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RDC:*République Démocratique du Congo*:Crise et Remèdes

RUBRIQUE:LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Se trouvant au centre de L'Afrique centrale avec ses immenses richesses, la République Democratique du Congo,est donc, le pays qui occupe la plus grande attention dans les refléxions des analystes politiques et penseurs au sein de Ammafrica world surtout pour cause du grand genocide et les pires exactions endurées durant ces dernières années. Elle répresente donc, l'avenir de l'Afrique pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle possède mais pour ce dont elle est destinée.

Nous partageront la "RDC" en 5 phases:

1-HISTOIRE:Quelques articles,dans le cadre de notre devoir de memoire y sont publiés.

2-CRISE:Quelques articles rappelant la genèse de la crise et l'actualité de la crise.

3-REMEDES ET EVOLUTION:Quelques solutions,accords,actions et evolution de sa crise.

4-La RDC face à l'opinion nationale,et internationale face à sa crise.

5-La RDC face à Diaspora divisée en quatres catégories:(Diaspora dite combattante,Diaspora dite résistante,Diaspora dite Neutre,et celle qui se dit consciente et participante proche de l'actuel gouvernement..).

BIENVENU(ES) DANS L'ESPACE CONGOLAIS!

 

Ammafrica world vision:Amour-Conscience-Réparation

 

 

 

 

 

 


RDC-DIALOGUE:Ca y est, Mbusa Nyamwisi et Roger Lumbala acquittés de tout crime!

RDC FAIT CRAINDRE LES REGARDS NEUTRES

Les Criminels récompensés et les prisonniers politique, retenus: Ce pays n'est plus normal!

Nous nous demandons si dans ce pays, un état dit de Droit va être réellement appliqué ou juste en faire une sorte de "slogan" pouvant séduire le peuple?! Le "dialogue bis" qui vient de faire, apparemment sa clôture avec la CENCO, a accouché d'un "monstre" qui effraie par son aspect! En effet, les revendications de "rassemblement" qui ont prouvé à suffisance qu'elles ne servent nullement les intérêts du "peuple" qu'ils nous font croire en paroles, mais dans les actes, nous sommes plutôt inquiets!

 

Quelle est la force de frappe du "rassemblement" pour faire fléchir tous les autres au point d'exiger des choses qui révoltent des âmes sensibles et soucieuses de l'avenir de ce pays?.  Cesser toute poursuite judiciaire des criminels comme Mbusa Nyamwisi et Roger Lumbala proche de "M23" serait-ce le but de ce "dialogue"? ou il y était question de l'organisation des élections?. Nous sommes surpris de mettre sur la table de négociations,  le retour au pays des éléments qui normalement devraient répondre de leurs actes pour cause de leurs crimes commis et surtout les revendications provenant de gens qui sont les chantres d'un "état de droit" et du slogan fétiche du "peuple d'abord"?.  Ils ont fini par recevoir leur gain de cause!

 

Nous n'oublions pas non plus la bravoure de feu MAMADOU NDALA pour nous libérer la ville de "RUTSHURU" longtemps maitrisée par des seigneurs de guerre de "M23", hélas, il en a donné de sa vie! La RDC l'a-t-il réellement honoré ce brave fils?. En cette date du 2 Janvier 2017, (la date de son assassinat), nous profitons pour l'occasion rendre hommage à ce fils brave  et nous n'oublions pas son sens d'engagement patriotique offert à la nation. Par contre nous sommes inquiets d la manière dont les choses tournent en faveur des criminels que des victimes..

 

Nous nous souvenons encore des crânes trouvés dans une fosse commune à Rutshuru que LUMBALA ROGER aurait soutenu mordicus pour se moquer des ces compatriotes connaissant peut-être plus que ce que nous ignorons?...L'avenir nous le dira!

 

Ce dialogue bis avec la CENCO vient de nous dévoiler la vraie nature des hommes se disant être au service de soit disant du peuple Congolais, une nature "animale" sans coeur ni humanité en eux, et qui prétendent de défendre la "constitution" mais en la violant en même temps. De qui se moque-t-on?! De l'intelligence de peuple Congolais!

 

Nous condamnons avec la dernière énergie les revendications de Rassemblement ainsi que l'attitude plutôt  "complice" du gouvernement qui ne vise que leurs intérêts au détriment du peuple souverain!

 

Rendez vous aux élections vous dites?...

 

Parfois nous doutons même de la tenue de ces élections pour permettre au souverain primaire de sanctionner plusieurs, car si élections y en aura dans ce pays des criminels, il y a risque de voir trop de gens ne point participer aux urnes ou de faire des grandes surprises...

 

Un conseil à ce gouvernement "hétérogène", nous vous conseillons de ne pas aller aux urnes, car, personne n'aura le soutien de peuple qu'on a fini par transformer en des "moutons" à abattre pour se faire un positionnement très lucratif dans la politique!

 

Si le peuple n'est pas défendu comme il se doit après les tueries, nous, les membres de la société civile sauront le défendre!

 

Que Justice soit faite pour les massacres de BENI!

Que Justice soit faite pour les massacres de RUTSHURU!

Et que tous les criminels impliqués de près ou de loin soient tous arrêtés et répondre de leurs actes criminels!

 

Vive du vrai avènement d'un état de Droit en RDC!!!!

 

 

FGD

 

Voici un article qui révolte...

RDC : fin des poursuites judiciaires contre Mbusa Nyamuisi, Roger Lumbala, Anzuluni et Moni Della

(RADIO-OKAPI)-Mbusa Nyamwisi, l'une des personnes dont les poursuites devraient être annulées, à l'issue du dialogue national inclusif tenu à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

 

Quatre prisonniers dits politiques parmi les sept cas emblématiques soumis à la commission décrispation politique du dialogue national inclusif ne seront plus poursuivis par la justice congolaise. C'est le résultat du compromis politique global et inclusif du Centre interdiocésain signé samedi 31 décembre sous les bons offices de la Conférence épiscopale nationale congolaise (CENCO).

Les personnes concernées sont :

  • Antipas Mbusa Nyamwisi
  • Roger Lumbala
  • Floribert Anzuluni
  • Moise Moni Della.

Ces personnalités sont libres de leur mouvement en RDC dès la semaine prochaine, a déclaré Me Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) et membre de la commission des hauts magistrats chargée d'examiner les cas emblématiques des prisonniers politiques dans le cadre de la décrispation politique.

Georges Kapiamba l’a affirmé, en citant les informations livrées par le ministre de la Justice au dialogue.

« Nous avons noté, selon les informations que le ministre de la Justice nous a fournies que quatre cas parmi les sept ont déjà été traités. A partir de la semaine prochaine, ils pourront recouvrir leurs libertés », a déclaré Me Georges Kapiamba, à l'issue du dialogue.

Quant à Moise Katumbi, Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo, la CENCO a été chargée de poursuivre sa mission pour décrisper toute la situation.

« La CENCO a accepté de poursuivre les bons offices afin d’obtenir rapidement leurs traitements et la solution satisfaisante », a indiqué Me Georges Kapiamba.​

 

 

 

 

@RadioOkapi

 

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02/01/2017
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DIALOGUE ET CONFESSIONS:La Fin de la Mission d'Edem KODJO dévoile ce que nous avons soupçonné depuis!

La Mission d'Edem Kodjo dévoile ce que nous avons soupçonné depuis très longtemps:

Le plus grand malheur de ce grand pays n'est autre que sa classe politique "fabriquée" après l'assassinat de LUMUMBA par les USA et Consorts!

Nous sommes étonnés de l'indifférence généralisée de peuple Rd.Congolais ainsi que de ses élites politique face à ce qui a été dénoncé par le facilitateur Edem Kodjo sur le magazine de "Jeune Afrique" en date du 19 Décembre 2016!

 

Notre réseau des réflexions politiques a bien voulu étudier "méticuleusement" l'article publié en date de 19 Décembre que nous avons jugés bon de vous le transmettre par ici afin de vous en rendre compte que ce pays ira toujours très mal tant qu'on aura toujours à revoir les mêmes personnalités qui ont sacrifié LUMUMBA sur la scène politique, et nous faire revivre de leur "Libido fort puissant" qui a servi à "violer" notre "Mama Kongo" après son indépendance chèrement acquise à prix de sang, ces puissances internationales qui ont sacrifié notre démocratie en Afrique au détriment du peuple meurtri, qui reviennent encore y mettre de leurs injonctions de manière très flagrante! 

 

Lisez et réfléchissez, car demain, cela risque d'être trop tard!

 

Que Dieu bénisse Edem KODJO pour sa sincérité dans sa mission accomplie!

Le peuple Congolais saura après s'être grandi, dire son dernier mot à toutes ces aventures politiciennes!

 

 

Ammafrica world team

 

RDC : Kabila, Tshisekedi, Katumbi… L’ex-médiateur Edem Kodjo dit tout

Après dix mois de facilitation chahutée, l’ancien secrétaire général de l’OUA et ex-Premier ministre du Togo a déposé (provisoirement ?) les armes. En exclusivité pour JA, et alors que les Congolais retiennent leur souffle dans la perspective de la fin du mandat du président Kabila, le 19 décembre, Edem Kodjo raconte ici son parcours du combattant.

Comment (et pourquoi) j’ai mis les pieds dans le « marigot »

Je n’ai rien sollicité, c’est venu à moi. Je me trouvais par hasard à Brazzaville un jour de janvier 2016, lorsque j’ai reçu un appel du commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine, l’Algérien Smaïl Chergui. « Mme Dlamini-Zuma souhaite savoir si vous accepteriez une mission de bons offices en RD Congo, me dit-il. Il s’agit de mettre en place un dialogue entre le pouvoir et l’opposition et de déboucher sur un accord politique en vue de l’élection présidentielle. »

 

Rien de moins ! Réponse prudente de ma part : « Laissez-moi vingt-quatre heures de réflexion. » Cela tombe bien, un chef d’État d’expérience et qui connaît la RD Congo comme sa poche, le président Sassou Nguesso, loge à deux pas. Il me reçoit, je lui soumets la proposition, et il m’encourage aussitôt à dire oui : « Je connais tes convictions panafricaines, je ne vois donc pas comment tu pourrais te défiler. Je vais t’aider. » Ma décision est prise : j’accepte.

 

 

Vous ne vous en doutiez pas, mais la deuxième personne à qui j’ai parlé de cette mission, c’était vous-même. Je me souviens de votre question : « Edem, qu’allez-vous faire dans ce marigot ? » Et de ma réplique : « Il faut bien que quelqu’un se sacrifie. »

Premiers pas encourageants

Muni du mandat de Mme Dlamini-Zuma, qui fait de moi un facilitateur du dialogue, je débarque à Kinshasa, résolu à entrer en contact avec toutes les parties. Paradoxal, au vu de ce qui allait advenir, mais vrai : c’est de la part du principal parti de l’opposition, l’UDPS d’Étienne Tshisekedi, que je reçois le meilleur accueil. Deux délégations viennent me voir pour me féliciter, se réjouir du choix d’« un grand médiateur africain » (je les cite) et me prier de me rendre au plus vite à Bruxelles pour y rencontrer le « líder máximo ». Ce qui, pour moi, allait de soi.

Un oui de « Monsieur Non »

 

Le 4 février, j’effectue mon premier déplacement dans la capitale belge, à la rencontre de celui que vous avez surnommé, à JA, « Monsieur Non ». Tshisekedi me reçoit, entouré de son fils Félix, de l’abbé Tshilumba, son directeur de cabinet, et de son inséparable assistant Gilbert Kankonde. Cette fois, il dit oui. Oui au dialogue, sans réserves apparentes. Bien qu’une partie de la mouvance de l’opposition s’obstine à me regarder avec suspicion, le fait d’être soutenu par l’UDPS m’encourage. Début mars, je tombe malade et me fais soigner à Paris.

 

C’est là que le directeur de cabinet du président Kabila, Néhémie Wilondja, vient me rendre visite à mon appartement du XVIIe arrondissement pour m’annoncer qu’une délégation de la sensibilité présidentielle et une autre de l’UDPS se trouvent dans la capitale française pour y discuter du dialogue. Les deux parties, ajoute-t-il, demandent que je préside aux pourparlers. Convalescent, mais requinqué par la nouvelle, j’accepte et choisis le lieu : l’hôtel Raphael. Le 26 mars 2016, veille de Pâques, on s’installe : six côté mouvance, six côté UDPS, et moi au milieu.

Ce n’est pas la première fois que les uns et les autres discutent. Pour le pouvoir, rechercher un accord avec Tshisekedi est une constante, en fonction d’un calcul simple : mouvance présidentielle + UDPS = majorité absolue, plus besoin des autres.

 

Un dialogue réussi hôtel Raphaël

 

Ils se sont déjà vus à Venise, puis à Ibiza, sans résultats. Y parviendront-ils à Paris ? La réunion dure deux heures, et je dois dire que nous faisons un excellent travail. Nous réglons tous les problèmes, ou presque, et nous signons un accord portant sur le comité préparatoire au dialogue, son règlement, son ordre du jour et surtout sa composition. Trente membres au total : douze pour la partie présidentielle, six pour la société civile et douze pour l’opposition. Certes, l’opposition, ce n’est pas que l’UDPS, mais il est clair que cette dernière entend garder la main.

Munie d’un mandat dûment signé de Tshisekedi lui-même, dont j’ai exigé et conservé copie (on n’est jamais trop prudent !), la délégation UDPS au Raphael est conduite par deux de ses proches, Floribert Tendayi et Papis Tshimpangila. Elle comprend aussi l’un des propres fils du Vieux, Christian Tshisekedi, et l’un de ses neveux, Bona Kabongo. Comme rien n’est simple dans cette famille, Félix Tshisekedi me dira plus tard, sur le ton du reproche, que son frère Christian n’y connaît rien en politique puisque c’est un homme d’affaires.

 

 

Comme si j’avais moi-même composé cette délégation ! Toujours est-il qu’en ce 26 mars l’UDPS nous annonce qu’elle se réserve le droit de nommer elle-même les douze personnalités de l’opposition qui participeront au comité préparatoire. Explication : « On se connaît entre nous, hors de question de nous laisser infiltrer par de faux-vrais opposants ! » Après tout, c’est son affaire. On se sépare donc bons amis.

De retour à Kinshasa, je reçois le secrétaire général de l’UDPS, Bruno Mavungu, accompagné de Félix Tshisekedi. Félix joue les durs, et je m’aperçois rapidement qu’il a pris l’ascendant sur Mavungu, mais il ne remet rien en question. Il ne me reste plus qu’à recevoir la liste des opposants membres du comité préparatoire. On me l’annonce d’une heure à l’autre. Je suis confiant, presque euphorique. À tort.

Quand Tshisekedi tourne casquette

J’ai en main les listes de la mouvance présidentielle et de la société civile, mais, côté UDPS, rien ne vient. Une, deux, trois semaines, rien. Je me rends donc de nouveau à Bruxelles pour y rencontrer Étienne Tshisekedi. Il me reçoit le 5 mai dans un hôtel de la capitale belge, entouré, cette fois encore, de Félix, de l’abbé Tshilumba et de Gilbert Kankonde. Je les sens un peu crispés, exigeant notamment ce qu’ils appellent un renforcement de la facilitation. Mais comme ils ne me montrent aucune hostilité, je sors de l’entretien rassuré, même si je n’ai toujours pas obtenu la fameuse liste.

 

Encadrement recommandé

 

Retour à Kinshasa. Au sein de la mouvance présidentielle et de l’opposition non UDPS, on s’impatiente et on me critique. À leurs yeux, je favorise l’UDPS, je fais tout pour ressusciter Tshisekedi et le remettre en selle. C’est alors que surgit cette étrange idée de panel de personnalités censées m’épauler et m’encadrer, afin de « remettre le dialogue sur les rails ». Puisque le facilitateur piétine, entend-on dire, aidons-le à s’en sortir. C’est évidemment tout sauf désintéressé car derrière ce schéma se profile l’ombre des Américains, en particulier celle de l’envoyé spécial pour les Grands Lacs, Tom Perriello.

 

Via le panel, dont ils seraient membres, les États-Unis, puissance extracontinentale, souhaitent être directement au cœur du dialogue, ce qui à mes yeux n’est pas souhaitable. J’ai rapidement vu la manœuvre, d’où la contre-idée, lancée par moi, d’un groupe de soutien à la facilitation, composé de l’UA, de l’ONU, de l’Union européenne, de l’OIF et des organisations régionales africaines. Cris d’orfraie de la part des Américains et des politiciens congolais qui leur sont proches !

Le soudain manque de coopération de l’UPDS

Début juin, je suis à nouveau à Bruxelles, face à Tshisekedi. Je demande un tête-à-tête. On me le refuse, non sans une certaine indignation : « Le président ne voit jamais personne en tête à tête ! » Va donc pour l’inévitable duo Tshilumba-Kankonde, témoins muets de notre échange. « Grand frère, lui dis-je. J’attends les noms de vos représentants au dialogue depuis deux mois, quand les aurai-je ? » Réponse : « Petit frère, nous sommes jeudi. Lundi, dans quatre jours, vous les aurez. »

 

 

Je saurai plus tard que la liste, effectivement, était prête. Elle ne m’a jamais été remise. Qui l’a fait passer à la trappe ? Mystère. Pendant des jours, j’ai cherché à le joindre depuis Kinshasa, en vain. Il a fallu m’y résoudre : Tshisekedi avait tourné casquette. Pourquoi ? Je me souviens que, pendant l’entretien, il n’avait cessé de me répéter que j’étais trop seul et que la formule du panel, qui avait la faveur des Américains, était à ses yeux la meilleure pour m’entourer. Est-ce là la clé de sa volte-face ? Je l’ignore.

 

Eduardo Soteras/AFP

 

Avec Katumbi, un rendez-vous manqué

Heureusement, l’iceberg de l’opposition commence à craquer. Le député Samy Badibanga, qui deviendra Premier ministre en novembre, puis d’autres, manifestent avec insistance le souhait de participer au dialogue. Au même moment se pose le problème de Moïse Katumbi. J’avais prévu de le rencontrer peu après mon second séjour à Bruxelles, début mai. Mon projet était d’aller le voir chez lui, à Lubumbashi, ce qui d’ailleurs ne plaisait guère au pouvoir en place à Kinshasa, qui estimait que c’était là une sorte de reconnaissance.

 

Menacé à Lubumbashi

 

La veille du jour fixé pour notre rendez-vous, l’un de ses proches, l’ex-président de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga, Gabriel Kyungu, connu pour la brutalité de son langage, se livre dans les médias locaux à une violente diatribe contre moi, avant de conclure que je ne serai pas le bienvenu à Lubumbashi. Dans la foulée, le G7, regroupement d’anciens kabilistes ralliés à Katumbi, publie une déclaration de la même eau à mon encontre, avant d’en appeler, lui aussi, comme par hasard, à la mise en place du fameux panel cher à M. Perriello.

 

J’annule donc mon déplacement et appelle Katumbi pour le lui signifier. L’échange est aigre-doux : « Kinshasa vous a empêché de venir me voir ! » me dit-il. « Pas du tout, c’est votre ami Kyungu et vos alliés du G7 qui, manifestement, ne le souhaitent pas. Ma sécurité n’est pas assurée à Lubumbashi, pourquoi viendrais-je ? »

 

La conversation terminée, je joins aussitôt Mme Dlamini-Zuma pour lui proposer de faire venir Moïse Katumbi en terrain neutre, à Addis-Abeba, afin que nous parlions avec lui. Le principe est rapidement acquis lorsque surviennent l’affaire dite des mercenaires et l’ouverture d’une procédure à l’encontre du candidat.

 

« Le jardin des États-Unis »

Depuis lors, je suis intervenu à sa demande pour faciliter son départ à l’étranger, mais nous ne nous sommes toujours pas rencontrés. Dois-je préciser que je n’ai aucun problème avec M. Katumbi, qui porte le même prénom que celui de mon père ? J’entends souvent dire qu’il est « l’homme des Américains ». Je l’ignore, même s’il en est notoirement proche. Et dans ce cas, il n’est pas le seul. Son grand frère, Katebe Katoto, que j’ai rencontré à Bruxelles, était un ardent défenseur de la formule du panel et un critique acerbe de la facilitation que je menais, au point que j’ai dû lui dire, les yeux dans les yeux : « Moi, Monsieur, je ne suis pas achetable ! »

Au cours de cette même rencontre, un membre du G7 s’est levé : « Vous, vous avez un mentor qui s’appelle la France, a-t-il commencé. Eh bien, sachez que la RDC, c’est le jardin privé des États-Unis ! » Mon sang n’a fait qu’un tour : « Je ne sais pas si vous êtes conscient de ce que vous venez de dire, ai-je rétorqué. À votre place, je ferais tout pour que ça ne sorte pas de cette salle. Sinon l’Afrique entière va se moquer de vous ! »

Coup de foudre à Kinshasa

Nous sommes en juin. L’UA a avalisé mon projet de groupe de soutien à la facilitation, et je décide d’envoyer une nouvelle mission auprès de Tshisekedi à Bruxelles. À Genval, banlieue chic de la capitale belge, l’opposition, UDPS et G7 notamment, vient de lancer le Rassemblement anti-Kabila. Le ton s’est durci, et je crains que ma délégation, composée des Algériens Saïd Djinnit et Smaïl Chergui, ainsi que d’un diplomate belge, ne trouve porte close. Il n’en est rien, et le rapport de quelques lignes que me font ces émissaires est totalement anodin, ce qui m’étonne un peu.

Tensions

 

Était-ce pour m’endormir ? Le réveil sera brutal. Le 4 juillet, une réunion du groupe de soutien à Addis-Abeba débouche sur une demande qui est presque une injonction : le facilitateur est prié de mettre en place le comité de préparation au dialogue d’ici à la fin du mois. Une date est retenue : le samedi 30 juillet. Mais il y a un problème : de retour à Kinshasa le 27, Étienne Tshisekedi a prévu de tenir un mégameeting le 31 juillet.

Si traître il y a, l’insulte convient à celui qui a signé un accord et ne l’a pas respecté

L’UDPS hurle au complot : c’est du sabotage ! D’ailleurs, me dit-on, vos émissaires à Bruxelles se sont entendus avec nous pour que les deux événements ne coïncident pas – si c’est exact, cela m’a été caché ; pourquoi ? Où était mon intérêt dans cette affaire, alors que je me battais depuis des mois pour inclure Tshisekedi dans le jeu ? A-t-on voulu me piéger, me discréditer afin de mettre quelqu’un d’autre à ma place ? Je n’en dirai pas plus, mais Mme Dlamini-Zuma, à qui j’ai fait, fin octobre, un compte rendu détaillé de ma mission, connaît les tenants et aboutissants de toute cette histoire.

 

Lors de son meeting devant des dizaines de milliers de personnes, Étienne Tshisekedi m’injurie. Je ne m’y attendais absolument pas. Il me traite de « petit kabiliste partial » et ajoute que je suis « un traître ». Oui, « un traître » ! Passé l’instant de sidération, je réfléchis. Si traître il y a, l’insulte convient à celui qui a signé un accord et ne l’a pas respecté. Or, Tshisekedi a violé l’engagement que ses délégués, mandatés par lui, ont conclu à Paris en ma présence. Donc le traître, c’est Tshisekedi. Partial ? C’est risible.

 

 

Pendant longtemps, la majorité présidentielle et une partie de l’opposition, dont Vital Kamerhe, le G7 et la Dynamique, m’ont accusé de favoriser l’UDPS et son vieux leader ! Ce discours m’est tombé dessus comme un coup de foudre. Je ne pardonne pas à Tshisekedi de s’être montré aussi injuste à mon égard. Il ne s’en est jamais excusé ni expliqué. Lorsqu’un ami commun, Mgr Monsengwo, a voulu que j’aille le voir chez lui, à Limete, pour recoller les morceaux, j’ai refusé. Peut-être nous reverrons-nous, mais ce ne sera pas à son domicile. Tshisekedi ne me connaît pas. S’il veut la guerre, je vais le démolir !

 

GUILLAUME KAZADI/AFP

 

L’Église catholique : pêchez en paix

Certes, l’Église est une institution en RD Congo. Certes, je suis moi-même un catholique pratiquant et je me dois de passer le manteau de Noé sur ce que fait ma hiérarchie et qui ne me plaît pas toujours. Je ne dirai donc rien sur le cardinal Monsengwo, que je connais bien et que je respecte. Mais tout de même. J’ai beaucoup compté sur la conférence épiscopale, la Cenco, pour qu’elle m’aide dans ma tâche de facilitation. Au sein du comité préparatoire au dialogue, le représentant de la Cenco, l’abbé Donatien Nshole, avait le beau rôle.

 

Proches du pouvoir

 

Idem lorsque, le 1er septembre, s’est ouvert le dialogue lui-même. Surviennent alors les tragiques émeutes des 19 et 20 septembre à Kinshasa, lesquelles – il convient de le préciser, car j’en ai été le témoin – ont commencé par le saccage des sièges des partis membres du dialogue, perpétré par des militants du Rassemblement de l’opposition radicale. Avant que les jeunes kabilistes aillent à leur tour mettre le feu aux locaux de l’UDPS. C’est alors que les curés de la Cenco ont changé de ton. Après avoir exigé une semaine de deuil, ils sont venus poser des préalables au dialogue qui ne figuraient pas dans nos accords. J’y ai consenti à une condition : qu’ils restent dans la salle.

Libre à eux, par ailleurs, d’aller à la pêche miraculeuse et de ramener dans leurs filets les opposants au dialogue. À l’heure où je vous parle, la pêche continue, et je souhaite qu’elle soit fructueuse. D’autant que Joseph Kabila, vous l’aurez remarqué, joue le jeu et encourage les évêques. Cela s’est discuté fin octobre à Luanda, en marge du sommet des chefs d’État de la région, qui a entériné l’accord politique du 18 octobre.

Denis Sassou Nguesso et José Eduardo dos Santos ont suggéré à Kabila de tendre la main au Rassemblement de l’opposition, via la Cenco, ce qu’il a fait. Je crois que tout le monde est un peu tétanisé à l’idée qu’il se passe quelque chose le 19 décembre à minuit et que chacun cherche à conjurer les risques de dérapages.

Présidentielle : 2018 ou le chaos

Les Américains, les Européens, la Cenco, le Rassemblement : tous ou presque « exigent » que l’élection présidentielle se tienne en 2017. Mais c’est impossible avant avril 2018 ! Cette échéance n’est pas le fruit du hasard : le fichier électoral est corrompu, tout le monde l’a dit, sa refonte est indispensable. La RD Congo, c’est 2,5 millions de km², 136 000 bureaux de vote, 20 000 tonnes de matériel électoral à transporter, le plus souvent par voie aérienne ou fluviale.

 

Un report plus que nécessaire

 

La commission électorale, les experts de l’ONU et de l’OIF, le général malien Siaka Sangaré, que je considère comme le meilleur expert électoral d’Afrique francophone et que j’ai fait venir… Tous sont formels : on ne peut pas, en resserrant au maximum les délais, aller plus vite. Le fichier électoral sera fiable et complet début octobre 2017, il faut ensuite six mois pour organiser le scrutin. À condition, bien sûr, que son financement – près de deux milliards de dollars – soit assuré. Préconiser une présidentielle bâclée l’an prochain, c’est irresponsable.

J’ai entendu récemment Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères, critiquer l’accord du 18 octobre et remettre 2017 sur le tapis. Cela m’a étonné : son ambassadeur à Kinshasa ne lui a donc pas fait rapport ? Il parle en méconnaissance de cause. Autre revendication de l’opposition radicale et de ceux qui la soutiennent : que Kabila démissionne au soir du 19 décembre 2016 et laisse la place à une période transitoire spéciale, avec à sa tête le président du Sénat, Léon Kengo Wa Dondo, qui organisera les élections.

 

 

Ce n’est ni constitutionnel – la Cour suprême a tranché, et les participants au dialogue en sont convenus – ni réaliste. Le mandat de Kengo est forclos depuis quatre ans, faute d’élections provinciales et sénatoriales tenues dans les délais. Quelle est sa légitimité ? Sur le plan strictement juridique, le fait que Kabila demeure en place jusqu’à l’élection de son successeur est objectivement la moins mauvaise des solutions.

 

EDUARDO SOTERAS/AFP

 

Une classe politique brillante, mais toxique

J’ai eu affaire à une classe politique à la fois brillante, adepte des faux-fuyants, intelligente, toxique… L’argent joue un rôle prépondérant : en Afrique de l’Ouest, les gens pensent qu’ils sont riches quand ils ont 100 millions de F CFA. Ici, ils le sont quand ils ont la même somme, mais en dollars. Autre caractéristique : un sentiment national et identitaire à vif. Est-ce un héritage du ­mobutisme triomphant ?

C’est possible, mais les Congolais en général sont allergiques à toute interférence, en particulier occidentale – sauf bien entendu quand elle sert leurs intérêts et qu’ils peuvent l’instrumentaliser à leur profit. Aussi les chefs d’État africains, qui connaissent ce sentiment, sont-ils prudents dès qu’il s’agit de se mêler des affaires congolaises.

 

Sassou Nguesso joue un rôle positif, Dos Santos aussi, ainsi – et c’est moins connu – que Faure Gnassingbé. Le président togolais entretient des relations étroites aussi bien avec Kabila qu’avec Vital Kamerhe. Si Kamerhe ne nous avait pas rejoints, il n’y aurait jamais eu de dialogue, et Faure a été décisif dans son ralliement, tout comme son « envoyé spécial », le ministre Gilbert Bawara, très introduit à Kinshasa.

 

 

Pourquoi (et comment) j’ai mis les pieds dans le « marigot » : suite et fin

Ce n’est pas l’argent qui m’a motivé, et je voudrais être clair, voire trivial à cet égard : Kabila ne m’a pas payé, ce n’est pas lui qui a réglé mes frais de mission ni mes per diem. C’est l’UA qui m’a pris en charge, et il ne m’a rien donné. On a, à ce sujet, raconté n’importe quoi. Je me souviens du jour où je suis allé visiter le fameux barrage d’Inga et survoler l’embouchure du fleuve Congo, spectacle dont j’ai toujours rêvé.

Une compagnie pétrolière avait mis un hélicoptère à ma disposition à cet effet. Le lendemain, des journaux ont écrit que, ça y est, Kodjo est dans le pétrole, Kabila l’y a mis pour l’acheter ! Par contre oui, mon ego, ma place dans l’Histoire, la volonté de sortir par le haut, de ne pas partir sur un échec, celle aussi de démontrer à M. Tshisekedi, qui m’a trahi, que je n’étais pas un nègre de service, tout cela m’a motivé et a forgé ma résilience.


J’espère que Kabila ne me décevra pas !

J’ai rencontré Joseph Kabila quatre fois en dix mois de facilitation. C’est à la fois peu, pour ceux qui croyaient que je le voyais chaque matin, et beaucoup, pour qui connaît l’homme. Il m’a rendu hommage à l’issue de l’accord du 18 octobre, ce qui était, je pense, la moindre des choses : un bon ouvrier aime que l’on reconnaisse qu’il a fait du bon travail. Pour le reste, que dire de lui ? C’est un homme secret, peu disert, simple, dont la sensibilité est à la fois vive et rentrée. J’éprouve pour lui un certain sentiment de compassion, car je sens qu’il n’est pas à l’abri de tout danger, plus précisément de toute menace physique.

 

Cela joue sans doute dans le ressenti positif que m’inspire celui qui reste pour moi un jeune homme. Autre chose : à titre personnel, en tant qu’Africain ayant longtemps milité pour le panafricanisme, je suis choqué par la façon dont les puissances étrangères font pression sur Kabila et s’immiscent dans les affaires du Congo. De simples chargés d’affaires d’ambassades occidentales se permettent d’exiger n’importe quoi et convoquent des réunions sur l’avenir du pays, des représentants d’ONG et des médias étrangers distribuent bons et mauvais points sur un ton comminatoire. À partir du moment où Kabila fait front contre ces pressions, il me devient sympathique.

 

 

 

Maintenant, je sais que la question se pose – tout le monde se la pose : Joseph Kabila est-il sincère quand il assure qu’il respectera la Constitution, laquelle stipule qu’il ne peut postuler à un troisième mandat ? À cela, je réponds : je le crois sincère, jusqu’à preuve du contraire.Et j’espère qu’il ne me décevra pas.

 

 

 

@JeuneAfrique
 
AMMAFRICA WORLD

29/12/2016
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RDC: L'opposant Franck Diongo devant la justice de son pays

RDC: LE Dossier sur le député Franck DIONGO

Un sujet qui départage encore l'opinion Congolaise. Les uns voient encore une manière pour l'actuel chef de l'état de fragiliser l'opposition, tandis que pour les autres, les caprices des opposants qui se croient tout permis, intouchables, étant coupable selon les faits, ils se transforment en victimes de répressions étatiques!

 

Ammafrica interpelle le peuple de prendre toujours de leur temps d'examiner chaque dossier avant de se prononcer sans passion ni émotion!

 

Ammafrica.

 

5 ans de prison pour Franck Diongo

5 ans de prison pour Franck DiongoL'ACAJ annonce que le député Franck Diongo vient d'être condamné à 5 ans de prison ferme "à la suite d'un procès inique", selon Georges Kapiamba. 

Le député Franck Diongo (Opposition) avait, le 20 décembre, séquestré des membres de la garde républicaine à son domicile.

Selon l'accusation, ses partisans les avaient tabassés, certains sont toujours à l'hôpital avec de graves blessures.
 

Le ministère public avait requis 15 ans de prison, le procès s'est tenu à la Cour suprême de justice en procédure de flagrance, obligatoire pour un député sans que la levée de son immunité parlementaire ne soit obtenue de l'assemblée nationale. 

 

Ses avocats avaient sollicité et obtenu un report du procès en attendant l’amélioration de l’état de santé de leur client, hospitalisé à la Clinique Ngaliema.

 

L'ACAJ dénonce "une répression politique dans ce verdict".
 
@Mobile.topcongo.fm
 
AMMAFRICA WORLD

29/12/2016
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RDC-DOUBLE NATIONALITE:DR.MUBABINGE BILOLO REPLIQUE AUX DEPUTES PARLEMENTAIRES

Les torchons brûlent entre les parlementaires et la Diaspora naturalisée au sujet de la "double-nationale"

GUERRE DE CERTAINS PARLEMENTAIRES CONTRE LA DIASPORA CONGOLAISE
ET CONTRE NTITA BADIBANGA

Par Dr. Mubabinge Bilolo (Munich/Germany)

 

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Après deux mandats au sein du Parlement et du Sénat, et à trois semaines de la fin de leur existence légale, certains parlementaires du Parlement Congolais se sont réveillés de leur sommeil pour se rappeler de leur moratoire du 23 février 2007 sur la question de double-nationalité.

 

Sans citer les noms, la « Dynamique des Parlementaires Acquis au bons sens », une structure momentanée animée par les députés nationaux Furaha Uma, Crispin Mbindule Mitond et Paul Muhindo Vaumawa, aurait écrit „officiellement au Chef de l’Etat pour s’inquiéter du bradage et de l’infiltration de la nationalité congolaise.... ils en appellent à l’application stricte de l’article 10 de la Constitution. Cette disposition constitutionnelle stipule en effet que « La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre ...“.

 

Honorables Furaha, Mbindule et Muhindo soutiennent non seulement que le Président serait Rwandais, que Kamerhe serait Rwandais, que Ruberwa serait Rwandais, que Kongo wa Ndondo serait Rwandais-Polonais, donc sans aucune origine congolaise, mais que l’Assemblée Nationale et le Sénat hébergeraient en leur sein une CENTAINE de parlementaires porteurs de la double nationalité.

 

A ce titre,relatives à la nationalité congolaise reconnaissent la perte, l’acquisition et le recouvrement de la nationalité congolaise…nous voudrions solliciter (…) vos instructions claires pour que les institutions compétentes agissent urgemment contre les étrangers d’origine congolaise qui exercent une nouvelle forme de colonisation grâce au sang congolais qui coule dans leurs veines ».


Sans les citer, Furaha, Mbindule et Muhindo soutiennent que l’Assemblée Nationale et le Sénat hébergeraient en leur sein une centaine de parlementaires porteurs de la double nationalité. A ce titre, le moratoire du 12 février 2007 s’apparente à une autorisation tacite de détention, par des animateurs et membres des institutions de la République, des nationalités concurrentes à la congolaise“.

 

Pourquoi les Parlementaires interpellent-ils Kabila pour régler une question déjà réglée ou clairement réglée par la Constitution?

 

Pourquoi ne font-ils pas appel à la Cour Constitutionnelle?

 

Qui devrait appliquer strictement l'article 10 de la Constitution? Le Président ou la Cour Constitutionnelle? Un internaute m’a demandé: „Est-ce que lui même Kabila respecte-t-il la Constitution? Et qu'en dire de la Cour constitutionnelle?“.
Pourquoi cette question de double-nationalité n'est-elle soulevée que lorsqu'on entend les noms comme She Okitundu (Candidature au Poste de Président du Sénat), Mukendi (Ministre ou Secrétaire-Adjoint du PPRD), Badibanga (Premier-Ministre), etc.?

 

Si j'ai bonne mémoire, après les pillages de 1991, alors que je me trouvais en Europe pour des conférences scientifiques, d'aucuns avaient tenté de prendre ma place ou la place des Moralistes Congolais, en affirmant sans preuve que "Bilolo n'était pas Congolais. Il serait Allemand". N'eût été mes amis de l'époque Kunz Karl Bond, Madame Landu, Mgr. Monsengwo (mon Maître de FCK) et autres évêques, Fayulu, Mende, Dr. Numbi, P. Lumbi, Tshimpumpu, etc., on aurait effacé mon nom et le nom de mon suppléant, le Prof. Nyeme Tese, Président de la Commission Ethique de la CNS., de la liste.

 

Les mêmes personnes qui interpellent Kabila pour neutraliser Badibanga soutiennent aussi gratuitement, comme évoqués plus haut, que Kabila, Kamerhe, Kengo, Ruberwa seraient Rwandais et que le Congo serait un pays occupé par les Étrangers. Mais ils ont entendu la fin de leurs mandats pour se rappeler de leur moratoire !

 

Je sais qu'il y a un problème de double-nationalité à l'Est du Congo. Ce problème s'est posé en 1990-1991 au cours des débats sur la "Nationalité Collective et Non-Individuellement Sollicitée" accordée par Mobutu. Les juristes estimaient qu'une "nationalité collective" est une sorte de "nationalité imposée". On "contraint" les étrangers à "être Congolais". La délégation de l'Est (Kisangani et Kivu) au Centre Kimbaguiste avait démontré en 1991 que l'idée était bonne dans la perspective de l'intégration, mais elle est malheureusement exploitée pour occuper les terres des paysans.

 

En tant que responsable de la Commission Constitutionnelle dans la Diaspora, j'ai toujours proposé, avec mon collègue Tshiyembe Mwayila, la double-nationalité, mais en insistant sur certaines restrictions. Il y a des fonctions qui excluent la double-nationalité: Sécurité Nationale, État-Major des Forces Armées, Ministère de l'Intérieur, Ministère de la Défense, Président de la République, etc.

 

Samy Ntita Badibanga n'est pas un inconnu. Tout le monde qui est né ou a étudié à Kananga connaisse le Bar de son Papa, appelé "Samy-Bar". Les Soldats formés à Kananga connaissent "Samy-Bar". Les voyageurs à destination de Lusambo, Lwebo. Tshikapa, Bakwanga, Dimbelenge, Lwiza en partant de Lulwabourg connaissaient "Samy-Bar". Mbuji-Mayi connaît Ntita Badibanga. La Diaspora Congolaise de Belgique connaît Ntita Badibanga comme "Patriote Congolais". Ce n'est pas un inconnu. La sécurité du Congo n'est pas en danger, car c'est un patriote congolais.

 

Je suis aussi d'avis que la question devrait être réglée. Elle nécessite une révision de l'article 10 de la Constitution. Mais elle ne devrait pas être instrumentalisée pour neutraliser les patriotes engagés ou quelques personnes ethniquement triées.

 

La lettre de ces honorables, dans l’hypothèse où le résumé de Palmares serait fidèle au contenu, contient une curieuse restriction discriminatoire et inadmissible. Il y a trois types de double-nationalité:

 

a) Double-nationalité de Congolais d’Origine qui se rapporte aux Congolais, c’est-à-dire aux MaKoko (Kisangani-Bandaka-Nord-Kivu), aux BaKongo ou aux Matamba (Kivu-Katanga-Kasayi) devenus Rwandais, Burundais, Américains, Belges, Anglais, Italiens, etc. Ils demeurent biologiquement Congolais et Étrangers en dehors du Congo.


b) Double-nationalité des Métis, à 50 % Congolais(es) d’Origine. Du fait que la double-nationalité est admise dans beaucoup de pays, ils ont la Nationalité du père ET de la mère.En Occident, ces enfants se considèrent ou sont considérés comme exclusivement Congolais(es), même si la Nationalité politique leur ouvre pratiquement la porte de la plupart des postes politiques.


c) Double-nationalité des Étrangers d’Origine qui se rapporte aux ÉTRANGERS (BaPaya, Ban-a-BaPaya) Chinois, Libanais, Rwandais, Angolais, Belge, Allemands, Anglais, etc., ayant pris la Nationalité Congolaise.

 

La double-nationalité des type A (Congolais d’Origine) et de type B (à 50 % Congolais d’Origine) est stratégique et nécessaire pour tout pays. C’est la Diaspora Anglaise en Amérique et au Canada, en Australie, en Afrique du Sud, etc. qui fait la puissance de United Kingdom. Trump est Allemand, même s’il est Président Américain. Tous les Européens appellent Obama „Africain-Kenyan à la Maison Blanche“. La survie d’Israel dépend de sa Diaspora dans le monde. La Diaspora est constitutive d’une Nation. Elle est le Front d’une Nation.

 

La double-nationalité visée par les Congolais(es), c’est en premier lieu, la Nationalité des Étrangers d’Origine et surtout celle des Étrangers de la 1ère Génération. Les gens qui dans les années 60 ou 70 sont allés à l’école comme étrangers, ont terminé les études comme étudiants étrangers et qui aujourd’hui occupent des postes stratétigiques dans l’Armée, dans la Sécurité Nationale, au sein de la Police Nationale et à la tête des Institutions de l’État. C’est de ce type C qu’on parle lorsqu’on dit que le Congo est un pays occupé.

 

Curieusement les Honorables, Furaha, Mbindule et Muhindo ne s’en prennent pas au TYPE C „ÉTRANGERS D’ORIGINE“, mais ils „sollicitent“ des „instructions claires pour que les institutions compétentes agissent urgemment CONTRE les étrangers d’ORIGINE CONGOLAISE qui exercent une nouvelle forme de colonisation grâce au sang congolais qui coule dans leurs veines ».

 

D’où vient cette URGENCE? Et pourquoi vouloir agir seulement CONTRE LES CONGOLAIS D’ORIGINE? Utiliser le terme „ÉTRANGERS“ à propos des „CONGOLAIS D’ORIGINE“ n’est-ce pas une sorte d’insulte.

 

Les Allemands qui sont en Roumanie, en Russie, Argentine, en Amérique depuis des siècles ne sont pas des „étrangers“, ce sont des Allemands.

 

Le Code des Étrangers ne s’appliquent pas à eux. Ils ont seulement le devoir de prouver que leurs Ancêtres étaient „Allemands“. Comment est-ce que ces Honorables peuvent-ils oser ignorer le „DROIT DU SANG“ et appeler les Ban-a-Makoko, Ban-a-Matamba, Ban-a-Kongo les „étrangers“?

 

Peut-on être Congolais d‘origine et solliciter des instructions POUR AGIR URGEMMENT CONTRE LA DIASPORA CONGOLAISE, CONTRE LES CONGOLAIS D’ORIGINE QUI EXCERCERAIENT UNE NOUVELLE FORME DE COLONISATION GRÂCE AU SANG CONGOLAIS QUI COULE DANS LEURS VEINES?

 

La « Dynamique des Parlementaires Acquis au non-sens » ne sollicite pas d‘instructions „pour que les institutions compétentes agissent urgemment CONTRE les congolais D’ORIGINE ÉTRANGÈRE“ ou à „BIOGRAPHIE DOUTEUSE ET SANS TÉMOIN“ au sein des Institutions Congolaises.

 

La double-nationalité du type C „sans sang congolais dans ses veines“ et le danger qu’elle représente pour la Sécurité du Congo et de tous les Congolais d’Origine ne semblent pas préoccuper cette Dynamique. Le non-sens de cette sollicitation semble être un message codé.

 

 

Dr. Mubabinge Bilolo
Cellule Stratégique de la Société Civile à l‘Étranger


28/11/2016
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MEMOIRE:L'ILE DE GOREE CONTINUE DE LIVRER SES SECRETS

L’Ile de Gorée continue de livrer ses secrets

« Dakar » : encore et toujours ces minerais 'maudits' » !

Opposition Congolaise au Senegal

 

« Qui finance commande », dit-on.

 

Les fondations Konrad Adenauer appartenant au parti politique chrétien allemand CDU, Brenthurst fondée par le magnat sud-africain des mines Harry Frederick Oppenheimer et Human Rights Watch créée par le spéculateur boursier et philanthrope américain George Soros ne seraient pas prises autrement si, en choisissant l’Ile de Gorée – symbole de la traite des esclaves – elles voulaient évaluer, à défaut du niveau d’engagement des ONGDH et de l’Opposition radicale congolaises par rapport à leur propre pays, tout au moins celui de la corruptibilité gangrénant la société congolaise ! Au stade actuel, ce qu’il faut retenir, c’est que la malédiction des ressources naturelles frappe davantage la RDC. Car sous le couvert du processus électoral, c’est en vérité le diamant, le cuivre, l’uranium, le cobalt, le pétrole, le bois, l’eau, le coltan, les terres qui se bousculent dans la tête des faiseurs du monde. DEMONSTRATION !

 

 

Fils du député national Gilbert Kiakwama, le porte-parole du mouvement Filimbi nommé Yangu Kiakwama Kia Kiziki a accordé une interview à l’hebdo français «Le Point», édition africaine, parue le 21 décembre 2015. A elle seule, la légende accompagnant sa photo est tout un programme...politique : « À l'image de la signification même du nom du mouvement citoyen Filimbi dont il est le porte-parole, Yangu Kiakwama kia Kiziki veut siffler la fin d'un régime qui semble tenté par des manoeuvres jugées antidémocratiques », écrit Muriel Devey Malu-Malu.

 

 

A la question «Pouvez-vous nous présenter le Front citoyen 2016 ?», Yangu répond : « La situation politique de la RD Congo est préoccupante. Face à l'importance des enjeux démocratiques, il était important de constituer un front pour agir ensemble et être à la hauteur des défis. Le Front citoyen 2016 est une initiative citoyenne qui a commencé il y a plusieurs semaines, bien avant le Forum de Gorée. Il est le résultat d'un long travail de discussion entre tous les acteurs de la société congolaise dans leur diversité, aussi bien ceux des forces sociales que des formations politiques. Il s'est matérialisé en marge du Forum de Gorée, du fait de la présence de nombreux acteurs congolais à cette rencontre ».

 

 

Par cette réponse, se révèle cette vérité implacable : les contacts entre Filimbi (et certainement Lucha) avec les franges les plus bruyantes des ONGDH et de l’Opposition politique n’ont pas été amorcés à Ile de Gorée. Ils résultent – Yangu le dit clairement – « d’un long travail de discussion ». Résultat : la conférence organisée sur place du 11 au 14 décembre 2015 est un rendez-vous bien préparé, bien planifié.

 

 

Reste maintenant à savoir si la fondation allemande Konrad Adenauer – avec son budget annuel de 100 millions d’euros – a servi de couverture de manière consciente ou non ;

 

 

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l’éventualité d’un abus de confiance n’étant pas à exclure. Et même s’il était ainsi, on comprendrait toujours mal pourquoi, dans les invitations envoyées et la communication déployée, elle s’est abstenue de signaler la co-organisation avec la fondation sud-africaine Brenthurst créée, pour rappel, par le sud-africain Harry Frederick Oppenheimer, président d’Anglo American Company pendant 25 ans et de De Beers Consolidated Mines pendant 27 ans, l’homme ayant pris sa retraite en 1984, cinq ans avant la libération de Nelson Mandela de Robenn Island. George Soros...
Dans la dernière chronique ayant pour avant-titre «Piégés eux-mêmes à Ile de Gorée» et pour titre «Les ‘Dakariens’ s’en prennent à Aubin Minaku pour rien !», il y a, sous l’intertitre «Félix, De Beers, Miba et effet boomerang», cette partie suffisamment révélatrice : «Une petite curiosité attire entre-temps l’attention des observateurs : de tous les participants congolais à s’exprimer sur cette conférence, seul Félix Tshisekedi a cité la fondation Brenthurst et établi un lien entre celle-ci et Harry Frederik Oppenheimer (...). Pour ceux qui ne le savent pas, De Beers opère dans le diamant. Elle a pour actionnaires principaux Anglo American (45 %) et famille Oppenheimer (40 %). Sur le site Web de Miba, il y a cette information édifiante :
 
 
‘Pendant plusieurs années (+15 ans), la totalité de la production MIBA était envoyée à BRITMOND, une filiale de la De Beers qui avait le monopole d’achat du diamant MIBA’. Le 9 novembre 2005, autre information importante, un Protocole d’Accord entre la Miba et De Beers Centenary avait été envisagé pour la création d’une joint-venture dénommée SKD (Société Kasaïenne du Diamant).
 
La Commission mise sur pied avait préconisé sa révision...’ (...). La présence à ‘Dakar’ de la fondation Brenthurst (...) peut expliquer en partie le vrai objectif de la conférence : le diamant ! ». Au fait, cette pierre précieuse n’est qu’une symbolique. Elle traduit toute la malédiction liée aux ressources naturelles dont parle l’ITIE (Initiative pour la transparence dans l’industrie extractive) à laquelle est intimement lié le nom de George Soros, milliardaire américain d’origine hongroise. Celui-là même qui s’est affiché en 2015 sur Internet (Facebook) avec un tee-shirt « Filimbi » après expulsion, de Kinshasa, des membres de « Y en a marre » et « Balai citoyen ».

 

 

Avec l’Open Society Institute, sa fondation principale, George Soros «serait l’un des plus grands philanthropes modernes ». Il a créé ou finance, relève le document intitulé «Délits d’initié et de coups d’Etat : George Soros, spéculateur et philanthrope », « diverses associations et fondations de premier plan, tel que Human Rights Watch et International Crisis Group ». On y trouve ce passage fort révélateur :
 
« Au cours des dernières années, Georges Soros a joué un rôle central dans des changements de régime, notamment en Europe centrale et orientale ». En 2002, il fit cette déclaration sulfureuse :
 
« Dans la Rome antique, seuls les Romains votaient. Sous le capitalisme mondial moderne, seuls les Américains votent. Les Brésiliens, eux, ne votent pas ». Comme pour dire des Français, des Allemands, des Japonais, des Britanniques, des Indiens, des Israéliens et tout naturellement des Congolais qu’ils ne votent.

 

 

C’est Washington qui décide...

 

 

Le travail de démolition auquel se livrent les ONGDH de la RDC s’explique. Surtout quand il est managé par des structures comme Hrw pour les matières relevant des Droits humains et et Icg pour celles relevant de la Sécurité. D’ailleurs, dans son Rapport Afrique n°2255 du 5 mai 2015 intitulé «Congo : l’alternance démocratique est-elle possible ?», International crisis group recommande à la communauté internationale de « suspendre le soutien au processus électoral et aux forces de sécurité congolaises si le président et le gouvernement continuent de tergiverser sur le respect de la limite de deux mandats » et, « En cas d’importants retards et de violation flagrante du principe des deux mandats, revoir l’aide publique au développement et envisager la révision du mandat de la Monusco » !

 

Au mieux de l’ingénuité, au pire de la méchanceté

 

 

C’est ici que la naïveté des jeunes de Filimbi et de Lucha est compréhensible même sans pour autant être excusable. Ils ne maîtrisent nullement les enjeux en présence mais veulent jouer dans la cours des grands.

Mais c’est surtout ici que la mauvaise foi des membres de la Société civile et de l’Opposition à avoir accouru à l’Ile de Gorée est condamnable. Ils savent, eux, qu’aucune bataille politique, économique ou sociale – armée ou non armée – ne s’engage en territoire congolais depuis 1960 sans être d’abord liée aux minerais ou aux hydrocarbures, à l’énergie électrique ou à l’énergie hydraulique. L’anecdote de Sun City (lire encore BALISES) nous rattrape.

 

 

Croire alors, dans ce contexte, que le processus électoral, tel que le clament les « Dakariens », est une affaire des Congolais, pour les Congolais, avec les Congolais, relève au mieux de l’ingénuité (pas ingéniosité), au pire de la méchanceté.

Le seul mérite du rendez-vous d’Ile de Gorée est de nous signifier que l’esclavage n’a plus besoin des razzias à la Tipo-Tipo. Des candidats sont désormais en costume-cravate avec attaché-case pour les aînés, en survêt avec basket, oreillettes et sur roulettes pour les enfants. Et lorsque ceux-ci invitent ceux-là avec l’argent des « Soros », la suite se devine au travers du constat : « ‘Dakar’ : encore ces minerais ‘maudits’ » !

 

 

 

 

 

Omer Nsongo die Lema

 

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30/12/2015
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RDC-RENCONTRE ILE DE GOREE:UNE FONDATION PRO BALKANISATION SIGNALEE A DAKAR!

LA RDC NE COMPTE PAS REVIVRE LE PARTAGE DE POUVOIR AU STYLE DE "1+4" DE MALHEUR...

Après l'échec de la balkanisation partielle qui a eu lieu lors de pouvoir de "1+4" où les aventuriers rebelles se sont partagés le pays en 3, sa réunification devrait être consolidée par des patriotes si l'on ne voudrait pas vivre encore d'autres aventures venant des hommes qui ne réfléchissent que sur leur VENTRE!

Et surtout le soif de pouvoir dont on ne le mériterait peut-être jamais, car ce pays est de Dieu qui est au contrôle pour déverser lui-même son jugement au temps opportun! Ce pays ne sera pas aidé par ceux qui ont des intentions machiavéliques contre sa survie, mais bien par ceux qui ont par le passé, contribué à sa paix et sa stabilité! Vigilance oblige....

 

 

Nous osons croire que cet article publié sur "lecongolais.cd" n'est qu'une fausse alerte, sinon, l'avenir s'annonce incertain, car, pour les autres, ils ne sont pas prêts à lâcher prise par les intimidations des aventuriers de tous bords!!!

 

QUE DIEU PROTEGE CE PAYS LA RDC CONTRE TOUTE MENACE DE SA BALKANISATION!!!

 

@Ammafrica

 

Les Non-Dits De La Rencontre De L’Île De Gorée – Une Fondation Pro-Balkanisation Signalée À Dakar

 

BrenthurstFoundation

La présence de la Fondation sud-africaine, Brenthurst, sur la liste de principaux bailleurs de fonds de l’atelier de l’Île de Gorée, à laquelle ont pris part des acteurs politiques et sociaux de la RDC, suscite des réactions en sens divers. Grand défenseur du projet de balkanisation de la RDC, la présence au Sénégal de l’ONG sud-africaine a ramené à la surface le débat autour de la balkanisation. A Dakar, la balkanisation n’a pas été loin de la table des discussions ? Dans la ville haute, ça se discute à voix audible.

 

L’atelier de l’Île de Gorée (Sénégal), auquel ont participé certains opposants congolais et membres de la Société civile de la RDC, a suscité un tollé général du gouvernement. A la presse, le porte-parole de la Majorité Kabiliste a été tranchant, estimant que les participants de l’Île de Gorée avaient en tête le projet d’un coup d’Etat contre le régime. Bien avant leur retour à Kinshasa, les menaces d’arrestations ont été proférées contre les participants au forum de Dakar.

 

De retour à Kinshasa, aucun participant à l’atelier n’a été inquiété Organisé autour du thème «Enjeu du processus électoral en Afrique sub-saharienne», les participants ont, juste après leur retour à Kinshasa, mis en place une plateforme «Front citoyen 2016» avec comme première déclaration: «La Nation est en péril, Congolais Telema».

 

Questionnement

 

De prime abord, il faut signaler qu’on ne peut pas interdire aux Congolais de réfléchir sur le sort de leur pays. Cependant, lorsqu’il y a de zones d’ombre qui entoure pareille rencontre, il y a de bonnes raisons de s’interroger.

 

Dans une réflexion, dont Le Potentiel a pu obtenir une copie, l’abbé Mbelu babanya Kabudi tire la sonnette d’alarme, avec un titre très évocateur «Le Congo-Kinshasa et les questions que soulève la rencontre de l’Ile de Gorée». Mbelu souligne qu’une lecture attentive que l’histoire de l’Afrique, de la traite négrière jusqu’à ce jour, nous indique que l’Ile de Gorée est, symboliquement, «la maison des esclaves», «le lieu de passage des esclaves» pour «le nouveau monde». Il tente de pénétrer le mystère qui entoure l’atelier de l’Île de Gorée.

 

Il résume ses questions en ces termes: Qui en a été l’initiateur? Qui l’a financé? Pour quels objectifs avoués ou inavoués?

Selon lui, face au chaos, à la déflagration en préparation au Congo-Kinshasa, il renvoie dos à dos le clan Kabila et les amis de l’Ile de Gorée. Pourquoi? Il s’explique: «Le Clan Kabila n’est pas sincère comme plusieurs politicards congolais. Il est évident que plusieurs politicards ne sont pas toujours sincères… lorsque les +maîtres du monde+ veulent se débarrasser d’eux, ils deviennent tout d’un coup +nationalistes+ et patriotes, mais lorsqu’ils ont besoin d’eux et les placent au «pouvoir», il n’existe pas d’ingérence… Tel est le piège à déconstruire. Déconstruire ce piège implique de questionner «les amis de l’Ile de Gorée» sur leurs engagements avec les +maîtres du monde+ afin d’éviter que le service qu’ils auront à rendre au même système demain ne puissent continuer à prendre nos populations en otage ».

 

Lucidité

 

Parmi les organisations qui ont organisé et financé l’atelier de Dakar se trouve la fondation sud-africaine «Brenthurst» basée à Johannesburg. Elle est dirigée par Dr Greg Mills. La présence de cette fondation à l’Ile de Gorée n’est pas anodine.

 

En effet, en 2012, le journal Le Potentiel avait clairement indexé cette ONG sud-africaine dans la mise en œuvre du projet de balkanisation. Cette ONG était comptée parmi les principaux tireurs de ficelles du projet de balkanisation de la RDC. Le Potentiel titrait alors «Balkanisation de la RDC: des scientifiques s’en mêlent»

Dans ses analyses, Le Potentiel s’inspirait d’un article paru en 2009 dans la revue américaine Foreign Policy, sous le titre «The Democratic Republic of The Congo does not exist (La RDC n’existe pas) ».

 

Sous les signatures de Jeffrey Herbst, chef de chaire à l’Université de Miami, dans l’Etat d’Ohio, aux Etats-Unis d’Amérique, et de Greg Mills, directeur de la Fondation Brenthurst, l’article démontrait que la RDC n’existe pas et qu’il serait temps de cesser de prétendre le contraire. Les auteurs de l’article invitaient la communauté internationale à reconnaître ce fait. Ils soutenaient qu’une grande partie de la RDC est tombée aujourd’hui dans l’instabilité. Le pays serait, défendaient-ils, un vaste territoire peu peuplé, mais rempli de ressources naturelles. Dans la conclusion de l’étude, ils estimaient que le concept même d’un Etat congolais a perdu toute sa pertinence.

 

Quand à Dakar, la même fondation sud-africaine se retrouve dans un atelier traitant du problème de la RDC, il y a véritablement anguille sous roche.

Tirez des leçons

 

Susan Georges, dans son livre «Les usurpateurs, comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir», publié en 2014, écrit: «On connaît déjà les lobbyistes qui s’activent dans les coulisses de l’Etat depuis belle lurette. Il y a aussi des méga-lobbies, attachés à la défense des intérêts catégoriaux sous couvert de «fondations» ou de «conseils» qui se prétendent à but non lucratif mais servent en réalité les objectifs des entreprises transnationales». Susan George est d’avis que «les transnationales constituent une véritable «autorité» internationale, résolue à défendre ses intérêts commerciaux, son pouvoir et ses bénéfices, au mépris du bien commun. Elle partage un jargon, une idéologie et des ambitions dont les citoyens attachés aux valeurs démocratiques feraient bien de se méfier».

 

La connaissance est toujours un antidote à la manipulation et au sentiment d’impuissance, dit-on. La présence à Dakar de l’ONG sud-africaine Brenthurst intrigue. Elle n’est pas le fait du hasard. Elle tient à un schéma bien tracé qui n’est pas loin du vieux projet de balkanisation de la RDC. En fait, la nouvelle thérapie consiste à se servir d’une catégorie de Congolais pour faire passer la pullule. Malheureusement, il y a des Congolais naïfs et stupides qui finissent toujours par mordre à l’hameçon. C’est le cas de ceux qui ont, en toute liberté et conscience, fait le déplacement de l’Île de Gorée à Dakar. Sans les savoir, les mêmes qui ont juré de balkaniser la RDC les ont entrainés dans un schéma qui, au bout du compte, dessert complètement les intérêts de la RDC.

 

A Dakar, derrière le semblant du discours pour l’alternance démocratique en RDC, l’ombre de la balkanisation a plané dans les débats. L’avenir nous en dira la suite.

 

 

 

 

 

@LeCongolais.cd

 

AMMAFRICA WORLD


25/12/2015
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RDC-DIALOGUE:MAMA MARTHE TOURNE LE DOS AU DIALOGUE INITIE PAR JOSEPH KABILA ET SE DIT OBEIR A LA VOLONTE DU PEUPLE!

"MAMA MARTHE" DEVIENT-ELLE POLITICIENNE?:ELLE REJETTE LE DIALOGUE INITIE PAR JOSEPH KABILA!

Voici ce que nous titre le site de "rdc-news.com" sur les prétendus propos tenus par l'épouse du leader de l'UDPS dont on ne peut confirmer sa véracité. Toute fois, UDPS l'a déjà fait comprendre par Félix Tshisekedi, le fils du président du parti qu'il ne participera pas au dialogue initié par Kabila!

 

Ce dialogue accoucherait-il des choses positives si la majorité des opposants s'absentent?...

 

Wait and see!

UDPS, Maman Marthe à son tour de rejeter le dialogue

 

L'épouse du président de l'UDPS, Marthe Kasalu Jibikila l'a fait savoir à un acteur politique en exil en Europe. "Pour nous, nous avons tourné le dos à ce dialogue.

 

Kabila voulait se servir de notre bonne foi pour violer la constitution", a-t-elle affirmé. Et d'ajouter : "nous ne participerons pas à un complot contre notre République et notre peuple". De toutes les façons, explique la mère de Félix Tshilombo, l'UDPS et sa base non plus ne veulent pas de ce dialogue, pourquoi devrions-nous à notre niveau mener des activités pour soutenir une activité, que le peuple n'épouse pas. "C'est manquer du respect et de la considération à l'endroit de notre population.

 

Ce dialogue, ne concerne qu'un individu, Kabila", précise, celle, qui s'est battue, il y a peu pour la participation de l'UDPS à ce rendez-vous. Kabila reste désormais seul, dans sa logique.

 

Il peut donc organiser son dialogue avec les Ruberwa, Z'Ahidi, Mbikayi, Bitakwira, Mushi Bonane et ses milliers de courtisans de la majorité.

 

 

 

 

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17/12/2015
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RDC-RUTSHURU:INAUGURATION DE CENTRALE HYDROELECTRIQUE DE MATEBE A RUTSHURU

ENFIN, RUTSHURU RESPIRE UN PEU!

Joseph Kabila à Goma a inauguré la centrale hydroélectrique de Matebe à RUTSHURU

Lorsqu'on pense à ce que cette ville a vécu, apprendre de cette nouvelle, nous ne pouvons que remercier le ciel pour une telle opportunité afin de mettre un peu de vie après l'enfer vécu dans ces contrées!

Bien que beaucoup reste encore à faire, restons optimistes pour le futur de cette province riche aussi par ses ressources minières!

@RADIO OKAPI-Le Président de la République, Joseph Kabila, est arrivé mardi 15 décembre à Goma au Nord-Kivu. Il devra inaugurer mercredi la centrale hydroélectrique de Matebe, dans le territoire de Rutshuru.

 

L’inauguration de cette centrale de 13,6 MW sera faite en présence des ministres congolais, du Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC et de quelques ambassadeurs accrédités en RDC.

 

Le projet de construction de cette centrale hydroélectrique, conçu par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), a été financé en grande partie par la fondation américaine Buffet. Le montant n’est pas révélé à la presse.

 

Ce projet vise, selon la direction du site du parc national des Virunga, le développement socioéconomique des communautés riveraines mais aussi la réduction de la pression humaine sur les ressources forestières du parc national de Virunga.  ​

 

*****

 

La RDC a conclu un projet avec l'Afrique du Sud un barrage hydroélectrique « le plus grand du monde » bientôt verra le jour!

Dans le passé, il y a déjà eu un projet de taille de cette envergure que nous sommes vraiment en attente, car cette problématique liée autour de coupure de l'électricité sans arrêt dans la capitale Congolaise devient plus qu'un fléau!

 

En effet, La République démocratique du Congo (RDC) avait annoncé un certain dimanche 19 mai le début de la construction en 2015 d’une centrale hydroélectrique, « la plus grande du monde » à Inga sur le Fleuve Congo.

Baptisée Grand Inga, cette centrale qui sera construite en collaboration avec l’Afrique du sud aura une puissance de production de 40 mille mégawatt et pourra ainsi desservir la moitié de l’Afrique en électricité.

 

Une réunion regroupant les différents acteurs impliqués sur ce projet-y compris la RDC avait eu lieu samedi 18 mai à Paris.

 

 

 

@RadioOkapi

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16/12/2015
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RDC-SUD KIVU:UNE MARCHE CONTRE LA PRISE EN CHARGE DES ENSEIGNANTS PAR LES PARENTS!

L'ENFER FAIT VRAIMENT PARTIE DU PEUPLE D'AFRIQUE!

Avec des salaires de misères, et aucune aide sociale, les parents de chaque élève devrait prendre soin eux-mêmes des enseignants! Faut dire que le peuple est doublement exploité!

 

Espérons qu'ils auront une solution adéquate dans les jours qui viennent!

 

Que Dieu bénisse la RDC!

 

 

Sud-Kivu :des parents d’élèves réclament la fin de la prise en charge des enseignants

Marche des parents d'élèves à Bukavu pour protester contre la prise en charge des enseignants par les parents, 14 décembre 2015. Photo Radio Okapi/Emmanuel Elameji.

Les parents d’élèves du Sud-Kivu contestent le système de la prise en charge des enseignants. Au cours d’une marche de protestation organisée lundi 14 décembre par la Synergie des associations des parents d’élèves, ils se disent fatigués de continuer à payer cette prime et demandent au gouvernement de reprendre sa charge en payant à chaque enseignant un salaire conséquent.

Ils étaient des milliers de parents, enseignants, membres de la société civile, et même les élèves, qui ont pris d’assaut les rues de Bukavu ce lundi matin.

 

La marche est partie de la commune de Kadutu jusqu’à l’assemblée provinciale, en passant par le bureau de coordination de la société civile et le gouvernorat de province.

 

Sur les calicots on pouvait lire: « 2016, année sans prime dans nos écoles », « 23 ans c’est beaucoup », « trop c’est trop », « la prime est un crime car elle est la source de la déperdition scolaire », « que le gouvernement paie à l’enseignant un salaire conséquent », « les parents sont fatigués », etc.

 

A l’assemblée provinciale du Sud-Kivu, les manifestants ont fait la lecture de leur mémorandum qu’ils ont adressé au Premier ministre depuis le mois d’octobre dernier.

 

Pour l’Association nationale des parents du Congo (Anapeco) et d’autres structures regroupant les parents d’élèves, à partir de Janvier 2016 prochain, il ne sera plus question, pour les parents de payer les frais de la prise en charge des enseignants, dans toutes les écoles officielles, conventionnées et non conventionnées.

 

Le président de l’assemblée provinciale dit prendre acte et s’engage de transmettre, dans la mesure du possible, leur mémorandum aux personnes habilitées.

 

 

 

 

@RadioOkapi

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15/12/2015
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RDC:LA DYNAMIQUE DE L'OPPOSITION REAGIT CONTRE LE DISCOURS DE JOSEPH KABILA LE TRAITANT D'INCOMPLET!

(VIDEO)LA REACTION DE L'OPPOSITION ANTI-DIALOGUE CONTRE LE DISCOURS DE JOSEPH KABILA:

"L'opposition Congolaise est civile et non armée"!

COMMUNIQUE


Les députés nationaux, membres de groupes parlementaires de l'opposition politique, ont suivi avec attention le dernier discours de son dernier mandat,sur l'état de la nation devant le congrès, ce lundi 14 Décembre 2015 au palais du peuple, par le président de la république.

 

Ce discours émaillé des contradictions, des contre-vérités, notamment l'Existence de 28 provinces au lieu de 26 est du déjà entendu.

 

Il n'a apporté aucune innovation par rapport aux discours précédents. Au contraire, nous avons retenu ce qui suit:

 

  1. Le président de la république s'est évertué à proférer des menaces contre les membres de l'opposition politique,et les forces politiques et sociales qui considèrent le dialogue tel que souhaité par lui-même inopportun,
  2. Il est étonnant que du début à la fin de son discours, en sa qualité du garant de respect de la constitution, le chef de l'état n'ait fait aucune allusion à la constitution. Ce silence évocateur ne nous rassure pas quant à la tenue des élections dans le délai constitutionnel.
  3. Les députés, membres de groupe parlementaires de l'opposition, soulignent avec force que l'opposition Congolaise est civile et non armée. De ce fait, aucune goutte de sang de ses compatriotes ne leur sera imputée de quelque manière que ce soit. Ils mettent en garde les tenants du pouvoir, et rappellent les forces de défense et de sécurité de s'abstenir d'exécuter des ordres manifestement illégaux,
  4. Les députés, membres des groupes parlementaires de l'opposition politique félicitent le peuple pour son sens de patriotisme et de civisme. Ils rassurent qu'ils sont prêts à consentir tous les sacrifices pour faire respecter la constitution; 
  5. Ils remercient également la communauté internationale pour son soutien dans le processus électoral, de pacification et de démocratisation de notre pays;

 

 Fait à Kinshasa le 14 Décembre 2015.

 

Pour les groupes parlementaires de l'opposition:

 

 

UDPS et alliés

Hon.Fabien Mutomb 

 

MLC et alliés

Hon. Fidel Babala

 

 GPLDS et alliés

Hon. Grégoire Lusenge

 

 

G7 et alliés

Hon.Muhindo Nzangi

UNC et alliés

Hon.Crispin Mbindule

 

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Faites vos analyses...

VIDEO-ARCHIVE DANS L'ILE DE GOREE:

Les opposants chantent "AUREVOIR" pour 2016 à Joseph Kabila


 

 

 

 

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15/12/2015
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OPPOSITION-RDC:LA CENCO SE RETIRE DU RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS A DAKAR SUSPECTANT UN COMPLOT CONTRE LA REPUBLIQUE!

LES OPPOSANTS CONGOLAIS A DAKAR:

UNE LUTTE POUR LA DEMOCRATIE OU POUR LE POUVOIR AUX INTERÊTS MESQUINS?

La CENCO reprend son bon sens et se replie au centre du village en boycottant la poursuite des pourparlers hors de la nation!

 

Si ce pays la RDC vit encore les désordres au sein de la nation, vous pouvez en être plus que certains que ce sont ses politiciens qui n'ont jamais une culture politique si ce n'est travailler pour les comptes obscures dont on ne saura que plus tard si la lumière éclate en plein jour!

 

Pour qui roule les opposants Congolais? Comment être la voix de l'alternance lorsqu'on se plie sous les diktat des étrangers?. Que représente la " la fondation allemande Konrad Adenauer" pour l'équilibre de cette nation?...Les opposants n'ont aucune personnalité!

 

Comment assurer l'alternance?...

 

Faisons l'analyse ensemble autour de ce que relate le magazine "Jeune Afrique"!

RDC : la conférence épiscopale annonce son retrait de la réunion de Dakar

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a rendu public dimanche une mise au point au sujet de sa participation à la conférence organisée à Dakar du 11 au 14 décembre, que le gouvernement de RDC a accusée de vouloir « déstabiliser » le pays. Elle affirme ne pas avoir été au courant de l’absence de représentants du pouvoir parmi les participants.

 

« La conférence épiscopale du Congo (Cenco) a été invitée par la fondation allemande Konrad Adenauer », explique un communiqué de la Cenco publié dimanche 13 décembre. « Au regard du programme et des objectifs nobles de cette conférence, la Cenco a désigné monsieur l’Abbé Léonard Santedi, secrétaire général, pour la représenter », ajoute-t-il, précisant que l’invitation ne comportait pas les noms des autres invités.

« C’est quand le délégué de la Cenco est arrivé à Dakar qu’on s’est rendu compte que, en plus des représentants de la société civile, il n’y avait, comme acteurs politiques, que des opposants », explique encore l’abbé Donation Nshole, secrétaire général adjoint. « L’Église ne prend pas parti contre un camp (…) [et] a demandé à  son délégué de cesser toute participation à cette réunion et de regagner Kinshasa », conclut le communiqué.

 

Le gouvernement de la RDC avait accusé dimanche les autorités sénégalaises d’accueillir une réunion d’une quarantaine d’opposants et d’acteurs de la société civile, destinée selon lui à « déstabiliser les institutions » du pays.

 

 

 

 

@Propos recueillis par JeuneAfrique

 

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14/12/2015
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RDC:JOSEPH KABILA FACE A LA NATION CENTRE SON DISCOURS AUTOUR DU DIALOGUE EXCLUSIVEMENT CONGOLAIS!

(VIDEO)LE DIALOGUE ET RIEN QUE LE DIALOGUE: POUR UN PROCESSUS ELECTORAL AUTHENTIQUEMENT CONGOLAIS..

Beaucoup vont-ils changés si jamais le fameux dialogue se concrétise?...

 

On parle d'un processus électoral authentiquement "Congolais", et d'une solution purement Congolaise! Après avoir brossé un bilan sur l'état de la nation et de ses quelques réalisations, Joseph Kabila revient pour mettre l'accent sur la tenue du dialogue dont il le veut exclusivement Congolais! Ce qui exclut catégoriquement le souhait fourbe de parti opposant, UDPS de vouloir à tout prix la présence internationale selon l'accord-cadre, et une réplique contre ceux qui boycottent le dialogue pour faire appel au "soulèvement" à la "y en a marre" et "balai citoyen", pour ne pas dire qu rythme du Sénégal! Les Congolais n'ont rien à apprendre des Sénégalais en matière de résistance et de soulèvement!

 

L'opposition ayant boycotté de leur présence au parlement, mais qui a certainement suivi à partir de leur demeure.Car, comment s'échapper à un tel moment où toute la nation s'y focalise?! 

 

Elle n'a donc pas fait mieux plutôt que répondre à ses obligations parlementaires!

 

Après avoir rendu hommage aux victimes de la pluie torrentielle, une minute de silence, Joseph Kabila a tenu un discours centré sur le dialogue et rien que le dialogue, défiant et indexant ceux qui s'y opposent les qualifiant d'Avoir une posture négationniste contre le progrès de la nation!

 

Ce qui risque encore de compliquer les choses pour lui et son équipe lorsque UDPS souhaite le contraire...

 

 

@TopCongo nous relate son discours en quelques lignes:

 

La sécurité


"L'ensemble du territoire est sous le contrôle du gouvernement", a souligné d'entrée le chef de l'état, se satisfaisant des performances économiques du pays même si "la stabilité macroéconomique n'est pas une fin en soi"

Brossant le bilan de différents secteurs, Joseph Kabila a, en revenant sur l'état des infrastructures routières, souligné que "23.000km de routes maintenus en Etat de praticabilité..., il est aujourd'hui possible de partir de Lubumbashi à Bukavu en moins de 72h...".


Les infrastructures 

 

Dans le domaine des transports, le President a été applaudi quand il a évoqué "l'acquisition projetée de 2 à 4 aéronefs en 2016 pour la compagnie Congo Airways",  qui figure parmi une des promesses réalisée il y a quelques mois.


Santé et éducation



Dans le domaine de la santé, éradication de la poliomyélite, baisse de 30% de la mortalité infantile et maternelle, le President Joseph Kabila a souligné que de 280.000, 340.000 enfants ont été scolarisés et la gratuité de l'enseignement a permis cette année à 15,5 millions d'enfants d'aller à l'école contre 13,6 millions l'année précédente.

"1000 écoles devront être construites avant la fin du premier trimestre 2016".


Électricité et eau


Des efforts sont faits, les futurs barrages de Kakobola, Katende et Zongo opérationnels en 2017 "devrait améliorer le taux de desserte en électricité de notre pays qui reste encore faible, 12% par rapport à la moyenne africaine de 30%..".


Les efforts effectués dans le secteur de la distribution d'eau où le taux de desserte en eau potable, est aujourd'hui de 26% (60% moyenne africaine) "devrait s'en trouver nettement amélioré".

 

 

Le discours a été plus concentré sur le dialogue que sur les élections.

Nous espérions avoir une bonne suite vers les jours à venir..

 

 

 

 Archive vidéo:

 

 

 

 

 

 

 

La redaction

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14/12/2015
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RDC-DIALOGUE:5 LEADERS D'OPPOSITION SE POSITIONNENT POUR LE DIALOGUE

Il vaut mieux dialoguer avant le chaos au lieu de dialoguer après le chaos. Dixit Bitakwira Justin

Le dialogue n'est synonyme de glissement, vu l'actuelle situation, ceux qui boycottent le dialogue ne rêvent-ils pas la "transition et glissement" eux-mêmes?. Puisque le fichier électoral est à revoir surtout pour les nouveaux majeurs et d'autres modalités?....

RDC: 5 leaders de l’opposition se coalisent pour soutenir le dialogue politique

Azarias Ruberwa, président du RCD ce 2/08/2011 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
 

Cinq acteurs politiques de l’opposition se sont alliés pour soutenir le dialogue politique national et inclusif initié par le chef de l’Etat, Joseph Kabila. Dans leur déclaration faite vendredi 4 décembre à Kinshasa, ils invitent les membres de l’opposition qui hésitent à rejoindre le chemin du dialogue.

 

Les acteurs politiques qui se sont coalisés sont :

Azarias Ruberwa du Rassemblement congolais pour la démocratie

Arthur Z’Ahidi Ngoma des Forces du futur

Steve Mbikayi du Parti travailliste (PT)

Justin Bitakwira de l’opposition citoyenne

Mushi Bonane, ancien ministre de la recherche scientifique et député national.

 

Ces cinq acteurs politiques de l’opposition estiment que l’opposition dans sa diversité est une force à capitaliser pour sauver le processus électoral, en établissant un calendrier électoral réaliste.

 

Azarias Ruberwa est d’avis que le moment est critique:

«Le moment est critique. Il faut sauver la nation d’une crise majeure qui risque d’avoir lieu si des précautions ne sont pas prises avec la conscience nationale qui devrait tous nous caractériser».

 

Z'Ahidi Arthur Ngoma corrobore cette pensée en ces termes :

 «Nous sommes embarqués dans une voiture lancée au galop vers un précipice, et là-dedans, le choix doit se faire », a-t-il souligné.

Justin Bitakwira de l’opposition citoyenne justifie le sens de leur coalition :

«Nous sommes ici comme des griots et des annonceurs comme Abraham avant que Sodome et Gomorrhe ne brulent, comme Noé avant que le déluge n’arrive.

Il vaut mieux dialoguer avant le chaos au lieu de dialoguer après le chaos »,

 

 a-t-il expliqué.

De son côté, Steve Mbikayi du Parti travailliste plaide pour l’unité de toute l’opposition.

«Nous allons tendre la main aux autres parce que en étant divisés, c’est comme si on faisait le jeu du camp d’en face»

 

Ces leaders de l’opposition rappellent que toutes les crises majeures qui ont secoué le pays ont été résolues par voie de dialogue.

 

D’autres membres de l’opposition boudent ce dialogue. Le Mouvement de libération du Congo (MLC) par exemple a critiqué le chef de l’Etat qui annonce la tenue imminente d’un dialogue politique.

 

Sa secrétaire générale, Eve Bazaïba Masudi, a accusé Joseph Kabila de vouloir revoir certaines clauses de la constitution.

 

Le dialogue politique national inclusif se déroulera à Kinshasa sous la co-modération d’un représentant de la Majorité présidentielle et d’un autre de l’opposition.

 

L'ordonnance présidentielle lue lundi 30 novembre à la télévision nationale (RTNC), n'a pas fixé de date précise de la convocation de ce forum national.

 

 

@Radiookapi

 

Certains leaders politique ne peuvent que choisir le chemin du dialogue lorsqu'ils ont déjà glissés depuis 2012

Par cette nouvelle coalition de l'opposition "Pro-dialogue" on peut déjà comprendre ce qui va se passer par la suite! Lorsque déjà Mr. Ruberwa choisit le dialogue, ce dernier étant "sénateur illégal", le mandat finissant depuis 2012, le choix est plus que clair pour ce dernier! Avec son alliance avec "UDPS", ce dernier ne va-t-il pas récapitulé? Ou faudrait-il que RCD-GOMA lui donne un coup de balai de conscience pour le pousser à se ressaisir?...

Wait and see!

 

AMMAFRICA WORLD


05/12/2015
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RDC FACE A L'ARTICLE 64:33 OnG REEDUQUENT LE PGR ET AUTRES!

QUAND LES ZAIRO-CONGOLAIS PARLENT DE LA CONSTITUTION...

Ca donne donc de la cacophonie où les uns pensant s'appuyer sur un article, les autres, par contre voient par là une occasion de se soulever contre un régime constitutionnel établi!

Qui dans ce cas veut réellement prendre le pouvoir par la force?:C'est celui par qui le dialogue ne passe pas ,mais bien les désordres et la guerre!

La reaction de 33 OnG nous aide à comprendre l'état d'esprit des certaines tendances qui ne jurent que par la fin brutale du règne de KABILA II.

@Ammafrica

Article 64 de la constitution : 33 Ong répondent au PGR

Article 64 de la constitution : 33 Ong répondent au PGR

Pour cette coalition, l’assimilation délibérée des manifestations publiques et pacifiques à une tentative de renversement d’un régime constitutionnellement établi est une obstruction à l’exercice d’un droit fondamental. Fait puni par l’article 180 du code pénal livre II

Répondant au Procureur général de la République hier jeudi 3 décembre 2015 à propos de l’article 64 de la Constitution, la coalition de 33 Organisations non gouvernementales (Ong), à travers son coordonnateur Me Georges Kapiamba, rappelle que les libertés d’association, de réunion pacifique et de manifestation sont des droits fondamentaux garantis respectivement par les articles 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, 11 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que 25 et 26 de la Constitution.

La Coalition note que ces dispositions permettent aux citoyens de se regrouper et d’agir collectivement pour promouvoir et défendre les intérêts et convictions communs de tous ordres.

 

Ces Ong s’inquiètent profondément de l’assimilation délibérée des manifestations publiques et pacifiques à une tentative de renversement d’un régime constitutionnellement établi, un désordre, un trouble de l’ordre public. Elle rappelle par ailleurs que ces libertés constituent une prérogative inaliénable reconnue aux citoyens pour exprimer leurs opinions et/ou revendications politiques ou sociales.

 

Elle considère qu’il s’agit d’une tentative de restriction ou d’obstruction à l’exercice d’un droit fondamental prévue et punie par l’article 180 du code pénal livre II.

 

Le procureur général de la République est appelé à savoir que la RDC a ratifié le pacte international relatif aux droits civils et politiques et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples qui lui imposent l’obligation de promouvoir et de protéger l’exercice desdits droits.

 

L’exercice de ces libertés dans les conditions prévues par les lois ne peut constituer en aucun cas une infraction.
S’agissant de l’article 64 de la loi fondamentale, la Coalition rappelle que la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC) garantit en son article II des droits humais, des libertés fondamentales et impose des droits et devoirs à chaque citoyen.

 

Parmi les devoirs, certains sont imposés aux citoyens et d’autres aux pouvoirs publics, à savoir les autorités. A titre d’exemples, au citoyen, il y a le devoir de travailler (art 36), et aux autorités de respecter les droits de l’homme et des libertés fondamentales (article 60).

 

Ainsi, à l’article 64, la Constitution impose à la fois aux citoyens le devoir de respecter le régime constitutionnellement établi, mais aussi le devoir d’empêcher toute prise de pouvoir par la force, c’est-à-dire sans passer par des voies démocratiques, à savoir les élections, ainsi que son exercice en violation des dispositions de la Constitution.

Il faut noter que l’accomplissement du devoir prévu par l’article 64, alinéa premier, doit s’accomplir suivant les moyens non juridictionnels, notamment les recours administratifs, pétitions, manifestations pacifiques, et des moyens juridictionnels parmi lesquels le recours au juge constitutionnel qui est le protecteur des droits et libertés des citoyens.

Aussi, la Coalition prie le SG de l’ONU de saisir à tout moment le Conseil de sécurité des Nations Unies des cas de violations des droits et libertés fondamentaux ou des faits devant constituer des obstacles à la démocratie et à la paix en République démocratique du Congo pendant la période électorale afin d’obtenir des mesures appropriées et urgentes.

 

Cette structure dénonce avec fermeté la violation des libertés d’expression et de manifestations pacifiques garanties aux citoyens par les articles 25 et 26 de la Constitution, notamment par la répression violente, samedi 28 novembre 2015 à Goma, de la manifestation pacifique et déclarée, organisée par le mouvement LUCHA, suivie de l’arrestation et la détention depuis le 2 novembre 2015 de 12 manifestants dont 2 membres de LUCHA à la prison centrale de Goma après leur garde à vue à la police, et la dispersion brutale du rassemblement des supporters de l’équipe de Tout Puissant Mazembe Englebert, mardi 1er décembre 2015 à leur stade à Lubumbashi.

 

 

De la libération des prisonniers politiques

 

La Coalition de 33 Ong salue les mesures individuelles de grâce annoncées par le chef de l’Etat et les instructions données au gouvernement pour agir dans le même sens, conformément à ses compétences, en vue de pacifier les esprits.

 

Mais elle constate que les mesures précitées ne suffiront pas à faire libérer tous les prisonniers politiques et/ou d’opinions détenus actuellement, particulièrement par les services de sécurité. Car, juridiquement, la grâce ne pourra profiter qu’aux seuls condamnés définitifs dont Eugène Diomi Ndongala et Firmin Yangambi.

Or, la plupart des prisonniers politiques ne sont pas encore jugés, ou ont fait appel de leurs condamnations. Il s’agit, notamment, de Vano Kiboko, Jean-Claude Muyambo, Ernest Kyaviro, Christopher Ngoy, Fred Bahuma, Yves Makwambala, Paul Kikukama, Léon Nguwa…

 

Au regard de ce qui précède, en rapport avec la libération des prisonniers politiques et/ou d’opinions, la Coalition de 33 Ong recommande au président de la République de faire prendre aussi des mesures de mainlevée de détention et d’abandon de poursuites (classement sans suite des dossiers) pour décrisper la situation politique.

Un dialogue ne peut déboucher sur des modifications des dispositions intangibles de la Constitution

La Coalition de 33 Ong craint profondément que le dialogue ne débouche sur des options de modification des dispositions constitutionnelles intangibles dont celles des articles 70 et 220.

 

Pour éviter cela, elle propose le renvoi des élections locales, urbaines et municipales après 2016 de manière à réduire le budget de la Ceni aux seules élections prévues en 2016, donc à des proportions compatibles avec les finances du gouvernement. Elle salue l’initiative du SG de l’ONU d’offrir de bons offices aux parties prenantes de la crise congolaise et le prie de veiller à garantir la stabilité de la RDC en facilitant l’organisation des élections libres et crédibles en 2016, et ce, dans les délais constitutionnels.

 

 

 

Par Lefils Matady

 

@7sur7.cd

 

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04/12/2015
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RDC-DIALOGUE:LE MINISTRE D'ETAT BELGE HERMAN DE CROO ET SAID DJINNIT TOUS DEUX FAVORABLE AU DIALOGUE NATIONAL

LE MINISTRE D'ETAT BELGE HERMAN DE CROO APPUIE LE DIALOGUE NATIONAL!

Si au moins des voix raisonnables commencent un peu à se faire entendre, ce fameux dialogue pourrait enfin avoir lieu!

 

Vu des certaines préalables à mettre en exécution avant la bonne tenue des élections dites transparentes et crédibles, le discours consciencieux de l'actuel président, bien que les autres en rejetèrent, (c'est l'habitude d'ailleurs), la RDC va bel et bien aller à ce fameux dialogue tant souhaité en premier par l'opposition d'ailleurs!

 

Nous souhaitons Bonne chance à la nation!

 

 

@Ammafrica world team

 

 

Echange de vues entre le président du Sénat et Herman de Croo

 

Kinshasa, 03 Déc 2015 (ACP).

 

- Le président du Sénat, Léon Kengo Wa Dondo, et le ministre d’Etat, Herman De Croo, ancien président de la Chambre des représentants belge, ont échangé jeudi, au Palais du peuple sur la situation politique de l’heure en RDC et sur les conditions d’organisation dans les prochains jours d’un dialogue convoqué par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange.

 

Pour l’homme d’Etat belge, le dialogue doit se tenir dans la transparence et dans le respect du peuple congolais et des structures de l’Etat, le Parlement étant finalement constitué des représentants du peuple.

 

Au cours de l’entretien qu’Herman De Croo a qualifié de positif, les deux personnalités qui se connaissent depuis l’Université libre de Bruxelles ont échangé sur la Constitution qui, tant de la Belgique que de la RDC, selon lui, est une charte essentielle des libertés et des droits des citoyens qui organise les structures de l’Etat.

 

Ils ont eu des pensées positives sur l’impact primordial de la Constitution sur la marche des affaires du pays, a dit l’homme d’Etat belge. 

 

@ACP/Kayu/FMB

 

*********

SAID DJINNIT SE PLIE A LA VOLONTE SOUVERAINE DE LA NATION CONGOLAISE ET RESTE FAVORABLE AU DAILOGUE LANCE PAR JOSEPH KABILA!

 

D'autre part, Said Djinnit, l'envoyé spécial des Nations unies reste favorable au dialogue national.

c'est ce que nous fait savoir le magazine "7sur7.cd"

 

Said Djinnit, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies (Ban Ki-Moon) dans la région des Grands Lacs est pressenti comme facilitateur du dialogue politique convoqué par le président Joseph Kabila. Le diplomate onusien est arrivé à Kinshasa le mercredi 2 décembre 2015. Si du côté de l’UDPS on ne jure que par une médiation internationale, côté gouvernement on est plutôt réservé à cette idée. On concède tout juste la facilitation et ce en cas de blocage uniquement. Car le gouvernement considère que le dialogue est d’abord une affaire congolo-congolaise. Du côté de l’UDPS, seul parti d’opposition favorable au dialogue, on se méfie du pouvoir et on veut faire de la communauté internationale l’arbitre.

 

 

Prudente la communauté internationale, avant de s’engager,  a dépêché son potentiel facilitateur pour qu’il prenne  langue avec les autorités nationales et les autres parties prenantes. Question pour elle de cerner tous les contours du Dialogue National. La Monusco par la bouche de son patron, Mamane Sambo Sidikou a dit qu’elle apportera tout son appui à Djinnit qui vient déblayer le terrain politique pour la tenue du  Dialogue. Sa mission s’annonce difficile car les divergences entre l’UDPS et la MP sont de plus en plus profondes. Mais rien n’est joué.    Ci-dessous le communiqué de la Monusco sur l’arrivée et la mission de Said Djinnit.saiid

 

Peuple Congolais, vous êtes déjà avertis! Bien que tout n'est encore lancé (jusqu'à ce que UDPS revienne à la raison), nous croyons au retour au calme de toutes les tendances politiques!

 

Que vos opposants reviennent à la raison et se joignent au dialogue pour l'équilibre nationale de ce grand pays!

 

Abas le bain de sang au Congo Démocratique!

 

 

 

VIVE LA RDC!

VIVE L'AFRIQUE!

 

 

AMMAFRICA WORLD

 


04/12/2015
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