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CONGO BELGE:Un mercenaire Belge s'empare de Bukavu et se proclame Président

Le 5 juillet 1967, le mercenaire belge Jean Schramme, s'empare de la ville de Bukavu et se proclame président de la République démocratique du Congo  

 

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Le 5 juillet 1967, le mercenaire belge Jean Schramme, secondé par son compère français Bob Denard, s'empare de la ville de Bukavu. Et se proclame, pour paraphraser Mobutu, «pince-sans-rire, président de la République démocratique du Congo» Il va résister jusqu'au 5 novembre de la même année avant de se retirer au Rwanda.   

 

 

Le Colonel Schramme et la guerre de Bukavu 1967

 

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 Jean Schramme (25 mars 1929, Bruges, Belgique-14 décembre 1988, Rondonopolis, Brésil) était un chef de mercenaires belge.    Naissance à Bruges, en 1929, sous le signe des Poissons. Fils cadet d'une famille honorablement connue dans la ville. Profession du père: avocat. Hobby: le scoutisme. Signe distinctif: parfait bilingue. Début d'une biographie linéaire et sans histoire? Voire. A dix-huit ans à peine, le virus de l'aventure, qui l'a saisi au fil de ses longues heures de lecture solitaire de récits de voyages, le pousse, avec l'appui de ses parents, à tenter la «grande expérience coloniale». Et, sitôt le pied mis sur le continent africain, ce sera le coup de foudre: «Voici ma patrie», dira-t-il à ses amis lorsqu'il gagne la province orientale du Congo pour y entrer au service d'un négociant en café et en caoutchouc, Joseph Dobbelaere, originaire lui aussi de la Venise du Nord. Il ne quitte pas le Congo lors de l'indépendance du pays, en 1960. Il s'implique dans les guerres civiles du Congo, avec l'aide de ses miliciens, et abandonne sa plantation.  Ainsi, en 1967, il participe au coup d'état de Moïse Tshombé contre Mobutu, en collaboration avec les mercenaires de Bob Denard. Le putsch est un désastre, les populations de Kinshassa restant fidèles au président. Schramme, qui a rang de colonel dans l'armée kantangaise, fait retraite vers l'Est, à Stanleyville (aujourd'hui Kisangani), puis vers Bukavu, à la frontière rwandaise, qu'il occupe le 10 août. Là, son armée composée de cent vingt-trois mercenaires et de six cents gendarmes katangais affronte du 29 octobre au 5 novembre 1967 les troupes de l'Armée nationale congolaise, vingt fois supérieure en nombre. Pliant sous le nombre, manquant de munitions, trahie par Denard, épaulée par des soldats katangais complètement épuisés, l'armée de Schramme se replie au Rwanda où elle est démobilisée.  À partir de ce moment, l'itinéraire personnel entre de plain-pied dans les chaos de l'histoire. Et la légende, souvent, vient brouiller les pistes de la réalité. Recruté pour défendre le régime sécessionniste, le «léopard», comme l'ont surnommé ses hommes, devient instructeur dans l'armée katangaise. Sous-lieutenant, il se distingue particulièrement dans la guerre de mouvement. Spécialité: l'aptitude à tenir tête à des forces largement supérieures en nombre. Elle lui sera utile plus tard...   L'offensive Léopard L'échec de la première tentative katangaise l'oblige toutefois à se replier sur l'Angola. Mais il ne renonce pas: avec de soi-disant «volontaires internationaux», il reforme une mini-armée et, lorsque Tshombé devient Premier ministre du Congo en 1964, il prend la tête d'un «bataillon Léopard», conglomérat de gendarmes katangais et de mercenaires européens. Fort de cette troupe d'élite chargée de réprimer les rébellions les plus graves, il «pacifie» les régions de Manono, Kongolo et Kabambare, avant, objectif suprême, de reconquérir «sa» province du Maniéma. Investi d'un prestige immense, il s'y arroge aussitôt la totalité des pouvoirs, militaire et civil. La chute de Tshombe et la montée en puissance de Mobutu vont bientôt mettre un frein à cette course à la gloire. Trahi par un autre spécialiste du mercenariat, le Français Bob Denard, avec lequel il a conclu une alliance de circonstance, Schramme, par reculs successifs, est bientôt acculé, avec moins d'un millier d'hommes, à Bukavu, sur la frontière burundaise. Face à l'armée congolaise déchaînée, appuyée de surcroît par des avions de chasse de fabrication américaine, il y tient un siège sans espoir. A un contre cent, la lutte se prolonge pendant plus de trois mois. Elle s'achève en déroute lorsqu'il évacue le reste de son «bataillon» vers le Burundi.   L'«affaire Quintin» L'héroïsme abstrait de la lutte, cher aux amateurs d'épopées manichéennes, ne résiste toutefois pas aux dérapages individuels concrets. Car Jean Schramme, au cours de cette période troublée, s'est mué en meurtrier. En mai 1967, il reçoit, dans son poste de Yumbi, la visite d'un homme d'affaires tournaisien, Maurice Quintin. Qui se présente comme un émissaire de Moïse Tshombe. Faux, rétorque son hôte, qui y voit plutôt un agent provocateur envoyé par Mobutu. Bientôt, une mauvaise «querelle d'ivrognes» entre les deux hommes tourne mal: Schramme abat son interlocuteur d'un coup de fusil, puis ordonne à l'un de ses adjoints de l'achever avant de jeter le cadavre dans une rivière infestée de crocodiles. Episode tragique, de peu de poids peut-être au milieu des exactions commises dans les affres de la décolonisation, mais qui, même s'il est encore loin de s'en douter alors, le poursuivra des années plus tard jusqu'au bout de sa cavale éperdue..   En 1967, Schramme et Bob Denard attaquent l’Est du Congo 30 juin 1967 : le monde entier apprend avec stupéfaction l’enlèvement spectaculaire de l’ancien sécessionniste Moïse Kapend-Tshombe. Pris de panique au Congo, ses amis mercenaires, Schramme et Bob Denard, associés aux ex-gendarmes katangais, réagissent. Très rapidement, ils attaquent simultanément Kisangani, Kindu et Bukavu qu’ils vont occuper durant près de quatre mois.    En juillet 1967, au terme d'une sanglante odyssée à travers le Congo ex-Belge, les mercenaires de Jean Schramme se sont enfermés dans Bukavu. Bukavu ? Une sorte de Hollywood africain au bord d'un lac indéfiniment bleu. Des maisons somptueuses, entourées de parcs à la française, servent de campement à 123 mercenaires blancs et 600 gendarmes katangais. Des caves pleines de champagne et de whisky, des magasins bourrés de provisions, quatre banques aux coffres bien remplis fournissent aux besoins de l'intendance.   Échec à Kisangani   Après l’enlèvement de Tshombe en Espagne, ses amis sont en désarroi. Ils vont agir vite pour le sauver. Il faudra renverser le nouveau pouvoir du généralMobutu, quitte à improviser. Une semaine après ce rapt mémorable, va éclater, à Kisangani, la révolte des mercenaires. Ils sont dirigés Par Jean Schramme, le Belge et Bob Denard, le Français. Schramme commandait des mercenaires, des ex-gendarmes katangais et quelques ex-rebelles Simba ralliés à l’ANC. Bob Denard dirigeait le 6ème commando composé de la même manière. Déjà, au mois de juin 1967, Denard avait averti Schramme que le Haut-Commandement de l’ANC se préparait à dissoudre ses unités pour les fondre dans l’Armée nationale. Cela allait compromettre leur avenir personnel, mais aussi toute reconquête du pouvoir par Tshombe. Tous ces mercenaires n’avaient pas rompu leurs liens avec Tshombe, malgré son exil. Dans le courant juin 1967, il avait déjà été convenu que les mercenaires puissent attaquer. Venant de Umbi vers le Sud-Est, Schramme devait attaquer Kisangani pour y rejoindre Denard. Une aide extérieure, venant de l’Angola, leur était déjà assurée pour attaquer par la suite le Katanga. Le mercenaire sud-africain Puren, commissionnaire en matériel de guerre, leur avait aussi garanti une puissante aide aérienne, qui clouerait au sol les unités de l’ANC ; et aussi de leur amener dès la prise de la ville, 200 volontaires rhodésiens (zimbabwéens). Au lever du soleil du 5 juillet 1970, le 10ème commando de Schramme attaque et atteint Kisangani par la rive droite. Ils ouvrent un feu nourri sur le camp Ketele abritant une partie de la garnison de l’ANC. Les soldats de l’Armée régulière, réunis pour le salut au drapeau, vont compter beaucoup de morts. En frappant ainsi par surprise, Schramme comptait sur la débandade de l’ANC : il se trompe. L’ANC n’est plus celle qui, en 1964, fuyait et détalait piteusement devant les rebelles. La contre offensive de l’ANC est violente, précise et professionnelle : Schramme décroche. Il a perdu beaucoup d’hommes et de véhicules. Il se replie alors vers le centre ville et vers l’aéroport toujours tenu par les hommes de Bob Denard qui, jusque là, n’ont pas réagi pour leur venir en aide. Denard paraît manger aux deux râteliers : Mobutu et Tshombe. Schramme va le rencontrer, fuyant dans sa Jeep vers Lubutu. Les deux hommes se résolvent de repartir à l’attaque sur Kisangani, où les hommes de Bob Denard se battront cette-fois plus sérieusement à l’aéroport. Là, Denard sera blessé à la nuque. Il est paralysé de deux jambes. C’est, étendu sur une civière, qu’il donne les ordres. Puis il gagne la Rhodésie (Zimbabwe) le 7 juillet en DC3 avec les autres blessés, en laissant tous les hommes valides à Schramme. Depuis lors, jusqu’à ce jour, Bob Denard en a gardé les séquelles en boitant. Tous les mercenaires restés sont intensément harcelés et bousculés violemment par l’ANC. Finalement, Schramme échoue dans sa prise de Kisangani.   Lors de l'évacuation de Stan, le 12 juillet 1967, Schramme réquisitionna sept camions à la brasserie Stanor pour renforcer son charroi dont une partie avait été détruite à coups de mortiers près du camp Ketele par l'ANC. Après la réoccupation de Stan par l'ANC, le directeur de Stanor fut arrêté et battu comme plâtre alors qu'il n'en pouvait rien. Le 8 août, Schramme se dirigea vers Bukavu et les sept camions de Stanor furent du convoi. Cette photo a été prise lors de l'arrivée dans le chef-lieu du Kivu le 8 août 1967. Photo du "Patriote Illustré" de août 1967. (Source : Jean-Pierre SONCK)    Occupation de Bukavu Le commandant mercenaire Hendriechs qui devait prendre Kindu, échoue face à la forte résistance de l’ANC. Il décroche et se replie. Seule réussite du plan des mercenaires, le commando dirigé par Noël s’empare de Bukavu dès le 5 juillet, en attaquant par surprise le camp Saïo où beaucoup de Congolais (civils et militaires) furent massacrés. Très vite, Noël et ses hommes vont laisser Bukavu à l’ANC, pour aller secourir Schramme. Les deux hommes se rencontrent en cours de route et remontent sur Bukavu qu’ils attaquent et occupent le 7 août. L’ANC fait le siège de Bukavu avec des C130 prêtés par Washington, des renforts et des avions T28, pilotés soit par des Congolais fraîchement formés soit par des Cubains anticastristes. Les mercenaires contre attaquent avec succès. Pire, un T28 de l’ANC, tire par erreur sur des militaires congolais, en plus, deux avions congolais se perdent. La démoralisation qui se répand dans l’ANC provoque des mutineries et même des ralliements aux mercenaires. Heureusement, l’ANC s’obstine et se requinque par des renforts dotés d’un punch particulier. La plupart de ces jeunes soldats étaient formés au centre d’entraînement commandos (CECODO) à Kota-Koli que dirigeait un vieux commando belge, le major Gaston Bebrone. Ancien mercenaire, ce copain de Bob Denard avait rejoint Mobutu, alors que les autres embrasaient l’Est du Congo. J’ai personnellement connu, longtemps après, en 1982 ce vieux baroudeur Bebrone quand j’étais incorporé au sein des Forces armées zaïroises avec d’autres étudiants meneurs des manifestations sur le campus, deux semaines avant la création de l’UDPS par les 13 parlementaires. Nous y avions retrouvé quelques militaires ayant participé à l’épopée de Bukavu. Ils avaient ramené comme butin de guerre le poignard de Schramme. Ce poignard sera incrusté au-dessus de la tombe du colonel Tshibangu écrasé dans sa voiture en 1977 vers le Mont-Ngaliema, après la guerre du Shaba. Feu colonel Tshibangu, qui fut commandant du CECODO au début des années 70, avait participé aussi au siège de Bukavu en 1967, où, avec d’autres, ils avaient contraint Schramme et ses hommes à fuir en catastrophe Bukavu le 3 novembre, vers le Rwanda.   Tractation à l'OUA Durant l’encerclement de Bukavu par l’ANC en août, se voulant y laver la piteuse image du Congo depuis l’indépendance, Mobutu mobilise des moyens colossaux pour donner un éclat particulier à l’événement. La cité de l’OUA est construite au Mont-Ngaliema. L’avenue OUA à Kintambo est construite. Le boulevard Lumumba est électrifié jusqu’à l’aéroport de N’djili. Mobutu compte sur la solidarité africaine pour réduire les mercenaires. Du fait, l’OUA votera une résolution pour aider le Congo à se débarrasser des mercenaires. Un comité spécial est institué pour obtenir le départ des mercenaires par tous les moyens de Bukavu. Présidé par le chef de l’Etat soudanais, Ismaël Azhri, il comprend les chefs d’Etat du Burundi (Michombero) et de l’Ethiopie (Empereur Hailé Selassie). Les tractations s’ouvrent entre ce comité et Jean Schramme. Il est prévu que, si les mercenaires n’acceptent pas de déguerpir, l’OUA usera de la force, en lançant contre eux une armée interafricaine. Mais s’ils acceptent de vider les lieux, ils pourraient gagner le Rwanda, et s’y réfugier sous la protection de ce pays, en attendant d’être évacués vers leurs pays respectifs par les soins de la Croix-Rouge internationale. Schramme accepte la proposition de l’OUA par l’entremise d’un médecin de Bukavu, Charles Schyns. Toutefois, il exige que ses combattants congolais puissent aussi bénéficier d’une protection internationale. Le Zambien Kenneth Kaunda s’offre alors pour accueillir chez lui les ex-gendarmes katangais comme réfugiés politiques.   Fuite au Rwanda Pendant toutes ces tractations, les combats se poursuivent à Bukavu. La pression est tellement forte, que Schramme et ses hommes n’attendent pas la mise au point du Plan de l’OUA et de la Croix-Rouge internationale. Ils seront contraints de fuir vers le Rwanda. Ils y déposent les armes le 3 novembre 1967 et seront accueillis par les autorités du Rwanda. Sous le contrôle de la Croix-Rouge. Là, à Cyangungu au Rwanda, il y aura 129 mercenaires et 2500 Katangais. Tous avec leurs familles. (Congo-autrement)

 

 

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13/03/2019
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Mémoire Messianique: La Grandeur de Simon KIMBANGU manifestée en Israël par son fils Diangenda Kuntima

Simon Kimbangu le sauveur de la race noire:

La mémoire occultée de Simon KIMBANGU et sa grandeur étouffée à travers les nations...

 

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Comme les africains ne lisent pas, ils demeurent inaptes intellectuellement pour découvrir des vérités qui leurs étaient cachées par peur de leur vrai éveil de conscience! Les BELGES sont les premiers témoins oculaires de vivre la grandeur de Mfumu KIMBANGU mais l'étouffèrent avec fermeté! Mais comme on le dit souvent: Mentez, Mentez, il en restera toujours quelque chose.... (...)Veux-tu me dire par là que JÉSUS n'était pas ressuscité?. Il me répondit par une question réponse bizarre: "L'aviez vous vu ressuscité en Afrique?. Alors, j'ai répliqué en lui disant que voulait dire tout ceci?. N'était qu'une blague ou quoi?. Mon ami, me dit-il, je suis de la tribu de Juda*. Tu as la chance de tomber sur un historien comme moi qui peut te parler en toute vérité! Après avoir observé quelques minutes de silence, il lâcha: Mon ami, TU CHERCHES LA VÉRITÉ?...Eh bien, la voici: *En 1961, dira-t-il, j'avais 12 ans, DIENGENDA KUNTIMA, le fils cadet de Simon KIMBANGU est venu faire du tourisme en ISRAËL, mon pays, avec une petite délégation de ses fidèles qui l'accompagnaient. Dès l'atterrissage, son avion fut encerclé par les éléments de nos forces terrestres qui étaient curieux de voir cet étrange personnage qui roulait les pieds sur notre sol. Il fut récupéré par l'armée et placé dans une résidence surveillée. C'est là qu'il reçut la visite du commandant suprême de nos forces armées. Celui-ci cherchait à connaître la vraie identité de la personne qui était en face de lui, car la présence du fils cadet du prophète Simon KIMBANGU en Israël n'était pas pour eux une coïncidence fortuite. Il était la solution à un phénomène de la nature qui commençait à poser des vrais problèmes au pays. Après des échanges de civilité et ayant eu la confirmation de ce qu'il cherchait, le chef des armées annonça à leur hôte que ça faisait 3 ans* qu'aucune goutte de pluie n'était tombée sur le pays. Les hommes et les animaux meurent. Mais Dieu t'a envoyé pour que tu mettes fin à cette calamité. Demande à TON PÈRE pour qu'il pleuve de nouveau et nous te relâcherons.(...) A son réveil, le lendemain matin, le téléphone de sa chambre commença à sonner. Pris de peur, il ne décrocha pas tout de suite. Quelques minutes plus tard et à sa grande surprise, il vit entrer le commandant des armées accompagné cette fois-ci du premier Ministre, tous les deux avec leurs habits mouillés*. En effet, ceux-ci prirent la route tous les deux sous la pluie battante qui tombait dans tout le pays. Arrivés à la résidence où était logée Papa Diangenda, ils s'exclamèrent: Ton voeu à été exaucé. Tu es le véritable fils du prophète. Nous avons des inondations partout il a plu toute la nuit (Après 3 ans sans pluie). (...)Sur ce, l'historien Hébreu me dit: Monsieur l'artiste, CHERCHE KIMBANGU EN AFRIQUE! Au lieu de perdre ton temps ici avec JÉSUS! Tu me donneras raison plus tard. Nous connaissons l'histoire de Simon KIMBANGU. Il est le TOUT PUISSANT parmi les Puissants. Lui, C'est un SAUVEUR UNIVERSEL!

 

 

Ce témoignage tiré du livre "KUKIELE" venant d'un artiste peintre Kongolais lors de son voyage touristique en ISRAËL où il entendra des vérités crues lui laissant ébahi au point de l'écrire dans un livre! Ce témoignage bref nous suffit pour comprendre que le nom de ce messie n'était qu'une farce mais avec TATA KIMBANGU, il y a du CONCRET et de la RÉALITÉ!!

 

AFRIKA, RETROUVE TON SAUVEUR QUI TE RESSEMBLE!

 

 

 

La Rédaction

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12/02/2019
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Mémoire Messianique: La Grandeur de Simon KIMBANGU manifestée en Israël par son fils Diangenda Kuntima

Simon Kimbangu le sauveur de la race noire: La mémoire occultée de Simon KIMBANGU et sa grandeur étouffée à travers les nations...

 

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Comme les africains ne lisent pas, ils demeurent inaptes intellectuellement pour découvrir des vérités qui leurs étaient cachées par peur de leur vrai éveil de conscience! Les BELGES sont les premiers témoins oculaires de vivre la grandeur de Mfumu KIMBANGU mais l'étouffèrent avec fermeté! Mais comme on le dit souvent: Mentez, Mentez, il en restera toujours quelque chose.... (...)Veux-tu me dire par là que JÉSUS n'était pas ressuscité?. Il me répondit par une question réponse bizarre: "L'aviez vous vu ressuscité en Afrique?. Alors, j'ai répliqué en lui disant que voulait dire tout ceci?. N'était qu'une blague ou quoi?. Mon ami, me dit-il, je suis de la tribu de Juda*. Tu as la chance de tomber sur un historien comme moi qui peut te parler en toute vérité! Après avoir observé quelques minutes de silence, il lâcha: Mon ami, TU CHERCHES LA VÉRITÉ?...Eh bien, la voici: *En 1961, dira-t-il, j'avais 12 ans, DIENGENDA KUNTIMA, le fils cadet de Simon KIMBANGU est venu faire du tourisme en ISRAËL, mon pays, avec une petite délégation de ses fidèles qui l'accompagnaient. Dès l'atterrissage, son avion fut encerclé par les éléments de nos forces terrestres qui étaient curieux de voir cet étrange personnage qui roulait les pieds sur notre sol. Il fut récupéré par l'armée et placé dans une résidence surveillée. C'est là qu'il reçut la visite du commandant suprême de nos forces armées. Celui-ci cherchait à connaître la vraie identité de la personne qui était en face de lui, car la présence du fils cadet du prophète Simon KIMBANGU en Israël n'était pas pour eux une coïncidence fortuite. Il était la solution à un phénomène de la nature qui commençait à poser des vrais problèmes au pays. Après des échanges de civilité et ayant eu la confirmation de ce qu'il cherchait, le chef des armées annonça à leur hôte que ça faisait 3 ans* qu'aucune goutte de pluie n'était tombée sur le pays. Les hommes et les animaux meurent. Mais Dieu t'a envoyé pour que tu mettes fin à cette calamité. Demande à TON PÈRE pour qu'il pleuve de nouveau et nous te relâcherons.(...) A son réveil, le lendemain matin, le téléphone de sa chambre commença à sonner. Pris de peur, il ne décrocha pas tout de suite. Quelques minutes plus tard et à sa grande surprise, il vit entrer le commandant des armées accompagné cette fois-ci du premier Ministre, tous les deux avec leurs habits mouillés*. En effet, ceux-ci prirent la route tous les deux sous la pluie battante qui tombait dans tout le pays. Arrivés à la résidence où était logée Papa Diangenda, ils s'exclamèrent: Ton voeu à été exaucé. Tu es le véritable fils du prophète. Nous avons des inondations partout il a plu toute la nuit (Après 3 ans sans pluie). (...)Sur ce, l'historien Hébreu me dit: Monsieur l'artiste, CHERCHE KIMBANGU EN AFRIQUE! Au lieu de perdre ton temps ici avec JÉSUS! Tu me donneras raison plus tard. Nous connaissons l'histoire de Simon KIMBANGU. Il est le TOUT PUISSANT parmi les Puissants. Lui, C'est un SAUVEUR UNIVERSEL!

 

 

Ce témoignage tiré du livre "KUKIELE" venant d'un artiste peintre Kongolais lors de son voyage touristique en ISRAËL où il entendra des vérités crues lui laissant ébahi au point de l'écrire dans un livre! Ce témoignage bref nous suffit pour comprendre que le nom de ce messie n'était qu'une farce mais avec TATA KIMBANGU, il y a du CONCRET et de la RÉALITÉ!!

 

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La Rédaction

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12/02/2019
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ELECTION EN RDC 2018: La mauvaise foi de l'opposition congolaise avec ses lobbies est démasquée!

ELECTIONS EN RDC : L'HISTOIRE SE RÉPÈTE AVEC LE MÊME MODUS OPERANDI DU PASSÉ!

La mauvaise foi de l'opposition congolaise en connivence avec leurs lobbies se démasque par les mêmes méthodes appliquées lors des précédentes élections! Comme quoi, ce n'est plus un "individu" que l'on vise, mais bien l'avenir de tout un pays! Et comme on ne retient pas les leçons du passé, malheureusement les mêmes causes sont entrain de produire les mêmes effets au regard silencieux de ceux qui sont avertis! On aurait pu s'en passer et laisser évoluer les choses telles qu'elles avancent, ne nous laissant plus le choix, nous sommes obligés aussi de fixer un regard vigilant de ce qui se passe en république démocratique du congo, surtout que monsieur KABILA n'est plus candidat, son dauphin lui, son plus grand malheur est surtout le fait qu'il soit désigné par lui!  Allons nous laisser agir ses gens sans mot dire? laisserions-nous ce pays entre les mains de ceux qui n'ont que de la politique, une idée de pillages avec les étrangers et ne se donnant pas la peine à ce que réellement reclame ce peuple?. Après avoir combattu d'arrache-pieds contre le pouvoir de Kabila pour réussir à lui mettre à l'écart de la course électorale (et cela malgré que ses voisins n'ont rien respecté sur la limitation des mandats présidentiels), ces individus insatiables au sang congolais qu'ils ont fait couler hier, et souffrant de la gloutonnerie du pouvoir pour la maintenance de la "haute finance" sur le sol congolais,ne désarment pas, quant à leur modus operandi visant à neutraliser économiquement ce pays! Une chose absurde que nous ne laisserons pas réussir leur plan! Si il y a un Dieu dans ce pays, il est plus que temps qu'il se reveille de son nid pour régler définitivement les comptes de chacun d'eux tous!  Se taire face à cette guerre masquée, frise une complicité suicidaire pour cette nation, au risque de retomber encore 60 ans en arrière!

 

Patriotes conscients, lévez vous et agissez!

 

ABAS L'IMPLICATION DES LOBBIES ÉTRANGERS SUR LES ELECTIONS EN RDC!! FGD

 

 
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La CENCO a pu observer 20% des bureaux de vote avec 40.000 observateurs payés par des contributions des gouvernements étasunien, Britannique et Belge + selon des sources chez l'UDPS, 40.000 smartphones envoyé par les financiers de Lamuka. Au moment que la CENI dit qu'ils n'ont encore pu compiler que 20% des votes, la CENCO raconte qu'ils savent déjà qui a gagné et que la CENI ferait mieux de donner le même nom que leur "gagnant".


Herman Cohen, lobbyiste pour le compte de Lamuka, et ancien diplomate étasunien, a le culot d'expliquer "la vraie signification de ce message de Cenco" sur son twitter :


" This is the church's subtle way of saying that Kabila's chosen heir, Ramazani Shadary, did not win."

 

En contraste avec toute cette arrogance et manoeuvres des forces néocoloniales, je vous mets l'analyse de Colette Braeckman dans Le Soir du 2 janvier, au moins elle écrit ce qu'elle entend et collecte d'informations sans compromis ou sans se soucier à qui cela plairait ou pas :

"À parcourir la ville, à écouter les informations qui viennent de l’intérieur du pays, un constat s’impose : des millions de Congolais ont voté pour le changement, mais ce vote s’est porté sur une opposition divisée, qui a échoué à proposer un candidat unique qui l’aurait sans doute emporté haut la main. Et surtout, ayant longtemps misé sur un nouveau report du scrutin, voire sur une « transition sans Kabila » ou un nouveau dialogue qui aurait remis tour le monde « autour de la table » sinon autour du gâteau, l’opposition a fini par être prise de court. Les moyens ont manqué, car les fonds de Moïse Katumbi, qui a largement soutenu Martin Fayulu ne sont pas inépuisables, pas plus que ceux de Jean-Pierre Bemba et les militants disponibles ont fait défaut également. Même si les observateurs étaient présents dans presque tous les bureaux de vote, les témoins des FCC, la coalition soutenant Shadary, étaient nettement plus nombreux et mieux pourvus, même sur le plan des indemnités journalières et des casse-croûte ! Or les PV produits par chaque bureau sont signés par les témoins des partis politiques qui doivent se mettre d’accord sur un comptage commun. En cas de contestation, seuls ces PV seront pris en compte et, avec un million de témoins à travers le pays, les FCC contrôlent sans aucun doute le processus de consolidation des votes. Quant aux observateurs, nationaux ou internationaux, s’ils sont nombreux et vigilants, ils n’ont cependant pas de force délibérative.

 

Autrement dit, même si elle a bénéficié du soutien d’un électorat acquis au changement, l’opposition s’est trouvée confrontée à la coalition de la majorité présidentielle organisée de longue date, avec l’efficacité d’une machine de guerre, présente sur tout le territoire. « Nous réalisons trop tard à quel point, comme le chat et la souris, nous avons peut-être été piégés, sans qu’il soit même nécessaire d’enfreindre la loi », murmure Frank, qui promet de retenir la leçon…

 

« Kinshasa, c’est un paquet de voix et la capitale a trouvé son leader (Fayulu) Mais elle ne représente pas tout le pays et les campagnes, que Shadary ratisse consciencieusement depuis des mois, pourraient réserver des surprises : cet homme, mieux que les politiciens de la ville, connaît la territoriale et il n’a rien laissé au hasard… »

 

voici encore une réponse de la CENI à toutes ces pressions et attaques à son indépendance : Corneille Nangaa : « arrêtez d’intimider la CENI »

 

(Voirl'article:https://zoom-eco.net/a-la-une/corneille-nangaa-arretez-dintimider-la-ceni/?fbclid=IwAR1W2_hfvbsEzAButeBhXirArTaQwUkBkKv_zA0UjNIjkIb7stnmmsAGFWs)

 

@Tony Busselen

 

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04/01/2019
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Dossier sur le Christianisme et leurs crimes à travers l'histoire

 Le christianisme est la religion la plus criminelle de l'Histoire

On fait rarement la liste des crimes commis par le christianisme au cours des 20 derniers siècles. La voici très succincte.

On fait rarement la liste des crimes commis par le christianisme au cours des 20 derniers siècles. La voici très succincte.

 

    1. L'antisémitisme. Les évangiles sont antisémites et le christianisme a été antisémite jusqu'au concile Vatican II à la suite de la Shoah. Des milliers de victimes. Durée: 20 siècles.

 

 

    1. L'esclavage. Le christianisme s'est appuyé sur la Bible pour justifier et pratiquer l'esclavage jusqu'à la condamnation du pape Grégoire XVI en 1839. Des millions de victimes. Durée: 19 siècles.

 

 

    1. Les déicides. Le christianisme a tué tous les dieux des autres religions sur toute la planète. Des millions de victimes. Durée: 20 siècles.

 

    1. La guerre aux hérétiques. Dès Constantin, l'Église a éliminé tous les soi-disant hérétiques. Des milliers de victimes. Durée: 20 siècles.

 

    1. Les croisades. Des papes ont lancé les croisades, des agressions contre les musulmans. Des milliers de victimes. Durée: 2 siècles.

 

    1. Les guerres dites saintes. Le christianisme a fait de soi-disant guerres saintes aux Cathares, aux Albigeois, aux Vaudois. Des milliers de victimes. Durée: 1 siècle.

 

    1. L'Inquisition. Des papes ont institué l'Inquisition et la torture. Des dominicains ont été les inquisiteurs. Le christianisme a torturé et brûlé vif des milliers d'innocents. Durée: 6 siècles.

 

 

    1. La chasse aux sorcières. Le christianisme a torturé et brûlé vives environ 100 000 femmes. Durée: 2 siècles.

 

 

    1. Les guerres de religion. Les catholiques et les protestants se sont entretués par milliers, Durée: 2 siècles.

 

 

    1. La Grande Excommunication. Le pape et le patriarche ont excommunié tous les chrétiens de la planète pendant 911 ans. Le pape Paul 6 et le patriarche Athénagoras ont mis fin à cette horreur en 1965. Des millions de victimes. Durée: 9 siècles.

 

 

    1. Les deux colonialismes. Des Européens chrétiens sont responsables d'un colonialisme barbare en Amérique et d'un autre en Afrique. Des millions de victimes. Durée: 4 siècles.

 

 

    1. Les deux guerres mondiales. Des protestants et des catholiques ont été responsables de ces deux guerres barbares. 60 millions de victimes. Durée: un demi-siècle.

 

 

    1. Le massacre des Serbes. En 1941, des Croates catholiques ont exterminé sauvagement 400 000 Serbes orthodoxes.

 

 

    1. Le génocide du Rwanda. Des catholiques se sont entretués sauvagement. Un million de victimes. Durée: trois mois.

 

 

    1. Les menaces de l'enfer. Le christianisme a terrorisé des millions de chrétiens, surtout des enfants, avec ses menaces de l'enfer. Des millions de victimes. Durée: 20 siècles.

 

 

    1. La misogynie. Le christianisme a méprisé et maltraité les femmes. Des millions de victimes. Durée: 20 siècles.

 

 

    1. La pédophilie. Des prêtres ont violé des enfants et l'Église a protégé ces prêtres. Des milliers de victimes. Durée: 20 siècles.

 

 

    1. La persécution envers les homosexuels. Le christianisme a torturé et tué les homosexuels. Des milliers de victimes. Durée: 20 siècles.

 

 

    1. La canonisation d'assassins. Le christianisme a canonisé des centaines d'assassins. Des milliers de victimes. Durée: 20 siècles.

 

Les crimes actuels du christianisme

 

  1. 26 pays chrétiens pratiquent encore l'esclavage, surtout celui des enfants.
  2. L'Église protège toujours des prêtres accusés de pédophilie. Les papes Jean-Paul 2, Benoît 16 et François peuvent être accusés de crime contre l'humanité parce que la pédophilie est reconnue comme telle par l'ONU.
  3. L'interdiction du condom. Des milliers de femmes et d'enfants meurent du sida répandu par cette interdiction.
  4. L'interdiction de la contraception. Des milliers d'enfants sont mis au monde alors que les parents sont incapables de les nourrir, de les soigner, de les faire instruire. Certains d'entre eux finissent esclaves.

 

On pourrait encore allonger cette liste déjà suffisamment accablante. Ce sont des faits historiques indiscutables qui sont le prolongement criminel de la Bible.

 

 

 

@Huffingtonpost.ca

 

 

NB: UN MOT SUR LE CHRISTIANISME:

Le christianisme est apparu en l'an 30 de notre ère, à la mort de Jésus. A cette époque, l'hindouisme et le judaïsme existent déjà, le bouddhisme aussi tandis que l'Islam naîtra six siècles plus tard. Selon la tradition chrétienne, Jésus est le fils de la vierge Marie, l'épouse du charpentier Joseph. La région de la Palestine est alors occupée par les Romains qui croient en une multitude de dieux. Mais Jésus grandit dans la religion juive, qui elle, est monothéiste. Devenu adulte, il quitte la ville de Nazareth où il vivait et commence à enseigner la parole de Dieu dans les villages environnants.

 

 

 

AMMAFRICAWORLD


03/01/2019
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FLASH: Témoignage Kongo nde Israel bakoma na Bible!

KONGO LA TERRE SAINTE BIENTÔT SA RESTAURATION!

Que tous ceux qui ne comprennent pas le "lingala", l'une des langues nationales de la république démocratique du congo, nous venons par cet espace vous livrer un témoignage d'un frère congolais qui avait reçu le message sur la terre Kongo (RDC). Suivez son témoignage! Bientôt la délivrance de la RDC!


Suivez nous sur la. www.ammafricaworld.org

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18/12/2018
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RDC: L'ENJEU ECONOMIQUE SUR LES COBALTS FACE AUX GRANDES MULTINATIONALES

Le Congo, le cobalt et les grandes multinationales minières

 

La part du secteur minier dans l'économie congolaise est très élevée. (Photo Raf Custers)

Le Congo semble pris dans une spirale sans fin de violence et de pauvreté. Personne ne peut prédire comment se dérouleront les élections, prévues pour le 23 décembre. Une chose est toutefois sûre : le Congo est un des pays les plus riches au monde en matières premières, et cette richesse est le véritable enjeu de toutes les luttes dans ce pays.

Le grand paradoxe du Congo est sa richesse énorme en minerais et en même temps la grande pauvreté du peuple congolais. En 2015, la Banque mondiale constatait que la part du secteur minier dans l’économie congolaise est particulièrement haute en comparaison avec d’autres pays ayant une importante industrie minière. Elle observait aussi que les revenus qui restent dans le pays sont exceptionnellement bas. La Banque mondiale qualifiait cela d’« atypique ».

Au cours des prochaines années, le marché des voitures hybrides et électriques va connaître un large développement. Cela fait du Congo un pays encore plus crucial pour l’économie mondiale. En effet, le cobalt est un minerai indispensable dans la construction des batteries des voitures électriques, et le Congo possède 60% des réserves mondiales de cobalt (voir graphique).

Source : Mineral commodity summaries 2018, US government, page 51. Voir aussi Le Monde diplomatique du mois d’août 2018, dossier sur les voitures électriques.

Depuis la fin des années 1980, la production minière congolaise tournait à très bas régime. Dans les décennies qui ont suivi, les entreprises occidentales ont acheté des concessions principalement dans un but de spéculation. En 2002 – alors que le pays était affaibli par la guerre à l’est du pays  –, le Congo a, sous la pression de la Banque mondiale, accepté un code minier qui était extrêmement désavantageux pour le pays (voir encadré). Tout cela a fait en sorte que les immenses réserves congolaises de matières premières n’ont presque rien rapporté aux Congolais.

Ce n’est qu’en 2009 que la production minière a fortement redémarré suite à la pression du gouvernement congolais, à l’intérêt croissant de la Chine et à une remontée des prix des minerais. Mais le peuple congolais n’en ressent pas encore le bénéfice.

Cette cité, située à côté de la société Chemaf à Lubumbashi, est une propriété de la multinationale Glencore. Les travailleurs congolais (et leurs familles) vivent grâce à une multinationale dont le chiffre d’affaires annuel est de 200 milliards de dollars. (Photo Raf Custers)

Un « modèle économique néocolonial »

Les principaux responsables de ce paradoxe congolais sont clairement les grandes multinationales. En 2015, le Pr Stefaan Marysse, qui suit de près l’économie congolaise depuis trois décennies, constatait que le raisonnement des institutions financières internationales (Banque mondiale et FMI) ne tenait pas la route. Les investissements étaient censés créer de l’emploi et combattre ainsi la pauvreté. Marysse note cependant qu’après douze ans, l’emploi créé est quasiment nul et quela pauvreté continue d’augmenter.

Marysse met en garde contre « l’hémorragie causée par la logique économique des multinationales ». Il fait référence aux nombreux milliards de dollars que les multinationales minières, après quelques années d’investissements, ont retirés du pays à partir de 2013.

Le 10 juin 2015, lors d’une conférence, il évoquait un « modèle économique néocolonial » dans lequel le rôle du Congo reste limité à fournir des matières premières bon marché aux multinationales étrangères pendant que le peuple congolais reste dans la pauvreté. Ce modèle économique néocolonial reposait entre autres sur le très inéquitable code minier de 2002.

En 2009, les autorités congolaises, dont on sait qu’elles sont traversées par différents intérêts, ont commencé à négocier un nouveau code minier avec les multinationales. Toutefois, celles-ci n’étaient pas du tout disposées à diminuer ne fût-ce que d’un peu leurs énormes profits. Le nouveau code minier présenté fin de l’an dernier prévoit entre autres une augmentation des taxes sur le cobalt de 2 % à 10 % et 50 % sur les superprofits.

Les multinationales défendent leurs profits

Les sept plus grandes multinationales, qui selon leurs propres dires représentent 85 % de la production minière congolaise, ne décolèrent pas et exigent d’être exemptées des nouveaux tarifs jusqu’au moins 2028.

En novembre 2017, après plus de cinq années de négociations, Albert Yuma, le patron de l’entreprise d’État congolaise Gécamines, a déclaré : « On nous a trompés en 2000, a-t-il déclaré. On nous a dit que le Congo était incapable d’exploiter seul ses matières premières et on nous a dit que nous avions besoin de partenaires. » Selon Yuma, en 2016, même avec les très bas tarifs fiscaux du code minier de 2002, “l’État aurait dû recevoir 768 millions de dollars d’impôts des grandes entreprises minières et “nous avons reçu zéro ; nos partenaires se sont arrangés pour, chaque année, soi-disant réaliser moins de bénéfices ». Yuma évoquait là le fait que, même avec les bas tarifs du code minier, les grandes entreprises minières pratiquent encore l’évasion fiscale.

Yuma a menacé de revoir unilatéralement les contrats avec les entreprises minières étrangères. « Je dis revoir, pas renégocier, c’est nous qui fixerons les critères. » Le langage ferme de Yuma a apparemment eu de l’effet. Durant les six premiers mois de 2018, les rentrées de l’État provenant du secteur minier ont triplé par rapport à la même période en 2017 (passant de 295 millions à 864 millions de dollars). En même temps, le gouvernement congolais a continué dans l’élaboration d’un nouveau code minier qui a finalement été voté en mars de cette année et a été appliqué à partir de juillet. Mais les grandes entreprises minières ne l’entendent pas de cette oreille: fin août, les sept plus grandes entreprises minières ont fondé la « Mining Promotion Initiative », une organisation qui affirme vouloir empêcher l’application du nouveau code.

L’exploitation du Congo s’apparente à un véritable pillage. L’un des premiers à piller, fut l’Etat belge. (Photo Raf Custers)

« Aucun gouvernement étranger ne peut mener la lutte des classes à la place des opprimés »

Si, dans son rapport de 2015, la Banque mondiale qualifie la situation du secteur minier congolais d’« atypique », on peut traduire cela par « un cas de pillage extrême ». Il n’est guère étonnant que l’on soit très peu informé de la responsabilité des multinationales. Lorsqu’il s’agit du pillage du Congo, c’est en effet surtout la corruption souvent réelle des dirigeants congolais eux-mêmes qui est mise en avant. Alexander De Croo, le ministre belge de la Coopération au développement, déclarait l’an dernier dans une interview :« Le Congo n’est pas un État mais un instrument d’enrichissement personnel. » Dans la même interview, il affirmait aussi ouvertement que « la communauté internationale devait prendre les choses en main ».

Elikia M’Bokolo, un historien congolais internationalement réputé pour sa critique du colonialisme, a rappelé que c’était le gouvernement belge lui-même qui avait porté au pouvoir les plus grands voleurs parmi les dirigeants congolais – une référence à des dirigeants comme Tshombe et Mobutu qui, avec le soutien de la Belgique, ont assassiné le leader anti colonial Patrice Lumumba dont la coalition avait remporté les élections en 1960. M’Bokolo compare aussi les déclarations de De Croo à celles de Léopold II, qui en son temps parlait de « trafiquants d’esclaves et chefs de tribus malhonnêtes » et utilisait ces qualificatifs pour justifier la conquête coloniale du Congo. M’Bokolo concluait :« Il est vrai qu’il y a un problème d’»écrémage», pas par des individus, mais par un groupe social. » Pour M’Bokolo, tant la majorité des dirigeants actuels que celle des opposants congolais appartiennent à ce groupe social parce que tous ceux-là ont à certaines périodes participé au pouvoir et se sont enrichis. « Mais ce problème ne sera pas résolu par la communauté internationale. C’est nous, les Congolais, qui le résoudrons. Cela s’appelle la lutte des classes et aucun gouvernement étranger ne peut mener cette lutte des classes à la place des opprimés. »

Le Congo est-il « notre arrière-cour » ?

La raison pour laquelle les politiciens occidentaux veulent garder la main au Congo est évidente. Le 13 avril 2018, Alexander De Croo déclarait :« La dernière chose que nous devons faire en Europe, c’est tourner le dos à l’Afrique. Parce que d’autres partenaires prendront notre place. On parle depuis longtemps de la Chine, mais la Russie joue aujourd’hui aussi un rôle en Afrique. Ils disent :nous avons d’autres solutions que l’Europe pour vos problèmes. » Un peu plus tard, il justifie l’ingérence permanente de la Belgique et de l’Europe au Congo et en Afrique :« C’est notre arrière-cour. Si cela va mal là-bas, nous serons les premiers à en être les victimes. » À cela, M’Bokolo répond :« C’est à nous, Congolais, et certainement pas aux gouvernements occidentaux, de décider de ce que nous faisons de nos matières premières et à qui nous les vendons. »

 

Le code minier


Le code minier est un texte de loi qui fixe les droits et les obligations de l’État congolais et des entreprises minières. Le premier code minier, rédigé par des experts de la Banque mondiale, a été établi en 2002 à un moment où la guerre faisait rage au Congo depuis cinq années. Les rapports entre l’État congolais et les entreprises minières étaient alors très inégaux et le code minier de 2002 avait pour but d’attirer les grandes entreprises minières par de bas tarifs d’impôts et plusieurs années d’exonération fiscale. Il avait été conclu que ce code minier serait valide jusqu’en 2012, mais la résistance des entreprises minières a fait qu’il a fallu attendre jusque mars 2018 pour qu’un nouveau code minier puisse être voté.

 

Article publié par Tony Busselen

(Auteur du livre, le congo une histoire populaire)

@solidaire.org

 

AMMAFRICA WORLD


22/11/2018
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RDC: L

 

LE CONGO, LES COBALTS ET LES GRANDES MULTINATIONALES

 

Le Congo, le cobalt et les grandes multinationales minières

La part du secteur minier dans l'économie congolaise est très élevée. (Photo Raf Custers)

Le Congo semble pris dans une spirale sans fin de violence et de pauvreté. Personne ne peut prédire comment se dérouleront les élections, prévues pour le 23 décembre. Une chose est toutefois sûre : le Congo est un des pays les plus riches au monde en matières premières, et cette richesse est le véritable enjeu de toutes les luttes dans ce pays.

Le grand paradoxe du Congo est sa richesse énorme en minerais et en même temps la grande pauvreté du peuple congolais. En 2015, la Banque mondiale constatait que la part du secteur minier dans l’économie congolaise est particulièrement haute en comparaison avec d’autres pays ayant une importante industrie minière. Elle observait aussi que les revenus qui restent dans le pays sont exceptionnellement bas. La Banque mondiale qualifiait cela d’« atypique ».

Au cours des prochaines années, le marché des voitures hybrides et électriques va connaître un large développement. Cela fait du Congo un pays encore plus crucial pour l’économie mondiale. En effet, le cobalt est un minerai indispensable dans la construction des batteries des voitures électriques, et le Congo possède 60% des réserves mondiales de cobalt (voir graphique).

Source : Mineral commodity summaries 2018, US government, page 51. Voir aussi Le Monde diplomatique du mois d’août 2018, dossier sur les voitures électriques.

Depuis la fin des années 1980, la production minière congolaise tournait à très bas régime. Dans les décennies qui ont suivi, les entreprises occidentales ont acheté des concessions principalement dans un but de spéculation. En 2002 – alors que le pays était affaibli par la guerre à l’est du pays  –, le Congo a, sous la pression de la Banque mondiale, accepté un code minier qui était extrêmement désavantageux pour le pays (voir encadré). Tout cela a fait en sorte que les immenses réserves congolaises de matières premières n’ont presque rien rapporté aux Congolais.

Ce n’est qu’en 2009 que la production minière a fortement redémarré suite à la pression du gouvernement congolais, à l’intérêt croissant de la Chine et à une remontée des prix des minerais. Mais le peuple congolais n’en ressent pas encore le bénéfice.

Cette cité, située à côté de la société Chemaf à Lubumbashi, est une propriété de la multinationale Glencore. Les travailleurs congolais (et leurs familles) vivent grâce à une multinationale dont le chiffre d’affaires annuel est de 200 milliards de dollars. (Photo Raf Custers)

Un « modèle économique néocolonial »

Les principaux responsables de ce paradoxe congolais sont clairement les grandes multinationales. En 2015, le Pr Stefaan Marysse, qui suit de près l’économie congolaise depuis trois décennies, constatait que le raisonnement des institutions financières internationales (Banque mondiale et FMI) ne tenait pas la route. Les investissements étaient censés créer de l’emploi et combattre ainsi la pauvreté. Marysse note cependant qu’après douze ans, l’emploi créé est quasiment nul et quela pauvreté continue d’augmenter.

Marysse met en garde contre « l’hémorragie causée par la logique économique des multinationales ». Il fait référence aux nombreux milliards de dollars que les multinationales minières, après quelques années d’investissements, ont retirés du pays à partir de 2013.

Le 10 juin 2015, lors d’une conférence, il évoquait un « modèle économique néocolonial » dans lequel le rôle du Congo reste limité à fournir des matières premières bon marché aux multinationales étrangères pendant que le peuple congolais reste dans la pauvreté. Ce modèle économique néocolonial reposait entre autres sur le très inéquitable code minier de 2002.

En 2009, les autorités congolaises, dont on sait qu’elles sont traversées par différents intérêts, ont commencé à négocier un nouveau code minier avec les multinationales. Toutefois, celles-ci n’étaient pas du tout disposées à diminuer ne fût-ce que d’un peu leurs énormes profits. Le nouveau code minier présenté fin de l’an dernier prévoit entre autres une augmentation des taxes sur le cobalt de 2 % à 10 % et 50 % sur les superprofits.

Les multinationales défendent leurs profits

Les sept plus grandes multinationales, qui selon leurs propres dires représentent 85 % de la production minière congolaise, ne décolèrent pas et exigent d’être exemptées des nouveaux tarifs jusqu’au moins 2028.

En novembre 2017, après plus de cinq années de négociations, Albert Yuma, le patron de l’entreprise d’État congolaise Gécamines, a déclaré : « On nous a trompés en 2000, a-t-il déclaré. On nous a dit que le Congo était incapable d’exploiter seul ses matières premières et on nous a dit que nous avions besoin de partenaires. » Selon Yuma, en 2016, même avec les très bas tarifs fiscaux du code minier de 2002, “l’État aurait dû recevoir 768 millions de dollars d’impôts des grandes entreprises minières et “nous avons reçu zéro ; nos partenaires se sont arrangés pour, chaque année, soi-disant réaliser moins de bénéfices ». Yuma évoquait là le fait que, même avec les bas tarifs du code minier, les grandes entreprises minières pratiquent encore l’évasion fiscale.

Yuma a menacé de revoir unilatéralement les contrats avec les entreprises minières étrangères. « Je dis revoir, pas renégocier, c’est nous qui fixerons les critères. » Le langage ferme de Yuma a apparemment eu de l’effet. Durant les six premiers mois de 2018, les rentrées de l’État provenant du secteur minier ont triplé par rapport à la même période en 2017 (passant de 295 millions à 864 millions de dollars). En même temps, le gouvernement congolais a continué dans l’élaboration d’un nouveau code minier qui a finalement été voté en mars de cette année et a été appliqué à partir de juillet. Mais les grandes entreprises minières ne l’entendent pas de cette oreille: fin août, les sept plus grandes entreprises minières ont fondé la « Mining Promotion Initiative », une organisation qui affirme vouloir empêcher l’application du nouveau code.

L’exploitation du Congo s’apparente à un véritable pillage. L’un des premiers à piller, fut l’Etat belge. (Photo Raf Custers)

« Aucun gouvernement étranger ne peut mener la lutte des classes à la place des opprimés »

Si, dans son rapport de 2015, la Banque mondiale qualifie la situation du secteur minier congolais d’« atypique », on peut traduire cela par « un cas de pillage extrême ». Il n’est guère étonnant que l’on soit très peu informé de la responsabilité des multinationales. Lorsqu’il s’agit du pillage du Congo, c’est en effet surtout la corruption souvent réelle des dirigeants congolais eux-mêmes qui est mise en avant. Alexander De Croo, le ministre belge de la Coopération au développement, déclarait l’an dernier dans une interview :« Le Congo n’est pas un État mais un instrument d’enrichissement personnel. » Dans la même interview, il affirmait aussi ouvertement que « la communauté internationale devait prendre les choses en main ».

Elikia M’Bokolo, un historien congolais internationalement réputé pour sa critique du colonialisme, a rappelé que c’était le gouvernement belge lui-même qui avait porté au pouvoir les plus grands voleurs parmi les dirigeants congolais – une référence à des dirigeants comme Tshombe et Mobutu qui, avec le soutien de la Belgique, ont assassiné le leader anti colonial Patrice Lumumba dont la coalition avait remporté les élections en 1960. M’Bokolo compare aussi les déclarations de De Croo à celles de Léopold II, qui en son temps parlait de « trafiquants d’esclaves et chefs de tribus malhonnêtes » et utilisait ces qualificatifs pour justifier la conquête coloniale du Congo. M’Bokolo concluait :« Il est vrai qu’il y a un problème d’»écrémage», pas par des individus, mais par un groupe social. » Pour M’Bokolo, tant la majorité des dirigeants actuels que celle des opposants congolais appartiennent à ce groupe social parce que tous ceux-là ont à certaines périodes participé au pouvoir et se sont enrichis. « Mais ce problème ne sera pas résolu par la communauté internationale. C’est nous, les Congolais, qui le résoudrons. Cela s’appelle la lutte des classes et aucun gouvernement étranger ne peut mener cette lutte des classes à la place des opprimés. »

Le Congo est-il « notre arrière-cour » ?

La raison pour laquelle les politiciens occidentaux veulent garder la main au Congo est évidente. Le 13 avril 2018, Alexander De Croo déclarait :« La dernière chose que nous devons faire en Europe, c’est tourner le dos à l’Afrique. Parce que d’autres partenaires prendront notre place. On parle depuis longtemps de la Chine, mais la Russie joue aujourd’hui aussi un rôle en Afrique. Ils disent :nous avons d’autres solutions que l’Europe pour vos problèmes. » Un peu plus tard, il justifie l’ingérence permanente de la Belgique et de l’Europe au Congo et en Afrique :« C’est notre arrière-cour. Si cela va mal là-bas, nous serons les premiers à en être les victimes. » À cela, M’Bokolo répond :« C’est à nous, Congolais, et certainement pas aux gouvernements occidentaux, de décider de ce que nous faisons de nos matières premières et à qui nous les vendons. »

 

Le code minier


Le code minier est un texte de loi qui fixe les droits et les obligations de l’État congolais et des entreprises minières. Le premier code minier, rédigé par des experts de la Banque mondiale, a été établi en 2002 à un moment où la guerre faisait rage au Congo depuis cinq années. Les rapports entre l’État congolais et les entreprises minières étaient alors très inégaux et le code minier de 2002 avait pour but d’attirer les grandes entreprises minières par de bas tarifs d’impôts et plusieurs années d’exonération fiscale. Il avait été conclu que ce code minier serait valide jusqu’en 2012, mais la résistance des entreprises minières a fait qu’il a fallu attendre jusque mars 2018 pour qu’un nouveau code minier puisse être voté.

 

Article publié par Tony Busselen

(Auteur du livre, le congo une histoire populaire)


22/11/2018
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SIMON KIMBANGU LA MÉMOIRE OCCULTÉE FACE À LA DIVISION DES KIMBANGUISTES!

LA DIVISION CRIANTE AU SEIN DE L'EGLISE KIMBANGUISTE INQUIÈTE LES REGARDS NEUTRES!


"La génération des petits enfants de KIMBANGU nous fait assister à un théatre qui frise la fin d'une dynastie religieuse? ou le commencement d'un nouveau élan spirituel"? Avançons seulement mais observons avec discernement!

En permettant cette division rendue médiatique, vous invitez les regards neutres de s'ingérer sur vous! Car "KIMBANGU" c'est l'affaire du KONGO et non une affaire de la famille seulement!

Cela peut vous étonner que je sois affectée par ce que nous observons au sein de la famille biologique de Papa SIMON KIMBANGU! Cet homme signifie beaucoup pour notre nation! Il a vécu pendant une période sombre de notre histoire, un peu comme le CHRIST pendant la colonisation Romaine, lui aussi a connu le temps de la colonisation! Si le CHRIST avait eu le temps d'évangéliser avec ses saints apôtres (malgré quelques persécutions), pour lui, il n'avait eu que très peu de temps pour être coffré en prison pendant "30 ans"! Une façon de nous montrer combien on avait peur de ses messages des vérités dans un temps où régnait farouchement l'OBSCURANTISME RELIGIEUX!

Dire que DIEU est NOIR, et que jésus Christ est africain dans un temps de mensonge universel, ceci devient un acte Révolutionnaire que Papa SIMON KIMBANGU avait pu manifester courageusement dans son temps! Avait-il été compris dans son temps?. Est-ce que son message était-il capté et compris sur ce sol congolais? Ses compatriotes contemporains, ont-ils saisi l'importance de cette puissante révélation?. Mon coeur fut surpris de réaliser que le sol KONGO a eu des prophètes puissants qui ont dévoilé des choses ayant même son impact sur la fameuse doctrine du Seigneur Jésus Christ, l'africain, mais voir tous ses PASTEURS qui ne peuvent ne fusse que se mettre dans la "refléxion" et même quand ils s'en vont vers leur ISRAEL moderne, malgré les photos qu'on leur montre d'un Christ NOIR avec ses apôtres, AUCUN D'EUX n'a le courage de le dire à ses fidèles! Certainement parce qu'ils ne sont nullement envoyés par LUI! Et ses vérités révolutionnaires ont été occultées, ou étouffées pour donner place aux Mensonges d'une doctrine POISON dans le seul but de maintenir l'obscurantisme religieux dans les esprits de la Masse! Que le Pape Jean Paul II, surnommé le Pape qui aimait l'Afrique puisse le confirmer en MAI 1980 que DIEU est NOIR et que le Jésus qu'on appelle le CHRIST était AFRICAIN, ne peut surprendre le peuple "KONGO" si vraiment il l'avait tiré instruction de ses messages!

Or, 3 siècles passés, il y a eu KIMPA NVITA, alias Dona Béatrice qui l'avait aussi déclaré: Les Capucins ont blanchis l'Evangile, alors que ça s'est passé en Afrique, précisement au KONGO! Que Jésus CHRIST ainsi que ses saints apôtres étaient des NOIRS! Ceux qui étouffent ces vérités, cherchent à étouffer la vérité pour donner force à l'esprit de L'ANTI-CHRIST! Car, quiconque NIE que le FILS est venu en CHAIR (biographie charnelle), NIE le fils et NIE le Père! C'est l'Esprit de l'ANTI-CHRIST!

Fixons notre regard dans l'histoire de ce grand homme spirituel qui avait prédit l'indépendance politique, et ensuite l'indépendance SPIRITUELLE qui servira à accélérer l'indépendance totale du pays en personne de Papa SIMON KIMBANGU!

Après avoir connu l'emprisonnement de 30 ans, et reconnu comme le vieux prisonnier qui durera 30 ans que Nelson MANDELA, Papa Simon KIMBANGU devient le prisonnier le plus vieux du monde qui n'a pas été compris dans son temps, et qui restera pour toute la vie un ANGE Protecteur du clan KONGO! Après cet aperçu historique, fixons à présent notre regard dans ce qui se passe dans sa famille "biologique"!

LA GÉNÉRATION DE PETITS ENFANTS DES MARTYRS...

La Famille est sacrée car c'est liée par le SANG! Mais lorsqu'elle est divisée, et expose ses conflits internes sur la place publique, c'est la fin d'une dynastie familiale!

Notre puissant Prophète, et APÔTRE (Ntumwa=envoyé) selon ses dires avant sa mort devant un témoin, Papa Simon KIMBANGU aura donc 3 Fils issu de son Sang, à savoir:

1-Charles KISOLOKELE LUKELO (Né le 12 Février 1914)


2-Paul Salomon DIALUNGANA KIANGANI (Né le 25 Mai 1916)


3-Joseph DIANGENDA KUNTIMA (Né le 22 Mars 1918)

Après leur départ dans l'au-delà, les petits enfants s'amusent à se tirailler entre eux, et cela MÉDIATIQUEMENT!

Ne dit-on pas que les linges sales se lavent en FAMILLE?. Mais eux, ils ont choisis de laver ses linges sales en PUBLIC! Eh bien, invitons-nous aussi dans ce nettoyage des linges sales pour proposer le vrai SAVON pour vider toutes les saletés qui les discréditent devant le monde neutre!

Les trios ont vécu unis durant toute leur vie! Et même si des conflits pouvaient exister, c'est le commun de toutes les familles du monde entier! Cependant, ces enfants avaient tout pour être curieux sur le sort réservé à leur Père, et vouloir aussi par la suite, suivre ses traces! Une façon pour eux d'honorer sa mémoire là où les autres avaient tout fait pour l'étouffer! Grâce aux enfants biologiques de Papa SIMON KIMBANGU, nous avons enfin dans ce pays la germe spirituelle voulue par Dieu de leur existence parmi nous! Loin de moi l'idée de faire d'eux des "divinités" (bien que la Bible le dit que nous sommes des dieux mais nous mourrons comme des hommes), par contre, ce qui importe plus, c'est bien le MESSAGE! Etant aussi membre co-fondatrice de l'organisation dénommée "Unité Centrale Diaspora Rdc", nous savons toute son importance que de vouloir à tout prix la Réconciliation de cette famille qui signifie beaucoup pour nous! A nous qui sommes avertis!

QUEL A ÉTÉ LE SOCLE DU MESSAGE DE PAPA SIMON KIMBANGU POUR CE PAYS ET LE MONDE?

Aucun prophète digne de son nom, surtout à l'image de Papa Simon Kimbangu, vu sa souffrance décrite par un témoin Oculaire en personne de Jules CHOMÉ, l'auteur du livre "La Passion de Simon Kimbangu" ne peut partir sans rien laissé comme testament ou la pensée de Dieu sur ce pays qui l'a fait souffrir et l'a empêché d'exercer librement sa mission! Une oeuvre "inachevée" et empêchée ne pourra que REVENIR et poursuivre la mission Jusqu'à ce que vienne cette Gloire prédite!

Comment peut-on permettre ces désordres qui règnent au sein de KIMBANGUISME sans mot dire?. La génération des PETITS ENFANTS inquiète par leurs conflits qu'il est plus que temps d'en parler! Fixons un peu nos regards sur ce qui se passe dans les conflits des petits enfants de SIMON KIMBANGU! Il faut vraiment comprendre ces désordres risquent de faire de malheurs! Vraiment, je déplore ce comportement! Si KIMBANGU de son vivant et pendant son ministère n'a eu qu'à prêcher son Seigneur, pourquoi ceux qui se reclament de lui, n'arrivent pas à faire pareil? Il est vrai que pour prêcher, il faut être CHOISI! Mais avant de se lancer, il faut avoir L'ESPRIT! Car la lettre TUE, mais l'Esprit VIVIFIE!

AMMAFRICA WORLD étant un averti de ces choses, lance un appel à la réconciliation et cherche à inviter les représentants de deux groupes:"26=1", et les autres "3=1"(Nkamba) pour nous éclairer un peu! Vos médias nous torturent les esprits par leurs diffusions!

Que Vive à Jamais la mémoire de Papa SIMON KIMBANGU!

QUE L'ETERNEL DIEU USE DE BONTÉ SUR VOUS ET VOUS ACCORDE LA RECONCILIATION CAR NOTRE PAYS EN A GRANDEMENT BESOIN!

Nous sommes de ceux qui savons ce que nous affirmons devant tous!

 

"Mama FEZA la Grâce Divine"(FGD)

Rédactrice en chef du site et fondatrice Ammafrica world
Porte parole et secrétaire générale de l'Unité Centrale Diaspora Rdc.

 

POUR TOUT CONTACT EN VUE D'UNE INTERVIEW:

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07/09/2018
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Devoir de mémoire: Les martyrs de la Pentecôte Kimba, Mahamba, Bamba, Anany

COMPRENDRE LES MARTYRS DE LA PENTECÔTE(Stade des martyrs)

Celui qui ne retient de l'histoire, ignore son propre chemin! Nous devrons apprendre de l'histoire pour conditionner notre futur! Ammafrica.

 

Les photos d’Alexandre Mahamba et de Jérôme Anany

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Ils avaient été pendus dans l’emplacement de l’actuel Stade des Martyrs de la Pentecôte en 1966. Le temple du football congolais porte désormais ce nom en leur mémoire. Les suppliciés étaient quatre personnalités politiques de premier plan. Les demandes faites par le Pape Paul VI, le président américain Lindon Johnson, le roi Baudouin de Belgique, la reine Elisabeth d’Angleterre et Amnesty International sollicitant la grâce présidentielle en faveur des condamnés, au moins de commuer la peine de mort en emprisonnement à vie, n’eurent aucun effet sur Mobutu.

Kimba

 

- Évariste Kimba :

 

CONAKAT, né le 16 juillet 1926 à Nsaka dans le territoire de Bukama dans le Nord-Katanga, journaliste à l’Essor du Congo à partir de 1954 ; vice-président de l’Association Congolaise de Presse (1960) ; sénateur du Katanga (juin 1960) ; ministre du Commerce et de l’Industrie dans le gouvernement provincial du Katanga en 1960 puis ministre des Affaires étrangères de l’Etat sécessionniste du Katanga d’août 1960 à janvier 1963 ; député national BALUBAKAT en avril 1965 ; il adhère en octobre 1965 au Front démocratique congolais (FDC) de Nendaka qui s’oppose à la Conaco de Tshombe ; premier ministre de la RDC du 13 octobre au 24 novembre 1965 sous Kasa-Vubu ; auteur de "Mes opinions sur les problèmes du Congo pré-indépendant " paru en 1960 aux Editions de l’Essor du Congo à Elisabethville (Lubumbashi) et de "Mémorandum sur la position du gouvernement du Katanga" paru sous les auspices du Ministère katangais des Affaires étrangères en juin 1962. Ressortissant du Katanga.

 

- Emmanuel Bamba :

 

ABAKO, né en 1920, prisonnier à Elisabethville où il devient le confident de Simion Kimbangu, libéré en 1959, ministre des Finances dans le gouvernement Adoula de mai 1962 à juin 1964; ministre de la Fonction publique dans le gouvernement Kimba en 1965 ; sénateur (1965) ; fils spirituel de Simon Kimbangu ; dissident de l’Eglise kimbanguiste et fondateur en 1961 de l’église "Le salut en Jésus-Christ par le Témoin Simon Kimbangu" qui estreconnue officiellement par l’ordonnance n°313 du 30 décembre 1963 signée par le président Kasa-Vubu mais interdite après sa pendaison par une ordonnance du général Mobutu datée du 7 juin 1966. Cette église est aussi appelée "Eglise congolaise" ("Dibundu dia Kongo" en kikongo). Ressortissant du Bas-Congo.

 

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Léopoldville février 1963. Pour marquer la fin de la rébellion katangaise et le réintégration des foreces katangaise dans l’armée congolaise, le général Norbert Moke commandant en chef de la Gendamerie katangaise prête le serment d’allégeance au Président de la république. On reconnaît assis autour de la table de g à d : général Louis Bobozo, nouveau commandant militaire au Katanga (caché), Cyrille Adoula (premier ministre), Joseph Kasa-Vubu (président) et Jérôme Anany(ministre de la Défense) ; debout derrière J.D Mobutu (commandant en chef de l’ANC)

 

Jérôme Anany :

 

PNP, délégué de son part à la Table ronde de Bruxelles (1960) ; ministre de la Défense dans le gouvernement Adoula de mai 1962 à juin 1964. Il prit la charge des opérations du Kwilu où il se rendit en janvier 1964 accompagné de Mobutu pour mâter la rébellion de Pierre Mulele. L’histoire retiendra de lui qu’il plaça un jour Mobutu aux arrêts de rigueur en sa qualité de ministre de la Défense et qu’il aurait aussi qualifié le futur Guide de scout lors d’une offensive échouée de l’ANC pendant la rébellion. Ressortissant de l’Equateur.

 

 

Alexandre Mahamba :

 

MNC Lumumba, juriste de formation, juge à Bukavu ; délégué du Collège exécutif général à la Conférence de la Table ronde économique à Bruxelles (avril-mai 1960) ; candidat à la présidence du Sénat mais battu par Joseph Ileo au troisième tour du scrutin (1960) ; ministre des Affaires foncières dans les gouvernements Lumumba (juin-septembre1960) et Ileo I (septembre 1960); ministre des Mines et énergie dans le gouvernement Ileo II (février-août 1961) ; ministre des Affaires foncières, mines et énergie dans le gouvernement Adoula (août 1961- juillet 1964) ; secrétaire général de l’Ordre des avocats (fin 1964). Ressortissant du Kivu.

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Foreign Office à Londres, 24 juillet 1963 de g à d : Thomas Kanza (chargé d’Affaires à Londres), Cyrille Adoula (Premier ministre), Lord Home (ministre anglais des A.E), Auguste Mabika-Kalanda (ministre des A.E) et Alexandre Mahamba (ministre des Mines).

 

Mbokamosika a déjà publié à plusieurs reprises les photos d’Emmanuel Bamba et d’Evariste Kimba. Par contre, celles d’Alex Mahamba et de Jérôme Anany manquaient à l´appel. Nous pouvons aujourd´hui voir les figures de ces deux illustres fils du Congo. Les quatres martyrs avaient servi la nation congolaise avec abnégation avant d’être sacrifiée sur l´autel de la politique politicienne, de l’arbitraire, de l’absurde et de la folie des hommes. C´était il y a 47 ans.

 

 

Source: Samuel Malonga

@mbokamosika.com

 

 

 PS: Toute personne disposant plus d'informations sur ces martyrs de la démocratie, prière de nous contacter! Remerciement anticipé!

 

 

AMMAFRICA WORLD


13/07/2018
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Mémoire Lumumba: Joseph Mbuyi homme de confiance de Patrice Lumumba jusqu'à sa mort

JOSEPH MBUYI, HOMME DE CONFIANCE DE PATRICE LUMUMBA JUSQU’À LA MORT

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PRÉSIDENT SECTIONNAIRE DU MOUVEMENT NATIONAL CONGOLAIS (MNC) DANS LA COMMUNE DE KALAMU (MATONGÉ) À LÉOPOLDVILLE (KINSHASA), JOSEPH MBUYI GRAVIT VITE LES ÉCHELONS JUSQU’À DEVENIR LE SECRÉTAIRE NATIONAL DU MNC, LE NUMÉRO 2 DU PARTI JUSTE APRÈS PATRICE LUMUMBA. IL FUT ARRÊTÉ ET TUÉ À MWEKA (CHARLESVILLE) PAR LA JEUNESSE KALONJISTE À CAUSE DE SON APPARTENANCE AU MNC/LUMUMBA. JACQUES LUMBALA, SON COMPAGNON DE PARTI ET DE ROUTE, SUBIT LE MÊME MARTYRE.

TRIBUN DE TALENT APPELÉ À LA RELÈVE

Joseph Mbuyi vit le jour le 12 août 1929 à Mikalay(Kasaï). Il adhéra au Mouvement National Congolais peu après sa fondation en octobre 1958 et prit parti pour Patrice Lumumba à la scission du parti en juillet 1959. Il devint cadre du parti : secrétaire national du MNC, membre de la direction politique, numéro 2 du parti et homme de confiance de Patrice Lumumba. Il était toujours à ses côtés et fut de sa délégation aux États-Unis et au Canada. Joseph Mbuyi avait la maîtrise de la langue française, anglaise et espagnole. C’est lui qui interprétait les discours et conférences de presse de Patrice Lumumba en ces langues. Patrice Lumumba l’aurait nommé ministre des affaires étrangères si la Belgique n’était pas intervenu dans les négociations en faveur de Justin-Marie Bomboko.

À la révocation de Patrice Lumumba, il trouva refuge quelques jours à l’ambassade de la R.A.U. Il fut arrêté à Mweka (Charlesville) et livré à la vindicte tribale. Jacques Lumbala, secrétaire d’État à la présidence et futur ministre de l’intérieur du gouvernement en préparation, subit le même sort.

Joseph Mbuyi était un orateur de talent et un leader destiné à un bel avenir de carrière politique au Congo.

Par Joseph Anganda

Photo d'archives (rare)
 
AMMAFRICA WORLD

 

 

 


12/07/2018
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RDC: Loi sur les ex-présidents du Congo démocratique et avantages supplémentaires

RDC : Joseph KABILA a-t-il anticipé sa retraite présidentielle?

Avouons les tous que par cette loi pour les ex-présidents, ce pays ne pourrait qu'aller de mieux en mieux! Inutile de vouloir s'éterniser au pouvoir car il y aura une vie après la présidence!

Avantages dont pourrait bénéficier tout ancien président de la République élu.

Une pension spéciale, une allocation annuelle pour services rendus, des soins de santé, une rente de survie et de la retraite d’orphelin ainsi que d’autres traitements complémentaires. Tels sont les avantages à accorder à tout ancien chef d’Etat élu de la RDC. Le tout, aux frais du Trésor public.

La proposition de Loi portant statut des anciens présidents de la République élus a été adoptée ce mercredi 4 juillet 2018.

Dans l’hypothèse de sa promulgation après cette session extraordinaire de juin, de la tenue des élections au 23 décembre prochain et de la passation du pouvoir le 19 janvier 2019, Joseph Kabila (futur ancien président de la République) pourrait être le premier à pouvoir bénéficier pleinement des effets de cette Loi.

En ce qui concerne la pension spéciale, le texte prévoit que le montant soit fixé par Décret du premier ministre délibéré en Conseil des ministres. Elle est exemptée de toute imposition légale et ne se cumule avec aucune pension supportée par le Trésor public.

La version votée au sénat pour ce qui est de l’allocation annuelle pour services rendus, l’ancien président de la République élu bénéficie d’un montant fixé par un Décret du premier ministre délibéré en Conseil des ministres et sa jouissance prend effet à l’installation du nouveau président de la République élu.

En cas de décès de l’ancien président de la République élu, son conjoint survivant non remarié et ses enfants mineurs bénéficient, respectivement d’une rente de survie et d’une rente d’orphelin.

D’après cette proposition de Loi, le montant de la rente de survie et celui de la rente d’orphelin ne peuvent être inférieurs à 25% du dernier traitement annuel du de cujus, si ce celui-ci est décédé en fonction, et à 50% de la pension spéciale de l’ancien président de la République élu, si celui-ci est décédé en tant qu’ancien président de la République élu.

Avantages complémentaires

L’ancien président de la République élu a également droit à une habitation décente fournie par l’État ou une indemnité de logement ; des locaux faisant office de bureaux pour lui-même et pour son secrétariat dont le nombre ne peut dépasser six personnes ; une indemnité mensuelle pour les frais de consommation d’eau, d’électricité et de téléphone ; un service de sécurité doté de moyens de logistique conséquents comprenant au moins deux gardes du corps, trois éléments de sa suite et une section de la garde de sa résidence.

Il aura également droit à un passeport diplomatique pour lui même, son conjoint et ses enfants mineurs.

Bien plus, l’ancien président de la République élu aura le statut de sénateur à vie, la jouissance des libertés de mouvement et à la surséance de toute poursuite.

« Pour avoir porté toutes les charges de la République en tant que garant de la nation, il est tout à fait indiqué que le chef de l’État bénéficie des faveurs du pays qu’il a servi en tant que premier citoyen après son mandat, à la différence d’un Premier ministre qu’on peut nommer et chasser un bon matin », a argumenté l’auteur de la proposition de Loi, Modeste Mutinga Mutuishayi.

Par ailleurs, le Sénat a rejeté l’option d’étendre les avantages accordés aux anciens présidents de la République élus aux anciens chefs des corps constitués.

Comme au Sénat, l’Assemblée nationale pourrait aussi adopter cette proposition de Loi portant statut des anciens présidents de la République élus en des termes identiques. Et ce, dans les deux semaines avant la clôture de cette session extraordinaire prévue ce 19 juillet courant.

Au terme de sa navette au Parlement, cette Loi sera transmise pour promulgation par le chef de l’Etat. @Michel EFAKA | Zoom Eco

 

AMMAFRICA WORLD


05/07/2018
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RDC: Une interview qui éduque que nous interpelle avec

POLITIQUE: La RDC peut encore espérer sur l'avenir de sa classe politique par cet interview on voit plus clair la situation politique en RDC....

Elections 2018. Sylvère Boswa Isekombe :

‘’le PCCO se ralliera au camp des forces constructives autour de Kabila

Elections 2018. Sylvère Boswa Isekombe : ‘’le PCCO se ralliera   au camp des forces constructives autour de  Kabila !

 

 

*Dans une  l’interview exclusive,  le  Secrétaire Général du Parti Communiste Congolais (PCCO)   dévoile les grands traits de son combat  face aux enjeux de l’heure. Elections 2018, les promesses de cent milliards de dollars américains proclamées par  Moïse Katumbi ainsi que toutes les   autres matières  parmi celles  qui défraient la chronique de l’actualité, il s’y appesanti, sans moufles, ni fioriture. Concrètement, Sylvère Boswa Isekombe  que ses affidés surnomment affectueusement   ‘’ le  Lion’’ au cœur rouge,  avance, ici,    le premier morceau qui  scrute, au fait,  la vision de société du PCCO  notamment,   la démocratie directe et populaire. Puis, il lâche un   deuxième morceau qui  parle,  plutôt,  du  rôle de l’impérialisme et surtout,  de  revendications à court terme du PCCO. Enfin, il expose un  troisième morceau qui  table en long et large  sur la problématique des élections du 23 décembre 2018 dont le début des opérations est confirmé pour ce samedi 23 juin, avec la convocation du corps électoral et l’ouverture, le 24 juin 2018, des bureaux de traitement et réception des candidatures à la Députation Provinciale.

La Pros. : M. BOSWA ISEKOMBE, vous êtes Secrétaire Général du PCCO, lors de la campagne électorale votre parti se présentera au peuple congolais comme l’avocat de la démocratie directe. Pourquoi ?

 

Sylvère Boswa Isekombe : Le PCCO prône la démocratie directe comme mode de fonctionnement de l’État. Notre politique est l’antithèse de la démocratie représentative. Les États démocratiques modernes qui se sont construits à partir de la fin du XVIIeSiècle, sont caractérisés par une démocratie représentative. Mais cette démocratie représentative s’est vite dévoilée comme hypocrite et incomplète sur deux terrains importants.

 

                      Il s’avérait vite que le fameux slogan « égalité, liberté et la fraternité » brandit par la bourgeoisie, était un slogan creux. Dans la vie réelle, le propriétaire d’usine était « plus égale et libre » que ses ouvriers et certainement des colonisés dont il ne se sentait pas du tout le frère. En effet, au sein même de ces états démocratiques, les ouvriers dans les usines et le peuple ne se voyaient pas du tout représentés et ils se sont organisés dans des syndicats et des mutuelles et ils se sont battus en dehors des parlements pour conquérir leurs droits sociaux et la sécurité sociale. Et dans les colonies, donc aussi chez nous au Congo, il n’y avait pas de démocratie pour les congolais. Marx disait sur cette hypocrisie : « La profonde hypocrisie, la barbarie intrinsèque de la civilisation bourgeoise se présentent à nous sans fard, dès que, des grandes métropoles, où elles revêtent des formes respectables, nous tournons le regard vers les colonies, où elles se promènent en toute nudité».

Le résultat de cette politique est visible aujourd’hui dans nos sociétés : la misère, le chômage, la famine, des guerres, les inégalités, l’exploitation de l’homme par l’homme, bref le chaos. La démocratie représentative dépossède le peuple souverain de son pouvoir.

Or, pour le PCCO, le peuple congolais doit exercer directement le pouvoir politique. Le peuple doit décider sur son avenir sans aucune forme de pression extérieure. Les éléments de la démocratie directe doivent intégrer                         les institutions du pays pour permettre au peuple de s’impliquer dans la prise des décisions politiques.

 

La Pros. : Mais les défenseurs de la démocratie représentative vous diront que ce n’est pas réaliste. Comment faire pour faire du peuple un acteur qui est impliqué dans la prise de décisions politiques ?

 

SBI : D’abord on peut constater que même dans des pays capitalistes, on a senti cette nécessité de créer des moyens pour que le peuple intervient plus directement dans le processus politique. En Suisse, au cœur de l’Europe, on a l’habitude d’organiser régulièrement un référendum sur des questions importantes. Aux Etats-Unis, les candidats présidentiels des partis doivent convaincre directement le peuple pour pouvoir être candidat de leur parti. Naturellement la bourgeoisie, avec son pouvoir d’argent, sait manipuler ces formes de démocratie directes. Et dans le fond, le peuple reste en dehors des prises de décisions politiques essentielles dans ces pays. Mais le fait que même dans ces bastions de la démocratie représentative on a du importer des éléments de la démocratie directe, prouve que cette démocratie directe est nécessaire et peut prendre différentes formes. Mais chez nous cette démocratie directe est encore plus indispensable. Car l’héritage de l’histoire coloniale et de la dictature néocoloniale que nous avons subit, pèse énormément sur notre société. Il y a un clivage énorme entre le peuple et la classe politique, qui souvent se voit dans le rôle de colons pleins de mépris pour le peuple. De l’autre côté, le peuple est tellement habitué à accepter tout ce qui vient d’en haut, que la démocratie représentative ne sait même pas réellement fonctionner. Comment créer « l’homme congolais nouveau » qui s’est libéré de ce qu’on appelle les « zaïroiseries ». Il faut donc chercher des formes qui peuvent fonctionner avec la démocratie directe, et c’est ce que Mzee  L.D. KABILA a fait avec les Comités du Pouvoir Populaire. L’Occident a présenté cette forme de fonctionnement de l’Etat comme étant une dictature rouge. Ceci est inacceptable.

 

La Pros. : Mais comment cette démocratie directe peut se réaliser concrètement ?

 

SBI : Nous pensons que la RDC doit être doté d’une nouvelle constitution dont les citoyens soient d’avantage impliqués dans la prise des décisions politiques.

Nos candidats vont expliquer au peuple lors de la campagne électorale 2018, le sens de cette nouvelle politique qui dépossédera les politiciens du pouvoir de mâter le peuple souverain durant un mandat de 5 ans.

L’Assemblée nationale possédera le pouvoir populaire, ce sera l’organe suprême du pouvoir d’Etat qui représente et qui exprime la volonté du peuple. Ce sera le seul organe ayant des facultés constituantes et législatives et elle est composée de députés élus. Elle élit parmi ses députés, les membres du gouvernement ou conseil d’Etat. Le conseil d’Etat sera formé d’un président, trois vice-présidents, un secrétaire et 35 ministres. Le président du conseil d’Etat est chef d’Etat et chef du gouvernement.

L’actuelle constitution va disparaître pour laisser la place à la nouvelle constitution où le peuple exercera directement son pouvoir. Un député qui ne fait pas bien son travail, peut être remplacé au cours de son mandat par le peuple et lui replacé par un autre compétent capable de défendre les intérêts de masse populaire. Le régime représentatif doit laisser le peuple exercer directement son pouvoir. La politique doit œuvrer dans l’intérêt de la nation toute entière. Nous allons expliquer au peuple comment va-t-il exercer son pouvoir directement lors de notre campagne électorale. Nous allons apporter un vrai changement dans ce pays.

 

La Pros. : Un changement fondamental est-ce possible au Congo ?

 

SBI : Je dirais que l’histoire de notre pays est un enchaînement de changements. Après la colonisation (1885-1960), il y a eu              la dictature néocoloniale de Mobutu qui, depuis le 14 septembre 1960, a mâté et massacrés les nationalistes-lumumbistes, qui voulaient la vraie indépendance et le bien-être du peuple. Pendant 36 ans, Mobutu a géré                   le Congo pour le compte de l’impérialisme et il a choisit le camp de l’impérialisme pendant la guerre froide. Pendant ces 36 ans de dictature, le sort du peuple et de l’économie congolaise n’as fait que régresser.

Depuis le 17 mai 1997, la RDC traverse une nouvelle période pleine de changements. C’est une période où des nationalistes-lumumbistes autour de LD Kabila ont pris le pouvoir à la tête de l’Etat. En colère, l’impérialisme va organiser l’assassinat du soldat du peuple, M’Zée LD KABILA. Le souci des impérialistes restent le chaos  en RDC.

Joseph Kabila prend le pouvoir d’Etat, l’impérialisme reste toujours en colère,                   il ne lâche rien, chaque année, chaque mois, chaque jour, les puissances impérialistes se sont ingérées dans les affaires intérieures de notre pays et             ils ont mis la pression sur les gouvernements qui se sont succédé. Ils ont semé la guerre de balkanisation (1998-2003) et la terreur qui dure dans certaines provinces jusqu’aujourd’hui et ils ont saboté le progrès économique de la RDC.

En même temps, après chaque défaite des pions des impérialistes appelés rebelles, ils ont imposé la réconciliation avec les traîtres à la nation et les collabos avec l’agression contre notre pays afin de s’assurer que l’Etat et son armée restent pleins d’infiltrés et d’ennemies du progrès.

La guerre de balkanisation a échoué et le pays a été réunifié, les tentatives de mise sous tutelle de l’Etat congolais ont été déjoué avec beaucoup de patience et de sens de responsabilité, tenant compte avec les rapports de forces inégales entre la RDC et les puissances impérialistes. Et malgré la guerre et la pression permanente des puissances impérialistes, des projets de construction d’infrastructures ont commencés. Mais,  le peuple congolais a donc le droit et raison de vouloir le changement.

 

La Pros. : Certains décrivent le Congo, comme un trou noir, et ils disent que le peuple congolais est un peuple d’esclaves. Est-ce que vous pensez           qu’un changement fondamental, qui rompt avec l’histoire de la colonisation et de la dictature néocoloniale, est-ce bien possible ?

 

SBI : Le peuple congolais a déjà exercé plusieurs fois le pouvoir populaire et s’est déjà comporté comme acteur de son destin. C’était lors des moments décisifs dans l’histoire de la RDC comme par exemple :

 

  • Le 5 janvier 1959 pour exiger l’indépendance immédiate ;
  • Lors des élections en mai 1960 pour élire une majorité nationaliste au parlement dirigée par Patrice Lumumba ;
  • Lors de la guerre de résistance contre la recolonisation et l’agression par les mercenaires et les officiers belges, américains et autres dans la période 1960­1965 ;
  • Lors de la guerre de libération en appuyant l’avancée des troupes alliées avec l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques de Libération du Congo), en 1996 ;
  • Lors de la guerre de résistance contre l’agression barbare rwandaise et ougandaise sous l’instigation des puissances impérialistes occidentales, entre le 2 août 1998 et 2003 ;
  • Lors de la mobilisation populaire sous la direction du Président LD KABILA pour protester contre l’occupation de la ville de Bukavu et Kisangani par les troupes rwandaises ;
  • Lors des élections en 2006 en refusant les campagnes de haine et de déstabilisation qui voulaient faire perdurer la tutelle internationale et qui voulaient détruire les forces politiques qui se démarquaient des mobutistes et des néo-mobutistes.

La liste n’est pas exhaustive. Nous allons présenter au peuple, le mécanisme d’exercer son pouvoir pour sanctionner n’importe qui et à n’importe quel moment.

 

La Pros. : Quel changement le PCCO poursuit-il ?

SBI : Il faut chercher la réponse aux questions suivantes Est-ce que nous voulons retourner au néo-colonialisme avec des dirigeants qui sont serviles envers l’impérialisme ? Où est-ce que nous voulons continuer, approfondir et accélérer le changement vers la vraie indépendance et le progrès économique ? La vie politique dans notre pays est dominée par              la lutte entre la majorité présidentielle et l’opposition. Mais la réponse à                     la question quel changement, n’est pas toujours clair dans la tête de chaque homme politique. Réduire le changement à la question de l’alternance, c’est une façon de cacher le fait qu’on manque de projet de société et de la ligne politique juste. Ceux-là qui luttent seulement pour les postes et l’argent sans souci pour les intérêts concrets du peuple.

Ainsi, nous félicitons certains leaders de l’opposition qui refusent la soumission à l’impérialisme, mais malheureux et honteux pour d’autres qui voyagent à Washington, à l’Île de Gorée où à Bruxelles pour y faire de déclarations d’allégeance à l’impérialisme et qui n’ont pas honte de demander même aux impérialistes de venir garantir l’alternance en RDC. Aussi, au sein de la majorité, il y a des individus qui se déclarent pendant des années kabilistes à 180% mais qui soudainement, changement d’opinion et rejoignent ceux qui font des pèlerinages dans les capitales impérialistes.

Le PCCO refuse un changement en arrière vers le néo-colonialisme et refuse aussi de réduire la question du changement à la question d’alternance. Le parti communiste congolais se met dans le camp de ceux qui veulent continuer, approfondir et accélérer le changement vers la vraie indépendance et le progrès économique.

Nous poursuivons à long terme l’instauration d’une société sans classes, fondée sur la mise en commun des moyens de production afin d’atteindre le but final, le communisme. Ce sera la fin de la politique d’exploitation et de la paupérisation de notre peuple. Nous ne voulons pas voir la politique du seigneur et le serf, de l’opposition entre l’homme libre et l’esclave au sein de notre société. Des conflits économiques et politiques qui opposent des classes ayant des intérêts économiques divergents doivent disparaître dans la société congolaise et c’est ça le changement que le PCCO poursuit au pays de Kimbangu, Kimpavita, Lumumba et Kabila.

 

La Pros. : Pouvons-nous conclure que ceci fait partie de la synthèse de                  la vision politique du PCCO ?

 

SBI : la RDC est en crise d’homme, raison pour laquelle le Chef de l’Etat cherchait même 15 personnes pour sauver ce pays à dimension continentale. Le PCCO est une université de la transformation de l’Homme. Nous avons une doctrine axée sur l’émancipation de l’Homme. L’Homme doit être maître de soi, maître de son destin, maître de ses décisions et actes, maître de son avenir et le devenir de la nation. L’Homme acteur du développement durable du pays. C’est l’antithèse de la politique des impérialistes au Congo.

 

L’impérialisme avec ses partis politiques au Congo place l’argent, le profit et les postes au centre de leur politique. C’est la politique de l’idolâtrie de l’argent.

Pour eux, la valeur de l’Homme est liée et fonction de l’argent et des biens matériels qu’il dispose. Or le PCCO prône sur l’émancipation de l’Homme, la restauration de la dignité de l’Homme. Notre parti est une école qui consiste de donner plus de valeur à l’Homme et non à l’argent et aux biens matériels.

Avant l’existence de l’argent, l’homme existait et l’Homme vivait par un système économique axé sur le troc. C’est-à-dire politique économique traduite par l’échange des objets. Je vous donne une chèvre, toi tu me donnes la cuivre, etc. l’Homme blanc arrive en Afrique, après plusieurs échanges d’objet, il se retrouve main vide. Ainsi, il crée l’argent comme objet d’échange. Il fabrique plusieurs papiers appelés monnaie pour nous ravir avec intelligence nos objets des valeurs. Il met un peu de la sorcellerie dans l’argent. L’Homme envouté devient esclave de l’argent et méprise le voisin. Pour le PCCO, l’argent est un objet d’échange. C’est un objet qui permet à l’Homme d’avoir plusieurs autres objets. L’Homme a plus de valeur que l’argent car avant l’existence de l’argent, l’Homme vivait mieux. L’Homme est dieu car crée à l’image de Dieu. Dieu étant invisible, nous le respectons à travers l’Homme qui est devant nous.

Voilà pourquoi,  le PCCO est une université de la dignité de l’Homme. Nous travaillons pour la restauration de la dignité de l’Homme. Aucune comparaison entre l’argent et l’Homme.

L’Argent a été fabriqué par l’Homme donc,  l’Homme doit rester maître de l’argent donc ceux qui font la politique pour gagner plus de l’Argent sont des idiots. Or, le PCCO fait la politique pour retrouver les fondamentaux qui font vivre l’Homme. Nous avons une politique de mobilisation de l’Argent pour faire vivre toute la communauté. Un individu adepte du capitalisme, et à la recherche de l’Argent facile ne peut pas être membre du parti, moins encore notre candidat.

L’Argent ne fait pas de bonheur. Les impérialistes et leurs partis politiques au Congo ont nourrit notre peuple des fausses croyances et réalités. Le PCCO vient pour corriger cette politique et voire la détruire.

Quand on ne sait pas nager, on peut toujours apprendre à le faire. Nous invitons le peuple congolais à faire confiance aux communistes.

On peut devenir riche à partir du néant. Il faut savoir prendre des bonnes décisions aux bons moments. Au mois de décembre 2018, nous invitons notre peuple de prendre une bonne décision de sanctionner les agents des impérialistes, cause principale de la souffrance de notre peuple. L’impérialisme est un système en déclin, il faut le combattre avec force.

 

Revendications à court terme du PCCO

La Pros. : A suivre votre déclaration, l’impérialisme reste l’ennemi potentiel de la RDC. Qu’est-ce que le peuple peut retenir du concept « impérialisme » ?

 

SBI : Très bonne question, l’impérialisme fabrique des armes et ne sait pas là où il peut les vendre et alors il fabrique des rebelles pour vendre ces armes. Voilà pourquoi l’Afrique est à feu et à sang. Le coltan du sang est le résultat de la politique de l’impérialisme au Congo. L’impérialisme c’est le pouvoir du grand capital mondial : la concurrence sur le soi-disant « marché libre » fait que les grandes sociétés mangent les petites. Ainsi, au courant du XIXe S et XXe S, des sociétés monopoles ont concentrés d’énormes moyens de production et donc de pouvoir comme jamais auparavant de l’histoire de l’humanité.

Ces sociétés monopoles occupent une position de domination totale auprès des secteurs économiques au niveau mondial. Elles sont nommées aussi « multinationales » parce qu’elles sont actives dans différents pays.

La multinationale GLENCORE XTRATA est la plus grande société minière dans le monde avec un revenu de 221 milliards de dollars en 2014, ce qui lui rend un pouvoir énorme comparé au gouvernement congolais qui en 2014 n’a pu réaliser qu’un budget pour la somme de 3,9 milliards de dollars. Le second plus grand minier au niveau mondial est la société BHP Billiton. Les deux sociétés sont actives en RDC à côté de plusieurs autres multinationales.                 Le vrai agenda des puissances impérialistes c’est la défense des intérêts de leurs multinationales.

Ces anciens colonisateurs et puissances néocoloniaux ne sont pas intéressés pour le bien être du peuple congolais. Leurs discours, de donneurs de leçons et défenseurs de la démocratie, des droits de l’homme et de la bonne gouvernante, ne servent en réalité qu’à cacher cet agenda diabolique.

«L’exploitation illégale de nos richesse ». Cette politique d’ingérence et de tutelle sert à maintenir l’Etat congolais dans une situation de faiblesse et la RDC comme livreur de matières premières bon  marché  au fur et à mesure qu’ils en ont besoin.

Les ennemis à combattre pour ces impérialistes sont les nationalistes lumumbiste congolais et les nouveaux partenaires économiques de la RDC qui acceptent des relations win-win avec la RDC.

Les impérialistes imposent à travers des institutions comme le fond monétaire international et la banque mondiale un code minier et une politique économique qui sert à augmenter les bénéfices de leurs grandes sociétés multinationales et priver l’Etat congolais des moyens d’appliquer son programme du Gouvernement. Les impérialistes protègent toujours les agresseurs de notre pays.

Ils jettent de l’huile sur le feu de la division politique et ethnique pour affaiblir l’Etat congolais. Donc, l’impérialisme est notre grand ennemi, nous devons lui combattre jusqu’à la victoire. Nous allons présenter au peuple lors de notre campagne électorale, les collabos des impérialistes car donner à ces gens des voix est synonyme d’accepter de vendre la RDC aux impérialistes.

 

La Pros. : Mais que veut au juste le Parti Communiste Congolais à court terme ?

 

SBI : Notre premier souci à court terme c’est de chercher des réponses aux besoins les plus immédiats de la population congolaise qui sont : la mise en route concrète du droit au travail, à l’alimentation, à l’enseignement, à l’habitation, aux soins de santé ainsi que les devoirs qui sont liés à ces droits.

Ces devoirs sont le patriotisme et l’amour du pays qui exigent l’engagement pour le maintien de la paix et de l’unité de la République Démocratique du Congo, notre pays. Le renforcement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire congolais, la construction d’une armée forte, disciplinée au service de la population congolaise.

Il faut aussi avoir une contribution au développement de l’économie congolaise et pour la continuation et l’approfondissement des 5 chantiers (infrastructures, santé & éducation, eau & électricité, logement, emplois) en toute transparence. Il faut une agriculture mécanisée et industrialisée pour permettre à notre peuple de manger à sa faim et donner des devises au Gouvernement pour appliquer sa politique sans aucune aide extérieure. En même temps, il faut intégrer les familles paysannes dans cette agriculture mécanisée et industrialisé à fin de créer l’emploi pour les masses.

Nous veillerons au parlement pour que le budget de l’Etat soit focalisé sur l’agriculture, la santé, l’éducation, l’armée et la modernisation de notre pays.

Nous lutterons pour la réduction des salaires des Ministres, Députés, des Gouverneurs et du Président de la République. Ces postes sont plus enviées à cause de l’argent « salaire ». En face de la crise économique qui frappe l’humanité, tout le monde au Congo veut devenir Président de la République, Député, Sénateur et Ministre pour faire sortir sa tribu de la misère contre les intérêts de tout un peuple. Alors le PCCO va lutter au parlement pour la réduction des salaires de cette catégorie des congolais.

 

La Pros. : D’où attendez-vous  une résistance dans ce combat pour répondre à ces besoins immédiats du peuple ?

 

SBI : Les plus grands obstacles sont triples. D’abord il y a la politique d’ingérence et de domination, comme dans le passé colonial et néocolonial de l’Afrique, de la RDC et de leurs ressources par les puissances impérialistes que sont les Etats-Unis d’Amérique et les puissances européennes, au profit de leurs grandes multinationales. Les ambassades de ces pays si distinguent avec tous les autres ambassades qu’ils interviennent en permanence dans la vie politique de notre pays en prenant des positions et en donnant des bons points aux uns et des mauvais aux autres. Aussi au niveau économique, ils imposent des sanctions et les directeurs des grands multinationales ont même essayé d’empêcher la promulgation d’un code minier qui avait été voté en bon et du forme par le parlement et le sénat. Mais comme vous savez cette ingérence va souvent plus loin : il y a leurs services secrets qui sont mêlés dans des assassinats politiques de nos dirigeants. Il y a l’appui à la guerre d’agression ouverte entre 1998-2003 mais aussi aux guerres d’agression cachées de soi-disant rebelles comme le CNDP et le M23. Tout le monde sait que cela a duré beaucoup d’années avant que les agents des puissances impérialistes reconnaissaient la présence des troupes rwandaises et ougandaises sur le sol de notre pays, jusqu’en octobre 2008 !

 

La Pros. : Vous parliez de trois obstacles, quels sont alors les deux autres obstacles ?

 

SBI : Il y a la classe congolaise des bourgeois compradore, qui a grandi sous la dictature mobutiste ou qui par opportunisme s’est coalisé à cette classe. Cette bourgeoisie rêve de faire partie de l’élite financière mondiale et cherche d’employer à chaque occasion pour regagner le paradis perdu. Ils regardent la politique comme un jeu d’échec en vue d’obtenir des postes dans l’appareil de l’État ou au parlement afin de se remplir les poches.

Ils considèrent les ambassades étasunienne, française, belge et d’autres puissances impérialistes, comme des points de références et d’inspiration.

Les bourgeois compradore placent leur argent volé en Europe ou ailleurs pour s’y acheter des villas, d’autres propriétés ou approvisionner des comptes en banque.

Ils utilisent la misère du peuple congolais comme fonds de commerce pour chercher des votes et de l’appui afin de réaliser leurs propres projets financiers.

Les bourgeois compradore n’avancent pas de projets de société clairs, ils se présentent au peuple comme « l’homme providentiel » et ils demandent au peuple congolais de juger leurs paroles et pas leurs actes.

Quand la situation s’y prête, ils sont prêts à collaborer avec la classe des bourgeois compradore des pays voisins et avec l’impérialisme même au prix de la balkanisation et du déchirement de la RDC.

Dans d’autres conditions ils sont prêts à gérer la RDC pour le compte de grandes multinationales et puissances occidentales. Moïse KATUMBI avec  ses 100 milliards $ qu’il promet au peuple avant même qu’il ne  travaille  à la présidence, est un exemple-type de cette classe politique corrompue et vendue à l’impérialisme.

Enfin, le troisième obstacle, ce sont les idées qui divisent et affaiblissent            le peuple congolais. Des idées comme le tribalisme et le régionalisme, le manque de confiance en soi-même, la croyance facile aux rumeurs et aux complots, le fatalisme et le nihilisme politique.

 

La Pros. : Pour quelle politique et quelles mesures le PCCO veut-il se battre ?

 

SBI : Le PCCO veut se battre sur trois terrains.

D’abord le terrain de la protection de la paix, l’intégrité territoriale et l’unité                de la RDC.

Ensuite il y a la création d’une économique indépendante et forte.

Et enfin, troisièmement, pour le développement d’une démocratie réelle pour           le peuple. Cela se traduit dans les 15 objectifs que nous poursuivrons :

 

  1. La démobilisation et le désarmement de toutes les milices irrégulières se trouvant sur le territoire congolais ;
  2. Le renforcement des FARDC (Forces Armées de la RDC) par un programme de recrutement de jeunes congolais dans toutes les provinces et basé sur un concours au sein des classes terminales des humanités (secondaires).
  3. Le refus de toute forme de tutelle et d’ingérence dans les affaires intérieures du pays par des puissances étrangères.
  4. L’intensification du programme des cinq chantiers dans la transparence totale à travers des reportages réguliers des activités menées sur le terrain et la publication, chaque six mois, de l’inventaire complet des travaux réalisés et des travaux en cours de réalisation tant sur le plan physique que financier ;
  5. Le refus de tous les diktats venant du fonds monétaire international voulant imposer la domination des grandes multinationales occidentales -,
  6. Le maintien et renforcement de sociétés d’Etats dans les secteurs clés comme le secteur bancaire et financier, l’eau et l’électricité, la Gécamines, l’ex-ONATRA (Office National des Transports), la REGIDESO, etc.
  7. Le renforcement des rentrées de l’Etat avec un système d’impôts ou les plus forts portent le poids le plus lourd.
  8. Le renforcement de l’économie congolaise en produisant d’abord pour le marché intérieur de l’alimentation sans oublier la manufacture, en visant une exportation plus grande que l’importation.
  9. La mise au travail de la jeunesse et du reste de la population travailleuse par la redynamisation du service national, par la création des coopératives ou de syndicats de producteurs.
  10. La priorité à une coopération économique avec les autres pays du sud (dans la région, le continent et avec les économies émergentes comme la Chine, le Brésil, l’Inde, la Russie, la médecine avec Cuba, la technologie avec la Corée et une coopération avec Venezuela dans le domaine de l’exploitation du pétrole ;
  11. La coopération avec tous les gouvernements, instances internationales et sociétés étrangères selon les principes de gagnant-gagnant et d’égalité entre les partenaires.
  12. L’introduction d’une loi favorisant la création de comités populaires, dont peuvent faire partie tous les habitants vivant dans les quartiers, communes ou territoires concernés (voir le projet électoral sur la démocratie directe) ;
  13. L’introduction d’une loi qui prévoit la possibilité pour des comités populaires de communes, de villages et de quartiers d’introduire des projets, afin d’être subsidiés, créant des infrastructures, ou d’autres initiatives qui répondent à des problèmes pressants de la vie quotidienne ainsi que la création d’un véritable fonds pour la réalisation de ces projets des comités populaires ;
  14. L’abolition des privilèges dont des élus n’ont aucunement besoin pour fonctionner comme serviteur du peuple
  15. L’introduction d’une loi d’orientation agricole pour permettre à notre peuple et au gouvernement de se lancer dans ce domaine afin d’éradiquer la famine.

Sur la campagne électorale à  laquelle  participera le PCCO

La Pros. : Parlons des élections maintenant, pour qui voter à la présidence ?

 

SBI : Il faudra voir quels seront les candidats qui se présenteront en juillet ou août pour l’élection présidentielle. Un patriote capable de continuer l’œuvre que PE LUMUMBA, P. Mulele  et LD.  KABILA.

Un homme capable de maintenir l’unité de la RDC aussi. Pas des gens qui ont mobilisé 100 milliards des dollars américains des impérialistes avec objectif de vendre encore une fois le pays. Nous ne pouvons que constater que ceux qui se placent aujourd’hui dans le camp de l’opposition à Joseph KABILA veulent aider à pérenniser le néocolonialisme. Toutes les messes des opposants à l’étranger reflètent cette volonté de mettre la RDC sous tutelle des occidentaux et des USA. Cette politique sera combattue avec force. Personne n’a le droit de vendre ce pays, ni hypothéqué notre indépendance.

Le PCCO se ralliera donc,  au camp des forces constructives autour de Joseph KABILA KABANGE.

Nous disons : il ne faut pas se faire des illusions. L’impérialisme et les forces réactionnaires feront tout pour empêcher un saut qualitatif en avant pour le peuple congolais et les forces constructives. Ils vont vouloir anéantir les résultats de la politique du gouvernement formé sous la direction de Joseph KABILA. Les cinq chantiers, les revisitassions des contrats miniers, le nouveau code minier, le contrat chinois, l’unification du pays, l’échec de la politique de chantage du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, l’arrêt de la mise sous tutelle de l’Etat congolais, la construction de l’appareil judiciaire avec la formation de la cours constitutionnelle, la consolidation des FARDC avec les centres de formation et l’académie militaire, la création de 26 provinces, etc… Tout cela sera anéanti et remplacé par la balkanisation du pays et des mécanismes de tutelle et des instruments d’asservissement aux impérialistes.

 

La Pros. : Mais souvent,  on dit qu’il faut des solutions politiques et qu’il faut un gouvernement d’union nationale, qu’en pensez-vous ?

 

SBI : A quoi bon alors d’organiser des élections ? Non, je pense qu’Il faut se poser la question, quels sont les candidats et les partis qui veulent renouer avec la politique servile envers l’Occident dont notre pays  a souffert depuis le renversement du gouvernement de Patrice Lumumba,                le 14 septembre 1960.

Ainsi,  pensent-ils  pouvoir regagner leur paradis perdu ou trouver le paradis auquel ils aspiraient quand ils vivaient en ami et allié avec le dictateur Mobutu. Se placer dans le camp de l’opposition à Joseph KABILA,  veut dire aider à pérenniser le néo-colonialisme et aider à bloquer le processus de modernisation défini dans les 5 chantiers. Nous sommes très contents que nos camarades du PALU ont refusé de signer des alliances avec ces gens car cela aurait été synonyme de cracher sur la tombe de Lumumba que nous                ne voyons pas.

Avant la naissance du Christ, le diable existait comme une force, mais une force de destruction. A l’ère du Christ, le diable l’avait abordé par lui donner les biens matériels, l’honneur et la gloire, mais Jésus-Christ ne voulait pas l’offre car il savait qu’en mélangeant son ministère avec celui du diable, le monde n’allait pas connaître sa puissance et sa gloire. Il avait laissé le diable dans l’opposition. Jamais un gouvernement d’union nationale où les forces du bien avec les forces du mal pourra gérer la société et aller vers la paix et le progrès. Qui pouvait croire au Christ si le diable était dans son ministère?

Si nous connaissons le Christ parce que son ministère est en opposition avec celui du diable. Si le Christ comme Dieu n’avait pas accepté un gouvernement d’union nationale, car ce serait impossible d’agir efficacement avec les forces du mal. Comment un leader avec une idéologie de changement peut réussir lorsqu’il héberge dans son système les forces du mal ? Voilà pourquoi les chantiers n’ont point de lucidité en RDC. L’infiltration des agents de l’impérialisme, les collabos, les pions, les mobutistes ont sérieusement saboté le programme des cinq chantiers et la révolution de la modernité. Nous allons expliquer cela clairement dans notre campagne.

 

La Pros. : Que vont faire les élus communistes au Parlement ?

 

SBI : Le PCCO déposera des listes de candidats pour les élections parlementaires et communales. La base des élus communistes sont leurs électeurs. Un élu communiste sera en contact permanent avec ses électeurs. Il participera à la lutte de ces électeurs pour la réalisation de projets concrets. Il leur demandera leur conseil et leurs suggestions. Il leur soumettra aussi régulièrement ses interventions et ses réalisations.

 

Au parlement ou ailleurs, les élus communistes se battront avec un sens de responsabilité et de réalisme en tenant compte des rapports de forces pour la réalisation du programme du PCCO. Ils emploient aussi la tribune politique pour défendre la cause du peuple, du pays et du PCCO.

 

Un élu communiste est avant tout membre du Parti. Il est actif dans les structures du Parti et prends part aux réunions des structures dont il est membre.

 

Un séminaire politique est envisagé avec nos candidats afin de parler le même langage dans toute l’étendue du pays.

 

Enfin, un élu communiste est un homme incorruptible. Il versera une partie de ses revenus au PCCO et une autre partie aux projets de ses électeurs. Il retiendra pour lui et sa famille ce qui est nécessaire pour vivre convenablement et être en état de bien fonctionner comme homme politique au service du peuple.

 

La Pros.: Pour qui voter dans les endroits où il n’y a pas de candidat communiste ?

 

SBI : Le PCCO est parti du type nouveau. Il n’existe que depuis septembre 2010. Nous ne serons  probablement pas en état de déposer des listes dans toutes les provinces à travers tout le pays. Est-ce que cela veut dire que nous ne trouvons pas important qui sera élu à ces endroits ? Non !            Le vrai enjeu de ces élections consiste justement à changer le Parlement et en finir avec les parlementaires qui font partie de la bourgeoisie compradore,              le premier obstacle au progrès de notre pays (l’impérialisme).

Le PCCO appelle tous les patriotes congolais à voter pour des candidats du Front Uni des Patriotes (FUPA) qui ont prouvé dans les faits,  qu’ils veulent se mettre réellement au service du peuple congolais.

Des candidats qui ont réellement appuyé d’une façon constructive la politique de Joseph KABILA dans la vision de la modernisation de notre société. Bien que cette vision soit  ternie par l’action des infiltrés, nous allons expliquer au peuple clairement lors de notre campagne.

 

La Pros. : Quelles sont les tâches des communistes à la base, dans                      les communes et les territoires ?

 

SBI : Les communistes à la base font partie de                leurs groupes de base ou des structures locales ou régionales ou nationales  du PCCO.

 

Ils défendent la position de leur parti et prennent part aux campagnes lancées par la direction nationale ou provinciale du PCCO, la deuxième tâche des communistes à la base c’est de contribuer à création du pouvoir populaire dans le quartier, commune ou territoire où ils vivent.

 

La Pros. : Quel est l’objectif final du PCCO et votre mot de la fin ?

 

SBI : L’objet final du PCCO c’est la lutte pour une société sans exploitation de l’homme par l’homme. Pour réaliser l’objectif d’un monde sans exploitation de l’homme par l’homme, il faut que les moyens de production soient bien développés à travers le monde entier dans tous les pays. Et que dans tous les pays dans le monde, c’est le peuple qui soit au pouvoir et pas les classes exploiteuses. Cette lutte du communisme est une lutte de longue haleine qui s’étale sur toute une période historique. Elle n’existe que depuis un siècle et demi la lutte pour le communisme est une lutte basée sur la solidarité internationale entre les travailleurs de tous les pays.

 

Le capitalisme s’est battu depuis la moitié de 16e siècle pour créer le monde cruel et injuste d’aujourd’hui. C’est-à-dire,  plus de 4 siècles. Or, dans leur lutte pour atteindre leur objectif final, les communistes contribuent déjà immédiatement à l’évolution vers le progrès, un monde plus juste ou la majorité du peuple voit améliorer son sort.

 

Les travailleurs n’ont que leurs chaînes à perdre. Ils ont un monde à gagner.

 

Travailleurs de la RDC, de la ville et de la campagne, unissons-nous ! Travailleurs du monde entier unissons-nous ! Nous gagnerons la bataille.

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

 

 

Propos recueillis par LPM @Laprosperiteonline.net

AMMAFRICA WORLD

 


22/06/2018
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RDC:QUEL BILAN POUR SES 58 ANS DE SON INDÉPENDANCE FACE A LA CLASSE POLITIQUE?

LA CLASSE POLITIQUE CONGOLAISE NE SE BAT QUE POUR SON CONFORT ET NON POUR LA NATION NI POUR LE PEUPLE!

"Quel Bilan après plus de 50 ans de l'indépendance"?

Nous sommes tombés sur cet article qui vaut son pésant d'or et qui ne nécessite une bonne refléxion cictoyenne!

 

Durant l’été 1960, alors que je venais de sortir de 5ème latine – la deuxième année du secondaire —, j’occupais mes vacances scolaires à dévaliser la bibliothèque communale d’Uccle, dans la banlieue bruxelloise. Je dévorais les œuvres de Jules Verne et d’autres romans d’aventures qui me faisaient découvrir le monde. Au même moment, la Belgique quittait le Congo et laissait derrière elle plus de trois cents bibliothèques : 63 dans la province de Léopoldville, 43 dans l’Équateur, 61 dans la province Orientale, 53 au Katanga... sans compter les bibliothèques scolaires. La première avait été installée à Matadi dès 1890 par l’abbé Hooge et la première bibliothèque publique datait de 1925. Toutes ces bibliothèques avaient contribué à la formation de la jeunesse congolaise et à la création des premières élites. C’est dans ces temples de la culture que Patrice Lumumba a débuté sa formation politique et il n’hésita pas à recommander à ses compatriotes dans "Le Congo, terre d’avenir, est-il menacé ?" de fréquenter les bibliothèques au lieu de passer leur temps dans les bars.

Les bibliothèques sont un instrument de développement indispensable, les livres constituant une nourriture fondamentale pour les esprits. Internet ne les a pas encore remplacés, dans un pays où l’accès au web n’est que l’apanage d’une minorité fortunée. Elles permettent aux futures élites de s’ouvrir sur le monde, de se baser sur le passé pour construire le futur, au lieu de s’abrutir en buvant de la bière, en écoutant des émissions de télévision impudiques ou en hantant les boîtes de nuit. Aimé Césaire écrivait très justement « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir ». Nelson Mandela, un des plus brillants hommes politiques d’Afrique et du monde, répétait à ses compatriotes, blancs comme noirs, à ses codétenus comme à ses geôliers, qu’ils ne devaient jamais cesser d’étudier, comme il le fit pendant ses nombreuses années d’emprisonnement. Ne dit-on pas que c’est grâce à son conseiller, le bibliographe Banning, que le roi Léopold II a pu identifier, à la fin du XIXe siècle, les potentialités du Congo ? La jeunesse congolaise de 2010, elle, se contente d’assister passivement aux grands bouleversements mondiaux et la population ne lit que la Bible – distribuée gratuitement à tour de bras par certaines Églises américaines – n’ayant pas les moyens d’acheter un livre. D’ailleurs, où les Congolais pourraient-ils se procurer un livre dans un pays où il n’y a pas non plus de librairies ? Quand un ami ou collègue, venant de Belgique, veut me faire plaisir, je lui demande de m’apporter dans ses bagages, de préférence au traditionnel ballotin de pralines, quelques bouquins choisis parmi les dernières publications. 

Aujourd’hui, presque toutes les bibliothèques congolaises ont disparu, pillées ou parties en fumées. Les rares vestiges ne contiennent plus que des ouvrages périmés. Aucune bibliothèque n’a été construite par l’État congolais depuis l’indépendance alors que la population a connu une explosion exponentielle, passant de 15 à 60 millions, plus de 40 % ayant moins de 15 ans. La Bibliothèque nationale du Congo n’a pratiquement pas de budget : la dernière bibliographie nationale qui permet aux chercheurs de se renseigner sur les rares publications nationales date de 2000. Les étudiants en sont réduits à se rabattre sur les établissements mis en place par la coopération internationale. À Kinshasa, le Centre culturel français, le Centre Wallonie-Bruxelles, le Centre culturel américain, le Cedesurk (Centre de Documentation de l’Enseignement supérieur, universitaire et de la Recherche à Kinshasa) financé par le Commissariat général aux relations internationales de la Communauté française de Belgique, l’Apefe et la Commission universitaire pour le développement sont les seuls à offrir aux étudiants de quoi enrichir leur savoir. Sans oublier le Centre d’information publique de la Banque mondiale et les deux grandes bibliothèques catholiques, celle de la faculté de philosophie de Kimwenza et du Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS). Une misère pour une ville de plus de huit millions d’habitants ! À Kisangani, ville d’un million d’habitants, seul l’Afraco, le centre culturel français, dispose d’une bibliothèque poussiéreuse et démodée.

Alors que les élites du monde entier cherchent à se documenter, les jeunes Congolais se complaisent dans l’écoute à longueur de journée d’émissions de télévision qui ne diffusent que des chansons à la gloire des dirigeants du pays ou de Dieu. Ce sont les vedettes de la chanson qui servent de modèle à la jeunesse congolaise qui sera demain incapable de penser au développement de la nation. Les jeunes croient qu’un pays se construit sur le pillage, la polygamie et le sentimentalisme. Ils ne rêvent que de devenir ministres pour vivre, en véritables épicuriens, de champagne, de banquets, de voitures de luxe, de sape et de femmes en espérant que l’aide internationale leur viendra éternellement en aide. Depuis que je suis au Congo, je n’ai jamais vu, sur les chaînes nationales, une seule émission scientifique ou culturelle digne de ce nom. L’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a, lui-même, fustigé les députés qui ne fournissaient aucun effort pour documenter leurs interventions dans l’hémicycle et présenter des arguments fouillés. Il est très difficile de relever les défis du futur quand on ne sait pas d’où l’on vient ni qui on est, quand on ne comprend pas l’environnement dans lequel on vit qui est basé sur la mondialisation et les échanges.




La classe politique congolaise ne se rend pas compte qu’elle est en train de couper la branche de l’arbre sur laquelle elle est assise. Elle souffre de ce qu’on peut qualifier du syndrome du scorpion, que Théodore Trefon a adapté à la sauce congolaise dans "Réforme au Congo (RDC). Attentes et désillusions" publié par les éditions l’Harmattan, qui illustre très bien cette situation :

« Un jour, à Kinshasa, un scorpion demanda à son voisin crocodile de l’aide pour franchir le majestueux fleuve Congo.
— Je dois me rendre à Brazzaville, mais je ne sais point nager. Vous nagez avec tant d’élégance. Laissez-moi monter sur votre dos et partons sans attendre.
Le crocodile lui rétorque :
— Cher scorpion, je te connais et je me méfie de la réputation de ton espèce. Quand nous serons au milieu du fleuve, tu me piqueras et nous nous noierons tous les deux.
— Pourquoi ferais-je une telle chose ? lui répond le scorpion. Si je vous pique et que vous mourez, je me noierai moi aussi.
Le crocodile réfléchit un instant, puis accepte de faire traverser le scorpion.
— Monte et partons avant que la nuit tombe !
Ils quittent la berge et se dirigent vers Brazzaville.
Soudain, arrivés au beau milieu du fleuve, le scorpion pique le vaillant nageur, à la nuque.
— Pourquoi as-tu fait cela ? lui demande le crocodile, tout juste capable de respirer. Je n’ai plus de force, et l’on n’y arrivera point.
Le scorpion lui répond, avant de disparaître sous l’eau :
— C’est ainsi. Il ne faut point chercher à comprendre, nous sommes au Congo. »

La République démocratique du Congo a aujourd’hui cinquante ans ! L’âge de la maturité où un homme a construit sa vie, accumulant les expériences en tirant profit de ses échecs pour édifier sa réflexion. Il peut commencer à penser à sa retraite et jeter un regard sur le parcours accompli. Mais que sont évidemment cinquante années dans l’histoire d’une nation ? Bien peu quand on songe aux parcours des peuples d’Égypte, de Mésopotamie, d’Inde ou de Chine. Il y a près de cinq mille ans, vers 2800 avant notre ère, que l’Égypte pharaonique est devenue indépendante ; presque autant qu’entre le Tigre et l’Euphrate, le roi Hammourabi, qui régna vers -1730, inventa à Ninive son célèbre code de lois ; quinze siècles de moins, que naquirent les États aryens et polythéistes dans la région de l’Indus ; plus de deux millénaires – vers 220 av. J.-C. — que le premier empereur chinois, Tsin-Che-Houang-Ti, unifia les « Royaumes combattants » autour du fleuve Jaune et leur donna son nom : la Chine, pays de Tsin. Ou plus près de nous, en 987, qu’Hugues Capet, duc de France, jeta les bases de ce qui allait devenir la France d’aujourd’hui en choisissant Paris comme capitale.

 

La RDC, après cinquante années d’indépendance, n’est toujours pas sortie des errements de la jeunesse et entrée dans le IIIe millénaire. Comme l’écrivent très justement Jean-Claude Barreau et Guillaume Bigot dans 'Toute l’histoire du monde' : « L’ex-Zaïre est extrêmement riche. On y trouve de tout : de l’eau douce en abondance avec le fleuve Congo ; de l’électricité produite par d’immenses barrages ; les agricultures les plus diverses (de plaine ou de montagne) ; une foule de minerais (or, diamants, cuivre), et beaucoup de pétrole. Or ce pays est en train de sombrer… Partout, à la “courbe du fleuve”, l’anarchie a entraîné famine et disparition des écoles. Il en fut ainsi en Europe (à l’exception de l’Empire byzantin) aux temps mérovingiens ».

Certaines assertions du discours tellement controversé de Sarkozy, le 26 juillet 2007, à Dakar peuvent s’appliquer au Congo, même s’il ne faut pas les généraliser à tous les pays d’Afrique. Ce discours a entraîné de vives réactions de nombreux intellectuels africains, mais il n’y a que la vérité qui blesse. Le Congo est l’exemple type d’un pays qui a indubitablement raté son passage à l’indépendance et son insertion dans l’histoire moderne. Autant les Belges – même s’ils n’ont pas eu le temps d’achever leur œuvre – avaient une vision pour leur dixième province africaine, autant les chefs qui se sont succédé à la tête de ce pays immense n’ont eu qu’une seule obsession : s’accrocher au pouvoir et s’en mettre plein les poches. Comme le disait le président français « Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'Histoire qui tenaille l'homme moderne, mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance. » Et le Congolais se complait à rejeter sur les autres ses malheurs, de l’esclavagisme au colonialisme, en passant par Léopold II, le Rwanda ou le FMI. La culture africaine le pousse à chercher l’origine de sa misère dans le colonialisme, le néocolonialisme, ou le diable, au même titre que la mort est le résultat d’un sortilège jeté par un sorcier et jamais d’une cause naturelle. Il espère que Dieu le sortira de la misère et les « Églises de réveil » éclosent aux coins de toutes les rues. 

Le 30 juin 1960, les Congolais ont hérité d’un pays où tout n’était certes pas parfait, mais où tout fonctionnait. Les routes reliaient les différents points du pays ; les trains circulaient et étaient même électrifiés au Katanga ; les ports étaient équipés de grues que ce soit sur le fleuve Congo ou sur tous ses affluents navigables ; 90 % des enfants allaient gratuitement à l’école primaire – un record à cette époque et encore aujourd’hui dans des pays colonisés depuis plus longtemps – et ils mangeaient à leur faim ; les usines – filatures, chantiers navals, usines agroalimentaires — tournaient et le Katanga produisait plus de cuivre que le Chili ; les centres de santé disposaient de 86 000 lits, soit un lit médical pour 160 habitants, et les Sud-africains venaient se faire soigner à Elisabethville ; des centres de recherche sur l’agronomie tropicale comme celui de Yangambi attiraient les sommités du monde scientifique ; entre 1935 et 1960, le taux de croissance économique était supérieur à celui de la Chine actuelle et le PIB par habitant en 1960 dépassait celui de la Corée du Sud… Les Belges peuvent être fiers de l’œuvre gigantesque qu’ils ont réalisée en seulement 70 ans au cœur de l’Afrique alors que leur nombre n’a jamais dépassé la centaine de milliers dans un territoire grand comme 80 fois la mère patrie. Il faut qu’ils cessent de s’autoflageller à cause des errements de quelques individus du début de la colonisation, à la fin du XIXe siècle, mis en exergue par une certaine presse.

Aujourd’hui, se déplacer au Congo relève de la gageure – le ministre provincial du Plan, du Budget et des Transports, l’excellent Armand Kasumbu, me citait récemment l’exemple de camions qui avaient mis sept mois pour rejoindre Isiro éloigné d’environ 400 km de Kisangani - ; le train met cinq mois pour transporter un conteneur sur 900 km entre Lubumbashi et Kananga, comme je l’ai vécu personnellement ; les ports fluviaux sont à l’abandon et les barges doivent être déchargées à bras d’homme ; les parents doivent payer pour scolariser leurs enfants – qui ne mangent parfois qu’une seule fois par jour — dans des écoles en ruine ; les usines léguées par la colonisation sont dans un état de délabrement avancé ; les hôpitaux sont dépourvus des médicaments essentiels et au moindre bobo sérieux les Congolais fortunés se réfugient dans les cliniques de Johannesburg… D’après une récente évaluation de l’Organisation mondiale de la santé, seuls 40 à 50 % de la population ont accès aux soins de santé c’est-à-dire que 30 millions de Congolais ne peuvent être soignés, et quand ils le sont, c’est dans des infrastructures délabrées datant de l’époque coloniale ou des premières années de l’indépendance ! 

Voilà ce qu’Albert II, roi des Belges, âgé de 76 ans, qui sera présent aux festivités marquant le cinquantième anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, devrait avoir le courage de dire aux hommes politiques congolais. Mais cela risque de provoquer une nouvelle crise diplomatique, alors que le but est de normaliser les relations belgo-congolaises après la crise provoquée par le ministre des Affaires étrangères, Karel de Gucht, en avril 2008, qui n’avait pas hésité de stigmatiser en public l’incompétence des dirigeants congolais et la corruption. Depuis 1985, il n’y a plus eu de visite d’un souverain belge dans son ancienne colonie. C’est en effet en 1985 que le roi Baudouin s’est rendu pour la dernière fois au Zaïre, dirigé par le maréchal Mobutu, à l’occasion du 25e anniversaire de l’indépendance.

Bien sûr, tout n’est heureusement pas négatif, car certaines infrastructures ont été construites après l’indépendance comme l’aéroport de Bangboka à Kisangani, le stade des Martyrs à Kinshasa, les barrages d’Inga I et II et bien d’autres, mais ce développement n’a pas été à la hauteur du développement démographique du pays et des attentes de la population. Autre aspect positif, et non des moindres, le Congo est resté un pays uni malgré les guerres civiles, les tentatives de sécession et les nombreux envahisseurs qui ont dévasté son territoire. Il aurait pu éclater en une multitude de petits états basés sur des considérations ethniques, mais il faut mettre à l’actif des présidents qui se sont succédé à sa tête le maintien de l’unité nationale. Dans d’autres régions d’Afrique, comme en ex-AOF, la Fédération du Mali, chère à Senghor, n’a même pas tenu cinq mois. 

Il a cependant manqué au Congo un homme visionnaire comme Habib Bourguiba en Tunisie, Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire ou Nelson Mandela en Afrique du Sud. Ou une succession d’hommes sages, comme Senghor, Diouf et Wade, au Sénégal, qui surent assurer, malgré leurs conceptions politiques différentes, la paix et la démocratie, sans céder au vertige de la dictature même si l’économie n’a pas suivi. À l’indépendance, à laquelle la Belgique n’avait pas eu le temps de préparer les élites congolaises, on a sorti d’un chapeau pour diriger le pays un employé des Postes exalté ou un ex-sergent comptable promu au rang de général. Il n’y avait, le 30 juin 1960, qu’une poignée d’universitaires, alors qu’un Léopold Sédar Senghor était agrégé de grammaire puis professeur en France trente ans plus tôt, qu’un Houphouët-Boigny était diplômé de l’École de médecine de Dakar en 1925. Et que ces deux brillants présidents avaient siégé à l’Assemblée nationale française comme députés dès 1946 puis avaient été ministres du général de Gaulle en 1958. Mais n’oublions pas qu’il y avait au 30 juin 1960, dans les universités de Léopoldville et d'Elisabethville, plusieurs centaines d’étudiants en cours de formation selon les critères européens, dans une mixité totale entre noirs et blancs, soit un nombre plus important que dans n’importe quel pays d’Afrique centrale. Malheureusement, les futurs cadres, administrateurs territoriaux ou médecins congolais n’étaient pas prêts à prendre les rênes du pouvoir. Les Belges laissèrent un vide quasi total dans l’administration après l’indépendance.

Aujourd'hui, les radios et les télévisons ressortent le fameux « Indépendance Tcha Tcha » de Joseph Kabassele qui était devenu un hymne à la liberté de tous les pays d’Afrique. Mais depuis, on a l’impression que les Congolais se sont contenté de chanter alors que nombre d’entre eux sont des hommes et des femmes courageux et intelligents, les plus intelligents fuyant un régime corrompu et prévaricateur qui tue toute initiative privée. En aparté, plusieurs amis et collègues se demandent s’il y a vraiment matière à faire la fête. Ils refusent d’acheter les pagnes du Cinquantenaire, vendus à plus de 20 dollars pièce et fabriqués en Chine, alors que les salaires du mois de mai – 30 dollars pour un enseignant — viennent à peine d’être payés aux fonctionnaires. Les plus vieux se rappellent qu’avant l’indépendance la vie était plus facile, que la paix régnait, que les salaires étaient corrects, que tout le monde mangeait à sa faim, car les colonisateurs étaient dévoués et intègres même si certains étaient paternalistes et ségrégationnistes, voire franchement racistes. Combien de fois n’ai-je pas entendu de la bouche d’intellectuels congolais que l’indépendance leur avait été attribuée trop tôt et qu’il eut fallu appliquer le plan du professeur Van Bilsen qui prévoyait l’indépendance pour 1985 et non en 1960 ? Comme l’a écrit Roger Depoorter, dernier Premier bourgmestre de Stanleyville dans 'Stanleyville. Où le Lulalaba devenait Congo' : « Ainsi en ont décidé les responsables politiques de la métropole. La mort dans l’âme, la plupart d’entre nous savent que cette indépendance inéluctable, accordée précipitamment à un peuple immature, vient trop tôt et ne peut que conduire à la catastrophe, au chaos ».

Cinquante années plus tard, après la succession d’événements tragiques que l’on connaît, seuls les évêques catholiques réunis au sein de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) haussent le ton en prenant position officiellement contre « l’institutionnalisation d’un système de pillage des richesses naturelles, financières et matérielles du pays ». Face à l’économie de prédation encouragée par les hommes politiques et les responsables administratifs, ils demandent un renforcement de la formation professionnelle de la jeunesse ainsi que la régulation de l’ordre économique et social par le renforcement des activités du Conseil économique et social. Pour Mgr Nicolas Djomo, le rêve des pères de l’indépendance a été brisé faute d’hommes politiques capables de répondre à leurs obligations. Il a ajouté que « Pour les cinquante ans à venir, les évêques recommandent de former un nouvel homme, avec un nouvel esprit, une nouvelle mentalité, qui place les Congolais au centre des préoccupations ; et non pas des dirigeants qui se tournent davantage vers leurs intérêts privés » et il n’hésite pas à déclarer que « le pays a plutôt reculé qu’avancé ».

Les autres hommes et femmes de la société civile, eux, se taisent de peur d’être embastillés ou tués comme ce fut le cas récemment du courageux Floribert Chebeya, président de l’ONG 'La voix des sans-voix', qui a été retrouvé « assassiné » dans sa voiture après un interrogatoire à l’inspection générale de la police. L’opposition la plus virulente se retrouve sur le net où elle s’exprime depuis Bruxelles ou Londres. Les droits de l’homme ne font assurément pas partie des cinq chantiers de la politique gouvernementale. 

À Kisangani, la ville grouille d’activités depuis le début du mois de juin : les ouvriers travaillent de jour comme de nuit, même le dimanche. On rebouche à la hâte les trous dans les rues, les commerçants repeignent leurs boutiques, les avenues sont nettoyées et les bordures peintes, un monument est édifié en dernière minute, à la place du Canon – ou trônait avant l’indépendance un canon vestige de la campagne de l’Est africain —, un mur est construit autour du cimetière qui borde la route de Simi-Simi... Toutes ces activités fébriles et cosmétiques donnent l’illusion que le gouvernement provincial fait quelque chose, mais le ciment ne sera pas sec. On a l’impression que le Congo est comme une maison qu’une femme n’entretiendrait que lorsque la belle-mère annonce sa visite. La fontaine qui a remplacé le canon sur la place éponyme est loin d’être opérationnelle et ne sera inaugurée que dans une ou deux semaines. Les militaires et les policiers s’entraînent à défiler devant la tribune officielle installée au pied du bâtiment de la poste tandis que l’intersyndicale de la Fonction publique a lancé un appel au boycott du défilé parce que les fonctionnaires ne sont pas payés.

Les préparatifs ont été lancés dans toutes les villes du pays tandis qu’à Kinshasa plusieurs monuments viennent d’être inaugurés par le président Kabila : une fontaine a remplacé le marché dit « des voleurs » devant la gare et un monument a été érigé en face du ministère des Affaires étrangères. À Lubumbashi, des jeux de lumière ont été installés dans plusieurs avenues et un monument édifié devant la Poste. Partout, les bâtiments officiels sont repeints pour le plus grand bénéfice des marchands de peinture. Beaucoup de frime alors que le peuple ne peut s’appuyer que sur le fameux « article 15 », à savoir la débrouille, pour assurer son quotidien. 

Le 30 juin, en fin de matinée, par une chaude et lumineuse journée tropicale, je me suis aventuré prudemment sur l’avenue où avait lieu le défilé de toutes les forces vives de la province. L’ambiance était bon enfant et les policiers essayaient de faire respecter l’ordre de préséance dans les dizaines de délégations qui devaient passer devant les autorités provinciales. Après les militaires et les policiers, tous les secteurs des activités administratives et professionnelles se sont succédé devant la tribune officielle tendue aux couleurs nationales. Même les rares engins de travaux publics et le seul camion de pompier du chef-lieu de la province Orientale avaient été réquisitionnés. J’avais l’impression qu’il y avait plus d’acteurs que de spectateurs et que nombre de Congolais allaient se réveiller demain avec une sacrée gueule de bois, ayant dépensé en festivités leurs maigres salaires mensuels.

À Kinshasa, la fête a été grandiose même si la population n’a pas eu les moyens de célébrer dignement l’événement. Le président Kabila, entouré de quelques chefs d’États africains, dont l’ennemi d’hier, le Rwandais Kagame, a présidé à un majestueux défilé militaire sur le boulevard Triomphal. Plus de 15 000 hommes des Forces armées auxquels on avait distribué de nouveaux uniformes étaient suivis par un impressionnant déploiement logistique : chars, blindés, orgues de Staline… Pour des raisons de sécurité, la population civile n’a pas vraiment participé à la fête et elle a été rejetée au-delà du périmètre de sécurité. Quelques badauds excités, mal vêtus et apparemment drogués ont néanmoins réussi à franchir les barrières et à remonter le défilé en brandissant des drapeaux jusque sous le nez des hôtes de marque. Le roi des Belges Albert II, la reine Paola et le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme, représentaient l’ancienne puissance coloniale, ce qui tend à prouver que les relations entre la République démocratique du Congo et la Belgique sont normalisées.

Défilé du Cinquantenaire à Kisangani

Défilé du Cinquantenaire à Kisangani

Défilé du Cinquantenaire à Kisangani
Le défilé à Kisangani. 

Sur l’ensemble du territoire, la fête s’est déroulée dans le calme et partout les gouverneurs de province ont organisé des défilés des forces vives de la nation. Il n’y a qu’à Matadi, dans le Bas-Congo, que des incidents ont éclaté car les prisonniers du vieux camp délabré Molayi se sont soulevés. Ils espéraient bénéficier d’une grâce présidentielle et nombre d’entre eux ont réussi à échapper à la vigilance de leurs gardiens. Comme toujours la police n’a pas fait dans la dentelle et de très nombreux détenus ont été abattus. 

J’espère de tout cœur que le Congo se redressera dans les prochaines années et que sa pauvre population finira par se trouver – permettez-moi de rêver – son Nelson Mandela ou son Houphouët-Boigny. Cet homme providentiel méritera à n’en point douter le Prix Nobel de la paix, car rares sont les signes tangibles de reconstruction malgré les ambitions affichées. Et surtout, je souhaite, qu’au cours des commémorations des prochaines décennies, la carte du pays ne soit plus située dans le zéro du logo imprimé sur les pagnes par une malencontreuse erreur de son créateur Fao Kitsa, graphiste publicitaire. Ou était-ce une facétie qui a échappé à la sagacité des politiques ?

 

@stanleyville.be

 

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13/06/2018
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La Place Lumumba: Les parcours d'une lutte anti-coloniale et néocolonialiste pour une place à l'honneur de Lumumba

LA PLACE LUMUMBA EST LE RÉSULTAT DE NOMBREUSES LUTTES CONTRE LE NÉOCOLONIALISME

RETOUR SUR LES ÉVÉNEMENTS QUI ONT RENDU POSSIBLE LA PLACE LUMUMBA

 

Des rues et places reçoivent le nom de Patrice Lumumba en Belgique. C'est une étape dans l'élaboration d'une autre vision de l'histoire coloniale et néocoloniale et une victoire pour ceux qui se battent pour des rapports Nord-Sud justes. Retour sur les événements qui ont conduit à cette victoire. La place Lumumba est le résultat de la lutte menée par tous les progressistes.

 

« Il n’y aura pas de place Lumumba à Ixelles. Point à la ligne » (1). Tels étaient les propos de Dominique Dufourny, bourgmestre MR de la commune à la fin de l’année passée. Nous sommes à présent à quelques semaines de l’inauguration du square Lumumbaà Bruxelles. Ce qui veut dire que ces propos s’apparentent à une prévision démentie de Madame Soleil. Cette victoire, pour étonnante qu’elle soit, est l’aboutissement d’un combat vieux de près de 15 ans. Que s’est-il donc passé ? Flash-back.  
 

Un combat qui ne date pas d'hier

 
Le leader congolais et panafricain est assassiné le 17 janvier 1961. Dès cette époque, de nombreuses personnalités à travers le monde dénoncent la responsabilité de la Belgique dans ce crime. En février, de nombreux Egyptiens endommagent l’ambassade belge au Caire et le président Gamal Abdel Nasser refuse de réparer les dégâts (2). Le célèbre guérillero révolutionnaire Ernesto Che Guevara est scandalisé (3). Lumumba devient un symbole et de nombreux bâtiments et endroits portent son nom (notamment en Algérie et en Union soviétique).
 
En outre, en Belgique, depuis longtemps des intellectuels de la diaspora et des gens de tendance progressiste dénoncent et l’absence de place en l’honneur du leader congolais et la présence de lieux véhiculant une image positive de la colonisation. Dans ce cadre se développent des activités comme des visites anticoloniales et des ouvrages critiques sur cette époque sont publiés (4). La question revient régulièrement sur la table à chaque fois que s’y réinvitent des sujets comme les massacres de l’Etat Indépendant du Congo de Léopold II et la politique de travaux forcés tout au long de l’ère coloniale.
Avec l’anniversaire des 50 ans de l’indépendance du Congo, en 2010, le débat réoccupe l’avant-plan. Ne citons que le fait que bourgmestre Sp.a d’Ostende Jean Vandecasteele propose une rue Lumumba suite à une interpellation. Une initiative abandonnée par la suite (5). Bref, le combat n’arrive pas à sortir du cadre restreint des cercles militants.
 

En une fois, une grande publicité

 
Parmi les combats menés, il faut parler de la mobilisation qui depuis une quinzaine d’années a lieu à Matonge. En effet, la population du quartier demande qu’un carrefour récemment rénové et dépourvu de nom soit baptisé « place Lumumba ». L’agitation débute autour de Philip Buyck. En un premier temps, les autorités communales laissent faire. Mais la popularité de l’initiative fait tache d’huile et la pression s’intensifie. Durant la réunion du conseil communal du 24 octobre 2013, au nom du collectif des citoyens du quartier, Gia Abrassart prend la parole et plaide pour la création de cette place. Une motion soutenue par l’opposition CDH et Ecolo.
 
Le bourgmestre Willy Decourty et sa majorité PS-MR votent contre ce projet. Dans ce cadre, l’argument invoqué est que le leader congolais ne serait pas un personnage consensuel. Ils proposent la mise en place d’une commission communale pour étudier cette création mais cela ne sera plus évoqué ensuite. Ce qui veut dire que cela a juste servi à enterrer le projet.
 
 
Cependant, cet échec va avoir une conséquence positive : une immense publicité est donnée au combat pour une place Lumumba. Différents mouvements vont se retrouver et peu à peu s’unifier. Principalement le mouvement intal, l'asbl Change et le Collectif Mémoire Coloniale et Lutte Contre les Discriminations.
 

Un combat qui s'accélère

 
La lutte va alors s’accélérer. Elle prend un contenu politique. Il apparaît en effet qu’il ne s’agit pas là d’un simple combat de quartier, ni d’un combat concernant une seule communauté. Il s’agit d’une lutte de tous les progressistes, de tous ceux qui veulent dénoncer le racisme en Belgique (lequel s’exprime notamment par l’existence de nombreuses rues et places glorifiant le colonialisme). Et cela concerne aussi ceux qui contestent les actuels rapports Nord-Sud, encore largement injustes et marqué du sceau du néocolonialisme.
 
En novembre 2014, la pétition pour une place en l’honneur du leader congolais est lancée par le groupe intal-Congo (6). Elle récolte plus de 1200 signatures.
 
Le 17 janvier 2015 est lancée au Bozar l’exposition « Congolisation ». Elle ne fait aucune référence à Lumumba. Il faut préciser qu’un des membres du conseil d’administration des Beaux-Arts, un certain Etienne Davignon, n’est pas totalement étranger au renversement et à l’assassinat du dirigeant (7). Cette omerta suscite un tollé dans les milieux progressistes qui organisent une action de protestation : ils se rassemblent dans le Grand Hall du Bozar avec des T-Shirts à l’effigie de Lumumba et la bouche barrée de ruban adhésif. Le combat pour une place en son honneur réoccupe l’avant-plan (8).
 
Le 30 juin 2015, 300 personnes viennent écouter un sosie de Patrice Lumumba refaire son célèbre discours à 55 ans d’intervalle. Pour les trois associations organisant cette reconstitution,  c'est un succès populaire : plusieurs centaines de personnes qui revendiquent la place Lumumba à Ixelles (9).  
 
Le 8 octobre, le parlement bruxellois francophone organise dans le cadre de ses jeudis de l’hémicycle un colloque autour de la question suivante : quand la Belgique va-t-elle faire face à son passé colonial ? L’initiative est soutenue par Ecolo, le CDH et le PTB. Le groupe intal-Congo y prend la parole et invite les élus à se positionner sur le combat pour une place Lumumba.
 
Le 17 décembre, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’intronisation de Léopold II, la Ville de Bruxelles veut organiser, via l’échevin MR du Patrimoine et de l’Urbanisme, un hommage au monarque. Cet hommage au « roi bâtisseur » implique le passage sous silence de ses crimes au Congo. Cette nième glorification de la colonisation provoque une levée de boucliers dans les milieux progressistes et antiracistes. L’hommage est finalement annulé. Pour la première fois, les défenseurs de l’entreprise coloniale doivent reculer (11).
 
Durant les deux années qui suivent, les associations ne cessent de commémorer le 17 janvier (date de l’assassinat de Patrice Lumumba) et le 30 juin (date de l'indépendance du Congo) par des actions, des rassemblements, des conférences, des vidéos… Chaque fois, la revendication d'une place Lumumba se fait de plus en plus pressante sur les acteurs politiques. La bourgmestre MR d’Ixelles rappellera son opposition frontale à la place Lumumba avec sa célèbre phrase citée plus haut.
 

Puis le 12 septembre, la porte est enfoncée.

 
Le conseiller communal montois Georges-Louis Bouchez (MR) présente une motion en faveur de l’installation d’une plaque en mémoire de Patrice Lumumba et de l’indépendance sous le portail à l’entrée de l’hôtel de ville. Notons qu’il agit dans une logique de provocation et qu’il est membre d'un parti qui s'est toujours farouchement opposé à la reconnaissance de Lumumba. Pourtant ce petit jeu politicien tombe à point nommé. 
 
C'est durant ce conseil communal que la situation a basculé. 
Au début de la séance, la majorité PS du bourgmestre Elio Di Rupo souhaite voter contre la proposition du MR pour ne pas lui donner l'avantage (ainsi fonctionne la politique politicienne). Mais la présence d'une centaine de militants anti-impérialistes (d'intal, de l'asbl Change, du Collectif Mémoire Coloniale et Lutte Contre les Discriminations, des étudiants congolais montois et des membres du PTB de Mons) dans la salle du conseil communal, va faire comprendre aux élus PS qu'il n'est pas possible de reporter une nouvelle fois cette demande et aux élus MR qu'ils sont pris à leur propre jeu.
La victoire est acquise : la première reconnaissance officielle de Patrice Lumumba dans l'espace public est obtenue à Mons.
 
Ensuite, les mobilisations s'enchaînent très vite. La pression des élections se faisant de plus en plus lourde, la Ville de Charleroi vote pour avoir une rue Lumumba. Voulant se profiler, la Ville de Bruxelles propose à certaines associations qui militent sur la place Lumumba l’installation d’une plaque commémorative. Sentant qu’on veut les amadouer, celles-ci font front commun. Après des négociations, la décision est prise par les autorités d’instituer une place sur le territoire de Bruxelles, près de la porte de Namur, à la frontière de la commune d'Ixelles. Une manière de récupérer la lutte d'Ixelles sans contredire la bourgemestre. L’inauguration se déroulera ce 30 juin.
  
Toutes ces luttes ont montré et montre encore que c’est la pression populaire qui a permis à la place Lumumba de voir le jour. Elle n’est pas un cadeau, elle a été conquise.
 

Lumumba n'est pas le héros d'une communauté

Dès le début, le combat pour une rue ou une place Lumumba est un combat politique, regroupant des gens d'origines variées : belge, congolaise, africaine, et autre. Et ce indépendamment de cette origine.  
Aujourd'hui la lutte continue. Les forces qui défendent le néo-colonialisme ont compris qu’elles ne devaient plus s'opposer frontalement à un hommage à Lumumba. Elles vont alors présenter Lumumba comme un représentant de l'Afrique et/ou de la communauté congolaise en disant en substance que "chaque communauté doit avoir ses représentants dans l'espace public". 
 
Ce n'est pas le message qui est délivré depuis des années ! La place Lumumba représente un hommage au combat du dirigeant congolais, un combat anti-impérialiste, contre le colonialisme mais aussi le néocolonialisme qui sévit encore actuellement.  
 
Le 30 juin, c'est un Lumumba de lutte que nous fêterons !
 
Ne l’oublions pas : cette victoire est la nôtre !
 

 
(1)    https://www.bruzz.be/fr/samenleving/dufourny-il-ny-aura-pas-de-place-lumumba-point-la-ligne-2017-12-06
 
(2)    L. DE WITTE, L’ascension de Mobutu. Comment la Belgique et USA ont installé une dictature, p. 170.
 
(3)    Voir :  https://www.youtube.com/watch?v=-RR7oIc1CB4
 
(4)    Citons notamment celui de Lucas Catherine. Voir http://www.cadtm.org/Promenade-au-Congo-petit-guide 
 
(5)    Voir : http://www.dewereldmorgen.be/blog/collinsnweke/2015/06/28/eerherstel-voor-lumumba-in-oostende
 
(6)    Voir : http://www.intal.be/fr/node/12642/results
 
(7)    L. DE WITTE, L’assassinat de Lumumba, p.59, 69 et 343.
 
(8)    https://bruxelles-panthere.thefreecat.org/?p=2462
 
(9)    http://www.intal.be/fr/article/lumumba-presque-en-chair-et-en-os-ixelles
 
(10)http://www.intal.be/fr/article/intal-invite-les-elus-invites-se-positionner-sur-la-place-lumumba%C2%A0lors-du-colloque-sur-la-me
 
(11)http://plus.lesoir.be/17784/article/2015-12-15/la-ville-de-bruxelles-annule-une-ceremonie-la-memoire-de-leopold-ii
 

 

 

 

 

Source: Intal.be

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29/05/2018
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