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ARTISTIDES PEREIRA:SIMPLE AFRICAIN JUSQU'AU BOUT"

ARISTIDES PEREIRA: SIMPLE AFRICAIN JUSQU'AU BOUT!


 

Dr Pierre Franklin Tavares

 

Dans un aphorisme célèbre, Nietzsche affirme que trois coups de pinceaux suffisent à décrire un homme. Je voudrais ici saisir et rappeler trois traits consignés dans une anecdote, qui introduiront à la personnalité remarquable, au prénom prédestiné et à l'engagement éthique d'Aristides Maria Pereira.

 

D'autant que ces trois particularités biographiques ont, d'une part, profondément marqué la création de la République du Cap Vert qui, comme on le sait, est née de la Guerre de Cabral et des Accords d'Alger, et, d'autre part, infléchit positivement son évolution politique ultérieure, en fixant la stabilité et la solidité institutionnelles.

Et ces traits continuent de déterminer les actuelles pratiques démocratique et républicaine aux Îles du Cap Vert.

 

Pour préciser cette approche, nous emprunterons à Leibovitz deux concepts tirés de son Histoire de l'opéra[1].

 

En effet, toute « l'unité compositionnelle » des institutions publiques capverdiennes découle, pour ainsi dire directement, de « l'absolue fermeté structurale » qu'Aristides Pereira a su donner à l'Institution présidentielle capverdienne et qui, depuis, constitue le socle sur lequel s'érige le prestige de l'État capverdien.

 

Il a imaginé et réalisé ce que devait être la Présidence : une institution tranquille, non dominatrice et arbitrale. Au reste, nul ne saurait penser l'architecture institutionnelle capverdienne, sans renvoyer à Aristides Pereira. Et pourtant, ce rôle éminent et cette fonction restent encore très largement méconnus, du grand public mais aussi des spécialistes.

 

Le rappeler, c'est rendre justice méritée à Aristides Pereira. Car, virtuose politique, il est le père de l'harmonie institutionnelle capverdienne que, dans son sillage, ses successeurs ont consolidée. Il n'est donc nullement exagéré d'affirmer que si Cabral Amilcar fut le stratège inégalé de la méthodique et scientifique déconstruction coloniale, Aristides Pereira, lui, restera comme l'édificateur (poseur-de-fondation) hors pair de la République.

 

Comment ? Par sa « passion ». Pour comprendre ce qui est dit, remémorons-nous ce que dit Montesquieu de toute République :

 

elle repose certes sur deux « principes », la Vertu et la Frugalité, mais pour être vivante, la République doit être portée et animée par une « passion » qui s'apparente à de l'amour.

 

Aristides Pereira fut un véritable « passionné » de la République. En effet, si Cabral, parce qu'Amilcar, s'inspira des Guerres puniques (lutte entre Rome et Carthage), Pereira, parce qu'Aristides, puisa - sans jamais le dire – dans le modèle des Républiques antiques de la Grèce antique et tout spécialement dans Aristide le Juste.

 

Et ce fut même l'un de ses secrets, c'est-à-dire l'une de ses grandes idées qu'il n'osa jamais théoriser mais en fonction de laquelle il ordonna sa vie politique. Au reste, comment ne pas être frappé par la ressemblance entre la vie d'Aristides Pereira et celle d'Aristide le Juste ?

 

Ce dernier, dont Plutarque a laissé une fort belle biographie[2] que tout homme public devrait lire, fut un modèle pour son temps, un homme politique exceptionnel, un soldat fabuleux, notamment lors de la bataille décisive de Platée puis de Marathon contre les Perses de Xerxès, un gestionnaire scrupuleux des deniers publics, un père de famille qui jamais ne tomba dans le népotisme, qui accepta l'injuste décision d'ostracisme qui le frappa, qui revint quand sa patrie fut menacée, qui mourut pauvre, inhumé par son État qui prit en charge les frais de subsistance de ses deux filles.

 

Il fut un exemple inégalé de vertu et de frugalité. Il semble bien que le Grec ait inspiré le Capverdien. Ce point n'a pas encore été mis au jour. Nous le développerons plus en détail dans un autre texte à paraître[3].

 

En tous les cas, j'ai rencontré Aristides Pereira, la première fois, à Abidjan, à la fin des années 60. J'étais adolescent. En homme éduqué, il parlait peu et bas, et gageait ses relations par un sourire unique. Et si la blancheur de ses dents rappelait les plages de son île natale.

 

Il me semblait en puiser sa sérénité. Boa Vista (Belle Vue ou Beau Regard), l'île sereine aux douces vagues. Et, il m'en souvient encore, notre ultime rencontre eut lieu en 2006, encore à Abidjan, dans le hall de l'Hôtel Ivoire. Il portait des cheveux blancs [qui] font la dignité de la vieillesse[4] et me rappela Jérémie[5], le prophète du Souvenir[6], de la Sodade.

 

Il était seul, marchait lentement dans le hall, modestement vêtu mais élégant, comme toujours : un pantalon gris au pli net, une ceinture ancienne et une chemise crème dont il n'avait pas retroussé les manches.

 

Simple, et toujours simple, au début comme à la fin. Qui eut dit que c'était Aristides (Maria) Pereira, l'un des héros des luttes anticoloniales portugaises, l'un de ceux qui, par leur action puissante et décisive dans l'histoire universelle, ébranlèrent l'Empire portugais et l'État Nouveau du dictateur Antonio Salazar !

 

Il revenait du petit-déjeuner, s'apprêtant à prendre l'ascenseur, pour regagner sa chambre. Je le vis d'abord de dos, mais je le reconnus immédiatement à son aspect, son allure et sa modestie fixée jusque dans ses pas. Il était seul.

 

Après l'avoir contourné, me trouvant face à lui, je l'interpellai : Mais, vous êtes le président Aristides ? Oui, me répondit-il, quelque peu surpris d'être reconnu, d'autant qu'il ne se souvenait pas de moi. Pour m'identifier, lui tendant la main, je lui dis aussitôt :

 

Je suis le fils de Nhô Touti et le petit-frère de Lucette Tavares. Il éclaira son visage d'un sourire.

 

Mais président, ajoutai-je, que faites vous ici, seul ? Il répondit : J'attends d'être reçu, depuis avant-hier, par le président Laurent Gbagbo. Mais, demandai-je, sait-il que vous êtes là ? Oui, me dit-il, le Protocole d'état me demande d'attendre, car son calendrier est chargé. Je fus frappé de le voir ainsi, tout seul, sans protection, inconnu.

 

Nous échangeâmes sur divers sujets, notamment sur l'ouvrage qu'il venait d'achever. Quand paraîtra-t-il, l'interrogeai-je ? Il rétorqua :

 

Je ne trouve pas d'éditeur. Aussitôt, j'ajoutai :

 

Monsieur le président, excusez-moi, mais je ne puis vous croire, ce n'est pas possible. Vous, ne pas trouver d'éditeur ?

Après ces échanges, j'avertis ma sœur de sa présence. Elle vint le chercher et il passa toute l'après-midi au domicile familial, qu'il avait connu quarante ans plus tôt.

 

Entre temps, j'interpelai le 1er Maître d'hôtel, en lui dévoilant l'identité et la fonction passée d'Aristides Pereira. Non, me dit-il, ce n'est pas possible. Le Vieux-là que l'on voit si simple ici, depuis deux jours. Le premier président du Cap Vert, non c'est incroyable une telle modestie.

Il donna, sur le champ, des instructions au chef de rang et au commis de rang, en signalant l'identité d'Aristides Pereira, pour que soit rehaussée le service dû à un hôte de marque. Ses collaborateurs furent aussi stupéfaits que lui.

 

Aristides Pereira est né le 17 novembre 1923, à Boa Vista, dans l'archipel du Cap Vert, onze mois avant Cabral Amilcar. Ils étaient de la même génération. Son père, Porfirio Pereira Tavares, était, dit-on, un prêtre (catholique)[7], et sa mère s'appelait Maria das Neves Cruz Silva. Il fit ses études secondaires à Sao Vicente, avant de s'expatrier, au milieu des années 40, en Guinée-Bissau, où il occupera la fonction de Chef du bureau des télécommunications à Bissau.

 

Puis, avec Cabral Amilcar et quelques autres, ils créeront le Parti Africain pour l'Indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC), en 1956. Alors qu'il était au maquis, il épousera, par procuration, sa promise, Carlina, qui lui donnera deux filles, Manuela et Stella, de santé fragile et qui seront une préoccupation constante du couple.

 

Certains individus n'entrent pas par hasard dans l'histoire. Souvent, ils deviennent des héros, parce qu'ils portent et réalisent une intentionnalité familiale. On sait, par exemple, pourquoi et comment Philippe de Macédoine fit instruire son fils Alexandre le Grand par Aristote même.

Cette intentionnalité familiale, plus exactement paternelle, fut de grande mode aux Îles du Cap Vert, dans le dernier quart du 18ème siècle, quand le Portugal, la « mère patrie », était alors agité par des forces libérales et maçonniques, opposées à la religion dominante, le christianisme.

Cette intentionnalité paternelle se fit sentir, de façon nette, dans les domaines de l'onomastique[8] et de l'anthroponomie[9].

 

En effet, le choix et l'attribution des prénoms, tout spécialement des prénoms non chrétiens, c'est-à-dire païens ou laïcs, devinrent le lieu et l'enjeu de conflits politiques majeurs qui préfiguraient ou annonçaient l'émergence de futurs héros nationaux.

 

Ainsi, Pedro Cabral (le grand-père d'Amilcar) donna-t-il « Juvénal » comme prénom à son fils (le père d'Amilcar), en référence à Juvénal le célèbre critique romain. De même, le père d'Aristide Pereira se prénommait Porfirio, du nom du célèbre philosophe « grec » néoplatonicien, Porphyre de Tyr[10], célèbre disciple de Plotin, maître de logique aristotélicienne, et qui affirmait la supériorité de la philosophie sur la religion en générale et sur le christianisme en particulier.

Sur ce point, Porphyre s'est distingué avec son ouvrage intitulé Contre les Chrétiens. Mais ce qui nous intéresse ici dans ces prénoms, ce sont les intentionnalités parentales qu'ils portent et qui sont un indicateur sur le rôle que les pères entendaient donner à leur fils au plan sociétal.

 

Patrick Chabal a été le premier à attirer l'attention sur l'origine, le sens, la signification et le motif pour lequel Juvénal Cabral attribua le prénom « Hamilcar » à son fils aîné. La consultation des registres d'état civil, dit-il, est éclairante.

 

En effet, lors de la déclaration de naissance, Juvénal fit retranscrire, sur le certificat de naissance, le prénom de son fils selon l'orthographie carthaginoise, c'est-à-dire avec un « H » majuscule, indiquant par là qu'il le faisait, en tout connaissance de cause, en rappel précis du célèbre stratège punique (tunisien) Hamilcar alias Barca.

 

En fait, certains pères capverdiens de la fin du 18ème siècle, notamment les plus instruits qui structuraient la capverdianité, n'hésitèrent pas à attribuer des prénoms chargés de symbole politique à leurs garçons : Juvénal, Porfirio.

 

Mais, le fait le plus remarquable est que lorsque, à leur tour, les Juvénal, Porfirio, etc., deviendront des pères, ils poursuivront cette intentionnalité. Juvénal choisira le prénom Hamilcar pour son fils et Porfirio attribuera Aristides[12] au sien.

 

Ce fait onomastique ou anthroponomique, véritable phénomène de société, explique pourquoi certains héros capverdiens de l'Indépendance du Cap Vert portaient des prénoms significatifs et s'identifiaient, sans jamais le dire, à leurs modèles historiques anciens.

 

Aristides (Pereira) fut le second d'Amilcar (Cabral), comme Aristide (le Juste) fut le second de Thémistocle. Toutefois, si entre Aristides et Amilcar il y eut une complémentarité sans conflit, entre Aristides et Thémistocle, la complémentarité reposait sur une hostilité qui remontait à leur enfance.

 

En tous les cas, aux côtés de Cabral Amilcar, beaucoup s'accordent à dire qu'Aristides Pereira fut et sut être le meilleur, comme l'indique bien l'étymologie de son prénom.

En effet, selon les deux traductions qui prévalent, Aristide signifie ou bien le « fils du meilleur » ou bien « le meilleur fils ».

 

A cet égard, signalons un fait étrange. En effet, comment comprendre Cabral Amilcar, dont on oublie qu'il était passionné de sémiologie[13] (signes linguistiques), lorsqu'il répétait comme un slogan (cri de guerre) ceci :

 

Le Parti doit être dirigé par ses « meilleurs fils » ? À quoi, ou mieux, à qui songeait-il exactement ?

 

Mais, par delà la signification cachée des prénoms à laquelle l'intelligentsia capverdienne de la fin du 18ème siècle et du début du 19ème siècle accorda une importance pratique, nous devons insister sur un fait historique majeur par lequel Aristides Pereira s'est posé comme l'architecte qui a conçu et posé la structure harmonique de l'ensemble des institutions publiques capverdiennes : l'élection présidentielle de mars 1991.

 

Alors même qu'il était président de la République depuis la proclamation de l'Indépendance (5 juillet 1975), Aristides Pereira acceptera, sans drame, le résultat des urnes qui le donnait perdant, face à son adversaire Antonio Mascarenhas Monteiro, candidat de l'opposition libérale.

Face à ce résultat pour le moins inattendu, sa tranquillité d'esprit favorisera et ancrera, au cœur des institutions, l'alternance politique. En respectant les règles, il dédramatisait les transitions. Sans doute se souvint-il, à ce moment-là, de ce que, pendant la lutte armée anticoloniale, Cabral Amilcar enseignait : il ne faut pas avoir peur de perdre le pouvoir.

 

Une parole qu'il adapta si admirablement dans un contexte nouveau, c'est-à-dire multipartite et non plus monopartite. C'est cela la bonne intelligence des hommes : savoir adapter des vérités générales à des contextes nouveaux.

 

Combien de chefs d'état d'Afrique, d'Europe, d'Asie et d'Amérique, aujourd'hui, devraient s'inspirer de cet exemple ?

 

Plus encore, en acceptant sa défaite, Aristides Pereira introduisait, de fait, une nouvelle pratique démocratique et « contraignait » ainsi son successeur, et tous ses futurs successeurs, à la modestie et à l'esprit de modération si cher à Montesquieu selon lequel cet état d'esprit est indispensable à la saine gestion des affaires publiques, à la bonne gouvernance.

Après lui, tout chef d'état capverdien, à moins de briser la structure harmonique, devra être modéré dans l'exercice de la fonction présidentielle. Ainsi, Antonio Mascarenhas n'est pas sorti de l'orbite tracée par Aristides Pereira. Pedro Pires, qui fut son premier ministre, non plus. De même, à la faveur de la dernière alternance présidentielle, José Fonseca ne pourra non plus en sortir.

Mais la première transition démocratique au Cap Vert (1991) fut préparée de longue date et rendue possible par ce que nous appellerons la réforme silencieuse de 1975, réforme effectivement profonde et opérante, qui consistera dans le partage du pouvoir exécutif entre Aristides Pereira, président de la République et Secrétaire Général du PAIGC, et Pedro Pires, son premier ministre, dès l'installation du premier gouvernement capverdien.

 

Ce partage au sein de l'Exécutif, introduira un inédit équilibre des prérogatives essentielles, et sera le premier et le véritable « tournant politique » du Cap Vert indépendant, et ce en plein régime monopartite.

 

De façon étrange, ce fait est passé totalement inaperçu. Pour l'essentiel, ce tournant procèdera d'une équation personnelle, à savoir les qualités éthiques et la conception de la Cité (politéia) d'Aristides Pereira, qui a toujours combattu la concentration (despotique) du pouvoir dans les mains d'un seul. En tous les cas, par sa réforme silencieuse, il a institué et installé, de facto, un régime semi-présidentiel ou semi-parlementaire, dès les années 75.

 

Or c'est ce qui permettra et facilitera la première transition de 1991. En somme et au vrai, l'alternance politique de 1991 et toutes celles qui suivront, et qui consolideront les fondements d'un régime parlementaire exemplaire au Cap Vert sera grandement facilité par la mise en place d'un système semi-présidentiel qui ne retirera rien au prestige et au poids de la fonction présidentielle. Sous ce rapport, le régime parlementaire est le corollaire de la réforme silencieuse de 1975.

 

C'est pourquoi tous les grands succès macro-économiques qu'enregistre le Cap Vert doivent encore beaucoup à Aristides Pereira, celui-là même qui, reprenant Cabral Amilcar, eut pu dire (et sans doute se le répétait-il) :

 

je suis un simple africain qui a voulu vire son époque et payer sa dette à l'égard de son peuple.

 

Il n'eut pas eu de Cap Vert stable, si Pereira n'avait pas été Aristides, c'est-à-dire « juste » comme Aristide le Juste et, comme Cabral Amilcar, « simple » jusqu'à la fin.

Mais, qu'est-ce que cela donc : être « simple » ? Simple signifie être-constitué-d'un-pli. Et le seul pli qui constitua Aristides Pereira sera l'être juste.

 

Être « simple », à l'opposé de l'être com-plexe (composé de plusieurs plis), c'est déployer l'être juste. Mais cela, « l'être juste », Amilcar et lui l'ont conçu, en leur époque et à leur manière, comme dette (éthique) à l'endroit de leur peuple.

 

Les grands hommes, disait Hegel, les héros donc, sont ceux qui créent des institutions et entraînent leur peuple vers plus de liberté. Incontestablement, par l'exemplarité de sa vie, son sens instinctif de la justice qui le fit tant aimé des bissau-guinéens dans les maquis durant la guerre, par sa conception « amostique » de la justice sociale[14], sa probité légendaire, sa gestion irréprochable des fonds publics, par sa capacité organisationnelle et la conduite maîtrisée des tâches à accomplir, par son humilité personnelle si impressionnante, par sa pratique publique, par ses qualités d'époux et de père de famille, Aristides Pereira restera l'une des figures majeures et marquantes du 20ème siècle.

 

Peu d'hommes, en effet, en leur vie ont su accumuler tant de qualités.

Le 22 septembre 2011, hospitalisé à Coimbra, au Portugal, âgé de 87 ans, mourait Aristides Pereira des suites d'un long et épuisant diabète.

 

Quelle vie, au service de l'indépendance de ses deux pays, la Guinée-Bissau et le Cap Vert !

 

Quelle formidable vie pour servir le bien public ! Quelle vie intense, pour la liberté générale de toutes les ex-colonies portugaises et, finalement, du Portugal lui-même, dont il contribua à précipiter la Révolution des Œillets !

 

Au fond, bien peu de chefs d'état au monde pourraient se prévaloir d'avoir vécu à l'ombre fidèle de l'éthique qu'aucune pratique politique n'est venue altérée. Peut-être même que le temps n'est-il pas encore prêt à entendre son exemple, puisque que les médiocres à présent décident de ce qu'est le temps en politique.

 

 

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15/09/2012
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