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ELECTIONS RDC 2016:Ces hommes qui attirent les regards de la communauté internationale

Les élections en Afrique ne se passent pas comme en Occident, car il faut avoir le profil qu'il faut!

Si les Africains ne savent pas pourquoi leurs leaders politique défilent souvent en occident, même si cela peut jouer un rôle pour les lobbys (car qui n'est pas soutenu, est comme du vent), il est temps de savoir que diriger le pays comme la RDC, vous devrez pour le moment être "sélectionné" par les grandes puissances internationales qui elles, ne visent que défendre leurs intérêts primordiaux sur les terres Africaines!

A l'avènement de "vote de la diaspora", un combat qui a accouché d'un fruit positif après maintes réclamations, il est plus que temps d'interpeller cette diaspora qui vit dans un pays où les informations circulent facilement , de pouvoir sonder les candidats qui défilent en Occident et pouvoir analyser les enjeux sur terrain pour voter utile!

De ce nombre, nous avons ici, Monsieur  Freddy MATUNGULU!

L'homme n'est pas un "Melchisedek" dans la politique du pays, ni dans le milieu européen pour avoir déjà servi dans le service de Finance de cette banque internationale appelée le "FMI" en 1992!  

Quoi de plus pour remplir le profil qu'il faut pour les maitres d'Afrique?!

L'Occident doit comprendre que l'Afrique commence à grandir et à prendre des nerfs solides pour se choisir eux mêmes sur leur avenir politique! des dirigeants qui se plantent ou "se cloîtrent" en occident trop longtemps pour ne descendre que lors des prochaines élections ne viennent jamais en aide à ce peuple!Quand bien même qu'ils nous multiplieraient des discours "démagogues" pour atteindre leurs objectifs, ou les objectifs des certaines puissances internationales!

 

Comprenez-les, le pouvoir appartient au souverain primaire svp!!!

 

Lisez l'interview..

@ammafrica

 

 

CNB/DALLAS, USA – POUR BARRER LA ROUTE AU GLISSEMENT, FREDDY MATUNGULU APPELLE LE PEUPLE CONGOLAIS À PLUS D’ENGAGEMENT POLITIQUE

 

DallasForthWorth

CNB – Freddy Matungulu


APPEL DE DALLAS AU PEUPLE CONGOLAIS
Dimanche 23 aout 2015

 

Chers frères et sœurs,

Je tiens d’abord à remercier le compatriote Kazamba pour ses aimables mots d’introduction et pour l’accueil si chaleureux et fraternel qui nous a été réservé depuis notre arrivée dans ce grand Etat du Texas.

Au delà de lui, j’exprime ma reconnaissance à toute l’équipe qui a préparé mon arrivée ici, ne ménageant aucun effort pour s’assurer du succès de notre rencontre familiale d’aujourd’hui.

Nous avons ce soir parmi nous des frères et sœurs qui nous arrivent de lointaines villes du Texas, ainsi que d’autres états proches ou éloignés de la contrée  chère à JR Ewing.  Malgré des horaires de travail et de famille si chargés, les uns et les autres ont tenu à faire le grand déplacement dans la chaleur envahissante de cet été si rude. Je leur en suis infiniment reconnaissant.

Bien entendu, j’adresse également mes sincères remerciements à nos frères et sœurs de la grande région de Dallas qui n’ont pas moins bravé leurs emplois de temps tout aussi exigeants pour être des nôtres ce soir.

A travers vous tous, je salue vos familles respectives, mais aussi tous ceux ou toutes celles de nos compatriotes qui n’ont pas pu venir à cette réunion. Je pense à nos autres frères et sœurs de la diaspora et à ceux restés au pays, si éloignés de nous, mais si omniprésents dans nos pensées et nos portefeuilles, comme nous le savons si bien.

Je ne doute pas que vous saurez être de bons messagers de notre forum de ce soir auprès des uns et des autres.

Chers frères et sœurs,

Cinquante-cinq ans de politiques économiques et sociales défaillantes et d’abus en tous genres dans la gestion de la chose publique ont littéralement mis notre pays à genoux, au point d’en faire le deuxième endroit au monde où il fait si mal vivre. Dans les régions orientales de la République, les populations, et les femmes en particulier, vivent un cauchemar perpétuel dans une insécurité permanente.

Devenue la risée du monde entier, notre pays, la RDC, risque fort de perdre ses frontières de 1960 si nous ne nous ressaisissons pas, n’agissons pas dès maintenant de manière responsable pour le sortir de l’abîme.

Mais que devons nous faire exactement à cet effet, en ce moment précis et pendant les prochains mois ? Telle est la question à laquelle nous allons, ensemble, réfléchir ce soir, et tenter de trouver quelques pistes de réponse.

Notre présence si nombreuse dans cette salle est manifestation du grand espoir que nous avons, tous, d’un avenir meilleur pour notre pays, la RDC.

Elle est aussi le témoignage, je crois, de la volonté individuelle de chacun de nous d’être acteur ou actrice dans la scène où se joue le noble jeu de la recherche de solutions aux épineux problèmes existentiels auxquels notre patrie fait face.

Chers compatriotes,

Nous nous rencontrons aujourd’hui parce que, en tant que peuple, nous sommes traumatisés par les conditions d’existence si difficiles, souvent inhumaines, dans notre pays. Des conditions de vie qui contrastent avec les ressources, humaines et naturelles, si abondantes, dont regorge notre pays.

En effet, la RDC, est dotée d’une population jeune et dynamique dont près de 90% est âgée de moins de 60 ans. Si elle se remet en confiance et se prend en charge, si elle est bien formée, cette population dont vous et moi faisons partie, constituera une puissance sur laquelle le Congo peut compter pour son développement pendant de nombreuses années à venir.

Bien plus, la jeune et relativement abondante population congolaise trône sur d’immenses ressources naturelles dont la valeur est estimée à 24.000 milliards de dollars américains, soit près de 140% du PIB des Etats Unis au titre de l’année 2014.

En plus de 70% des réserves mondiales du coltan, les ressources naturelles du Grand Congo incluent le cobalt, le cuivre, le pétrole, oui, le pétrole !, du diamant industriel et de joaillerie, argent, uranium pour ne citer que ces quelques minerais.

Mais, ce n’est pas tout ! En effet, disposant d’un espace géographique unique, à cheval sur l’équateur, la RDC dispose de 47% des forets du continent africain et de la deuxième plus grande forêt tropicale au monde, après l’Amazone. Comme vous le savez, 50% des pluies qui tombent en Afrique atterrissent en RDC.

Ce n’est donc pas étonnant que le potentiel agricole et hydroélectrique de notre pays soit si énorme.

En effet, tout ou presque tout peut être cultivé au Congo aussi bien pour la consommation locale que pour l’exportation. En même temps, les eaux de la RDC renferment d’abondantes espèces aquatiques, et la pêche maritime et lacustre, ainsi que celle dans les grandes rivières affluents du fleuve Congo offre des opportunités sans limites pour une alimentation riche et un commerce florissant.

De son coté, le potentiel hydroélectrique du Congo se passe, lui aussi, de tout commentaire avec le fleuve Congo, les rivières Kasaï, Sankuru, Lualaba, Kwango, Ruzizi, Kwilu, Uélé, Ubangi, Luapula et Zongo pour ne citer que ces quelques grands cours d’eau. Le Grand Inga, aujourd’hui si peu maîtrisé, en est la plus grande illustration.

Au plan culturel, notre pays n’est pas en reste non plus. Lui qui produit des artistes et une musique de renommée internationale. Une musique en perpétuelle renaissance, ainsi qu’en témoigne aujourd’hui la montée en flèche de notre enfant Kween Tula qui nous rappelle les débuts tonitruants de feue Abeti Masikini.

Riche en ressources naturelles et humaines, notre pays l’est sans nul doute. Cependant, pauvre parmi les pays les plus pauvres au monde, la mère-patrie l’est aussi. Et c’est cela qui est révoltant et inacceptable !

En effet, 70% de la population  congolaise vit avec moins de 2 dollars/jour, 70% des jeunes n’a pas de travail régulier, et notre pays enregistre un  taux d’alphabétisation de 67% seulement.

Les nombreux autres défis auxquels la population congolaise fait face incluent un accès à l’eau potable et à l’électricité de moins de 30% et 9%, respectivement ; le décès chaque année de 250.000 enfants de moins de cinq ans à cause du paludisme ; et des violations des droits humains à très grande échelle. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que l’espérance de vie du congolais soit limitée à 52 ans, plus faible qu’en Somalie (53 ans).

Comme ses habitants, le pays lui-même n’est pas mieux logé sur la scène internationale. En effet, la RDC est aujourd’hui parmi les nations les plus faibles de l’Afrique. Elle subit constamment des incursions étrangères jamais décriées, jamais sanctionnées. Et c’est toujours en perpétuels quémandeurs que ses délégués participent aux multiples sommets régionaux sensés résoudre une interminable crise savamment entretenue par ceux-là mêmes qui sont supposés la juguler !

Bien plus grave encore, confrontée à de fortes incertitudes politiques, la nation congolaise a un avenir des plus imprévisibles et est, aujourd’hui, à n’en point douter, l’un des pays les moins respectés de la planète.

Ces défis sont des maux qui rongent le pays et n’augurent pas de lendemains rassurants pour la nation.

C’est notamment à cause d’eux que nous nous retrouvons aujourd’hui, si nombreux, dans la ville de Dallas, si loin de chez nous !

Il n’est en effet un secret pour personne que notre cher pays n’a pas su créer des institutions et infrastructures nécessaires à l’émergence d’opportunités de progrès et de prospérité pour la majorité de ses filles et fils, les forçant à émigrer aux quatre coins du monde.

Pourtant, la chute de Joseph-Désire Mobutu Sese Seko en 1997 et celle de Laurent-Désiré Kabila, quatre années plus tard, avaient bien suscité de l’espoir, la conviction même, que les choses allaient finalement changer dans notre cher et vaste pays.

De toute évidence, cet espoir et cette conviction n’auront duré que l’espace d’un matin.

Ils ont vite été remplacés par la dure réalité du «Ôtes-toi de là que je m’y mette ».

Comme c’est généralement le cas en pareilles circonstances, le «pouvoir pour servir » a vite cédé la place au «pouvoir pour le pouvoir», entraînant paralysie de l’appareil étatique, répression et enfermement aveugles de tous ceux qui osent exprimer des opinions et voix opposées aux vues des gouvernants.

L’exclusion et l’intolérance se sont installées. En conséquence, plutôt que de servir l’intérêt général, les ressources de l’Etat sont mobilisées et ouvertement mises en œuvre pour asseoir une classe politique aux ambitions dynastiques à peine voilées, en violation flagrante des lois et règlements de la République.

Ce schéma n’emmène que désolation, insécurité, et accélération de la paupérisation de la population.

Nous, zaïrois et/ou congolais, n’en avons  que trop fait les frais sous Mobutu, Mzee Kabila, et maintenant encore !

Je suis pour ma part convaincu que cette fois-ci nous allons mettre un terme à cette pratique suicidaire qui fait de nous de si indignes descendants de nos aïeux.

Pour y arriver, en tant que peuple, nous devons nous impliquer davantage dans le jeu politique national, nous convaincre que demander davantage de comptes à nos dirigeants est un droit, pas une faveur.

Car, comme nous devons le savoir, les dirigeants n’ont de pouvoir véritable que celui que nous leur conférons, nous, souverain primaire et détenteur ultime de l’imperium.

Je me réjouis de ce que de très nombreux congolais, de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, aient déjà internalisé cette compréhension du fonctionnement des états modernes tournés vers le progrès.

Dans l’ordre et la discipline, en toute maturité et sans injures, je leur demande de maintenir le cap dans leurs demandes d’une application rigoureuse de la Constitution, notre loi fondamentale qui est, et doit rester, au dessus de tous, pour que vive et se construise la République démocratique du Congo, unie et millénaire.

C’est ici pour moi l’occasion de rendre un vibrant hommage à nos jeunes frères et enfants de la LUCHA, de Filimbi, et à ceux, nombreux, dans la diaspora nationale, si désireux et impatients de voir notre pays retrouver, un jour, le chemin de la respectabilité et de la maturité.

Tous ne ménagent aucun effort, parfois au péril de leurs vies, pour faire entendre la voix de la raison à nos dirigeants si éloignés aujourd’hui de nos aspirations.

Aux uns et aux autres, je présente mes encouragements, ainsi que les  souhaits pressants d’une bonne continuation !

Je demande ici, et maintenant, à ceux de nos compatriotes qui sont encore hésitants, de les rejoindre, de se rejoindre à nous! Bref, de s’impliquer.

Car, comme le dit l’adage bien connu : «si vous ne vous occupez pas de la politique, la politique s’occupera de vous » !

Plus nombreux et plus civiquement actifs nous serons, plus certain il sera pour nous de remettre notre pays sur la voie du pluralisme politique, du respect et de la protection de la diversité de pensées et d’opinions, bref de la démocratie.

C’est à ce prix que la Constitution sera respectée pendant les difficiles mois à venir.

Ainsi, le fameux glissement pourra, sans nul doute, n’être, en fin de compte, que le pauvre épouvantail qu’il doit être; et l’alternance politique, inévitable, deviendra réalité dans les délais fixés par la Constitution.

Chers compatriotes,

Je lance ce soir ce grand appel à la mobilisation générale à vous qui êtes ici présents, mais aussi, à travers vous, à tous les nôtres d’ailleurs dans la diaspora et à l’intérieur du pays.
Comme feu le Président John F. Kennedy l’avait dit aux Américains en janvier 1961, je vous dis ce soir, ici à Dallas, dans cette ville où ce géant de l’Histoire contemporaine a trouvé la mort:

Ask not what your country can do for you!  Ask what you can do for your country”—Ne demandez pas ce que la RDC peut faire pour vous, mais, plutôt, ce que vous pouvez faire pour elle.

Le temps est enfin venu pour nous, Congolais, de croire en notre capacité, plus qu’à celle des étrangers, de façonner l’avenir de notre patrie, la RDC.


C’est ce que de nombreux jeunes compatriotes ont fait les 19, 20, 21 janvier derniers. Ce qui a mis en échec le projet de subordination de la tenue des élections à la réalisation d’un recensement général de la population aux contours flous.

C’est cette position d’engagé pour la République que j’ai décidé d’adopter, et que j’entends maintenir tant que le Très Haut me prêtera vie, au sein de Congo Na Biso, ce parti politique dont je suis l’Initiateur, et dont le siège a été ouvert au public le 1er juin dernier.

 

Parti auquel je vous invite à adhérer massivement.

Je ne doute pas un seul instant que si nous nous engageons massivement, la RDC, notre cher pays, réussira en décembre 2016 l’alternance politique que nous appelons de tous nos vœux.

Au delà, il deviendra alors possible pour le pays de commencer à faire de ses importantes ressources naturelles  de véritables richesses pour sa population si meurtrie aujourd’hui.

 

Pour y arriver, nous devrions mettre en place un environnement qui permette à tous les Congolais, à commencer par ceux qui sont au bas de l’échelle, de se sentir et d’être impliqués dans la conduite de la nation; de mettre leurs talents au service du pays.

Cela suppose la création d’une société ouverte au débat, à la pluralité des idées et des opinions; dans laquelle le vote  reflète réellement les choix politiques des électeurs.

L’obligation pour les dirigeants de rendre compte serait un pilier fondamental d’une telle nouvelle société congolaise.

La sanction des dirigeants par la population, grâce à la tenue d’élections véritablement libres, transparentes, et démocratiques, en serait un deuxième élément crucial.

 

C’est dans un tel contexte de maturité politique nationale que la corruption et les abus de pouvoir sont plus efficacement combattus.

S’étant doté d’un tel environnement, le Congo pourra, après 2016, se muer progressivement en un Etat de droit, respectable.

La respectabilité retrouvée du pays favoriserait le retour des investisseurs tant nationaux qu’étrangers, y compris ceux, si nombreux parmi nous, au sein de la diaspora.

 

Le pays veillera alors à ce que la reprise des investissements s’étende à  tous les grands secteurs de l’économie, et permette la création d’emplois nouveaux, générateurs et porteurs de revenus stables pour la grande majorité de nos populations.

C’est à cette condition que la croissance économique pourra, enfin, devenir inclusive et partagée.

Voilà, chers compatriotes, le rêve et l’effort auxquels je vous invite ce soir.

Un rêve de grandeur pour notre pays et un effort d’engagement patriotique plus tenace et plus audible.

Je souhaite que cet engagement puisse être notre obligation première pendant les périlleux 15 prochains mois.

Le défi est, bien entendu, à notre portée. Nous avons l’obligation de le relever. Comme le veulent nos aïeux!

Je vous remercie, chers frères et sœurs, pour votre très aimable attention.

 

 

Dallas, le 23 août 2015

@majoritesilencieuserdc.wordpress

 

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25/08/2015
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