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RDC:*République Démocratique du Congo*:Crise et Remèdes

RUBRIQUE:LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Se trouvant au centre de L'Afrique centrale avec ses immenses richesses, la République Democratique du Congo,est donc, le pays qui occupe la plus grande attention dans les refléxions des analystes politiques et penseurs au sein de Ammafrica world surtout pour cause du grand genocide et les pires exactions endurées durant ces dernières années. Elle répresente donc, l'avenir de l'Afrique pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle possède mais pour ce dont elle est destinée.

Nous partageront la "RDC" en 5 phases:

1-HISTOIRE:Quelques articles,dans le cadre de notre devoir de memoire y sont publiés.

2-CRISE:Quelques articles rappelant la genèse de la crise et l'actualité de la crise.

3-REMEDES ET EVOLUTION:Quelques solutions,accords,actions et evolution de sa crise.

4-La RDC face à l'opinion nationale,et internationale face à sa crise.

5-La RDC face à Diaspora divisée en quatres catégories:(Diaspora dite combattante,Diaspora dite résistante,Diaspora dite Neutre,et celle qui se dit consciente et participante proche de l'actuel gouvernement..).

BIENVENU(ES) DANS L'ESPACE CONGOLAIS!

 

Ammafrica world vision:Amour-Conscience-Réparation

 

 

 

 

 

 


RDC: La Fin d'une Aventure, alias John TSHIBANGU livrée à la justice Congolaise!

*JOHN TSHIBANGU DEVANT LA JUSTICE CONGOLAISE*: LA FIN D'UNE AVENTURE...

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Surnommé "One-man-show", l'homme a eu à habituer les réseaux sociaux de ces scénarios au goût insurrectionnel pour renverser le pouvoir en place par un coup d'État! Ce que nous n'en voulons plus dans le pays de LUMUMBA! Livré à la justice Congolaise, car se trouvant sur un terrain GLISSANT  (Tanzanie), Ammafrica interpelle la justice de lui réserver un jugement digne de son rang devant le tribunal "militaire" et ne point user d'extorsion ou lui transformer en une bête de champs dont on en voudrait dévorer tout cru!  L'homme n'est pas le seul à fuir à l'étranger! Il y en a ceux qui se cachent à l'etranger (Ouganda, Rwanda.. ). Que les voisins manifestent leur bonne fois selon les résolutions prises à Addis Abeba dans "l'accord-cadre" pour le bon voisinage dans les pays des grands Lacs! Nos regards se fixent sur la manière dont on jugera ce scénariste, et militaire de formation! RDC,  souvenez vous que même un prisonnier a droit à sa dignité humaine! La RDC, le monde vous regarde...
 
INFORMATION SUR SON ARRESTATION:
 
*John Tshibangu, ancien officier de l’armée ayant fait défection pour s’engager dans une rébellion, a été extradé à Kinshasa ce lundi février 2018 aux premières heures du matin. Il est gardé dans les locaux sécurisés des FARDC en attendant la procédure judiciaire à entamer à son encontre.*
 
*Cette extradition est le fruit d’une coopération judiciaire entre la RDC et la Tanzanie qui avait arrêté, une semaine plus tôt, le concerné lors d’un contrôle de routine à l’aéroport de Dar es Salaam. La fouille à laquelle il a été soumis a permis de découvrir sur lui passeport zambien au nom de Jordan Kabamba et un autre centrafricain au nom de Samuel Nguerefara.*
 
*De son vrai nom Dédé Mulamba, alias John Tshibangu devrait être poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment l’organisation d’un mouvement insurrectionnel en vue de renverser le pouvoir légalement établi. En effet, après avoir fui l’armée au motif d’exiger la vérité des urnes après les élections de 2011, l’intéressé a monté un mouvement armé, le Front du peuple pour le changement et la démocratie (FPCD) pour ses menées insurrectionnelles. Très récemment, soit e 18 janvier 2018, il a diffusé une vidéo de son supposé maquis dans laquelle il donnait au Président Kabila 45 jours pour quitter le pouvoir, sans quoi il allait lancer l’assaut pour le renverser.*
 
*Commandant adjoint et Chef d’état-major de la 4ième Région militaire à Kananga avant sa désertion, alias John Tshibangu traine une réputation sulfureuse au sein de la diaspora congolaise par ses pratiques d’arnaque sous prétexte de lever les fonds pour sa lutte armée. John Tshibangu, qui s’est bombardé le grade de Lieutenant Général, écume aussi des pays comme la Centrafrique, le Sud Soudan, la Zambie, la Tanzanie, l’Ouganda ou le Kenya où il s’adonne au faux monnayage et au trafic des minerais. Il entretient également une bande de mercenaires dont certains de ses lieutenants ont été récemment arrêtés en République centrafricaine, tandis que lui-même était activement recherché dans ce même pays pour association avec des mouvements rebelles locaux.*
 
*Ainsi prend fin aussi la cavale de six années, mais aussi une aventure militariste qui n’avait pas d’avenir dans le nouveau contexte de la coopération régionale qui s’est déployée comme un filet autour de ce personnage passant plus comme un desperado.
 
D’ailleurs, Kinshasa avait déjà lancé un avis de recherche auprès du gouvernement centrafricain sur le même cas de John Tshibangu sur qui pesaient des soupçons de connivence avec l’ex-Seleka, un groupe rebelle de Centrafrique, ainsi que d’autres groupuscules sud-soudanais. Certains de ses lieutenants avaient été arrêtés en Centrafrique pour les mêmes raisons avant que l’un ne s’évade!
 
VIDÉO DISCOURS ALIAS JOHN TSHIBANGU:
 
La Rédaction
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06/02/2018
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NEWS: Du nouveau pour Brussels Airlines, voyages réduits et l'Allemagne prend le commande

Du nouveau avec Brussels Airlines:Une Allemande aux manettes de Brussels Airlines

 

 

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Quinze mois après son arrivée chez Brussels Airlines en tant que responsable commerciale, Christina Foerster (46 ans) prend les commandes de la compagnie aérienne comme CEO. Elle remplace Bernard Gustin licencié ce lundi.

 

Une nouvelle ère s’ouvre pour la compagnie aérienne belge Brussels Airlines. Lufthansa, la maison-mère a décidé de confier les commandes du transporteur aérien à l’Allemande Christina Foerster (46 ans). C’est elle qui va remplacer Bernard Gustin dès le 1er avril prochain. Celui-ci s’est vu signifier son bon de sortie lundi par Lufthansa, après avoir dirigé la compagnie aérienne pendant près de 10 ans. La nouvelle patronne de Brussels Airlines n’est pas une inconnue pour les équipes.

 

"C’est un manager professionnel avec une grande ouverture d’esprit (...). Elle nous sera d’un grand soutien pour renforcer notre compétitivité", disait d’elle à l’époque Bernard Gustin.

 

Elle a rejoint le comité de direction de Brussels Airlines le 1er octobre 2016 en tant que responsable commerciale de la compagnie aérienne, en provenance de Cologne, où elle était vice-présidente du groupe aérien allemand en charge notamment du réseau. "C’est un manager professionnel avec une grande ouverture d’esprit et une vaste expérience dans le secteur du transport aérien et du tourisme. Avec ses capacités analytiques et son expérience internationale, elle nous sera d’un grand soutien pour renforcer notre compétitivité au sein d’un marché extrêmement complexe", disait d’elle à l’époque Bernard Gustin.

 

Après son diplôme d’administration des affaires à la Warton School (Université de Pennsylvanie), Christina Foerster a démarré sa carrière en 1999 comme consultante chez Boston consulting group. C’est en octobre 2002 qu’elle monte à bord de Lufthansa comme "corporate strategy manager". En 2005, elle devient responsable du développement des produits à bord des long-courriers. En 2011, elle prend en charge la responsabilité du développement stratégique de la flotte du groupe Lufthansa. En janvier 2016, elle est nommée responsable du processus "network & partner management" pour Lufthansa et ses filiales Swiss et Austrian. @LECHO.BE

 

La RDC réduit le nombre de voyages pour Brussels Airlines

 

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La redaction

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06/02/2018
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Hommage rendu aux vaillants fils du Kongo Démocratique: Patrice Lumumba et Laurent DÉSIRÉ Kabila

HOMMAGE À AUX DEUX HÉROS: LUMUMBA PATRICE EMERY ET LD. KABILA POUR LE COMBAT D'UNE NATION(RDC)....
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Deux hommes de la nation unis pour un seul et unique seul combat: "Le Nationalisme"! Mais aux parcours contraires l'un à l'autre! Rappelons quelques souvenirs de ces deux vaillants fils que l'on voudrait désormais pour l'avenir se choisir une seule date(vu le rapprochement de deux dates) pour leur rendre hommage autour de leur combat qui doit inspirer la jeunesse actuelle! Après tout, ils étaient tous des Jeunes qui, après avoir sonder l'origine politique de leur souffrance (les impérialistes coloniaux).

 

L'un mourra après l'accession à l'indépendance du 30 Juin 1960 mais une similitude avec le chiffre "3" vient déceler la persévérance de cette lutte patriotique! L'un n'aura que 3 MOIS de règne tandis que pour l'autre, il en aura 3 ANS!

 

Patrice Emery LUMUMBA:


Il n'aura que 3 MOIS* à exercer son pouvoir! Une lutte acharnée contre les puissances internationales contre le "Néocolonialisme"(domination économique) découvert lors de la Table Ronde à Bruxelles! Hélas, les conflits internes* provoqués de l'extérieur pour affaiblir sa gouvernance auront donc le dessus sur lui! Ne le dira-t-il pas lui même dans sa lettre écrite à sa bien-aimée Pauline OPANGO?:

 

LETTRE TESTAMENTAIRE DE LUMUMBA PATRICE EMERY:

 

Ma compagne chérie,

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

 

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres. Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

 

Vive le Congo ! Vive l’Afrique !

Patrice Lumumba
*********

Pour Laurent Désiré KABILA:

 

Il aura pour son règne 3 ANS de pouvoir et mourra assassiné par des circonstances non encore "clairement" élucidés! Son combat, Ce n'était que la continuité du même combat! Mais aux méthodes contraires pour aboutir au même résultat souhaité:" La fin du Néocolonialisme" au Congo de Papa Simon KIMBANGU!

 

EXTRAIT DU DISCOURS TESTAMENTAIRE DE M'ZEE LD.KABILA:

 

La République Démocratique du Congo est un pays choisi par Dieu et le plan divin se réalisera totalement sur cette terre africaine du Congo démocratique, quelle que soient les tentatives humaines intérieures et extérieures.

 

A toutes et à tous, je souhaite mes voeux de bonheur, de prospérité et d’engagement patriotique, en vue de la libération totale de notre pays.

 

L'intégralité du discours, Cliquez ce lien:http://www.ammafricaworld.com/testament-laisse-au-peuple-congolais-par-m-zee-ld-kabila

 

QUE LEUR ENGAGEMENT DÉVOUÉ POUR LA PATRIE INSPIRE PLUSIEURS PARMI VOUS!

 

 

Paix à leurs âmes!

 

 

 

FGD
La patriote

AMMAFRICA WORLD TEAM

 

HOMÉLIE DU PASTEUR EKOFO DE CE 16 JANVIER 2018 À KINSHASA  EN DIRECT DE LA RTNC

 

 

Un culte a été organisé ce lundi 16 janvier 2018 à la cathédrale du centenaire de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) pour commémorer la mort de Laurent Désiré Kabila assassiné il y a 17 ans dans son cabinet de travail à Kinshasa. Dans son homélie, l’officiant, le Pasteur François-David Ekofo a rappelé à l’assistance le voeu de Mzee Kabila: “Ne jamais trahir le Congo”.

 

 

“Le congo nous appartient, Dieu a donné la gestion du pays aux Congolais, pas aux étrangers et c’est devant Dieu que les congolais rendront compte. Dieu nous a donné beaucoup de richesses, il nous jugera sur base de ce qu’il nous a donné”, a-t-il dit.

 

 

Le Pasteur a par l’occasion appelé les autorités à travailler pour l’intérêt de tous tel que prôné par Laurent-Désiré Kabila et à instaurer la justice et l’Etat de droit dans le pays.

 

 

“L’Etat Congolais n’existe pas. Nous devons léguer à nos enfants un pays de droit où tous les hommes sont égaux, tout le monde doit être traité sur un même pied d’égalité par la justice quelque soit son rang. Préservons notre cher pays selon la volonté M’zee, surtout ne perdons pas même un centimètre de notre pays”.

 

Plusieurs personnalités politiques ont pris part au culte de requiem dont le président de l’Assemblée nationale qui a représenté le Chef de l’Etat, le premier ministre, l’épouse de Joseph Kabila et ses enfants, mais aussi la famille de Mzee Kabila.

 

Le Pasteur Ekofo a enfin plaidé pour le développement des infrastructures de la RDC à l’instar d’autres pays du monde.

 

“Quand on parcours l’Afrique, il y a des routes qui permettent aux gens de circuler librement mais c’est seulement en arrivant à la frontière de la RDC qu’on remarque qu’il n’y a pas de route. Que ce soit du côté Nord ou Sud, c’est la même chose. Pourtant la libre circulation des personnes et des biens pourra permettre aux Congolais de se connaitre davantage et d’apprendre à cohabiter. La libre circulation permet aussi de consolider l’unité nationale”, a conclu le Pasteur François David Ekofo.

 

QUE YAH ASSISTE LE KONGO CENTRAL

 

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16/01/2018
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Devoir de mémoire RDC : Le Manifeste de la N'sele

Le Manifeste de la N'sele: 

Mobutu, espoir des Congolais devenu paria..

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Mobutu a régné sur le Congo pendant près de 32 ans de manière officielle, de 1965 à 1997. On peut même évoquer un règne de 37 ans, de 1960 à 1997. Le Congo accède à l’indépendance le 30 juin 1960, devient la République fédérale du Congo en 1961, puis République démocratique du Congo en 1964. En 1967, deux ans après sa prise de pouvoir officielle, Mobutu renomme le pays Congo-Kinshasa, puis République du Zaïre en 1971, quand le dictateur met en place la Zaïrianisation du pays.

 

Cette doctrine s’inscrit dans la volonté du chef de l’Etat d’unir le pays, véritable puzzle ethnique, en révélant son identité et ses traditions. Cette doctrine va de pair avec l’idéologie de l’Authenticité présentée la même année. Le règne de Mobutu n’a pas toujours été condamné comme il l’est aujourd’hui, puisque le régime du militaire s’enregistrait parfaitement dans le contexte de Guerre froide. Grand allié du bloc occidental, proche de la Belgique, des Etats-Unis, de la France, Mobutu a pourtant gouverné son pays à coups de corruption, de pillages des richesses, de crimes sanglants et de projets pharaoniques. La gestion du pays et son abandon conduiront à la chute du dictateur en 1997.

Prise du pouvoir de Mobutu

Les débuts de Mobutu et l’indépendance

A Bruxelles pour l’Exposition universelle de 1958, Mobutu, militaire de formation reconverti en journaliste, rencontre les figures de proue du nationalisme congolais, et commence à montrer ses opinions politiques, sous l’influence de Patrice Lumumba. Ce dernier fonde le Mouvement national congolais (MNC) en octobre 1958, parti nationaliste prônant l’indépendance, les libertés fondamentales et l’unité nationale. Mobutu y adhère dès le mois de décembre. Après des émeutes faisant 47 morts et 241 blessés du côté congolais  début janvier 1959, le roi belge Baudoin promet l’indépendance, mais aucun calendrier n’est annoncé. En janvier 1960, les ténors congolais, dont Patrice Lumumba, sont à Bruxelles pour négocier l’indépendance, qui est fixée au 30 juin 1960. Mobutu n’était pas présent à la table des négociations, mais jouait en coulisses. C’est là qu’il rencontre Larry Devlin, chef de poste de la CIA au Congo.

 

Avant l’indépendance, les partis nationalistes gagnent. Lumumba, Premier ministre et ministre de la défense (poste qu’il refuse à Mobutu), fonde un gouvernement hétérogène le 24 juin 1960, puis le Parlement élit Kasa-Vubu Président. Mobutu est secrétaire d’état à la présidence du conseil. L’indépendance a lieu le 30 juin 1960 en présence du roi belge Baudoin, du président Kasa-Vubu et de Lumumba.

 

La prise de pouvoir de Mobutu

 

L’insouciance de l’indépendance ne dure que quatre jours. Le 4 juillet, des soldats de la Force publique, fatigués, frustrés, refusent d’obéir. La mutinerie gagne l’ensemble du pays. Le 8 juillet, le Conseil des ministres décide d’africaniser la Force publique, rebaptisée Armée nationale congolaise (ANC). Mobutu devient chef d’Etat-Major, numéro deux de l’armée. Mais le 11 juillet, Moïse Tshombe, président du gouvernement provincial, proclame l’indépendance du Katanga avec l’appui d’officiers et de conseillers belges. Le 13 juillet, des para-commandos belges s’emparent de l’aéroport de Léopoldville, le Congo rompt ses relations avec la Belgique et prend contact avec l’URSS : le Congo devient un nouveau front de la Guerre froide, et l’Occident voit Lumumba comme un communiste. En août, la répression de la sécession du Sud-Kasaï conduit au massacre de centaines de civils, et Lumumba passe aux yeux du monde pour le principal responsable de ces crimes.

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Provinces congolaises. Source : Wikimedia Commons

Le 5 septembre, le président Kasa-Vubu annonce révoquer Lumumba, et ce dernier destitue à son tour Kasa-Vubu. En réponse, Mobutu, après avoir obtenu l’aval des Etats-Unis par l’intermédiaire de Larry Devlin, annonce le 14 septembre que l’armée a neutralisé Kasa-Vubu et Lumumba. Le 14 septembre est donc le premier coup d’état de Mobutu, qui dira ensuite “Je n’ai pas pris le pouvoir. Quel pouvoir ? Il n’y en avait plus”. Même si Mobutu n’est alors ni Président, puisque Kasa-Vubu le reste, ni Premier ministre, Larry Devlin disait “Tout le monde savait que Mobutu était le pouvoir caché du gouvernement”.

 

Lumumba, assigné à résidence, est réduit au silence, exilé politique dans son propre pays. Le 28 novembre 1960, il s’échappe de sa résidence, mais est capturé le 2 décembre et exécuté le 17 janvier 1961. Sa mort est restée secrète pendant près d’un mois, avant qu’on annonce qu’il a été tué par des villageois après s’être évadé de détention. Mobutu n’a jamais assumé la moindre responsabilité morale dans ce meurtre.

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Patrice Lumumba à Bruxelles, le 26 janvier 1960 pendant les négociations pour l’indépendance du Congo. Source : Nationaal Archief Fotocollectie

 

Il reste alors deux adversaires à Mobutu : le premier est Moïse Tshombe au Katanga. Il continue la rébellion et appelle les Katangais à continuer à résister. La sécession se termine le 14 janvier 1963 après deux ans et demi. Tshombe s’exile et reviendra un an plus tard, appelé par Mobutu pour vaincre le deuxième adversaire de Mobutu, Pierre Mulele. Cet ancien ministre de l’Education sous Lumumba s’est battu au Kwilu pour l’indépendance de cette région avant la prise de pouvoir définitive de Mobutu en 1965, et qui se soldera pas la mort de près d’un million d’opposants.

La gloire de Mobutu

Consolidation du pouvoir de Mobutu

Comme en 1960 entre Kasa-Vubu et Lumumba, novembre 1965 est marqué par un contexte de querelles politiques entre le président Kasa-Vubu et Tshombe. Le 25 novembre 1965 à 5h30, Mobutu annonce la destitution de Kasa-Vubu. Mobutu le remplace, et dit : “Il ne s’agit pas d’un coup d’Etat militaire”, déclarant que l’armée n’avait pas le choix, que la seule solution était la prise du pouvoir pendant cinq ans pour “reconstruire ce qui avait été détruit en cinq ans”. Mobutu transforme le pays en dictature :

  • Il se dote dès novembre de pouvoirs spéciaux,
  • En décembre, les partis politiques sont supprimés, la compétence des tribunaux militaires est élargie.
  • Le 23 mars 1966, Mobutu s’attribue le pouvoir législatif, puis propose que le président de la République soit élu au suffrage universel. Le Parlement ne joue plus aucun rôle.

Sur le plan économique, dès la première décennie de son règne, Mobutu met en avant le nationalisme. Par exemple, en 1967 il nationalise l’Union minière du Haut-Katanga, qui représente 50 % des revenus de l’Etat, 70 % de ses entrées de devises, et fait vivre 100 000 personnes. Ces politiques de nationalisation vont de pair avec la politique de zaïrianisation et d’authenticité présentée à la même époque par Mobutu.

 

Sur le plan étatique, Mobutu est un centralisateur : il redessine le pays en douce provinces et les prive de toute autonomie. Le 24 juin 1967, la nouvelle constitution proclame le bipartisme : “Il ne peut être créé plus de deux partis dans la République”, à savoir le Mouvement Pour la Révolution (MPR) et … personne, puisque personne n’ose s’opposer à Mobutu. Le bipartisme sera finalement rayé de la Constitution en 1970. D’autres changements sont aussi à noter :

  • Les syndicats perdent toute autonomie,
  • Les fédérations de jeunesse et d’étudiants sont toutes regroupées au sein de la Jeunesse du MPR,
  • Le droit de grève est suspendu.

Le règne de Mobutu n’est pas seulement dictatorial, il est aussi sanglant et pervers. Un exemple de ce règne sanglant est le sort réservé à Pierre Mulele. En 1968, Mobutu, qui avait proclamé l’amnistie cette même-année, la lui refuse. Mulele est torturé le 2 octobre 1968 publiquement, mais son assassinat reste secret. Mobutu fait croire à un jugement comme criminel de guerre, et Mulele est condamné à mort le 8 octobre. Officiellement, Pierre Mulele est mort le 9 octobre. Pierre Mulele devient alors un martyr du régime de Mobutu, déterminé à éliminer ses opposants, peu importe les moyens employés.

 

Sur le plan international, Mobutu entretient d’étroits liens avec les puissances occidentales. Les Etats-Unis sont un allié de taille depuis la première heure, d’abord par l’intermédiaire de la CIA et de Larry Devlin, puis de manière officielle dès 1963 quand Kennedy reçoit Mobutu. Le Congo, puis le Zaïre de Mobutu, a toujours été un allié des Etats-Unis dans ce contexte de guerre, puisqu’il représentait un front, un rempart contre l’expansion du communisme sur le continent africain. En outre, la coopération entre le Congo et la Belgique n’a pas cessé après l’indépendance, et les liens entre Mobutu et la Belgique ont été volatiles mais importants sur toute la durée de son règne. Paul-Henri Spaak a octroyé une assistance technique, civile et militaire pendant l’insurrection de Mulele. Les relations se sont toutefois souvent détériorées, comme en 1967 pendant les mutineries des mercenaires de l’Armée. Mais en juin 1970, le roi belge Baudoin revient au Congo pour célébrer l’anniversaire de l’indépendance.

 

Le 1er novembre 1970, Mobutu brigue seul sa succession et obtient 10 131 699 voix contre 157. Il y a plus de bulletins en sa faveur que d’électeurs. Fort de ce score, Mobutu développe alors sa doctrine de l’authenticité et la Zaïrianisation.

 

Zaïrianisation et authenticité

 

Assez rapidement après son accession au pouvoir, Mobutu a commencé à affirmer que le processus de décolonisation ne s’arrête pas à l’indépendance formelle, et insiste notamment sur l’importance, selon lui, du nationalisme économique. Dès 1967, il rédige le « Manifeste de N’Sélé », dans lequel il évoque pour la première fois le « nationalisme congolais authentique », qui doit conduire à l’authenticité zaïroise. C’est selon Mobutu, une révolution “essentiellement pragmatique”, porté par le MPR qui devient officiellement parti unique en 1970. Pour bien comprendre cette notion d’authenticité, il faut partir d’une citation ultérieure de Mobutu : « À notre sens, l’authenticité consiste à prendre conscience de notre personnalité, de notre valeur propre, à baser notre action sur des prémices résultant des réalités nationales pour que cette action soit réellement nôtre, et partant, efficace ».

 

En effet, la notion d’authenticité part du principe que les Congolais, et plus largement les peuples colonisés, n’ont pas seulement été dominés par la force des colonisateurs, mais ont également subit une aliénation mentale, ces peuples étant dépossédés de leur culture. Ainsi, si la domination physique cesse avec le départ du colonisateur, l’aliénation mentale, elle, perdure. La solution que propose donc l’authenticité, c’est, par ce qui est appelé un « recours au passé » d’utiliser sa propre culture – donc ici la culture pré-coloniale – pour fonder toute action. En effet, les penseurs de l’authenticité, dont Mobutu n’est que l’élément le plus émergé, pensent qu’il est indispensable d’avoir recours à ce qu’ils appellent les « valeurs propres », donc les valeurs fondant leur propre culture, pour permettre un véritable développement économique et un progrès social. Il s’agit pour ces intellectuels à la fois de ne pas se renier en tant que Congolais, et de permettre le développement qui, selon eux, ne peut se faire autrement. Pour Mobutu, la politique d’authenticité avait également pour objectif de construire une unité nationale dans un pays qui en était largement dépourvu à l’indépendance, comme le montre les troubles importants qu’il a connu alors.

 

Si la notion d’authenticité est donc un peu lâche et floue, elle a toutefois eu un impact concret très important sur les Congolais et sur leur quotidien, du fait de la zaïrianisation. Ce processus, qui tire son nom de l’ancienne appellation du fleuve Congo, est voulu comme étant cette décolonisation mentale prônée par Mobutu. C’est en fait une modification du mode de vie de tout un pays, avec un double mouvement de rejet de l’héritage colonial – et des idéologies occidentales –, et de recours et redécouverte de la culture préexistante.

 

Ce processus débute dès 1966, avant même la publication du Manifeste de N’Sélé, avec l’abandon des noms coloniaux pour désigner les trois premières villes du pays, au profit d’appellations congolaises : Elisabethville, Stanleyville et Léopoldville deviennent respectivement, Lumumbashi, Kisanguani, et Kinshasa.

 

Dans le même mouvement, en 1971, le pays change de nom devenant le Zaïre, et quelques mois plus tard, les prénoms chrétiens sont interdits. Mobutu montre lui-même l’exemple, en abandonnant son ancien nom Joseph-Désiré Mobutu, pour Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, dont la traduction approximative est “guerrier tout puissant qui de conquêtes en conquêtes reste invincible”. En 1973, 1500 à 2000 entreprises et plantations détenues par des étrangers sont nationalisées, avec peu ou pas de compensations. Enfin en 1974, Mobutu fait remplacer l’enseignement de la religion par des cours sur le mobutisme et l’authenticité.

 

Cette politique de Mobutu est symbolisée par ce qu’il appelle « l’animation politique », qui touche l’intégralité des Zaïrois dans leur quotidien. L’animation politique est en effet l’ensemble des manifestations culturelles, et notamment des chants, issues des cultures traditionnelles, et respectant donc en cela la politique d’authenticité, mais adaptées pour servir de propagande au régime. Cette animation politique prend une place de plus en plus prépondérante dans la vie du pays, jusqu’au milieu des années 1980, lorsque celle-ci devient obligatoire dans toutes les organisations, y compris les entreprises privées. Partout, la journée de travail commence alors avec des chants congolais dont les paroles ont été remplacées de façon à être à la gloire de Mobutu et de la zaïrianisation.

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Mobutu, en avril 1976. Source : Wikimedia Commons

La chute de Mobutu

L’échec de la zaïrianisation

La politique d’authenticité et la zaïrianisation ont été globalement des échecs. Certes, elles ont permis l’émergence d’une véritable solidarité nationale s’ajoutant à la solidarité locale, et fait naître une véritable fierté de leur pays et de leur culture parmi les Zaïrois ou Congolais.

 

Mais pour le reste, ces politiques n’ont eu des effets positifs qu’assez mineurs, en grande partie du fait de la superficialité de leur mise en œuvre, et du fait qu’elles soient instrumentalisées. En effet, les mesures prises étaient bien souvent essentiellement rhétoriques, et la zaïrianisation a été ralentie par Mobutu dès 1974, qui est même revenu sur certaines mesures. Mais surtout, la zaïrianisation a présenté des effets pervers importants. Tout d’abord, la politique d’authenticité a été vécue comme remettant en cause son rôle par l’Eglise catholique, qui s’y est donc opposée. Ainsi, dès 1975, l’archevêque Monseigneur Bakole wa Ilunga dénonce un « colonialisme intérieur ». L’Eglise catholique a ainsi été une menace sous-jacente constante pour le régime et la principale opposition.

 

Mais de façon plus décisive, la zaïrianisation a provoqué un processus de patrimonialisation. En effet, l’un des aspects les plus marquants la politique de Mobutu est la nationalisation de centaines d’entreprises et de commerces détenus par des occidentaux. Or, Mobutu mettait ensuite à la tête de ces entreprises ses proches, des hommes politiques qu’il voulait récompenser de leur loyauté, ou des chefs locaux afin de se constituer une clientèle. C’est cela la patrimonialisation. Ainsi, ces entreprises se retrouvaient dirigées par des personnes n’ayant ni les compétences, ni l’envie de les faire fonctionner correctement. Cela a provoqué une forte instabilité économique, et une baisse des revenus de l’État. Le versement des salaires, tant dans la fonction publique que dans le domaine privé, est devenu épisodique, et ils ont dès lors été partiellement remplacé par la corruption, pratiquée partout et à tous les niveaux. Cela a eu un impact extrêmement négatif sur l’économie et sur la popularité du régime.

 

C’est de plus l’échec de la zaïrianisation qui est révélatrice de celui plus global du régime, et qui est en partie responsable de sa chute.

 

La chute de Mobutu

La maîtrise du pays par Mobutu commence à s’effriter dès le milieu des années 1970, avec la division par trois des prix du cuivre, principale exportation du pays. Mais surtout, en 1977 et 1978, les soldats de Mobutu sont défaits par une révolte des turbulents Gendarmes katangais, et le régime doit demander une intervention militaire marocaine dans le premier cas, et franco-belge dans la seconde pour survivre.

 

Mais surtout, l’exaspération d’une partie de la population commence à se faire ressentir parmi les politiques, et une dizaine de parlementaires écrivent en 1980 une lettre ouverte incendiaire au président, puis créent un parti politique clandestin. C’est la première véritable exigence de démocratisation dans un pays où la contestation était efficacement muselée.

 

En parallèle la situation économique fait exploser le montant de la dette extérieure du Zaïre, jusqu’à dépasser son PIB. Mobutu décide alors de plafonner le paiement des intérêts à 20% du budget de l’État, ce qui provoque le mécontentement de ses partenaires occidentaux, qui commençaient déjà à s’écarter du Président.

 

La situation continue alors de s’envenimer, et Mobutu est forcé et contraint d’annoncer, les larmes aux yeux, la fin du système de parti unique en 1990 et la convocation d’une Conférence nationale souveraine chargée de la transition politique, alors que chaque année, le pays connaît au moins un soulèvement dévastateur, la plupart du temps du fait de mécontentement de soldats n’étant pas payés.

Le coup final sera porté par les conséquences du génocide au Rwanda qui déstabilise l’Est du Zaïre. Une force armée menée par Joseph-Désiré Kabila se soulève dans cette zone, et parvient à gagner en ampleur jusqu’à prendre le contrôle du pays et de la capitale le 17 mai 1997. Mobutu, malade, fuit au Maroc où il meurt en septembre, marquant la fin du mobutisme et du Zaïre, le pays devenant l’actuelle République démocratique du Congo.

 

Lors de son accession au pouvoir, Mobutu a symbolisé et concrétisé l’espoir d’un retour à l’ordre suite à la période troublée de l’après indépendance. De même, sa politique d’authenticité a été vue comme un moyen de redonner aux Congolais et plus largement aux Africains une dignité qui leur avait été largement volée par la colonisation. Mais la trentaine d’années de règne de Mobutu s’est avéré être un cuisant un échec : durant ces années, le PIB par habitant du pays a été quasiment divisé par deux. Pour comparaison, il est pendant ce temps multiplié par trois au Congo-Brazzaville voisin.

 

La politique de l’authenticité, qui devait donc être le fer de lance du renouveau du pays, s’est avéré être le stigmate de l’échec de Mobutu, et le synonyme de la corruption et de l’abus de pouvoir rampant. Surtout, il est apparu clair que toutes les décisions prises par Mobutu étaient sous-tendues par le même but : renforcer son pouvoir. Ainsi notamment par exemple de la nationalisation des entreprises détenues par les étrangers, base de la zaïrianisation, et dont le véritable but semble d’avoir permis à Mobutu d’utiliser ces entreprises pour son intérêt et son pouvoir personnel.

 

Cela explique que le Mobutisme, sous l’essentiel de ses aspects, a été liquidé par Kabila devenu président, comme l’illustre l’abandon de la désignation Zaïre.

 

Lisa Verriere et Arthur Bennet

 

 

SOURCES

Jean-Pierre Langellier, Mobutu, Perrin biographie, 2017

Hélène d’Almeida-Topor, L’Afrique du 20e siècle à nos jours, Armand Collin, 4e édition, Collection U Histoire contemporaine

Thierry Michel, documentaireMobutu, Roi du Zaïre, Cinélibre, 1999

Clément Makiobo, Église catholique et mutations socio-politiques au Congo-Zaïre.La contestation du régime de Mobutu, L’Harmattan, 2004

 

 

AMMAFRICA WORLD


09/01/2018
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RDC-BANYAMULENGE: Le Combat d'une communauté minoritaire

LE COMBAT D'UNE COMMUNAUTÉ MINORITAIRE : Quand les coupables se transforment en Victimes...

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MOISE NYARUGABO un sénateur adjoint et membre de RCD/GOMA il y a de cela 1 an aux USA...

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Azarias Ruberwa et Moïse Nyarugabo ont quitté Kinshasa, fin décembre 2016, pour aller passer leurs vacances, de fin d'année, aux Etats-Unis, à côté de leurs familles, qui résident, dans ce pays, comme réfugiés. Mais, Azarias Ruberwa, qui était à Washington, a rencontré certains lobbies tutsi dans ce pays constitués en majorité de pasteurs chrétiens protestants, lesquels ont facilité, durant les dix dernières années, la réinstallation des milliers de réfugiés tutsi rwandais étiquettés banyamulenge vers les Etats-Unis à partir du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda, du Kenya et du Malawi, en leur expliquant, la situation actuelle des Banyamulenge en RDC (République démocratique du Congo), ainsi que, leur avenir dans ce pays, où une menace de leur extermination reste, toujours, réelle, d'après lui.

 

Il a profité de l'occasion pour alerter ses interlocuteurs sur la discrimination et le rejet d'après lui, auxquels les Banyamulenge sont victimes dans tout le pays, surtout, durant cette période d'enrôlement des électeurs car accusés d'être des infiltrés tutsi rwandais. Il a, aussi, profité de l'occasion, pour chercher à convaincre ses interlocuteurs américains que seule la présence de Joseph Kabila à la tête de la RDC, constitue une garantie pour la vie et la sécurité des Banyamulenge en RDC. Par la suite, Ruberwa est rentré à Kinshasa au début de cette année 2017, pour continuer à assumer ses charges ministérielles dans le gouvernement de Samy Badibanga.

 

Quant à Moïse Nyarugabo, qui était, à New York, où réside sa famille, lui est resté séjourner aux Etats-Unis poursuivant des contacts et des réunions pour l'intérêt de la communauté banyamulenge. Le 21 janvier 2017, par exemple, il a réussi à réunir, à New York, de centaines de Banyamulenge vivant aux Etats-Unis, mais aussi, certains ressortissants rwandais tutsi, qui ont participé à la réunion. L'objectif était pour lui d'expliquer à ses frères d'ethnie vivant aux Etats-Unis la situation politique actuelle en RDC et répondre à certaines de leurs préoccupations.

 

Mr Nyarugabo a rappelé à ses frères que tous les Banyamulenge de par le monde, doivent savoir que Joseph Kabila est leur frère tutsi, et que sa présence à la tête de la RDC est la garantie ultime pour leur survie et leur sécurité dans ce pays. Il les a, aussi, rassurés que Joseph Kabila ne laissera, jamais, le pouvoir en RDC car il doit se maintenir, à jamais, à la tête de la RDC comme Kagame au Rwanda et Museveni en Ouganda (notre photo), en ajoutant que les négociations en cours, à Kinshasa, sous l'égide des évêques catholiques de la CENCO, constituent une distraction, car n'ayant aucune force d'empêcher le plan, déjà, mis en place pour que Joseph Kabila conserve le pouvoir en RDC.

 

Devant plusieurs questions de l'auditoire sur cette déclaration, il a insisté que les élections ne seront, jamais, organisées en RDC car toutes les stratégies sont, déjà, mises en place pour bloquer et détruire tout ce qui pourra concourir à la tenue des élections en RDC. Il a, aussi, demandé à ses frères ethniques présents à la réunion de se mettre en tête que le jour où un RDCongolais authentique deviendra président en RDC, ça sera la fin de l'existence des Banyamulenge en RDC et leur condamnation à devenir des réfugiés perpétuels suivant la prophétie satanique de Laurent Désiré Kabila, quelques mois, avant son assassinat.

 

A une question de savoir si, lui, et Ruberwa, sont dans la majorité présidentielle ou dans l'opposition en RDC, il a répondu, à la surprise de tous, qu'ils sont, spirituellement, et, réellement, dans la majorité présidentielle aux côtés de leur frère, Joseph Kabila, et, physiquement, dans l'opposition pour distraire les RDCongolais. Il a signifié que c'est Joseph Kabila, lui-même, qui leur avait avait demandé d'afficher un tel comportement politique car étant conscient du rôle de bouclier politique que lui et Ruberwa sont en train de jouer pour le soutenir, parallèlement, au rôle de bouclier militaire et sécuritaire que les autres Tutsi congolais disséminés dans différents coins en RDC, surtout, à Kinshasa, à Lubumbashi, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, et en Ituri, sont en train de jouer de leur côté, et qui sont prêts à verser leur sang pour la pérennité du pouvoir de Joseph Kabila, à la tête de la RDC. Enfin, Moïse Nyarugabo, qui a été félicité par ses frères ethniques pour son ascension politique au poste de rapporteur-adjoint du sénat congolais, a précisé à ses frères que Joseph Kabila est comme une mine d'or pour la communauté banyamulenge en RDC, une mine d'or qui doit être protégée et soutenue jusqu'au prix du sacrifice suprême.

 

 

PS: En analysant cet article et le dossier "BANYAMULENGE", il me semble qu'il y a un sérieux problème de la Communication entre la diaspora et le gouvernement Kongolais!

La diaspora que nous sommes et l'actuel gouvernement issu de des accords Sun city, s'inquiète des postes s'occupent les éléments  du clan "BANYAMULENGE"! Il y a visiblement un probleme de communication qui fait défaut!

 

Accord+ Accord= Corps à Corps!

Ce Corps à Corps (rapprochement avec les autochtones) inquiètent les Kongolais de l'étranger! Il est plus que temps et cela pour la suite des temps et le futur du Kongo RDC, d'éclairer la lanterne du peuple afin de lui éviter d'être qualifié des "Xénophobes"! Une qualification qui ne correspond pas à la nature de ce peuple dont son hospitalité légendaire n'est plus à démontrer! La discrimination est un faux débat! Chaque attitude est souvent provoquée d'une action antérieure! Que fait-il  pour qu'on nous déteste à ce point, alors qu'on est pas les seuls étrangers vivant sur ce sol prophétique au coeur de l'Afrique?!

 

Mais quelque chose nous inquiète dans certains propos exprimés dans cet article:

 

"Mr Nyarugabo a rappelé à ses frères que tous les Banyamulenge de par le monde, doivent savoir que Joseph Kabila est leur frère tutsi, et que sa présence à la tête de la RDC est la garantie ultime pour leur survie et leur sécurité dans ce pays"!

 

KABILA est-il TUTSI? Qui est donc le Père et la Mère pour déterminer ce dossier mystère autour de l'identité d'un chef qui a déjà consommé ses deux mandats.

 

En attendant, Les BANYAMULENGE devraient arrêter de jouer à la victimisation! Posons nous des vraies questions sur ce rejet des autochtones contre une minorité!

 

POUR NE PLUS VIVRE DANS LA CONFUSION, NOUS VOULONS DES EXPLICATIONS SUR CE DOSSIER!! Ammafrica.

 

 

@ Afrique- éducation par Gustave Kabasu et la réflexion de FGD.


05/01/2018
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(VIDEO) Complot contre la province de l'Equateur face à l'eviction du gouverneur Tony Cassius BOLAMBA!

Complot Satanique contre la province de l'Equateur:

"L'éviction du gouverneur Tony Cassius Bolamba, manoeuvre dilatoire pour empêcher le progrès de cette riche province!"

La république démocratique du Congo traverse en ce moment précis, une période transitoire pouvant engager l'avenir qui se veut désormais meilleur sur toute l'étendue de territoire Congolais et cela même si les ennemis de la Paix et de la reconstruction en disent le contraire!

 

Nous sommes surpris de voir que la province de l'Equateur, qui, pour une fois dans son histoire, a eu la chance de tomber sur l'un de ses fils originaires en personne de gouverneur Tony Bolamba  dont son sens de dévouement à sa province, sa vision claire de reconstruire la province, son esprit de travail et sa persévérance ne sont plus à démontrer!

 

Rassurer que les ténèbres ne régneront pas à toujours, la province a vu sa transformation dès lors que ce brave fils du pays a été nommé sur la tête de cette riche province! Oui, la province de l'Equateur est autant riche que toutes les autres provinces de la nation mais ne se construit pas comme il se doit.  Le travail de gouverneur Tony Cassius Bolamba est approuvé par la population de l'équateur ainsi que certains regards neutres que nous sommes.

 

Ammafrica world condamne son éviction qui frise du complot contre cette province qui peine à se moderniser et dénonce les machinations Sataniques de ceux qui ont servi à l'évincer de son poste en avançant des arguments farfelus qui ne tiennent compte de la réalité ni des choses qui lui sont reprochées! L'Equateur a eu son leader, aussi jeune que passionné de sa province, pourquoi alors pendant une période transitoire, devrait-on le mettre à l'écart pour placer des individus dont les seules ambitions sont de se servir de l'argent de contribuables?. Voilà pourquoi nous condamnons avec la dernière énergie l'éviction frisant du Satanisme du gouverneur Tony Cassius Bolamba, et nous interpellons le bon sens du gouvernement pour revoir cette décision qui ne frise pas autre chose que du complot contre la province de l'Equateur!

 

PS:Bien que nous confirmons sa richesse, certains en ont fait des enquêtes sur la pauvreté de sa population et sa condition déplorable depuis la nuit des temps! Veillez lire en entier l'intégralité de cette enquête en cliquant ce lien ci-dessous:

 

LIEN: Province de l'Equateur et sa condition de vie

 

 

Vidéo analyse par Mama Feza La Grâce Divine (FGD)

 

 

La redaction

AMMAFRICA WORLD


14/09/2017
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KINSHASA:Message de son Eminence Papa Simon Kimbangu Kiangani à la Nation

Message de son Eminence Papa Simon Kimbangu Kiangani à la Nation

(Version Lingala)

 
papa_simon_kimbangu_kiangani_999_52_77.jpg


 
Kimbanguisme oyeee
Nkamba oyee
Kinshasa oyeee
e wunuee, e mbaziii, bilumbu bia kulueee, yangalalaaa
esengo to esengo teee, kiese vo ka kiese kue, nsai vo ka nsai kue
 
Na kombo ya Tata, Muana pe Tata Molimo Santu
 
toyebi ke mukolo ya yenga tolalisaki makambu, tangu ekoki bien ekoki te ? (ekokiieeee) oyo tolalisaki mukolo ya yenga elingi koloba ete temoin ya mutu ezali ye Nzambe, temoin ya Nzambe ezali mutu. Ndenge tolandi histoire na mokonzi oyo awuti koleka, mokonzi ya mabele. Tangu Tata Simon Kimbangu azuaki musala akendaki na Nzundu na chef medaillé, Nzambe apesi nga musala nasala bien nasala te ? Abetaki tolo, sala, trois fois. Ndenge abetaki tolo kuna na likolo pe eyokani makasi. Alobaki na ye ke ndnege ondimi yo nde ya liboso oko kangama, esalamaka pe bongo.
 
Alors makambu ye alobi awa apesi nga makambo minene ye alobi aza kozela reponse. Alobi bongo bien bongo te ? (bongoooo) nga nde nakopesa reponse hein ? (ingetaaa) ah reponse nini nakopesa ye ? (yo moko oyebiiiee) est ce que reponse ya kobebisa mokili bien ya kobongisa mokili ? (ya kobongisaa) ah tata oyo penza hein.
 
Pona bongo reponse ezangi te ya bien ! Soki nalobi ya bien promesse oyo Nzambe apesa na biso ete loposo moyindo akosepela. Bowumbu ya loto motindo esi esila toza kozela kaka ngonga mais biso batu nde tobongisa. Tata Nzambe azali prêt. Tomoni ke mokili eningani ; mokili mobimba eza ya koningana, les cinq continents. Eza likambu ya Tata Nzambe eza koluka nzela na ndenge ete likambu ya Tata Nzambe eya kovanda libela libela na mokili. Pasi ya yo mutu muindu ekosila.
 
Totali tomoni ndenge mokili eza kotambola. Tangu toye na Kinshasa na mbala oyo maloba ya ndenge na ndenge aza koleka mais ya malamu te. Yango nabengisaki ba Nkumu ba coutumiers baya, mukonzi pe abengisi bango nionso bandimi baye. Ba notables ya Congo baye nga moko nde nabengisaki tozala lelo ensemble ke bakonzi ya mangomba baye totala likambu oyo ensemble. Tobongisa, biso kaka te, Afrique na mokili mobimba totala likambu oyo.
 
Ndenge bango balobi le 12 octobre kuna na Nkamba ya 2017 entouka nazo kende kobongisa oyo ya minene minene ebimi awa epayi ya mokonzi ya mabele. Ekangami na se ekangami wapi ? (likolooo) efonguami na se efongiami wapi ? (likoloooo) yango oyo tokokende kobongisa na Nkamba.
 
Ah pona nini toponi kaka Nkamba ? Ebengami Yeluselemi ya sika. Nakanisa le 17 mars 1921 likolo efonguamaka lokola fenetre message eye Nkolo alobi nga naza kokita lobi le 18 kuna na Nkamba. Le 18 mars temoin azalaki papa Tuvumana. Na tangu wana Papa Kimbangu nanu abandi musala te , nanu akangami te mais likolo efunguamaka le 17 mars 1921 lokola fenetre voix ebimi lobi nazo kita na Nkamba. Le 18 wana na tongo papa Tuvumana alingi akende na Lukengo mboka mususu Tata Kimbangu alobi na ye te kokende te zela makambu oyo ekomonana na 12h awa fo ozala temoin. Ndenge tolobi temoin ya mutu Nzambe , temoin ya Nzambe mutu.
 
Lelo oyo bakonzi nionso baye kotala biso nini ekoleka ? Bango nde ba temoins na biso. Esika likambu ya Tata Nzambe eza kobima fo bazala ba temoins. Alors le 18 mars Tata Kimbangu atala na midi Nkolo Yesu akiti. Biso oyo toyebi Nkamba oyo Mausolé oyo Ndaku ya Nzambe, kingo eza wana avant okota na ndaku ya Nzambe croix eza na se. Malgré eza ba carreaux mais batie pembe pona kolakisa esika wana Nkolo Yesu akitelaka bakutanaka na Tata Simon Kimbangu, esika masolo na bango ezalaki. Pona ko annoncer ke tangu ekoki po obanda misala na yo. Basololi esili Nkolo akeyi. Le 5 avril na minuit Nkolo Yesu azongi. Kozonga ya Nkolo Yesu nakoloba ete tangu ekoki lobi le 6 avril obanda musala ya kosalisa batu. Tata Kimbangu alobi luka batu ya mayele nga naza mayele te nakoki te. Ye alobi nga natali na mokili mobimba naponi kaka yo, sala musala wana. Mama Muilu azali koyoka ti alobi na ye malade moko aza na Ngombe Kinsuka awa oza kokende na marché ya Nsona tika kosalisa mama wana aza na malade ya mutu. Tangu basilisi Mama Muilu atuni nani wana bozalaki kosolola na ye ? Ye alobi Nkolo Yesu apesi nga musala nasala. Tata Kimbangu alobi nga nalingi te, non ndima nga nakopesa yo maboko. Ye alobi na ye bon likambu te na tongo tikala kobeta ngonga ya ndaku ya Nzambe. Akeyi. Elakisi ete Moise abimisaki bana Israel na Egypte ezalaki le 6 avril un mercredi. Nkolo Yesu abandaki musala na ye ya miracle, abandaki musala na ye le 6 avril un mercredi. Tata Simon Kimbangu abandaki musala na ye le 6 avril un mercredi.
 
Nkolo Yesu 33 ans nde asalaki na mokili, 30 ans libre. 30 ans wana pona nini azalaki libre ? Po Tata na ye alobaki nanu te abanda musala ye nde avandaki libre. Tangu ekoki kaka apesi ye nzela. Ndenge moko Tata Simon Kimbangu bapesaki ye nzela.
Oyo bino likambu botuni ngayi topesa reponse nzela nanu bapesi te toyokani hein ? (ingetaa) pipilipiiii (piii) malili ekoti pona nini ? Kimbanguisme oyeee(oyeee) nionso ezali prêt toyebi ndenge yakolekela.
 
Nkolo Yesu alobaki boye koya ya Muana ya mutu ekoya ndenge nini ? (lokola muyibi) hein ? (lokola muyibi) nayoki bien te (lokola muyibiieeee) lokola muyibi hein ? (ingetaa) muyibi tangu akotaka na ndaku ya mutu pona koyiba ayebisaka ? (tee) akoyebisa te ! Soki ayebisi tozui mayele. Mais toyebi ndenge akoki koyela. Toyokani hein ? (ingetaa) yango balobaki ke tozala kaka prêt.
 
Mateyi ezali kosopana butu moyi, oza mayele landa mateyi baza kopesa puete obunga nzela te. Kisi nini bapesaka po tobunga nzela te ?
Ngayi tangu batelemisaki ngayi na 2001 apres toyaki voyage na Nkamba, te na Kinshasa pardon , tangu toye voyage na Kinshasa bakonzi nionso ya Congo Central baye kotala ngayi, mutu bapesaki maloba papa Nzolantima, ba papa Ndombasi bazalaki ba papa Kisombe bazalaki, bakonzi nionso ya Congo Central, Papa toye kotala yo. Tokoti kuna na salle, nini elandaki ? Balobi oyo bango bayelaki eloko bapesaki ngayi Bible nasepelaki na motema pona nini balakisi ngayi nzela ya bien, mosali ya Nzambe tomemeli yo Bible. Oyo nionso toza koloba eza na kati ya Bible, oyo tokoluka na kati na Bible. Tata Simon Kimbangu akangami bamemi ye na Mbanza Ngungu bakolo batuni ye otikeli biso nini ? Atikelaka bango nini ? (Bible) makambu nionso eza na Bible hein ? (ingeta) ah likambu nionso okoluka eza na kati ya Bible. Mundele moko awutaki na Israel tangu aye kotala nga na Nkamba eloko amemelaki ngayi Bible ayebi ke Mosali ya Nzambe amemaka nini?(Bible) Kimia eza na kati na bible. Alors ba Musulmans oyo balobi ke bango baza ba chretiens siege na bango eza na Londres tangu baye na Nkamba bamemelaki nga Bible. Nga sikoyo elekeli ngayi po namoni poid ya likambo ndenge ezali. Na tango ondimi sala nionso nga nakoki kolinga te pasi ezala na mokili mobimba. Pasi pona nini ? Lisumu ya Adam et Eve. Tangu basalaki Adam azalaki na pouvoir makasi soki Satan aye komeka te fo abangana Satan. Na Adamu akoki te ake na mama Eve mais akoti na nioka. Soki amemaka nzoto na ye wana ya bomoto nde akokaki te. Tangu akoti na nioka, nioka akomi kolobisa mama Eve, alobi mbuma wana soki bolie yango bokozala lokola Nzambe bokoyeba makambu nionso . Alors mama Eve esika wana akueyi, ye moko pe a sentir ke abebisi. Tangu ayebisi mobali na ye , mobali aboyaki aboyaki. Awa ozoboya nga toza kaka biso mibale okotika nga wapi ? Fin des fins Adam aye kokueya elakisi ke bazui kindoki. Kindoki wana nde lelo eza kosala makasi. Kindoki wana bapeselaka yango na nini ? Biloko ya kolia hein ? (ingetaa) batu mingi babebi. Asengi na ye te kasi muana batu bapesi ye eloko ya kolia abebi po ye alingi kokende ye moko te. Mokili ebebaka te, ebebi.
 
Na tango ya Noe tangu emonani ke pasi eleki masumu eyokani solo epayi ya Tata Nzambe ye atindaki Noe asala masuwa. Tangu asalaki masuwa baza koseka ye mais mbula tangu ebandaki batu batelangani bakomi koluka Noe afongola. Noe alobi te fongola eza na ngayi te Nkolo akendaki nango, batu babebi, bakufi solo eyokani epa Tata Nzambe, toyebi histoire. Sima nango oyo babikaki bazalaki huit : Noe, muasi na ye, bana na ye misatu na ba bokilo na ye misatu. Tomoni ke masumu esili kasi tangu babotami, babotami kuna na Angola na Mbanza Kongo nini elandaki ? Masumu ezongi lisusu nani azalaki na lisumu wana? Nioka alataki muasi ya muan aya liboso Cam mutu muindu. Masumu ezongaka te ezongi. Bozolanda hein ? (ingetaaa) reponse nazo pesa na Nkumu.
 
Tangu masumu ezongi lisusu Nimerode ye nde aza base ya batu nionso aza ko diriger alors likanisi ya mabe eye Babel. Tangu baza kotonga Babel ya kala vraiment masumu ezalaki mingi , Nzambe alobi ah kala mingi te nabebisi bango na mayi bazongeli makambu na bango sikoyo tokosala ndenge nini ? Alobi na Noe pesa bango minoko misusu. Eye komonana ke tangu baza kotonga maçon soki asengi mayi oke kozuela ye brique, soki asengi ciment oke kozua zelo. Eh incomprehension ekoti. Sikoyo minoko eye ! Oyo alobaka na anglais bazuani na mutu wana bakeyi . Oyo balobaka français mususu aye bazuani bakeyi. Oyo balobaka na kikongo bayokani bakeyi, minoko nionso ya mokili ok tshiluba, oh kikongo oh lingala oh kishoko nionso ya mokili sikoyo topanzanaka te topanzani. Alors na Tangu wana Nzambe azalaki kobebisa mokili. Sodome na Gomorhe ebebi na kanda tomoni ke bakoti bowumbu na tangu ya Abraham ti baye kobima ti Nkolo Yesu aye kobotama, akufi.
Nzambe soki alingi abebisa mokili Nkolo Yesu fo aloba Tata limbisa bango, libimsa bango nga nakendaki kokufa pona bango. Nzambe apesi pouvoir na nani ? Na Muana. Mokili oyo nani akosambisa yango ? (Nkolo Yesu) Nkolo Yesu hein ? (ingetaa) boyebi yango ? (ingetaa) hein sikoyo Nkolo Yesu akosambisa mokili.
 
Alors Nkolo Yesu amoni ke non mokili pe bayokaka te musala ya Tata ezali kokufa. Alobi Simon Kimbangu, malgré ke balobaka ke tosambelaka mutumais azali motindami ya Nkolo Yesu, Simon Kimbangu mosala ya Tata eza ya kolala kende kolamusa mosala ya Tata.
Tata Simon Kimbangu aye oyo nionso basalaki ye toyebi yango. Ekeke ya mineyi eza na maboko ya Tata Simon Kimbangu.
Nkumu alobi ya solo ndenge oyo toza kolanda, biso bateyi biso mingi na ba Papa. Kobanda na Papa Kisolokele, Papa Dialungana, Papa Diangienda Kuntima toteyami mingi na oyo tozali komona na misu. 1991 Papa Diangienda alobi tangu tokokoma na l’an 2000 pasi ebandi ya makasi, signe de temps ekomonana, epayi tozokende kokabuana ekozala makasi ti na ba famille ndenge bobotami tata moko, mama moko. Kosuana pe ekozala makasi, kobunda pe ekozala makasi, guerre, makambu nionso toza komona. Biso toza bapaya te elakisi ke koya ya Muana Mutu ekomi pene. Oyo ye moko Nkolo Yesu alobaki tangu mokili ekoningana tangu wana pe pasi ya likambu ekozala surtout ba mama oyo bamelisaka bana , ba mama oyo bamemaka mukumba. Nzete oyo babengaka musuke soki bomoni ke makasa nango nionso ekueyi yebaka pasi et soki omoni ke matiti ebandi kobota mbula ekomi pembeni po ebanda kobeta. Likambu nionso eza na tangu nango
alors tolobaka tangu nionso biso batu tovandi na ville tozalaka mayele tokotaka makambu bikotela te mokili oyo Nzambe mutu a dirigeaka yango. l’État Nzambe mutu akitisaki yango, eza na mibeko nango, lingomba, Nzambe, pona nini ? Tata Simon Kimbangu tangu akitaki na mokili kaka kuna na Nkamba bakolo batunaka ye omemeli biso nini? Alobi l’État, lingomba pe munoko ya kikongo biloko misatu wana Nkolo apesi ngayi. Ba musulmans balobak nini ki arabe hein ? (ingetaa) bongo ba catholique ? (latin) latin hein ? (ingeta) ebongo biso ba kimbanguistes tokoloba nini ? (kikongo) boza sur nango ? (ingetaaa) ha tozala sur kasi oyebi ke tozo kende na suka yeba Nzambe na yo. Pona nini ndoki etamboli ya marque mingi ba magiciens bazali, ba ndoki bazali, ba fetiches ya ndenge na ndenge. Eh sikoyo tangu ekoki likambu nionso ezalaka na limite nango.
 
Nkumu alobi ke 2011 tobimisaki Tata Simon Kimbangu na boloko. Bango moko ba Nkumu balobi niata poso tokobeta lisusu mbuda ya butu te kasi nini ? (ya moyiii) et lelo oyo makambu toyoki awa mokili bapesi na nani ? (na Papa Simon Kimbangu) est ce que nionso eza kolobama awa Nzambe aza koyoka to te ? (aza koyokaa) azoyoka hein ? (ingetaa) yebaka soki opesi permission na mutu eloko wana ekoleka te hein ? Ekosalama bien ekosalama te ? (ekosalamaa) hein mokili eningani non ? (ingeta) ya mbala oyo akotika esika moko te ! Esika moko ekotikala ezali te po tolingi tokota na mokili ya sika, mboka ya sika. Tala kaka Nkolo Yesu azu bayekoli mutu azalaki matata mingi Petelo, Simon Pierre. Ateyi ateyi aie ye lokola aza ko pecher ba mbisi koliesa famille, soki natiki musala oyo nalandi yo famille na nga ekotikala na nzala. Mais kino azuaki ye. Lisanga ya bayekoli balobi ah biso totiki ba familles na biso, ba mamas batikali, basi na biso batikali, bana batikali tolandi yo okofuta biso nini ? Reponse ya Nkolo Yesu bomoyi ya seko, boyebi yango hein ? (ingetaa) bomoyi ya seko. Oyo asalelaka Nzambe na solo bomoyi ya seko ekozala na ye bien ekozala na ye te ? (ekozala na yeee) po elobamaka mingi bino batu bosambelaka bozuaka nini ? Balobaka bien balobaka te ? (balobakaa) hein biso toza kolanda bomoyi ya seko. Oyo ekozala ke tangu wana soki ekoki likambu moko ekosalama na mokili banda Nzambe asala mokili nanu emonana te. Nakanisa totikali lisusu mosika te hein ? Nga moko nayebi ? (ingetaa) oh bino boyebi yango te ? Likambu munene ezali wana.
 
Oza nayo libre, ozo sala nionso oyo yo olingi mais mukolo moko eza kozela biso. Yango nde ekozala pire pasi, place okokimela ekozala te. Mondele na mutu muindu tangu bakolinga biso ah pasi ekozala. Pasi ekozala ! Batu balingi toli te batu balingi koyoka te, balingi kosala oyo balingi. Nzambe apesi permition te ! Toyebi Jonas hein Yona ? (ingetaa) akimaka non ?
 
Papa Katembo, Papa Mario, pona kolakisa ke oyo toza koloba eza na Bible suka ya likambo elingi komonana kasi yo mutu muindu oza na devoir munene. Oza na devoir munene yo mutu muindu yo nde ya yambo Nzambe akelaka na mokili oyo. Nzambe alingi kozongisa biso na place na biso ya liboso mais toza koyeba yango te toza kososola te, tozo tosa l’État te, tozo tosa Lingomba te, makambu nionso ya pasi, donc Nzambe totie ye mukongo. Or towelela nanu bokonzi ya likolo oyo etikali nde tokozua yango. Parce que soki totali bien crise ya liboso ekotaki na mokili na tangi ya Abraham. Abraham akielaki wapi na Egypte. Akendeki na muasi na ye, alobi na muasi soki batuni, ou bien nga soki batuni toza ndeko. Alors mukonzi wana alingaki abebisa Nzambe agangeli ye. Alors oyo elakaki kuna sima nde Nzambe apesi biloko mingi na Abraham nde kozonga azongaka na mboka na ye.
 
Totali ya mibale Joseph bateki ye kuna akendaki mukonzi aloti ndoto, toyebi makambu nionso wana. Eluki nani ba nganga ya ndenge na ndenge bake bakoki te kasi nani Joseph ndoto na yo mokonzi elobi boye na boye. Nionso wana biso totikaka Nzambe na sima, totiaka Nzambe liboso te. Parce que makambu ekueyi na mokili eyebani ke ekozalela boye. Mais biso tozo bakis amakambo mosusu oyo ezali ke epesa kanda na Nzambe. Ce que likambu eza kolukama, tosila biso nionso mbala moko. Alors tozala mayele
allez boteya biso nanu na chapitres oyo.
 
PAPA KATEMBO AZUI MATEYI NA BISIKA OYO :
 
Jonas 3 : 1 – 10 Josue 1 : 1 – 9 Hébreux 12 : 25 – 28 1 Pierre 2 : 6 – 10
 
KOLIMBOLAMA YA PAPA KATEMBO PE PAPA MARIO
 
Koya toye bakonzi nionso pe baye kosambela na biso elongo. Oyo maloba elobami epayi ya mukonzi ba chef coutumiers, ye mutu atalaka RDC mobimba, makambu ya makasi mais reponse na ngayi ezali boye : likambu ekosalama, likambu wana biso toza lisusu na niongo te. Niongo te toza kolongola toza kotonga Yeluselemi ya sika. Awa boye biloko babongisi pona biso a bientôt toko banda komona yango na misu. Etikali elembo moko. Elembo wana soki tomoni yango kaka toyebi ah tango ekoki. Elembo moko tokomona na mokili mobimba oyo bakopesela biso raison biso loposo moyindo. Po baniokolaki ba koko na biso baniokolaki Tata Simon Kimbangu liloba etikali lisusu na biso te. Yango toza kowelisa Musee, tozowelisa kotonga Yeluselemi puete tosilisa niongo. Mais liloba etikali na bango bakangaki Tata Simon Kimbangu, na oyo nionso balobaki mabe bakokende matabisi na ndenge baniokolaki Tata Simon Kimbangu na mokili oyo. Kasi soki osalaki bolamu na Tata Simon Kimbangu yebaka ke okobika.
 
Tosilisi bongo na kombo ya Tata, Muana pe Molimo Santu, Amen
 
 
Transcription : Mama Lydia Nkodia Muadi
Responsable Service des Nouveaux Medias Ratelki Europe
 
 
 
AMMAFRICA WORLD

28/08/2017
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FLASH INFO Trouble en RDC: La Résidence de Patrice Lumumba attaquée et Julianna Lumumba molestée!

LE PAYS DE LUMUMBA EN PLEINE CRISE SECURITAIRE:

Julianna Lumumba molestée par 4 soldats...

"Qui sont derrière un tel sabotage"?

 

Selon les informations reçues, la résidence de Patrice Lumumba a été attaquée par des 4 hommes armés dans la nuit du 24 au 25 Août et sa fille Julianna Lumumba molestée, elle se trouve présentement à l'hôpital!

 

Pouvoir attaquer une telle résidence prouve à suffisance que le pays est devenu une maison exposée à tous les bandits dont les victimes sont sélectivement ciblés! Qui peut bien en vouloir à la vie de cette dame, dont le père a servi la nation avec dévouement jusqu'au sacrifice suprême?

 

Il fallait tout de même placer au devant de leur résidence un insigne d'honneur et de loyauté comme ordre des léopards que le feu Mobutu avait mis au devant de la porte d'entrée de tous les dignitaires de son temps comme ce fut le cas du feu Ngombe Baseko alias "Maitre Taureau" comme mesure de sécurité et un signe de loyauté en guise des nombreux services rendus à la nation! Aucun militaire ne peut pénétrer dans cette parcelle pour s'aventurer dans cette résidence de notre héros national par reconnaissance de ses services rendus à la nation et surtout par son sacrifice suprême!! Ammafrica condamne avec la dernière énergie un tel acte odieux et incivique dont les coupables ne doivent qu'être sévèrement punis! Ammafrica.

 

Communiquee de la famille Lumumba.jpg

 

 

 

 


25/08/2017
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RDC face au Dossier Budgétaire au sein du UNC: Le Nepotisme avec ses effets nuisibles de triste mémoire

RDC:SCANDAL BUDGÉTAIRE AU SEIN DU PARTI "UNC" DE MR. KAMERHE VITAL
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Pendant que les Congolais militent dur pour le changement et dont nous plaidons à la prise de Conscience Collective de la nation ainsi que dans la diaspora, certaines personnes au nom du "NÉPOTISME", ont eu la grâce de profiter des certains privilèges pour se remplir pleines les poches! Triste ironie du sort.....(Ammafrica)

 

DOSSIER UNC:LA FAMILLE KAMERHE SE LA FÊTE DOUCE...

 

 

RDC: Le ministère du budget géré comme une boutique par la famille Kamerhe

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En acceptant de maintenir la participation de l'Union pour la Nation Congolaise (UNC) au gouvernement devant conduire à l'élection présidentielle prévue en décembre 2017, Vital Kamerhe a t-il ignoré les effets d'une telle décision pour sa famille politique et surtout biologique?

 

C'est au ministère du budget que l'UNC a pris ses quartiers. À la manœuvre, il y a le nouveau ministre, Pierre Kangudia. Il est vite rejoint par plusieurs membres de la famille Kamerhe qui profitent du laxisme de leur frère, président du parti pour faire du ministère une boutique familiale.

 

Chantal Kamerhe fait office de directrice des ressources humaines du cabinet du ministre. Tous passent par elle. Aucune embouche ne lui échappe. Il se dit qu'une somme de 800 000 dollars n'a pu être justifié par cette dernière. Pour s'en sortir, elle aurait selon plusieurs sources prétexté payer plusieurs membres du parti dont ceux du cabinet de Vital Kamerhe. Un scandale qui n'aurait pas échappé aux cadres du parti. Informé, Vital Kamerhe aurait exigé de sa sœur le remboursement des sommes non justifiées mais, Chantal Kamerhe a préféré partir en vacances à Londres chez leur mère et échapper à la colère de Vital pour revenir à Kinshasa, lundi dernier.

 

Venu de Londres, Patrick Kamerhe, diplômé en informatique est parachuté conseiller du ministre. Espérance Kamerhe a de son côté opté pour la députation provinciale. En effet, la sœur de l'ancien Président de l'Assemblée Nationale souhaite être candidate à Walungu, une bastion de l'UNC. Comme au ministère du budget, des voix s'élèvent pour dénoncer le parachutage d'une "assistante sociale de la région parisienne déconnectée des réalités congolaises.

 

Pour l'heure la base de l'UNC n'ose monter aux créneaux. Pour certains, c'est à Vital Kamerhe de remettre de l'ordre au sein de sa famille. Il y a également de ceux la qui s'indignent: " On nommé des sœurs, frères, neveux, amis et d'autres. Mais où étaient-ils lorsque nous étions sous les tirs des lacrymogènes lors des manifestations? Quel combat ont-ils livré pour le parti ?"

 

 

Roger Musandji
Oeil d'Afrique

 

MOT DE LA FIN:

La prise de conscience des erreurs du passé s'avère nécessaire! Etonnant que de nos jours, le Népotisme ne cesse de s'enraciner en Afrique Centrale, particulièrement en RDC! Ô Si seulement ils pouvaient aussi bien faire les choses?..mais hélas! Condamnons ces choses afin que l'ordre règne!!

 

 

 

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AMMAFRICA WORLD


27/07/2017
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RDC-DIALOGUE:Ca y est, Mbusa Nyamwisi et Roger Lumbala acquittés de tout crime!

RDC FAIT CRAINDRE LES REGARDS NEUTRES

Les Criminels récompensés et les prisonniers politique, retenus: Ce pays n'est plus normal!

Nous nous demandons si dans ce pays, un état dit de Droit va être réellement appliqué ou juste en faire une sorte de "slogan" pouvant séduire le peuple?! Le "dialogue bis" qui vient de faire, apparemment sa clôture avec la CENCO, a accouché d'un "monstre" qui effraie par son aspect! En effet, les revendications de "rassemblement" qui ont prouvé à suffisance qu'elles ne servent nullement les intérêts du "peuple" qu'ils nous font croire en paroles, mais dans les actes, nous sommes plutôt inquiets!

 

Quelle est la force de frappe du "rassemblement" pour faire fléchir tous les autres au point d'exiger des choses qui révoltent des âmes sensibles et soucieuses de l'avenir de ce pays?.  Cesser toute poursuite judiciaire des criminels comme Mbusa Nyamwisi et Roger Lumbala proche de "M23" serait-ce le but de ce "dialogue"? ou il y était question de l'organisation des élections?. Nous sommes surpris de mettre sur la table de négociations,  le retour au pays des éléments qui normalement devraient répondre de leurs actes pour cause de leurs crimes commis et surtout les revendications provenant de gens qui sont les chantres d'un "état de droit" et du slogan fétiche du "peuple d'abord"?.  Ils ont fini par recevoir leur gain de cause!

 

Nous n'oublions pas non plus la bravoure de feu MAMADOU NDALA pour nous libérer la ville de "RUTSHURU" longtemps maitrisée par des seigneurs de guerre de "M23", hélas, il en a donné de sa vie! La RDC l'a-t-il réellement honoré ce brave fils?. En cette date du 2 Janvier 2017, (la date de son assassinat), nous profitons pour l'occasion rendre hommage à ce fils brave  et nous n'oublions pas son sens d'engagement patriotique offert à la nation. Par contre nous sommes inquiets d la manière dont les choses tournent en faveur des criminels que des victimes..

 

Nous nous souvenons encore des crânes trouvés dans une fosse commune à Rutshuru que LUMBALA ROGER aurait soutenu mordicus pour se moquer des ces compatriotes connaissant peut-être plus que ce que nous ignorons?...L'avenir nous le dira!

 

Ce dialogue bis avec la CENCO vient de nous dévoiler la vraie nature des hommes se disant être au service de soit disant du peuple Congolais, une nature "animale" sans coeur ni humanité en eux, et qui prétendent de défendre la "constitution" mais en la violant en même temps. De qui se moque-t-on?! De l'intelligence de peuple Congolais!

 

Nous condamnons avec la dernière énergie les revendications de Rassemblement ainsi que l'attitude plutôt  "complice" du gouvernement qui ne vise que leurs intérêts au détriment du peuple souverain!

 

Rendez vous aux élections vous dites?...

 

Parfois nous doutons même de la tenue de ces élections pour permettre au souverain primaire de sanctionner plusieurs, car si élections y en aura dans ce pays des criminels, il y a risque de voir trop de gens ne point participer aux urnes ou de faire des grandes surprises...

 

Un conseil à ce gouvernement "hétérogène", nous vous conseillons de ne pas aller aux urnes, car, personne n'aura le soutien de peuple qu'on a fini par transformer en des "moutons" à abattre pour se faire un positionnement très lucratif dans la politique!

 

Si le peuple n'est pas défendu comme il se doit après les tueries, nous, les membres de la société civile sauront le défendre!

 

Que Justice soit faite pour les massacres de BENI!

Que Justice soit faite pour les massacres de RUTSHURU!

Et que tous les criminels impliqués de près ou de loin soient tous arrêtés et répondre de leurs actes criminels!

 

Vive du vrai avènement d'un état de Droit en RDC!!!!

 

 

FGD

 

Voici un article qui révolte...

RDC : fin des poursuites judiciaires contre Mbusa Nyamuisi, Roger Lumbala, Anzuluni et Moni Della

(RADIO-OKAPI)-Mbusa Nyamwisi, l'une des personnes dont les poursuites devraient être annulées, à l'issue du dialogue national inclusif tenu à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

 

Quatre prisonniers dits politiques parmi les sept cas emblématiques soumis à la commission décrispation politique du dialogue national inclusif ne seront plus poursuivis par la justice congolaise. C'est le résultat du compromis politique global et inclusif du Centre interdiocésain signé samedi 31 décembre sous les bons offices de la Conférence épiscopale nationale congolaise (CENCO).

Les personnes concernées sont :

  • Antipas Mbusa Nyamwisi
  • Roger Lumbala
  • Floribert Anzuluni
  • Moise Moni Della.

Ces personnalités sont libres de leur mouvement en RDC dès la semaine prochaine, a déclaré Me Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) et membre de la commission des hauts magistrats chargée d'examiner les cas emblématiques des prisonniers politiques dans le cadre de la décrispation politique.

Georges Kapiamba l’a affirmé, en citant les informations livrées par le ministre de la Justice au dialogue.

« Nous avons noté, selon les informations que le ministre de la Justice nous a fournies que quatre cas parmi les sept ont déjà été traités. A partir de la semaine prochaine, ils pourront recouvrir leurs libertés », a déclaré Me Georges Kapiamba, à l'issue du dialogue.

Quant à Moise Katumbi, Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo, la CENCO a été chargée de poursuivre sa mission pour décrisper toute la situation.

« La CENCO a accepté de poursuivre les bons offices afin d’obtenir rapidement leurs traitements et la solution satisfaisante », a indiqué Me Georges Kapiamba.​

 

 

 

 

@RadioOkapi

 

AMMAFRICA WORLD

 

02/01/2017
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DIALOGUE ET CONFESSIONS:La Fin de la Mission d'Edem KODJO dévoile ce que nous avons soupçonné depuis!

La Mission d'Edem Kodjo dévoile ce que nous avons soupçonné depuis très longtemps:

Le plus grand malheur de ce grand pays n'est autre que sa classe politique "fabriquée" après l'assassinat de LUMUMBA par les USA et Consorts!

Nous sommes étonnés de l'indifférence généralisée de peuple Rd.Congolais ainsi que de ses élites politique face à ce qui a été dénoncé par le facilitateur Edem Kodjo sur le magazine de "Jeune Afrique" en date du 19 Décembre 2016!

 

Notre réseau des réflexions politiques a bien voulu étudier "méticuleusement" l'article publié en date de 19 Décembre que nous avons jugés bon de vous le transmettre par ici afin de vous en rendre compte que ce pays ira toujours très mal tant qu'on aura toujours à revoir les mêmes personnalités qui ont sacrifié LUMUMBA sur la scène politique, et nous faire revivre de leur "Libido fort puissant" qui a servi à "violer" notre "Mama Kongo" après son indépendance chèrement acquise à prix de sang, ces puissances internationales qui ont sacrifié notre démocratie en Afrique au détriment du peuple meurtri, qui reviennent encore y mettre de leurs injonctions de manière très flagrante! 

 

Lisez et réfléchissez, car demain, cela risque d'être trop tard!

 

Que Dieu bénisse Edem KODJO pour sa sincérité dans sa mission accomplie!

Le peuple Congolais saura après s'être grandi, dire son dernier mot à toutes ces aventures politiciennes!

 

 

Ammafrica world team

 

RDC : Kabila, Tshisekedi, Katumbi… L’ex-médiateur Edem Kodjo dit tout

Après dix mois de facilitation chahutée, l’ancien secrétaire général de l’OUA et ex-Premier ministre du Togo a déposé (provisoirement ?) les armes. En exclusivité pour JA, et alors que les Congolais retiennent leur souffle dans la perspective de la fin du mandat du président Kabila, le 19 décembre, Edem Kodjo raconte ici son parcours du combattant.

Comment (et pourquoi) j’ai mis les pieds dans le « marigot »

Je n’ai rien sollicité, c’est venu à moi. Je me trouvais par hasard à Brazzaville un jour de janvier 2016, lorsque j’ai reçu un appel du commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine, l’Algérien Smaïl Chergui. « Mme Dlamini-Zuma souhaite savoir si vous accepteriez une mission de bons offices en RD Congo, me dit-il. Il s’agit de mettre en place un dialogue entre le pouvoir et l’opposition et de déboucher sur un accord politique en vue de l’élection présidentielle. »

 

Rien de moins ! Réponse prudente de ma part : « Laissez-moi vingt-quatre heures de réflexion. » Cela tombe bien, un chef d’État d’expérience et qui connaît la RD Congo comme sa poche, le président Sassou Nguesso, loge à deux pas. Il me reçoit, je lui soumets la proposition, et il m’encourage aussitôt à dire oui : « Je connais tes convictions panafricaines, je ne vois donc pas comment tu pourrais te défiler. Je vais t’aider. » Ma décision est prise : j’accepte.

 

 

Vous ne vous en doutiez pas, mais la deuxième personne à qui j’ai parlé de cette mission, c’était vous-même. Je me souviens de votre question : « Edem, qu’allez-vous faire dans ce marigot ? » Et de ma réplique : « Il faut bien que quelqu’un se sacrifie. »

Premiers pas encourageants

Muni du mandat de Mme Dlamini-Zuma, qui fait de moi un facilitateur du dialogue, je débarque à Kinshasa, résolu à entrer en contact avec toutes les parties. Paradoxal, au vu de ce qui allait advenir, mais vrai : c’est de la part du principal parti de l’opposition, l’UDPS d’Étienne Tshisekedi, que je reçois le meilleur accueil. Deux délégations viennent me voir pour me féliciter, se réjouir du choix d’« un grand médiateur africain » (je les cite) et me prier de me rendre au plus vite à Bruxelles pour y rencontrer le « líder máximo ». Ce qui, pour moi, allait de soi.

Un oui de « Monsieur Non »

 

Le 4 février, j’effectue mon premier déplacement dans la capitale belge, à la rencontre de celui que vous avez surnommé, à JA, « Monsieur Non ». Tshisekedi me reçoit, entouré de son fils Félix, de l’abbé Tshilumba, son directeur de cabinet, et de son inséparable assistant Gilbert Kankonde. Cette fois, il dit oui. Oui au dialogue, sans réserves apparentes. Bien qu’une partie de la mouvance de l’opposition s’obstine à me regarder avec suspicion, le fait d’être soutenu par l’UDPS m’encourage. Début mars, je tombe malade et me fais soigner à Paris.

 

C’est là que le directeur de cabinet du président Kabila, Néhémie Wilondja, vient me rendre visite à mon appartement du XVIIe arrondissement pour m’annoncer qu’une délégation de la sensibilité présidentielle et une autre de l’UDPS se trouvent dans la capitale française pour y discuter du dialogue. Les deux parties, ajoute-t-il, demandent que je préside aux pourparlers. Convalescent, mais requinqué par la nouvelle, j’accepte et choisis le lieu : l’hôtel Raphael. Le 26 mars 2016, veille de Pâques, on s’installe : six côté mouvance, six côté UDPS, et moi au milieu.

Ce n’est pas la première fois que les uns et les autres discutent. Pour le pouvoir, rechercher un accord avec Tshisekedi est une constante, en fonction d’un calcul simple : mouvance présidentielle + UDPS = majorité absolue, plus besoin des autres.

 

Un dialogue réussi hôtel Raphaël

 

Ils se sont déjà vus à Venise, puis à Ibiza, sans résultats. Y parviendront-ils à Paris ? La réunion dure deux heures, et je dois dire que nous faisons un excellent travail. Nous réglons tous les problèmes, ou presque, et nous signons un accord portant sur le comité préparatoire au dialogue, son règlement, son ordre du jour et surtout sa composition. Trente membres au total : douze pour la partie présidentielle, six pour la société civile et douze pour l’opposition. Certes, l’opposition, ce n’est pas que l’UDPS, mais il est clair que cette dernière entend garder la main.

Munie d’un mandat dûment signé de Tshisekedi lui-même, dont j’ai exigé et conservé copie (on n’est jamais trop prudent !), la délégation UDPS au Raphael est conduite par deux de ses proches, Floribert Tendayi et Papis Tshimpangila. Elle comprend aussi l’un des propres fils du Vieux, Christian Tshisekedi, et l’un de ses neveux, Bona Kabongo. Comme rien n’est simple dans cette famille, Félix Tshisekedi me dira plus tard, sur le ton du reproche, que son frère Christian n’y connaît rien en politique puisque c’est un homme d’affaires.

 

 

Comme si j’avais moi-même composé cette délégation ! Toujours est-il qu’en ce 26 mars l’UDPS nous annonce qu’elle se réserve le droit de nommer elle-même les douze personnalités de l’opposition qui participeront au comité préparatoire. Explication : « On se connaît entre nous, hors de question de nous laisser infiltrer par de faux-vrais opposants ! » Après tout, c’est son affaire. On se sépare donc bons amis.

De retour à Kinshasa, je reçois le secrétaire général de l’UDPS, Bruno Mavungu, accompagné de Félix Tshisekedi. Félix joue les durs, et je m’aperçois rapidement qu’il a pris l’ascendant sur Mavungu, mais il ne remet rien en question. Il ne me reste plus qu’à recevoir la liste des opposants membres du comité préparatoire. On me l’annonce d’une heure à l’autre. Je suis confiant, presque euphorique. À tort.

Quand Tshisekedi tourne casquette

J’ai en main les listes de la mouvance présidentielle et de la société civile, mais, côté UDPS, rien ne vient. Une, deux, trois semaines, rien. Je me rends donc de nouveau à Bruxelles pour y rencontrer Étienne Tshisekedi. Il me reçoit le 5 mai dans un hôtel de la capitale belge, entouré, cette fois encore, de Félix, de l’abbé Tshilumba et de Gilbert Kankonde. Je les sens un peu crispés, exigeant notamment ce qu’ils appellent un renforcement de la facilitation. Mais comme ils ne me montrent aucune hostilité, je sors de l’entretien rassuré, même si je n’ai toujours pas obtenu la fameuse liste.

 

Encadrement recommandé

 

Retour à Kinshasa. Au sein de la mouvance présidentielle et de l’opposition non UDPS, on s’impatiente et on me critique. À leurs yeux, je favorise l’UDPS, je fais tout pour ressusciter Tshisekedi et le remettre en selle. C’est alors que surgit cette étrange idée de panel de personnalités censées m’épauler et m’encadrer, afin de « remettre le dialogue sur les rails ». Puisque le facilitateur piétine, entend-on dire, aidons-le à s’en sortir. C’est évidemment tout sauf désintéressé car derrière ce schéma se profile l’ombre des Américains, en particulier celle de l’envoyé spécial pour les Grands Lacs, Tom Perriello.

 

Via le panel, dont ils seraient membres, les États-Unis, puissance extracontinentale, souhaitent être directement au cœur du dialogue, ce qui à mes yeux n’est pas souhaitable. J’ai rapidement vu la manœuvre, d’où la contre-idée, lancée par moi, d’un groupe de soutien à la facilitation, composé de l’UA, de l’ONU, de l’Union européenne, de l’OIF et des organisations régionales africaines. Cris d’orfraie de la part des Américains et des politiciens congolais qui leur sont proches !

Le soudain manque de coopération de l’UPDS

Début juin, je suis à nouveau à Bruxelles, face à Tshisekedi. Je demande un tête-à-tête. On me le refuse, non sans une certaine indignation : « Le président ne voit jamais personne en tête à tête ! » Va donc pour l’inévitable duo Tshilumba-Kankonde, témoins muets de notre échange. « Grand frère, lui dis-je. J’attends les noms de vos représentants au dialogue depuis deux mois, quand les aurai-je ? » Réponse : « Petit frère, nous sommes jeudi. Lundi, dans quatre jours, vous les aurez. »

 

 

Je saurai plus tard que la liste, effectivement, était prête. Elle ne m’a jamais été remise. Qui l’a fait passer à la trappe ? Mystère. Pendant des jours, j’ai cherché à le joindre depuis Kinshasa, en vain. Il a fallu m’y résoudre : Tshisekedi avait tourné casquette. Pourquoi ? Je me souviens que, pendant l’entretien, il n’avait cessé de me répéter que j’étais trop seul et que la formule du panel, qui avait la faveur des Américains, était à ses yeux la meilleure pour m’entourer. Est-ce là la clé de sa volte-face ? Je l’ignore.

 

Eduardo Soteras/AFP

 

Avec Katumbi, un rendez-vous manqué

Heureusement, l’iceberg de l’opposition commence à craquer. Le député Samy Badibanga, qui deviendra Premier ministre en novembre, puis d’autres, manifestent avec insistance le souhait de participer au dialogue. Au même moment se pose le problème de Moïse Katumbi. J’avais prévu de le rencontrer peu après mon second séjour à Bruxelles, début mai. Mon projet était d’aller le voir chez lui, à Lubumbashi, ce qui d’ailleurs ne plaisait guère au pouvoir en place à Kinshasa, qui estimait que c’était là une sorte de reconnaissance.

 

Menacé à Lubumbashi

 

La veille du jour fixé pour notre rendez-vous, l’un de ses proches, l’ex-président de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga, Gabriel Kyungu, connu pour la brutalité de son langage, se livre dans les médias locaux à une violente diatribe contre moi, avant de conclure que je ne serai pas le bienvenu à Lubumbashi. Dans la foulée, le G7, regroupement d’anciens kabilistes ralliés à Katumbi, publie une déclaration de la même eau à mon encontre, avant d’en appeler, lui aussi, comme par hasard, à la mise en place du fameux panel cher à M. Perriello.

 

J’annule donc mon déplacement et appelle Katumbi pour le lui signifier. L’échange est aigre-doux : « Kinshasa vous a empêché de venir me voir ! » me dit-il. « Pas du tout, c’est votre ami Kyungu et vos alliés du G7 qui, manifestement, ne le souhaitent pas. Ma sécurité n’est pas assurée à Lubumbashi, pourquoi viendrais-je ? »

 

La conversation terminée, je joins aussitôt Mme Dlamini-Zuma pour lui proposer de faire venir Moïse Katumbi en terrain neutre, à Addis-Abeba, afin que nous parlions avec lui. Le principe est rapidement acquis lorsque surviennent l’affaire dite des mercenaires et l’ouverture d’une procédure à l’encontre du candidat.

 

« Le jardin des États-Unis »

Depuis lors, je suis intervenu à sa demande pour faciliter son départ à l’étranger, mais nous ne nous sommes toujours pas rencontrés. Dois-je préciser que je n’ai aucun problème avec M. Katumbi, qui porte le même prénom que celui de mon père ? J’entends souvent dire qu’il est « l’homme des Américains ». Je l’ignore, même s’il en est notoirement proche. Et dans ce cas, il n’est pas le seul. Son grand frère, Katebe Katoto, que j’ai rencontré à Bruxelles, était un ardent défenseur de la formule du panel et un critique acerbe de la facilitation que je menais, au point que j’ai dû lui dire, les yeux dans les yeux : « Moi, Monsieur, je ne suis pas achetable ! »

Au cours de cette même rencontre, un membre du G7 s’est levé : « Vous, vous avez un mentor qui s’appelle la France, a-t-il commencé. Eh bien, sachez que la RDC, c’est le jardin privé des États-Unis ! » Mon sang n’a fait qu’un tour : « Je ne sais pas si vous êtes conscient de ce que vous venez de dire, ai-je rétorqué. À votre place, je ferais tout pour que ça ne sorte pas de cette salle. Sinon l’Afrique entière va se moquer de vous ! »

Coup de foudre à Kinshasa

Nous sommes en juin. L’UA a avalisé mon projet de groupe de soutien à la facilitation, et je décide d’envoyer une nouvelle mission auprès de Tshisekedi à Bruxelles. À Genval, banlieue chic de la capitale belge, l’opposition, UDPS et G7 notamment, vient de lancer le Rassemblement anti-Kabila. Le ton s’est durci, et je crains que ma délégation, composée des Algériens Saïd Djinnit et Smaïl Chergui, ainsi que d’un diplomate belge, ne trouve porte close. Il n’en est rien, et le rapport de quelques lignes que me font ces émissaires est totalement anodin, ce qui m’étonne un peu.

Tensions

 

Était-ce pour m’endormir ? Le réveil sera brutal. Le 4 juillet, une réunion du groupe de soutien à Addis-Abeba débouche sur une demande qui est presque une injonction : le facilitateur est prié de mettre en place le comité de préparation au dialogue d’ici à la fin du mois. Une date est retenue : le samedi 30 juillet. Mais il y a un problème : de retour à Kinshasa le 27, Étienne Tshisekedi a prévu de tenir un mégameeting le 31 juillet.

Si traître il y a, l’insulte convient à celui qui a signé un accord et ne l’a pas respecté

L’UDPS hurle au complot : c’est du sabotage ! D’ailleurs, me dit-on, vos émissaires à Bruxelles se sont entendus avec nous pour que les deux événements ne coïncident pas – si c’est exact, cela m’a été caché ; pourquoi ? Où était mon intérêt dans cette affaire, alors que je me battais depuis des mois pour inclure Tshisekedi dans le jeu ? A-t-on voulu me piéger, me discréditer afin de mettre quelqu’un d’autre à ma place ? Je n’en dirai pas plus, mais Mme Dlamini-Zuma, à qui j’ai fait, fin octobre, un compte rendu détaillé de ma mission, connaît les tenants et aboutissants de toute cette histoire.

 

Lors de son meeting devant des dizaines de milliers de personnes, Étienne Tshisekedi m’injurie. Je ne m’y attendais absolument pas. Il me traite de « petit kabiliste partial » et ajoute que je suis « un traître ». Oui, « un traître » ! Passé l’instant de sidération, je réfléchis. Si traître il y a, l’insulte convient à celui qui a signé un accord et ne l’a pas respecté. Or, Tshisekedi a violé l’engagement que ses délégués, mandatés par lui, ont conclu à Paris en ma présence. Donc le traître, c’est Tshisekedi. Partial ? C’est risible.

 

 

Pendant longtemps, la majorité présidentielle et une partie de l’opposition, dont Vital Kamerhe, le G7 et la Dynamique, m’ont accusé de favoriser l’UDPS et son vieux leader ! Ce discours m’est tombé dessus comme un coup de foudre. Je ne pardonne pas à Tshisekedi de s’être montré aussi injuste à mon égard. Il ne s’en est jamais excusé ni expliqué. Lorsqu’un ami commun, Mgr Monsengwo, a voulu que j’aille le voir chez lui, à Limete, pour recoller les morceaux, j’ai refusé. Peut-être nous reverrons-nous, mais ce ne sera pas à son domicile. Tshisekedi ne me connaît pas. S’il veut la guerre, je vais le démolir !

 

GUILLAUME KAZADI/AFP

 

L’Église catholique : pêchez en paix

Certes, l’Église est une institution en RD Congo. Certes, je suis moi-même un catholique pratiquant et je me dois de passer le manteau de Noé sur ce que fait ma hiérarchie et qui ne me plaît pas toujours. Je ne dirai donc rien sur le cardinal Monsengwo, que je connais bien et que je respecte. Mais tout de même. J’ai beaucoup compté sur la conférence épiscopale, la Cenco, pour qu’elle m’aide dans ma tâche de facilitation. Au sein du comité préparatoire au dialogue, le représentant de la Cenco, l’abbé Donatien Nshole, avait le beau rôle.

 

Proches du pouvoir

 

Idem lorsque, le 1er septembre, s’est ouvert le dialogue lui-même. Surviennent alors les tragiques émeutes des 19 et 20 septembre à Kinshasa, lesquelles – il convient de le préciser, car j’en ai été le témoin – ont commencé par le saccage des sièges des partis membres du dialogue, perpétré par des militants du Rassemblement de l’opposition radicale. Avant que les jeunes kabilistes aillent à leur tour mettre le feu aux locaux de l’UDPS. C’est alors que les curés de la Cenco ont changé de ton. Après avoir exigé une semaine de deuil, ils sont venus poser des préalables au dialogue qui ne figuraient pas dans nos accords. J’y ai consenti à une condition : qu’ils restent dans la salle.

Libre à eux, par ailleurs, d’aller à la pêche miraculeuse et de ramener dans leurs filets les opposants au dialogue. À l’heure où je vous parle, la pêche continue, et je souhaite qu’elle soit fructueuse. D’autant que Joseph Kabila, vous l’aurez remarqué, joue le jeu et encourage les évêques. Cela s’est discuté fin octobre à Luanda, en marge du sommet des chefs d’État de la région, qui a entériné l’accord politique du 18 octobre.

Denis Sassou Nguesso et José Eduardo dos Santos ont suggéré à Kabila de tendre la main au Rassemblement de l’opposition, via la Cenco, ce qu’il a fait. Je crois que tout le monde est un peu tétanisé à l’idée qu’il se passe quelque chose le 19 décembre à minuit et que chacun cherche à conjurer les risques de dérapages.

Présidentielle : 2018 ou le chaos

Les Américains, les Européens, la Cenco, le Rassemblement : tous ou presque « exigent » que l’élection présidentielle se tienne en 2017. Mais c’est impossible avant avril 2018 ! Cette échéance n’est pas le fruit du hasard : le fichier électoral est corrompu, tout le monde l’a dit, sa refonte est indispensable. La RD Congo, c’est 2,5 millions de km², 136 000 bureaux de vote, 20 000 tonnes de matériel électoral à transporter, le plus souvent par voie aérienne ou fluviale.

 

Un report plus que nécessaire

 

La commission électorale, les experts de l’ONU et de l’OIF, le général malien Siaka Sangaré, que je considère comme le meilleur expert électoral d’Afrique francophone et que j’ai fait venir… Tous sont formels : on ne peut pas, en resserrant au maximum les délais, aller plus vite. Le fichier électoral sera fiable et complet début octobre 2017, il faut ensuite six mois pour organiser le scrutin. À condition, bien sûr, que son financement – près de deux milliards de dollars – soit assuré. Préconiser une présidentielle bâclée l’an prochain, c’est irresponsable.

J’ai entendu récemment Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères, critiquer l’accord du 18 octobre et remettre 2017 sur le tapis. Cela m’a étonné : son ambassadeur à Kinshasa ne lui a donc pas fait rapport ? Il parle en méconnaissance de cause. Autre revendication de l’opposition radicale et de ceux qui la soutiennent : que Kabila démissionne au soir du 19 décembre 2016 et laisse la place à une période transitoire spéciale, avec à sa tête le président du Sénat, Léon Kengo Wa Dondo, qui organisera les élections.

 

 

Ce n’est ni constitutionnel – la Cour suprême a tranché, et les participants au dialogue en sont convenus – ni réaliste. Le mandat de Kengo est forclos depuis quatre ans, faute d’élections provinciales et sénatoriales tenues dans les délais. Quelle est sa légitimité ? Sur le plan strictement juridique, le fait que Kabila demeure en place jusqu’à l’élection de son successeur est objectivement la moins mauvaise des solutions.

 

EDUARDO SOTERAS/AFP

 

Une classe politique brillante, mais toxique

J’ai eu affaire à une classe politique à la fois brillante, adepte des faux-fuyants, intelligente, toxique… L’argent joue un rôle prépondérant : en Afrique de l’Ouest, les gens pensent qu’ils sont riches quand ils ont 100 millions de F CFA. Ici, ils le sont quand ils ont la même somme, mais en dollars. Autre caractéristique : un sentiment national et identitaire à vif. Est-ce un héritage du ­mobutisme triomphant ?

C’est possible, mais les Congolais en général sont allergiques à toute interférence, en particulier occidentale – sauf bien entendu quand elle sert leurs intérêts et qu’ils peuvent l’instrumentaliser à leur profit. Aussi les chefs d’État africains, qui connaissent ce sentiment, sont-ils prudents dès qu’il s’agit de se mêler des affaires congolaises.

 

Sassou Nguesso joue un rôle positif, Dos Santos aussi, ainsi – et c’est moins connu – que Faure Gnassingbé. Le président togolais entretient des relations étroites aussi bien avec Kabila qu’avec Vital Kamerhe. Si Kamerhe ne nous avait pas rejoints, il n’y aurait jamais eu de dialogue, et Faure a été décisif dans son ralliement, tout comme son « envoyé spécial », le ministre Gilbert Bawara, très introduit à Kinshasa.

 

 

Pourquoi (et comment) j’ai mis les pieds dans le « marigot » : suite et fin

Ce n’est pas l’argent qui m’a motivé, et je voudrais être clair, voire trivial à cet égard : Kabila ne m’a pas payé, ce n’est pas lui qui a réglé mes frais de mission ni mes per diem. C’est l’UA qui m’a pris en charge, et il ne m’a rien donné. On a, à ce sujet, raconté n’importe quoi. Je me souviens du jour où je suis allé visiter le fameux barrage d’Inga et survoler l’embouchure du fleuve Congo, spectacle dont j’ai toujours rêvé.

Une compagnie pétrolière avait mis un hélicoptère à ma disposition à cet effet. Le lendemain, des journaux ont écrit que, ça y est, Kodjo est dans le pétrole, Kabila l’y a mis pour l’acheter ! Par contre oui, mon ego, ma place dans l’Histoire, la volonté de sortir par le haut, de ne pas partir sur un échec, celle aussi de démontrer à M. Tshisekedi, qui m’a trahi, que je n’étais pas un nègre de service, tout cela m’a motivé et a forgé ma résilience.


J’espère que Kabila ne me décevra pas !

J’ai rencontré Joseph Kabila quatre fois en dix mois de facilitation. C’est à la fois peu, pour ceux qui croyaient que je le voyais chaque matin, et beaucoup, pour qui connaît l’homme. Il m’a rendu hommage à l’issue de l’accord du 18 octobre, ce qui était, je pense, la moindre des choses : un bon ouvrier aime que l’on reconnaisse qu’il a fait du bon travail. Pour le reste, que dire de lui ? C’est un homme secret, peu disert, simple, dont la sensibilité est à la fois vive et rentrée. J’éprouve pour lui un certain sentiment de compassion, car je sens qu’il n’est pas à l’abri de tout danger, plus précisément de toute menace physique.

 

Cela joue sans doute dans le ressenti positif que m’inspire celui qui reste pour moi un jeune homme. Autre chose : à titre personnel, en tant qu’Africain ayant longtemps milité pour le panafricanisme, je suis choqué par la façon dont les puissances étrangères font pression sur Kabila et s’immiscent dans les affaires du Congo. De simples chargés d’affaires d’ambassades occidentales se permettent d’exiger n’importe quoi et convoquent des réunions sur l’avenir du pays, des représentants d’ONG et des médias étrangers distribuent bons et mauvais points sur un ton comminatoire. À partir du moment où Kabila fait front contre ces pressions, il me devient sympathique.

 

 

 

Maintenant, je sais que la question se pose – tout le monde se la pose : Joseph Kabila est-il sincère quand il assure qu’il respectera la Constitution, laquelle stipule qu’il ne peut postuler à un troisième mandat ? À cela, je réponds : je le crois sincère, jusqu’à preuve du contraire.Et j’espère qu’il ne me décevra pas.

 

 

 

@JeuneAfrique
 
AMMAFRICA WORLD

29/12/2016
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RDC: L'opposant Franck Diongo devant la justice de son pays

RDC: LE Dossier sur le député Franck DIONGO

Un sujet qui départage encore l'opinion Congolaise. Les uns voient encore une manière pour l'actuel chef de l'état de fragiliser l'opposition, tandis que pour les autres, les caprices des opposants qui se croient tout permis, intouchables, étant coupable selon les faits, ils se transforment en victimes de répressions étatiques!

 

Ammafrica interpelle le peuple de prendre toujours de leur temps d'examiner chaque dossier avant de se prononcer sans passion ni émotion!

 

Ammafrica.

 

5 ans de prison pour Franck Diongo

5 ans de prison pour Franck DiongoL'ACAJ annonce que le député Franck Diongo vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme "à la suite d'un procès inique", selon Georges Kapiamba. 

Le député Franck Diongo (Opposition) avait, le 20 décembre, séquestré des membres de la garde républicaine à son domicile.

Selon l'accusation, ses partisans les avaient tabassés, certains sont toujours à l'hôpital avec de graves blessures.
 

Le ministère public avait requis 15 ans de prison, le procès s'est tenu à la Cour suprême de justice en procédure de flagrance, obligatoire pour un député sans que la levée de son immunité parlementaire ne soit obtenue de l'assemblée nationale. 

 

Ses avocats avaient sollicité et obtenu un report du procès en attendant l’amélioration de l’état de santé de leur client, hospitalisé à la Clinique Ngaliema.

 

L'ACAJ dénonce "une répression politique dans ce verdict".
 
@Mobile.topcongo.fm
 
AMMAFRICA WORLD

29/12/2016
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RDC-DOUBLE NATIONALITE:DR.MUBABINGE BILOLO REPLIQUE AUX DEPUTES PARLEMENTAIRES

Les torchons brûlent entre les parlementaires et la Diaspora naturalisée au sujet de la "double-nationale"

GUERRE DE CERTAINS PARLEMENTAIRES CONTRE LA DIASPORA CONGOLAISE
ET CONTRE NTITA BADIBANGA

Par Dr. Mubabinge Bilolo (Munich/Germany)

 

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Après deux mandats au sein du Parlement et du Sénat, et à trois semaines de la fin de leur existence légale, certains parlementaires du Parlement Congolais se sont réveillés de leur sommeil pour se rappeler de leur moratoire du 23 février 2007 sur la question de double-nationalité.

 

Sans citer les noms, la « Dynamique des Parlementaires Acquis au bons sens », une structure momentanée animée par les députés nationaux Furaha Uma, Crispin Mbindule Mitond et Paul Muhindo Vaumawa, aurait écrit „officiellement au Chef de l’Etat pour s’inquiéter du bradage et de l’infiltration de la nationalité congolaise.... ils en appellent à l’application stricte de l’article 10 de la Constitution. Cette disposition constitutionnelle stipule en effet que « La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre ...“.

 

Honorables Furaha, Mbindule et Muhindo soutiennent non seulement que le Président serait Rwandais, que Kamerhe serait Rwandais, que Ruberwa serait Rwandais, que Kongo wa Ndondo serait Rwandais-Polonais, donc sans aucune origine congolaise, mais que l’Assemblée Nationale et le Sénat hébergeraient en leur sein une CENTAINE de parlementaires porteurs de la double nationalité.

 

A ce titre,relatives à la nationalité congolaise reconnaissent la perte, l’acquisition et le recouvrement de la nationalité congolaise…nous voudrions solliciter (…) vos instructions claires pour que les institutions compétentes agissent urgemment contre les étrangers d’origine congolaise qui exercent une nouvelle forme de colonisation grâce au sang congolais qui coule dans leurs veines ».


Sans les citer, Furaha, Mbindule et Muhindo soutiennent que l’Assemblée Nationale et le Sénat hébergeraient en leur sein une centaine de parlementaires porteurs de la double nationalité. A ce titre, le moratoire du 12 février 2007 s’apparente à une autorisation tacite de détention, par des animateurs et membres des institutions de la République, des nationalités concurrentes à la congolaise“.

 

Pourquoi les Parlementaires interpellent-ils Kabila pour régler une question déjà réglée ou clairement réglée par la Constitution?

 

Pourquoi ne font-ils pas appel à la Cour Constitutionnelle?

 

Qui devrait appliquer strictement l'article 10 de la Constitution? Le Président ou la Cour Constitutionnelle? Un internaute m’a demandé: „Est-ce que lui même Kabila respecte-t-il la Constitution? Et qu'en dire de la Cour constitutionnelle?“.
Pourquoi cette question de double-nationalité n'est-elle soulevée que lorsqu'on entend les noms comme She Okitundu (Candidature au Poste de Président du Sénat), Mukendi (Ministre ou Secrétaire-Adjoint du PPRD), Badibanga (Premier-Ministre), etc.?

 

Si j'ai bonne mémoire, après les pillages de 1991, alors que je me trouvais en Europe pour des conférences scientifiques, d'aucuns avaient tenté de prendre ma place ou la place des Moralistes Congolais, en affirmant sans preuve que "Bilolo n'était pas Congolais. Il serait Allemand". N'eût été mes amis de l'époque Kunz Karl Bond, Madame Landu, Mgr. Monsengwo (mon Maître de FCK) et autres évêques, Fayulu, Mende, Dr. Numbi, P. Lumbi, Tshimpumpu, etc., on aurait effacé mon nom et le nom de mon suppléant, le Prof. Nyeme Tese, Président de la Commission Ethique de la CNS., de la liste.

 

Les mêmes personnes qui interpellent Kabila pour neutraliser Badibanga soutiennent aussi gratuitement, comme évoqués plus haut, que Kabila, Kamerhe, Kengo, Ruberwa seraient Rwandais et que le Congo serait un pays occupé par les Étrangers. Mais ils ont entendu la fin de leurs mandats pour se rappeler de leur moratoire !

 

Je sais qu'il y a un problème de double-nationalité à l'Est du Congo. Ce problème s'est posé en 1990-1991 au cours des débats sur la "Nationalité Collective et Non-Individuellement Sollicitée" accordée par Mobutu. Les juristes estimaient qu'une "nationalité collective" est une sorte de "nationalité imposée". On "contraint" les étrangers à "être Congolais". La délégation de l'Est (Kisangani et Kivu) au Centre Kimbaguiste avait démontré en 1991 que l'idée était bonne dans la perspective de l'intégration, mais elle est malheureusement exploitée pour occuper les terres des paysans.

 

En tant que responsable de la Commission Constitutionnelle dans la Diaspora, j'ai toujours proposé, avec mon collègue Tshiyembe Mwayila, la double-nationalité, mais en insistant sur certaines restrictions. Il y a des fonctions qui excluent la double-nationalité: Sécurité Nationale, État-Major des Forces Armées, Ministère de l'Intérieur, Ministère de la Défense, Président de la République, etc.

 

Samy Ntita Badibanga n'est pas un inconnu. Tout le monde qui est né ou a étudié à Kananga connaisse le Bar de son Papa, appelé "Samy-Bar". Les Soldats formés à Kananga connaissent "Samy-Bar". Les voyageurs à destination de Lusambo, Lwebo. Tshikapa, Bakwanga, Dimbelenge, Lwiza en partant de Lulwabourg connaissaient "Samy-Bar". Mbuji-Mayi connaît Ntita Badibanga. La Diaspora Congolaise de Belgique connaît Ntita Badibanga comme "Patriote Congolais". Ce n'est pas un inconnu. La sécurité du Congo n'est pas en danger, car c'est un patriote congolais.

 

Je suis aussi d'avis que la question devrait être réglée. Elle nécessite une révision de l'article 10 de la Constitution. Mais elle ne devrait pas être instrumentalisée pour neutraliser les patriotes engagés ou quelques personnes ethniquement triées.

 

La lettre de ces honorables, dans l’hypothèse où le résumé de Palmares serait fidèle au contenu, contient une curieuse restriction discriminatoire et inadmissible. Il y a trois types de double-nationalité:

 

a) Double-nationalité de Congolais d’Origine qui se rapporte aux Congolais, c’est-à-dire aux MaKoko (Kisangani-Bandaka-Nord-Kivu), aux BaKongo ou aux Matamba (Kivu-Katanga-Kasayi) devenus Rwandais, Burundais, Américains, Belges, Anglais, Italiens, etc. Ils demeurent biologiquement Congolais et Étrangers en dehors du Congo.


b) Double-nationalité des Métis, à 50 % Congolais(es) d’Origine. Du fait que la double-nationalité est admise dans beaucoup de pays, ils ont la Nationalité du père ET de la mère.En Occident, ces enfants se considèrent ou sont considérés comme exclusivement Congolais(es), même si la Nationalité politique leur ouvre pratiquement la porte de la plupart des postes politiques.


c) Double-nationalité des Étrangers d’Origine qui se rapporte aux ÉTRANGERS (BaPaya, Ban-a-BaPaya) Chinois, Libanais, Rwandais, Angolais, Belge, Allemands, Anglais, etc., ayant pris la Nationalité Congolaise.

 

La double-nationalité des type A (Congolais d’Origine) et de type B (à 50 % Congolais d’Origine) est stratégique et nécessaire pour tout pays. C’est la Diaspora Anglaise en Amérique et au Canada, en Australie, en Afrique du Sud, etc. qui fait la puissance de United Kingdom. Trump est Allemand, même s’il est Président Américain. Tous les Européens appellent Obama „Africain-Kenyan à la Maison Blanche“. La survie d’Israel dépend de sa Diaspora dans le monde. La Diaspora est constitutive d’une Nation. Elle est le Front d’une Nation.

 

La double-nationalité visée par les Congolais(es), c’est en premier lieu, la Nationalité des Étrangers d’Origine et surtout celle des Étrangers de la 1ère Génération. Les gens qui dans les années 60 ou 70 sont allés à l’école comme étrangers, ont terminé les études comme étudiants étrangers et qui aujourd’hui occupent des postes stratétigiques dans l’Armée, dans la Sécurité Nationale, au sein de la Police Nationale et à la tête des Institutions de l’État. C’est de ce type C qu’on parle lorsqu’on dit que le Congo est un pays occupé.

 

Curieusement les Honorables, Furaha, Mbindule et Muhindo ne s’en prennent pas au TYPE C „ÉTRANGERS D’ORIGINE“, mais ils „sollicitent“ des „instructions claires pour que les institutions compétentes agissent urgemment CONTRE les étrangers d’ORIGINE CONGOLAISE qui exercent une nouvelle forme de colonisation grâce au sang congolais qui coule dans leurs veines ».

 

D’où vient cette URGENCE? Et pourquoi vouloir agir seulement CONTRE LES CONGOLAIS D’ORIGINE? Utiliser le terme „ÉTRANGERS“ à propos des „CONGOLAIS D’ORIGINE“ n’est-ce pas une sorte d’insulte.

 

Les Allemands qui sont en Roumanie, en Russie, Argentine, en Amérique depuis des siècles ne sont pas des „étrangers“, ce sont des Allemands.

 

Le Code des Étrangers ne s’appliquent pas à eux. Ils ont seulement le devoir de prouver que leurs Ancêtres étaient „Allemands“. Comment est-ce que ces Honorables peuvent-ils oser ignorer le „DROIT DU SANG“ et appeler les Ban-a-Makoko, Ban-a-Matamba, Ban-a-Kongo les „étrangers“?

 

Peut-on être Congolais d‘origine et solliciter des instructions POUR AGIR URGEMMENT CONTRE LA DIASPORA CONGOLAISE, CONTRE LES CONGOLAIS D’ORIGINE QUI EXCERCERAIENT UNE NOUVELLE FORME DE COLONISATION GRÂCE AU SANG CONGOLAIS QUI COULE DANS LEURS VEINES?

 

La « Dynamique des Parlementaires Acquis au non-sens » ne sollicite pas d‘instructions „pour que les institutions compétentes agissent urgemment CONTRE les congolais D’ORIGINE ÉTRANGÈRE“ ou à „BIOGRAPHIE DOUTEUSE ET SANS TÉMOIN“ au sein des Institutions Congolaises.

 

La double-nationalité du type C „sans sang congolais dans ses veines“ et le danger qu’elle représente pour la Sécurité du Congo et de tous les Congolais d’Origine ne semblent pas préoccuper cette Dynamique. Le non-sens de cette sollicitation semble être un message codé.

 

 

Dr. Mubabinge Bilolo
Cellule Stratégique de la Société Civile à l‘Étranger


28/11/2016
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MEMOIRE:L'ILE DE GOREE CONTINUE DE LIVRER SES SECRETS

L’Ile de Gorée continue de livrer ses secrets

« Dakar » : encore et toujours ces minerais 'maudits' » !

Opposition Congolaise au Senegal

 

« Qui finance commande », dit-on.

 

Les fondations Konrad Adenauer appartenant au parti politique chrétien allemand CDU, Brenthurst fondée par le magnat sud-africain des mines Harry Frederick Oppenheimer et Human Rights Watch créée par le spéculateur boursier et philanthrope américain George Soros ne seraient pas prises autrement si, en choisissant l’Ile de Gorée – symbole de la traite des esclaves – elles voulaient évaluer, à défaut du niveau d’engagement des ONGDH et de l’Opposition radicale congolaises par rapport à leur propre pays, tout au moins celui de la corruptibilité gangrénant la société congolaise ! Au stade actuel, ce qu’il faut retenir, c’est que la malédiction des ressources naturelles frappe davantage la RDC. Car sous le couvert du processus électoral, c’est en vérité le diamant, le cuivre, l’uranium, le cobalt, le pétrole, le bois, l’eau, le coltan, les terres qui se bousculent dans la tête des faiseurs du monde. DEMONSTRATION !

 

 

Fils du député national Gilbert Kiakwama, le porte-parole du mouvement Filimbi nommé Yangu Kiakwama Kia Kiziki a accordé une interview à l’hebdo français «Le Point», édition africaine, parue le 21 décembre 2015. A elle seule, la légende accompagnant sa photo est tout un programme...politique : « À l'image de la signification même du nom du mouvement citoyen Filimbi dont il est le porte-parole, Yangu Kiakwama kia Kiziki veut siffler la fin d'un régime qui semble tenté par des manoeuvres jugées antidémocratiques », écrit Muriel Devey Malu-Malu.

 

 

A la question «Pouvez-vous nous présenter le Front citoyen 2016 ?», Yangu répond : « La situation politique de la RD Congo est préoccupante. Face à l'importance des enjeux démocratiques, il était important de constituer un front pour agir ensemble et être à la hauteur des défis. Le Front citoyen 2016 est une initiative citoyenne qui a commencé il y a plusieurs semaines, bien avant le Forum de Gorée. Il est le résultat d'un long travail de discussion entre tous les acteurs de la société congolaise dans leur diversité, aussi bien ceux des forces sociales que des formations politiques. Il s'est matérialisé en marge du Forum de Gorée, du fait de la présence de nombreux acteurs congolais à cette rencontre ».

 

 

Par cette réponse, se révèle cette vérité implacable : les contacts entre Filimbi (et certainement Lucha) avec les franges les plus bruyantes des ONGDH et de l’Opposition politique n’ont pas été amorcés à Ile de Gorée. Ils résultent – Yangu le dit clairement – « d’un long travail de discussion ». Résultat : la conférence organisée sur place du 11 au 14 décembre 2015 est un rendez-vous bien préparé, bien planifié.

 

 

Reste maintenant à savoir si la fondation allemande Konrad Adenauer – avec son budget annuel de 100 millions d’euros – a servi de couverture de manière consciente ou non ;

 

 

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l’éventualité d’un abus de confiance n’étant pas à exclure. Et même s’il était ainsi, on comprendrait toujours mal pourquoi, dans les invitations envoyées et la communication déployée, elle s’est abstenue de signaler la co-organisation avec la fondation sud-africaine Brenthurst créée, pour rappel, par le sud-africain Harry Frederick Oppenheimer, président d’Anglo American Company pendant 25 ans et de De Beers Consolidated Mines pendant 27 ans, l’homme ayant pris sa retraite en 1984, cinq ans avant la libération de Nelson Mandela de Robenn Island. George Soros...
Dans la dernière chronique ayant pour avant-titre «Piégés eux-mêmes à Ile de Gorée» et pour titre «Les ‘Dakariens’ s’en prennent à Aubin Minaku pour rien !», il y a, sous l’intertitre «Félix, De Beers, Miba et effet boomerang», cette partie suffisamment révélatrice : «Une petite curiosité attire entre-temps l’attention des observateurs : de tous les participants congolais à s’exprimer sur cette conférence, seul Félix Tshisekedi a cité la fondation Brenthurst et établi un lien entre celle-ci et Harry Frederik Oppenheimer (...). Pour ceux qui ne le savent pas, De Beers opère dans le diamant. Elle a pour actionnaires principaux Anglo American (45 %) et famille Oppenheimer (40 %). Sur le site Web de Miba, il y a cette information édifiante :
 
 
‘Pendant plusieurs années (+15 ans), la totalité de la production MIBA était envoyée à BRITMOND, une filiale de la De Beers qui avait le monopole d’achat du diamant MIBA’. Le 9 novembre 2005, autre information importante, un Protocole d’Accord entre la Miba et De Beers Centenary avait été envisagé pour la création d’une joint-venture dénommée SKD (Société Kasaïenne du Diamant).
 
La Commission mise sur pied avait préconisé sa révision...’ (...). La présence à ‘Dakar’ de la fondation Brenthurst (...) peut expliquer en partie le vrai objectif de la conférence : le diamant ! ». Au fait, cette pierre précieuse n’est qu’une symbolique. Elle traduit toute la malédiction liée aux ressources naturelles dont parle l’ITIE (Initiative pour la transparence dans l’industrie extractive) à laquelle est intimement lié le nom de George Soros, milliardaire américain d’origine hongroise. Celui-là même qui s’est affiché en 2015 sur Internet (Facebook) avec un tee-shirt « Filimbi » après expulsion, de Kinshasa, des membres de « Y en a marre » et « Balai citoyen ».

 

 

Avec l’Open Society Institute, sa fondation principale, George Soros «serait l’un des plus grands philanthropes modernes ». Il a créé ou finance, relève le document intitulé «Délits d’initié et de coups d’Etat : George Soros, spéculateur et philanthrope », « diverses associations et fondations de premier plan, tel que Human Rights Watch et International Crisis Group ». On y trouve ce passage fort révélateur :
 
« Au cours des dernières années, Georges Soros a joué un rôle central dans des changements de régime, notamment en Europe centrale et orientale ». En 2002, il fit cette déclaration sulfureuse :
 
« Dans la Rome antique, seuls les Romains votaient. Sous le capitalisme mondial moderne, seuls les Américains votent. Les Brésiliens, eux, ne votent pas ». Comme pour dire des Français, des Allemands, des Japonais, des Britanniques, des Indiens, des Israéliens et tout naturellement des Congolais qu’ils ne votent.

 

 

C’est Washington qui décide...

 

 

Le travail de démolition auquel se livrent les ONGDH de la RDC s’explique. Surtout quand il est managé par des structures comme Hrw pour les matières relevant des Droits humains et et Icg pour celles relevant de la Sécurité. D’ailleurs, dans son Rapport Afrique n°2255 du 5 mai 2015 intitulé «Congo : l’alternance démocratique est-elle possible ?», International crisis group recommande à la communauté internationale de « suspendre le soutien au processus électoral et aux forces de sécurité congolaises si le président et le gouvernement continuent de tergiverser sur le respect de la limite de deux mandats » et, « En cas d’importants retards et de violation flagrante du principe des deux mandats, revoir l’aide publique au développement et envisager la révision du mandat de la Monusco » !

 

Au mieux de l’ingénuité, au pire de la méchanceté

 

 

C’est ici que la naïveté des jeunes de Filimbi et de Lucha est compréhensible même sans pour autant être excusable. Ils ne maîtrisent nullement les enjeux en présence mais veulent jouer dans la cours des grands.

Mais c’est surtout ici que la mauvaise foi des membres de la Société civile et de l’Opposition à avoir accouru à l’Ile de Gorée est condamnable. Ils savent, eux, qu’aucune bataille politique, économique ou sociale – armée ou non armée – ne s’engage en territoire congolais depuis 1960 sans être d’abord liée aux minerais ou aux hydrocarbures, à l’énergie électrique ou à l’énergie hydraulique. L’anecdote de Sun City (lire encore BALISES) nous rattrape.

 

 

Croire alors, dans ce contexte, que le processus électoral, tel que le clament les « Dakariens », est une affaire des Congolais, pour les Congolais, avec les Congolais, relève au mieux de l’ingénuité (pas ingéniosité), au pire de la méchanceté.

Le seul mérite du rendez-vous d’Ile de Gorée est de nous signifier que l’esclavage n’a plus besoin des razzias à la Tipo-Tipo. Des candidats sont désormais en costume-cravate avec attaché-case pour les aînés, en survêt avec basket, oreillettes et sur roulettes pour les enfants. Et lorsque ceux-ci invitent ceux-là avec l’argent des « Soros », la suite se devine au travers du constat : « ‘Dakar’ : encore ces minerais ‘maudits’ » !

 

 

 

 

 

Omer Nsongo die Lema

 

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30/12/2015
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RDC-RENCONTRE ILE DE GOREE:UNE FONDATION PRO BALKANISATION SIGNALEE A DAKAR!

LA RDC NE COMPTE PAS REVIVRE LE PARTAGE DE POUVOIR AU STYLE DE "1+4" DE MALHEUR...

Après l'échec de la balkanisation partielle qui a eu lieu lors de pouvoir de "1+4" où les aventuriers rebelles se sont partagés le pays en 3, sa réunification devrait être consolidée par des patriotes si l'on ne voudrait pas vivre encore d'autres aventures venant des hommes qui ne réfléchissent que sur leur VENTRE!

Et surtout le soif de pouvoir dont on ne le mériterait peut-être jamais, car ce pays est de Dieu qui est au contrôle pour déverser lui-même son jugement au temps opportun! Ce pays ne sera pas aidé par ceux qui ont des intentions machiavéliques contre sa survie, mais bien par ceux qui ont par le passé, contribué à sa paix et sa stabilité! Vigilance oblige....

 

 

Nous osons croire que cet article publié sur "lecongolais.cd" n'est qu'une fausse alerte, sinon, l'avenir s'annonce incertain, car, pour les autres, ils ne sont pas prêts à lâcher prise par les intimidations des aventuriers de tous bords!!!

 

QUE DIEU PROTEGE CE PAYS LA RDC CONTRE TOUTE MENACE DE SA BALKANISATION!!!

 

@Ammafrica

 

Les Non-Dits De La Rencontre De L’Île De Gorée – Une Fondation Pro-Balkanisation Signalée À Dakar

 

BrenthurstFoundation

La présence de la Fondation sud-africaine, Brenthurst, sur la liste de principaux bailleurs de fonds de l’atelier de l’Île de Gorée, à laquelle ont pris part des acteurs politiques et sociaux de la RDC, suscite des réactions en sens divers. Grand défenseur du projet de balkanisation de la RDC, la présence au Sénégal de l’ONG sud-africaine a ramené à la surface le débat autour de la balkanisation. A Dakar, la balkanisation n’a pas été loin de la table des discussions ? Dans la ville haute, ça se discute à voix audible.

 

L’atelier de l’Île de Gorée (Sénégal), auquel ont participé certains opposants congolais et membres de la Société civile de la RDC, a suscité un tollé général du gouvernement. A la presse, le porte-parole de la Majorité Kabiliste a été tranchant, estimant que les participants de l’Île de Gorée avaient en tête le projet d’un coup d’Etat contre le régime. Bien avant leur retour à Kinshasa, les menaces d’arrestations ont été proférées contre les participants au forum de Dakar.

 

De retour à Kinshasa, aucun participant à l’atelier n’a été inquiété Organisé autour du thème «Enjeu du processus électoral en Afrique sub-saharienne», les participants ont, juste après leur retour à Kinshasa, mis en place une plateforme «Front citoyen 2016» avec comme première déclaration: «La Nation est en péril, Congolais Telema».

 

Questionnement

 

De prime abord, il faut signaler qu’on ne peut pas interdire aux Congolais de réfléchir sur le sort de leur pays. Cependant, lorsqu’il y a de zones d’ombre qui entoure pareille rencontre, il y a de bonnes raisons de s’interroger.

 

Dans une réflexion, dont Le Potentiel a pu obtenir une copie, l’abbé Mbelu babanya Kabudi tire la sonnette d’alarme, avec un titre très évocateur «Le Congo-Kinshasa et les questions que soulève la rencontre de l’Ile de Gorée». Mbelu souligne qu’une lecture attentive que l’histoire de l’Afrique, de la traite négrière jusqu’à ce jour, nous indique que l’Ile de Gorée est, symboliquement, «la maison des esclaves», «le lieu de passage des esclaves» pour «le nouveau monde». Il tente de pénétrer le mystère qui entoure l’atelier de l’Île de Gorée.

 

Il résume ses questions en ces termes: Qui en a été l’initiateur? Qui l’a financé? Pour quels objectifs avoués ou inavoués?

Selon lui, face au chaos, à la déflagration en préparation au Congo-Kinshasa, il renvoie dos à dos le clan Kabila et les amis de l’Ile de Gorée. Pourquoi? Il s’explique: «Le Clan Kabila n’est pas sincère comme plusieurs politicards congolais. Il est évident que plusieurs politicards ne sont pas toujours sincères… lorsque les +maîtres du monde+ veulent se débarrasser d’eux, ils deviennent tout d’un coup +nationalistes+ et patriotes, mais lorsqu’ils ont besoin d’eux et les placent au «pouvoir», il n’existe pas d’ingérence… Tel est le piège à déconstruire. Déconstruire ce piège implique de questionner «les amis de l’Ile de Gorée» sur leurs engagements avec les +maîtres du monde+ afin d’éviter que le service qu’ils auront à rendre au même système demain ne puissent continuer à prendre nos populations en otage ».

 

Lucidité

 

Parmi les organisations qui ont organisé et financé l’atelier de Dakar se trouve la fondation sud-africaine «Brenthurst» basée à Johannesburg. Elle est dirigée par Dr Greg Mills. La présence de cette fondation à l’Ile de Gorée n’est pas anodine.

 

En effet, en 2012, le journal Le Potentiel avait clairement indexé cette ONG sud-africaine dans la mise en œuvre du projet de balkanisation. Cette ONG était comptée parmi les principaux tireurs de ficelles du projet de balkanisation de la RDC. Le Potentiel titrait alors «Balkanisation de la RDC: des scientifiques s’en mêlent»

Dans ses analyses, Le Potentiel s’inspirait d’un article paru en 2009 dans la revue américaine Foreign Policy, sous le titre «The Democratic Republic of The Congo does not exist (La RDC n’existe pas) ».

 

Sous les signatures de Jeffrey Herbst, chef de chaire à l’Université de Miami, dans l’Etat d’Ohio, aux Etats-Unis d’Amérique, et de Greg Mills, directeur de la Fondation Brenthurst, l’article démontrait que la RDC n’existe pas et qu’il serait temps de cesser de prétendre le contraire. Les auteurs de l’article invitaient la communauté internationale à reconnaître ce fait. Ils soutenaient qu’une grande partie de la RDC est tombée aujourd’hui dans l’instabilité. Le pays serait, défendaient-ils, un vaste territoire peu peuplé, mais rempli de ressources naturelles. Dans la conclusion de l’étude, ils estimaient que le concept même d’un Etat congolais a perdu toute sa pertinence.

 

Quand à Dakar, la même fondation sud-africaine se retrouve dans un atelier traitant du problème de la RDC, il y a véritablement anguille sous roche.

Tirez des leçons

 

Susan Georges, dans son livre «Les usurpateurs, comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir», publié en 2014, écrit: «On connaît déjà les lobbyistes qui s’activent dans les coulisses de l’Etat depuis belle lurette. Il y a aussi des méga-lobbies, attachés à la défense des intérêts catégoriaux sous couvert de «fondations» ou de «conseils» qui se prétendent à but non lucratif mais servent en réalité les objectifs des entreprises transnationales». Susan George est d’avis que «les transnationales constituent une véritable «autorité» internationale, résolue à défendre ses intérêts commerciaux, son pouvoir et ses bénéfices, au mépris du bien commun. Elle partage un jargon, une idéologie et des ambitions dont les citoyens attachés aux valeurs démocratiques feraient bien de se méfier».

 

La connaissance est toujours un antidote à la manipulation et au sentiment d’impuissance, dit-on. La présence à Dakar de l’ONG sud-africaine Brenthurst intrigue. Elle n’est pas le fait du hasard. Elle tient à un schéma bien tracé qui n’est pas loin du vieux projet de balkanisation de la RDC. En fait, la nouvelle thérapie consiste à se servir d’une catégorie de Congolais pour faire passer la pullule. Malheureusement, il y a des Congolais naïfs et stupides qui finissent toujours par mordre à l’hameçon. C’est le cas de ceux qui ont, en toute liberté et conscience, fait le déplacement de l’Île de Gorée à Dakar. Sans les savoir, les mêmes qui ont juré de balkaniser la RDC les ont entrainés dans un schéma qui, au bout du compte, dessert complètement les intérêts de la RDC.

 

A Dakar, derrière le semblant du discours pour l’alternance démocratique en RDC, l’ombre de la balkanisation a plané dans les débats. L’avenir nous en dira la suite.

 

 

 

 

 

@LeCongolais.cd

 

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25/12/2015
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