Volta pour son mémoire de diplôme en 1969. Elle obtient une licence de sociologie en 1974 à l’université René-Descartes.

Suite au coup d’état de 1984, le président Thomas Sankara lui propose le poste de ministre de l’Essor familial et de la Solidarité nationale au sein de son gouvernement. Elle met en place plusieurs politiques d’émancipation et d’égalité de la femme. Elle occupe se poste jusqu’en 1987 suite à la prise de pouvoir de Blaise Compaoré.

En 1997, Ouédraogo devient directrice du genre et du développement de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Elle occupe ensuite le poste de secrétaire exécutive adjointe par intérim de la CEA.

Elle est ensuite secrétaire exécutive d’Enda-Tiers Monde à Dakar.

En  dehors de cette femme, un autre candidat semble aussi promettre: "Newton Ahmed Barry" qui avait des propos très critiques à l'égard de l'ancien regime! Que peut-on retenir de lui?:

Newton Ahmed Barry est l’un des meilleurs journalistes du Burkina Faso qui plus est un journaliste engagé. Il a été un opposant farouche au regime déchu de Blaise Compaoré, et qui affrontera plusieurs fois certaines attaques médiatiques pro-Gouvernemental le "Sidwaya" dont il subira une tentative d'assassinat qu'il en témoignera lui même après avoir réussi à s'échapper! Notre équipe n'a pas encore sa Biographie, par contre, il pourra aussi promettre après avoir combattu un régime dont il jugeait "incompétent"!

Nous conseillons au Burkina Faso de bien faire le choix sur la personne pouvant amener une bonne transition en vue d'une Bonne éléction libre et transparente dont nous souhaitons ne pas revivre des événéments du passé qui ont servi au renversement de Thomas Sankara! Car, un pays vivant de tels événéments ne pourra que plutard préserver des "conflits internes" pour rebondir plutard!

 

Selon notre souhait, l'idée d'une femme ne serait donc pas mauvaise, si elle en est capable et que le pays accepte facilement l'apport de la Gente féminine afin d'atteindre si cela est possible, le dévéloppement du Burkina Faso! Il n'est pas dit que seule la femme peut le faire, mais suivant l'évolution de ce pays et les parcours de chacun, nous sommes dans le pressentiment de voir un jour sur la tête du pays, une femme ayant un parcours rassurant pour reléver certains défis, et surtout qu'en considerant les expériences vécues, nous souhaitons une Bonne chance à l"élu(e)" du Peuple Burkinabé! Ce n'est qu'une opinion parmi tant d'autres....

La Redaction

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16/11/2014
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