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Afrique:Infos diverses

ACTUALITES SUR L'AFRIQUE:

C'est ici que ca vous informe selon la sélection AmmAfrica.

Vous rendre conscient de ce qui se passe dans le Monde ou en Afrique; c'est notre devoir!

Et vous publier nos analyses sur chaque information fournie; fait partie de notre travail!

 Toutes les informations concernant l'Afrique et évènements marquants notre génération sont sur cette rubrique informatique de Ammafrica world. Nous ne sommes pas Auteurs de chaque information fournie; mais nous veillons à ce que les noms des auteurs ou rédacteurs ou sites internets soient fournis!

SourireSurpris

La direction

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Cameroun: L'Afrique a ses génies, Cédric ATANGANA révolutionne le mobile Money

L'Afrique est une vraie terre d'avenir...

L'Afrique a commencé ses exploits dès le commencement de la vie, elle se découvre dans ses talents! Bravo à Cédric pour son invention!

CAMEROUN:LE JEUNE CEDRIC ATANGANA REVOLUTIONNE LE MOBILE MONEY

Cédric Atangana

Le continent africain, le principal frein pour les échanges économiques est la non-bancarisation d’environ 800 millions de personnes. Cédric Atangana, afin d’en finir avec ce fléau met en place « We Cash Up », une plate-forme de paiement informatique sans carte bancaire.

Le jeune camerounais de 24 ans, à travers Infinity Space, une start-up d’innovation sociale, née à Douala et développée à Nairobi, permet à un grand nombre de personnes de bénéficier de paiement en ligne sans carte bancaire.

Son projet a déjà reçu le premier prix du concours organisé dans le cadre de la conférence du Swift sur les îles Maurice. Désormais, il crée une révolution dans le commerce en Afrique.

 

Avec sa nouvelle plateforme « We cash Up » et une équipe de 8 personnes, l’objectif est de permettre la communication entre les systèmes de mobile money disponibles dans les 54 pays d’Afrique.

Ainsi, « toute personne munie d’un téléphone portable pourra effectuer leurs achats sur n’importe quelle application web ou mobile connectée au programme “We Cash Up”.

 

Cédric Atangana est né d’une famille de 7 enfants et a toujours été attiré par l’informatique. « Je m’y intéresse depuis que mon frère, qui est informaticien, m’a donné son vieil ordinateur que j’ai bidouillé et modernisé en allant télécharger des programmes au cybercafé du coin. »

Après son Bac en 2011 avec d’excellents résultats, Cédric intègre la faculté de génie industrielle de Douala, une des meilleures écoles du Cameroun.

 

Au cours de la même année, il présente un jeu d’énigme lors d’un événement informatique de Google au Cameroun avec un concours de développeur sur Androïd. Il obtint un prix est devient responsable du comité Google au Cameroun.

 

 

 

@Africatopsuccess

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07/02/2017
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NECROLOGIE: Albert Kisonga nous a quitté!

Ammafrica World a la profonde douleur de vous annoncer le décès survenu ce matin dans la capitale Kinoise, de l'ex-ambassadeur de la RDC en Belgique: Son excellence, M.Albert Rachel Kisonga Mazakala!

 

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M. Kisonga se trouvait donc dans la capitale Kinoise où il vient de tirer sa révérence le matin du 2.11.2016 dans des circonstances non encore élucidées!

 

Une autre bibliothèque de la RDC vient de nous quitter....

 

Pour tout savoir sur les obsèques: 

 

Le deuil est organisé sur avenue Ntimansi numéro 43 bis dans la commune de Bandalungwa "bisengo".

 

Pour d'autres informations supplementaires, prière d'écrire la redaction. 

 

 

Ammafrica world team


02/11/2016
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AFRIQUE AVEC SES REVOLUTIONS DE COULEUR:LE PLAN GEOPOLITIQUE AMERICAIN ET ANGLO -SAXON EN MARCHE

RÉVOLUTION DE COULEUR: LE ‘PLAN GÉOPOLITIQUE AMÉRICAIN’ ET ‘ANGLO-SAXON POUR L’AFRIQUE’.

« Tarik Ramadan : « Le printemps arabe a surtout permis aux occidentaux de reprendre pied dans la région. L’objectif était de déstabiliser pour pouvoir se réimplanter à travers les enjeux de sécurité »     

LUC MICHEL : UNE « REVOLUTION DE COULEUR » A L’AFRICAINE EST DEJA EN COURS AU GABON CONTRE LE REGIME BONGO

Thomas Sankara’s Brother on the 2014 Burkina Faso Revolution

Et plus l’on creuse la révolution du Burkina Faso, plus l’on retrouve notamment les réseaux Soros, à commencer par l’International Crisis Group (ICG)

On observe ces temps-ci des tentatives de changement de régimes sur le continent africain. A première vue, beaucoup le voient d’un œil positif. Des changements tant attendus dans des pays sous contrôle de régimes aux mains de marionnettes corrompues, eux-mêmes sous contrôle des intérêts néocolonialistes. Le système néocolonial de la Françafrique représente un exemple flagrant lorsque l’ancienne métropole coloniale tue et enlève les leaders africains osant défier ses intérêts. Les combattants panafricanistes mènent donc une lutte acharnée pour mettre fin à toute cette injustice qui dure depuis bien trop longtemps.
Néanmoins, les tentatives de changements que l’on observe aujourd’hui sont-ils véritablement positifs ? Que se cache-t-il derrière ? Et n’y a-t-il pas un risque majeur que ces révolutions contre le néocolonialisme soient tout simplement volées au profit d’un autre néocolonialisme, encore plus actif et agressif ?

Nous allons tenter d’en voir plus clair avec Luc Michel, grand spécialiste de la géopolitique qui suit activement les différents processus en cours aujourd’hui en Afrique et dans le monde.

Mikhail Gamandiy-Egorov, La Voix de la Russie : Luc Michel, bonjour et bienvenue de nouveau à La Voix de la Russie. Vous avez affirmé récemment que plusieurs pays africains, dont le Gabon, vont vivre ce qu’on appelle des « révolutions de couleur ». Racontez-nous.

Luc Michel : Depuis le « sommet USA-African leaders » de Washington les 3-4-5 août dernier, tout a été mis en place par les Etasuniens pour une vague de changements de régimes en Afrique qu’ils entendent organiser. En particulier, la NED (National Endowment for Democracy), a pris en main des centaines et des centaines d’activistes, journalistes, syndicalistes africains, venus d’Afrique et de l’UE, lors d’un « sommet parallèle » à Washington les 5 et 6 août dernier.
Une « révolution de couleur » à l’africaine est déjà en cours au Gabon contre le régime Bongo. Et plus l’on creuse la révolution du Burkina Faso, plus l’on retrouve notamment les réseaux Soros, à commencer par l’International Crisis Group (ICG). Au Cameroun, on prépare la déstabilisation du régime Biya, à nouveau avec les réseaux Soros, dont ici aussi l’ICG. Et des structures de propagande anti-Kabila sont déjà mises en place depuis le mois d’août, notamment à Bruxelles et Paris, avec des journalistes “retournés” par la NED.

Scénarios, réseaux, financiers : ce sont partout les même méthodes qui ont déjà organisé les « révolutions de couleur » en Europe de l’Est et au Venezuela, puis le soit-disant « printemps arabe ». Voilà comment Washington – Maison blanche, NED, YALI (Young African Leaders Initiative), etc… – prépare une vague de changements de régimes en Afrique (décidée lors du Sommet USA-African leaders début août 2014) et organise une 5e colonne d’agents américains (journalistes, activistes, universitaires, syndicalistes…) en Afrique et dans la diaspora africaine !

 

Depuis le mois d’août, vous alertez l’Afrique, notamment dans vos interventions comme éditorialiste et vos émissions de géopolitique sur la chaîne de télévision internationale francophone AFRIQUE MEDIA, sur cette déstabilisation générale venue des USA. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer tout cela ?

Mon école géopolitique (dite « euro-soviétique » dans les années 80, aujourd’hui « de l’Axe Eurasie-Afrique ») a pour devise la formule du grand géopoliticien allemand Karl Haushofer, le père du concept de « bloc continental » : « se faire enseigner par l’ennemi est un honneur ». Mon équipe et moi-même lisons donc quotidiennement la grande production des think tanks et des géopoliticiens américains, ainsi que les médias de l’ennemi. Et là tout est lumineux. Des documents, des déclarations ont été publiées qui ne laissent aucun doute sur le nouveau projet de recolonisation des USA en Afrique.

La Voix de la Russie : Quel sont ces documents ? Donnez-nous des exemples.

Luc Michel : Pour ceux qui douteraient de mes analyses, j’ai publié (sur ma chaîne politique PCN-TV et dans des émissions du GRAND JEU, l’émission de géopolitique que je produis pour EODE-TV et AFRIQUE MEDIA TV), notamment un document révélateur, des images confidentielles du « Sommet alternatif » de la NED. Intitulée « Africa Civil Society Conference », à Washington les 5 et 6 août 2014, « en marge du Sommet USA – Afrique », la Conférence entendait organiser « un programme d’action pour la démocratie », entendez des régimes pro-occidentaux sous influence des USA, et était centrée sur l’action dans les médias. Vous y verrez des centaines et des centaines d’activistes, syndicalistes et journalistes africains pris en main, y compris et surtout financièrement, par la NED pour déstabiliser le continent africain. Voici en action la fabrique des mercenaires pro-étasuniens des changements de régime en Afrique !

Voici comment la NED présente sa conférence : « Profitant de l’occasion offerte par le Sommet des dirigeants africains de la Maison Blanche, les principales organisations de démocratie et des droits de l’homme américaines convoqueront une conférence de la société civile africaine concurrente, vers un programme d’action pour la démocratie, le 5 août (sur invitation seulement) et le 6 à Washington, DC. La conférence sera une plate-forme importante pour les militants africains principaux de rappeler à leurs gouvernements et la communauté internationale que les citoyens africains apprécient la liberté et la démocratie. Elle sera aussi une occasion pour aider à réaffirmer la réforme démocratique et les droits de l’homme sur l’agenda africain, à galvaniser et à diffuser le programme des militants de la démocratie africaine, partager défis et réalisations, identifier les priorités et les stratégies d’action »…

J’ai publié un second document-vidéo de la NED : le clip de propagande officiel du « Sommet Afrique » de la NED (clip de « Africa Civil Society Conference Recap ») ! Vous y verrez la 5e colonne US en Afrique, sûre d’elle, déterminée. A noter l’accent mis sur un activiste de Guinée Equatoriale, mis en avant. Car le président Obiang Nguema Mbasogo et le nouveau centre du panafricanisme et donc l’une des cibles principales de Washington. On y explique qui sont les partenaires de la NED, notamment les réseaux Open Society de Georges Soros, un autre des grands organisateurs et financiers des « révolutions de couleur ».

Cerise sur le gâteau, la conférence était sponsorisée par Freedom House, un autre organisme US spécialisé dans le financement des changements de régime, ainsi que… Facebook ! A la fin du clip, comme pour vendre une marque, la NED annonce sans vergogne ses sponsors…

Pour nos lecteurs, pourriez-vous préciser en quelques mots ce qu’est exactement la NED ?

La NED est un organisme para-gouvernemental US et a été qualifiée à juste titre de « vitrine légale de la CIA ». Depuis 30 ans, la National Endowment for Democracy sous-traite la partie légale des opérations illégales de la CIA. Sans éveiller de soupçons, elle a mis en place le plus vaste réseau de corruption du monde, achetant syndicalistes, politiciens, activistes et journalistes.

Vous mettez aussi en cause une initiative d’Obama, les YALI ?

Oui la « Young African Leaders Initiative », les YALI ! J’ai publié aussi une vidéo du meeting des YALI, avec Obama à Washington le 3 août dernier. On y voit le formatage de jeunes africains, américanisés pour servir de 5e colonne à la recolonisation de l’Afrique par les USA. A noter particulièrement le début et l’hystérie collective pour Obama arrivant.
Lors du sommet USA-African Leaders, les YALI, une initiative d’Obama et surtout un réseau américain en Afrique, ont donné le ton. Washington a lourdement insisté sur les composantes de la démocratie made in USA. Il faut voir la vidéo sur le Meeting des YALI, la « Young African Leaders Initiative » avec Obama le 3 août 2014. Sans aucun doute la plus grande menace pour l’Afrique. Il faut assister à l’ « américanolatrie » de ces jeunes Africains, formatés pour servir les intérêts US sur leur continent. Et avec qui Obama entend remplacer les chefs d’Etat africains actuels et asservir l’Afrique.

Qu’est ce qui vous permet d’établir la nocivité de ces « Young African Leaders » ?

Une réalité fort simple. Les YALI sont une version africaine d’une opération menée par les USA en France depuis 1976 via La « French-American Foundation » : les « young leaders ». La French-American Foundation – France est la matrice de la collaboration française avec les USA. C’est la principale organisation en France qui se consacre à « renforcer les liens entre la France et les États-Unis ». Officiellement, « Depuis sa création en 1976, elle se consacre à encourager un dialogue actif entre les deux nations. L’objectif de cette fondation est d’œuvrer à une meilleure compréhension mutuelle entre les deux pays et à la recherche de solutions partagées (…) En 1975, plusieurs personnalités politiques, universitaires et économiques décidèrent de créer un environnement d’échanges et de débats afin d’approfondir la relation entre la France et les États-Unis. La naissance de la French-American Foundation fut officialisée en 1976 à Washington par les présidents Valéry Giscard d’Estaing et Gerald Ford, lors des célébrations du bicentenaire de la Déclaration d’indépendance américaine. »

Quel a été le résultat de l’action de cette fondation ? Vous parlez d’un « outil de vassalisation des élites françaises » ?

L’outil de vassalisation des élites françaises est précisément l’organisation de « séminaires pour des jeunes dirigeants (Young Leaders) français et américains issus de la politique, de la finance, de la presse », « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines ». « Young Leaders » a été lancé en France en 1981. « Il s’agissait de la première grande initiative transatlantique visant à renforcer les liens entre les deux pays en encourageant la rencontre et l’échange entre futurs leaders français et américains (…) Plus de 30 ans après, elle continue de jouer un rôle-clé dans le développement des liens transatlantiques, rassemblant aujourd’hui plus de 400 dirigeants issus du monde de la haute fonction publique, de l’entreprise, des médias, de l’armée et de la recherche ».
Pour comprendre, parmi les Young Leaders de précédentes sélections: Henri de Castries (1994, président du directoire du groupe Axa), Jérôme Clément (1982, président d’ARTE), Annick Cojean (2000, journaliste au Monde), Jean-Marie Colombani (1983, fondateur de Slate et ancien directeur du Monde), Matthieu Croissandeau (2002, rédacteur en chef adjoint du Nouvel Observateur), Jean-Louis Gergorin (1994, dirigeant du groupe AEDS, Airbus, etc.), Bernard Guetta (1981, journaliste à France Inter), François Hollande (1996, président de la République française), Erik Izraelewicz (1994, directeur du Monde), Laurent Joffrin (1994, PDG de Libération), Alain Juppé (1981, maire de Bordeaux), Sylvie Kauffmann (1998, journaliste au Monde), Yves de Kerdrel (2005, éditorialiste au Figaro), Anne Lauvergeon (1996, ancienne présidente d’AREVA), François Léotard (1981, ancien ministre de la Défense), Bruno Le Roux (1998, ex président du groupe PS à l’Assemblée nationale), Alain Minc (1981, conseiller politique, économiste, essayiste), Arnaud Montebourg (2000, ex ministre du Redressement productif), Aquilino Morelle (1998, ex conseiller politique au cabinet du président de la République François Hollande), Pierre Moscovici (1996, ex ministre de l’Économie et des Finances, commissaire de l’UE), Olivier Nora (1995, président des Éditions Fayard), Christine Ockrent (1983, journaliste), Denis Olivennes (1996, président d’Europe 1), Valérie Pécresse (2002, ancienne ministre de l’Éducation nationale), Alain Richard (1981, ancien ministre de la Défense), Jacques Toubon (1983, député UMP), Marisol Touraine (1998, ministre des Affaires sociales et de la Santé), Najat Vallaud-Belkacem (2006, ministre des Droits des femmes)…

C’est ce qui attend l’Afrique avec les YALI ?

Nul besoin de la théorie du complot – incapacitante et qui détourne de l’action politique – ou des élucubrations antisémites pour disséquer la nature du régime français au prisme de la fabrication de ces « Young Leaders ». Il suffit d’analyser les rapports de domination impérialiste en France et ses outils de vassalisation. On comprend mieux alors comment s’exerce la domination des USA en France, comment Washington domine médias, affaires et monde politique, comment, renforcé encore par divers lobbies, fondations et réseaux – dont les réseaux atlantistes ou neocons en France (revue de BHL La Règle du jeu, etc) -, les USA imposent à la France une politique au service de l’étranger et contraire à ses intérêts fondamentaux et à ceux de la Grande-Europe ! On voit aussi alors pourquoi Paris avec Sarkozy et Hollande s’est détourné de la véritable politique de la France, celle de l’Axe Paris-Moscou, celle du général de Gaulle. Avec son « Europe de l’Altantique à l’Oural », sa « Grande politique arabe », son opposition à l’OTAN et au « parti américain » (dixit de gaulle lui-même). Et bien entendu la situation est la même partout en Europe. Ce qui existe en France existe à Bruxelles, Rome, Berlin ou Madrid. Ou encore au sein du Parlement européen ou de l’OSCE…
C’est évidemment le même projet de domination et le même outil de vassalisation que Washington entend organiser avec ses YALI, clone ou copie conforme des « young leaders » français !

Venons-en au Gabon. Vous êtes au centre d’une nouvelle polémique dans ce pays suite à la diffusion de votre émission « Le Grand Jeu. Une révolution de couleur au Gabon ? » Cette polémique faisant suite à celle sur le livre de Pierre Péan « Nouvelles affaires africaines » que vous analysez dans cette émission. Le Gabon est communément considéré comme l’exemple par excellence du système néocolonial de la Françafrique. Bon nombre de spécialistes et d’observateurs l’appellent même la « tirelire » ou encore « la propriété privée de la France dans le domaine du pétrole ». Selon vous, les instigateurs donc des changements en question veulent placer leurs propres pions à la place de ceux placés dans le passé par la France ? Le tout au travers d’une révolution de couleur où vous identifiez la marque des réseaux américains spécialisés…

Je ne suis pas le seul à identifier cette révolution de couleur, au Gabon notamment. J’ai diffusé dans mon émission une vidéo apparue le 14 novembre dernier sur les réseaux sociaux. D’origine anonyme et intitulée « le pompier pyromane », elle dénonce elle aussi l’organisation d’une « révolution de couleur » au Gabon, au profit de Jean Ping. J’ai une longue expertise de ces « révolutions » organisées par les USA en Europe de l’Est et dans le monde arabe, que je combats depuis la première expérience dans la Yougoslavie du président Milosevic. Je valide la démonstration de cette vidéo et j’en partage les thèses…

Il y й une marque, un modus operandi des réseaux OTPOR/CANVAS derrière les « révolutions de couleur » en Europe de l’Est mais aussi derrière le soi-disant « printemps arabe ». Et on retrouve la marque de ces réseaux américains aujourd’hui au Gabon.
Mais ce n’est évidemment pas tout. Il y a un arrière-plan géopolitique à la crise gabonaise. Ma thèse c’est que cet arrière-plan a changé depuis 2007-2008. Il y a une vision géopolitique ou un plan géopolitique américain, anglo-saxon pour l’Afrique. Et ce plan donne un rôle secondaire à une France, diminuée et vassalisée, placée sous le contrôle de l’OTAN et de l’AFRICOM.

 

La Voix de la Russie

Lynx Togo et EODE Press Office/2014 12 27/


20/05/2016
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BURKINA FASO:TELLE UNE BOITE A PANDORE, LE DOSSIER THOMAS SANKARA RATTRAPE BLAISE COMPAORE

 

LA NATION S'ELEVE PAR LA JUSTICE:L'IMPUNITE CONSOLIDE LE MAL!

Nous saluons la justice Burkinabé qui a prouvé sa compétence pour instaurer la justice dans ce pays qu'on appelle "pays des hommes intègres"! le sang de Sankara n'a donc pas coulé pour rien!

 

Aussi longue que puisse être la nuit, le matin finit par apparaitre...

Monsieur COMPAORE,le passé lui rattrape! Bien qu'il n'est pas seul en Afrique!

Personne n'est au dessus de la loi...

 

 

Vive le changement en Afrique!

 

 

Burkina : Blaise Compaoré visé par un mandat d’arrêt international dans l’affaire Sankara

La justice burkinabè a émis un mandat d'arrêt international contre l'ancien président Blaise Compaoré, réfugié en Côte d'Ivoire depuis sa chute, en octobre 2014, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Thomas Sankara.

 

 

Même le principal intéressé ne sera probablement pas surpris. Régulièrement cité pour son rôle trouble dans l’assassinat de Thomas Sankara, le 15 octobre 1987, Blaise Compaoré est désormais officiellement visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice de son pays. D’après l’AFP, qui cite une source proche du dossier judiciaire, le président déchu est inculpé « d’assassinat, d’attentat et de recel de cadavre ».

 

Selon une source judiciaire interrogée par Jeune Afrique, ce mandat d’arrêt a été émis il y a une dizaine de jours – donc après l’inculpation du général Gilbert Diendéré, l’ancien chef d’état-major particulier de Compaoré, dans ce dossier. Elle intervient alors que le régime de transition s’apprête à transmettre le pouvoir au nouveau président élu, Roch Marc Christian Kaboré, le 29 décembre prochain.

 

 

Quelle sera la réaction des autorités ivoiriennes ?

 

En exil en Côte d’Ivoire depuis sa chute, le 31 octobre 2014, l’ex-président burkinabè faisait jusqu’à présent mine, en privé, de ne pas se soucier d’éventuelles poursuites judiciaires dans le dossier Sankara. « Mais nous nous doutions bien que cela pouvait arriver à tout moment avant la fin de la transition », lâche, amer, un de ses proches. 

 

Quelle sera la réaction des autorités ivoiriennes face aux exigences judiciaires de leurs voisins burkinabè ? L’émission de ce mandat d’arrêt international risque en effet de compliquer les relations entre Ouagadougou et Abidjan. Ami de longue date de Compaoré, le président ivoirien Alassane Ouattara a accueilli son « frère » Blaise après sa chute et semble peu disposé à le laisser tomber. Mais il est aussi en bons termes avec son nouvel homologue Roch Kaboré, qu’il connait depuis longtemps et avec lequel il devra composer durant les cinq années à venir.

 

 

 

 

 

 

@JeuneAfrique

 

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21/12/2015
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BURUNDI:LES COMBATS S'INTENSIFIENT ET L'INDIFFERENCE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

 

Burundi: les combats les plus intenses depuis le coup d'Etat

La police occupe les rues de Ngagara (avril 2015)
La police occupe les rues de Ngagara (avril 2015) - © SIMON MAINA - AFP
 
Des assaillants lourdement armés ont attaqué vendredi à l'aube deux camps militaires de Bujumbura, avant d'être repoussés après plusieurs heures d'affrontements, les plus intenses au Burundi depuis la tentative de coup militaire déjouée les 13 et 14 mai.Aucun bilan précis n'était disponible dans l'immédiat, mais de nombreux riverains des camps, contactés par l'AFP ont fait état de combats particulièrement violents, marqués par des explosions et de tirs nourris d'armes automatiques. Un haut-gradé de l'armée burundaise, ayant requis l'anonymat, a fait état de "dizaines de morts chez les assaillants" ainsi que de "pertes" non précisées parmi les militaires.Vendredi "vers 04H00 des hommes lourdement armés ont attaqué le camp Ngagara et l'ISCAM" (Institut supérieur des cadres militaires, l'école des officiers burundais), respectivement dans le nord et le sud de Bujumbura, a indiqué ce haut-gradé."Après plus de deux heures d'affrontements", les assaillants de l'ISCAM "ont été repoussés" et "pratiquement tous les assaillants ont été tués dans le camp Ngagara", a-t-il ajouté, assurant que la situation était en passe d'être "totalement" maîtrisée.

"Tous les ponts sont sous contrôle de l'armée"

Mais des affrontements ont continué d'être signalés dans la matinée dans divers quartiers de la capitale burundaise, quadrillée par l'armée et où des opérations de "ratissage" étaient en cours, ont indiqué plusieurs témoins. Selon une source sécuritaire, les combats avaient baissé d'intensité en fin de matinée."Tous les ponts sont sous contrôle de l'armée, qui y a disposé des blindés, et aucun mouvement d'un quartier à un autre n'est autorisé", a expliqué à l'AFP le haut-gradé de l'armé.Un Conseil des ministres, présidé par le chef de l'Etat Pierre Nkurunziza, s'est ouvert vendredi, a indiqué le chef de la communication présidentielle, Willy Nyamitwe. Ce conseil était "déjà prévu" et initialement consacré au budget, a-t-il assuré, niant qu'il s'agisse d'un Conseil extraordinaire lié à la situation en cours, mais n'excluant pas qu'il se penche sur la question.Selon une source à la présidence, une proclamation de l'état d'urgence est envisagée.Les ambassades des Etats-Unis, de Belgique, de France et des Pays-Bas ainsi que l'ONU ont appelé vendredi leurs ressortissants et employés à ne pas quitter leur domicile.

"Escalade très inquiétante"

"Il n'est pas question de sortir en ville, nos ressortissants ont reçu la consigne de rester chez eux", a expliqué un diplomate européen à l'AFP, déplorant "une escalade très inquiétante; il s’agit de véritables opérations militaires ou paramilitaires qui se déroulent dans la capitale".Le camp Ngagara est situé à moins d'un kilomètre de l'Assemblée nationale. L'ISCAM est situé dans le quartier de Musaga, dans le sud de Bujumbura, dans un périmètre regroupant en outre deux autres installations, le "camp Base", qui sert d'entrepôt et le camp Muha qui abrite deux bataillons.A Musaga, "des insurgés se sont introduits dans le camp Base, où ils avaient sans doute des complicités. Ils ont eu des renforts et ont pris des armes dans le magasin, avant de se rendre à l’ISCAM, qui est mitoyen", a expliqué un haut responsables des services de sécurité, sous le couvert de l'anonymat.Les soldats du camp Muha ont alors attaqué les insurgés retranchés à l’ISCAM et les ont délogés, a-t-il ajouté.

La communauté internationale s'inquiète... mais ne fait rien

Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences depuis l'annonce fin avril de la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, que l'opposition, la société civile et une partie de son camp estiment contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha ayant permis la fin de la guerre civile (1993-2006).L'échec du coup d’État militaire puis la brutale mis au pas des quartiers contestataires à la mi-juin, après six semaines de manifestations quasi-quotidiennes à Bujumbura, et la réélection à la mi-juillet du président Nkurunziza lors d'un scrutin controversé, n'ont pas empêché les violences de s'intensifier.Des armes ont été massivement introduites dans les quartiers, où les tirs ou jets de grenade contre la police sont désormais quotidiens, les forces de l'ordre sont régulièrement harcelées en province, et des mutins ont assuré avoir mis sur pied une rébellion pour chasser M. Nkurunziza du pouvoir.La communauté internationale s'inquiète de possibles violences à grande échelle, dans un pays à l'histoire post-coloniale marquée par des massacres entre majorité hutu et minorité tutsi.
 
 
 
 
 
 
 
@RTBF
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11/12/2015
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(VIDEO)GAMBIE:YAHYA JAMMEH MENACE QUICONQUE EXCISERA ENCORE UNE FILLE DANS SON PAYS DE SUBIR MÊME SORT

L'homme fort du Gambie revient avec un message fort déterminant:Quiconque excise de nouveau sera excisé en son tour!

Qu'arrive-t-il donc au président Gambien?. Est-il visité par le Saint Esprit au point d'en faire de trop? ou alors a-t-il été conscientisé à fond sur cette pratique criminelle que discriminatoire à l'égard de la femme?. Ce qui est certain, au Gambie, l'excision devient plus qu'un crime à punir avec sévérité!

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A peine qu'il venait de se rétablir de sa courte maladie, Yahya Yammeh revient après une cérémonie de lutte contre l'excision, avec une menace de plus après la menace des homosexuels:"Quiconque ose exciser une fille en Gambie, qui que ça puisse être (Imam, Père de famille ect...) subira le même sort!

Et quiconque qui s'y opposera, devra payer cher.

 

 

Vidéo Archive:

Yaya Jammeh Threatening Gambians who practice FGM

 


 

 

 

 

La redaction

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09/12/2015
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LIBYE:QUE DEVIENT DONC LA LIBYE APRES KADHAFI?

 

TEL UN ORDRE DANS LE CHAOS, LA LIBYE PERD SON ECLAT!

On se demande bien si pour imposer la démocratie, on doit semer les désordres?. Ne devrait-on prendre conscience une bonne fois pour toute?.Nous vous invitons à réfléchir sur ce qui se passe actuellement en Libye. Bizarrement, les médias n'en parlent pas! C'était donc KADHAFFI qui était le problème? Mais à présent nous constatons qu'après l'instrument à problème, la situation devient encore plus pire qu'avant!
@Ammafrika

Libye: avant et après Kadhafi

La Libye est plongée dans une situation d'absence totale de sécurité et de multiplication de la présence de groupes armés dont chacun se revendiquant être des "vrais révolutionnaires". Le domaine de la production pétrolière est en crise profonde. Tout cela semble être incomparable à la Libye de l'époque de Mouammar Kadhafi.

Les groupes armés du pays entrent en conflits entre eux et freinent les tentatives de stabiliser la situation politique. Selon les informations du ministère libyen des Affaires intérieures, actuellement, près de 16.000 personnes possèdent des armes illégales et sont actives dans des groupes armés.

Les autorités du pays n'arrivent pas à désarmer tous ces groupes. Par ailleurs, les tentatives de les réunir pour procéder à des négociations restent infructueuses.

 

Dans le même temps, les citoyens du pays ne peuvent pas avoir confiance dans la situation économique. Selon les chiffres annoncés par le porte-parole du gouvernement provisoire de la Libye, au premier semestre 2015, le déficit pour les paiements des salaires des fonctionnaires s'élevait à 890 millions de dollars.

 

La production pétrolière de la Libye, qui est l'un des pays les plus riches en Afrique du nord et au Proche-Orient de par ses capacités dans ce domaine, est en crise profonde, suite aux évènements qui ont détruit la stabilité politique du pays. L'infrastructure pétrolière constitue l'une des causes de conflits entre les groupes armés car chacun d'eux souhaite en obtenir le contrôle.

 

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2010, selon les informations de la Corporation nationale pétrolière d'Etat de la Libye (NOC), l'indice moyen de la production pétrolière dans le pays s'élevait à 1,5 millions de barils le jour. En 2015, l'indice correspondant n'a atteint que 500.000 barils le jour. Beaucoup d'éléments d'infrastructure de cette industrie ont été détruits lors des conflits.

 

La Lybie traverse une période d'extrêmes difficultés. Depuis la fin de l'époque Kadhafi, la population du pays est confrontée à l'absence de sécurité sociale, ainsi qu'à une crise économique profonde, en particulier, dans la production pétrolière.

 

 

 

 

@Sputniknews

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09/12/2015
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AFRIQUE FACE AU VATICAN:LE VOYAGE DE PAPE FRANCOIS SERA-T-IL PROFITABLE DANS CE CONTINENT?

"PAPA AYE NZALA ESILI":LE PAPA EST VENU, FINI LA FAIM!

Le voyage du Pape Francois en Afrique prouve à suffisance que ce continent noir n'a encore rien compris sur sa souffrance! Toutes les religions de ce monde, il est vrai offre la certitude de l'existence d'un Dieu suprême, mais en réalité ne peuvent être la solution pour une paix durable dans le monde!

Il faut se le dire, étant chrétien, seul le CHRIST offrira cette paix véritable que le monde aspire partout en ce moment!

En attendant, disons-le haut et fort:Le Pape Francois n'est pas la solution pour la paix et sécurité en Afrique! Il risque d'être une partie de problème peut-être....

Dieu est une affaire de "révélation" et non une "imposition"!

Ce voyage est bien dans un style "Philanthropique" mais l'apparence ne trompe-t-elle pas par moment?.

SVP, chers Africains, être chrétiens ne vous interdit pas de vous doter d'une armée forte!

Même les soldats ont été baptisés par Jean Baptiste!

L'amour de l'ennemi, dans le cadre relationnel, mais pendant la guerre, une armée forte est la réponse adéquate!

Ce voyage profitera-t-il à l'Afrique?...

@Ammafrica

 

"LE PAPE FRANCOIS EN AFRIQUE:QUE RETENIR DE SON VOYAGE?..

Le pape FRANÇOIS en AFRIQUE
  
Apparemment, le pape François a voulu montrer, par son voyage en Afrique, que la fraternité restait possible entre communautés chrétienne et musulmane. Que ce soit au Kenya, en Ouganda ou en Centrafrique, le discours du pape était


  
Apparemment, le pape François a voulu montrer, par son voyage en Afrique, que la fraternité restait possible entre communautés chrétienne et musulmane. Que ce soit au Kenya, en Ouganda ou en Centrafrique, le discours du pape était parsemé de phrase fort révélatrices : "Restez ferme dans la foi, résistez à la peur de l’autre, n’ayez pas peur". Il a "exhorté l’église à l’unité, car la séparation des confessions chrétiennes affaiblit leur cohésion". Il a souhaité honorer les martyrs catholiques et anglicans, en se rendant au sanctuaire de Munyonyo, comme il a voulu montrer que la paix pouvait revenir dans ce quartier dit du PK-5. Une petite enclave du dernier quartier musulman de Bangui, lieu symbolique, puisque c’est là où vivent encore des musulmans, quelques 12000 personnes, qui ne sortent plus de crainte d’être tués par des milices chrétiennes. "Ils voulaient faire du pays un pays sans musulmans", déclare l’EEMNI [église évangélique méthodiste Nouvelle Internationale]. Sur la route  conduisant vers ce quartier, tous les commerces restent fermés faute de clients s’y aventurant. Tel fut le schéma apparent, mais en réalité c’était un voyage qui visait encore d’autres points. 


Porteur d’un message de paix et de réconciliation inter-religieuse, le pape a demandé aux Centrafricains, en présence de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, de "Résistez à la peur de l’autre, de ce qui n’appartient pas à notre ethnie, à nos options politiques à notre confession religieuse".  Voulant mettre fin aux violences ensanglantées intercommunautaires qui ont déchiré le pays depuis 2013, il déclare, ailleurs, dans la mosquée : "Chrétiens et musulmans, nous sommes frères. Nous devons donc nous considérer comme tels, nous comporter comme tels". S’adressant aux jeunes Centrafricains, il a même  parlé d’«amour des ennemis» ! 
En Ouganda, avant d’arriver à Bangui, il avait annoncé :

 

"L’Ouganda a vécu le témoignage des martyrs chrétiens. Qu’ils nous aident à répandre la joie de l’Évangile sans peur ". Phrase qui semble être le leitmotiv de son voyage et l’a placée sur son compte Twitter en disant :

 

[.@Pontifex_fr]mail:.@Pontifex_fr  "L’Ouganda a vécu le témoignage des martyrs chrétiens. Qu’ils nous aident à répandre la joie de [...]", mais en s’arrêtant à joie, et en omettant  "l’Evangile sans peur" qui fut remplacé par des crochets !! Ce qui prête à deux lectures différentes :

 

devant les chrétiens il demande à Dieu de l’aider à répandre l’évangile sans peur ; sur le compte twitter que tout le monde, chrétiens et musulmans verra, il demande à Dieu de l’aider à répandre la joie ! Puis termine en disant : "Baptisez, ravivez chaque jour le don de l’Esprit-Saint". 


Une autre phrase-clé qui a parsemé ses textes : "le dialogue œcuménique et interreligieux n’est pas un luxe, n’est pas optionnel". Autrement dit : obligatoire, étant un des principaux décrets de Vatican II, décrétée avec son explication, qui désigne évangéliser le monde. 


L’autre symbole fort de ce voyage est l’ouverture de la porte sainte de la cathédrale de Bangui, geste qui marque le début du jubilé de la Miséricorde, qui commence officiellement à Rome le 8 décembre 2015. Par ce geste, le pape a souhaité ouvrir en Centrafrique une période de pardon,  "Que le peuple de la Centrafrique devienne le cœur du monde". Puis, "Quiconque franchira cette porte recevra la rémission de ses fautes", a-t-il  expliqué aux  4 000 déplacés de la paroisse Saint-Sauveur où il s’est rendu lundi. Et avant d’ouvrir la porte de la cathédrale il précisa : "Votre vocation est d’incarner le cœur de Dieu parmi vos concitoyens".  Ainsi, "Bangui devient la capitale spirituelle du monde : l’année de la miséricorde est pour cette terre et pour tous les autres pays qui passent par l’épreuve de la guerre", ce qui veut dire : pour tout le monde ! Là on ne peut que se demander : cette institution Vaticane ne saisit-elle pas que déraciner les gens de leur croyance suscite des animosités sans fin entre les citoyens d’un même pays ? La réponse n’est-elle pas toute claire de par le monde ? 


Les moyens de sécurité : 


Jamais déplacement du pape n’avait donné lieu à des préparatifs de sécurité aussi serrés. Des hélicoptères d’attaque patrouillaient le ciel et les transports de troupes blindés de la force française, 4000 des 10900 casques bleus de l’Onu étaient déployés surtout en Centrafrique, pour le protéger, devant l’aéroport de Bangui. Un soldat de l’Onu en arme a également pris place dans chacun des minibus affrétés pour transporter la presse. Tandis que les troupes françaises se tenaient en alerte : la France a 900 soldats déployés en Centrafrique, le gouvernement a mobilisé environ 500 policiers et gendarmes. 


Les Casques bleus et le contingent militaire français aidaient la police centrafricaine depuis dimanche, avant l’arrivée du pape, à quadriller la capitale, et le dispositif sécuritaire a été renforcé sur les sites où il se rendra, notamment l’enclave musulmane du PK-5 où se trouve la mosquée centrale, et où il devait se rendre dans la matinée de lundi. 
Malgré la pauvreté criarde, inhumaine, de ce pays, tout le chemin qu’à emprunté le pape et son cortège, a été goudronné, pavé, nettoyé. Bien de semaines avant son arrivée les bulldozers qui grattaient et aplanissaient les routes défoncées et poussiéreuses de Bangui se ruaient à embellir le chemin. Même des jeunes nettoyaient les rues, couvraient les fossés, peinturluraient les murs décrépis, couverts de misère et de pleurs… 
La cause de cette misère est connue, mais tous ces frais qu’occasionna ce déplacement  papal et son cortège, qui l’a-t-il assumé ?!  

   
La Centrafrique : 


La Centrafrique fait partie des pays les plus pauvres de la planète. Elle est classée 180° pays sur les 186 pays dans le monde et, depuis des décennies, elle est en guerre génocidaire entre chrétiens et musulmans. Des guerres qui ont fait fuir des dizaines de milliers de musulmans dans les forêts fuyant pillages, viols et violences. Il ne reste que 12000  de musulmans cernés dans le quartier  PK5 à Bangui, isolés depuis plusieurs mois du reste de la capitale par les milices chrétiennes qui empêchent la population d’en sortir et bloquent son approvisionnement, au risque de se faire tuer.    

   
Les principales religions en République centrafricaine sont, en chiffres ronds, les suivantes : christianisme 80 % (dont protestantisme 50 %, et catholicisme 30 %), islam (10 %), animisme (10 %). De là il est sûrement ridicule de dire que ces pauvres 10 % de musulmans puissent représenter une quelconque menace pour les chrétiens, mais ils payent cher leur résistance à la christianisation. 


Même  l’enseignement en République centrafricaine est calqué sur le modèle de la France, avec des disparités, en ce qui concerne l'accès à l'éducation selon des critères sociaux, régionaux et religieux. En Centrafrique comme dans les autres pays africains, outre l’étape primaire, l’enseignement est payant graduellement. La communauté musulmane étant la plus démunie, dans la plupart des cas les parents ne peuvent pas aborder les frais qu’occasionnent les études de leurs enfants. Pour les chrétiens, c’est l’église qui s’en charge. Résultat : les chrétiens ont la grande majorité des places à l’enseignement universitaire et aux postes gouvernementaux ou privés, les musulmans ont les travaux subalternes. Il est très courant de voir un réceptionniste à l’hôtel ou un garçon de restaurant  porter sur sa poitrine une petite carte avec son nom : « Michel Mohammed », et lorsque vous lui demandez par curiosité, la réponse, qu’on peut facilement imaginer, fait mal. 


Le pays compte des gisements d'aluminium, de cuivre, d’or, de diamant, d’uranium et des puits de pétrole : Un milliard de barils de pétrole sont présents dans le pays, certains experts avancent jusqu’à 5 milliards de barils ; et environ 20.000 tonnes de réserves d'Uranium. La production de diamants, de très bonne qualité, s'établit à environ 500 000 carats bruts par an, et met la Centrafrique en quatrième ou cinquième place mondiale pour leur qualité. On comprend bien pourquoi la France, colonisatrice jusqu’au bout des ongles, ne lâche pas prise de ses colonies, malgré l’indépendance déclarée en 1960 en Centrafrique, et continue à jouer un rôle important. 

 

La visite du pape : 


Malgré toutes les tentatives que les responsables français ont déployées pour faire remettre ce voyage, le Vatican ou plutôt le pape insista à l’entreprendre, nonobstant les alertes et la précarité de la situation surtout en Centrafrique. 


Outre le côté évangélisateur, le pape poursuivait le plan de l’œcuménisme entre les églises séparées, faisait  face aux évangéliques, encourageait les adeptes à poursuivre leur participation à l’évangélisation, calmait l’atmosphère avant les élections à Bangui, fit de Bangui la capitale du monde pour la miséricorde, donna tout son appui moral et religieux aux électeurs. Pour ne rien dire du côté économique ou financier dans lesquels le Vatican a ses propres investissements. 


La lecture d’un article que j’ai déjà écrit en 2009, à l’occasion d’un Synode concernant l’Afrique, jetterait plus de lumière sur les tristes réalités cachées de ce voyage, il avait pour titre : 

 


L'Evangélisation et l'appauvrissement de l'Afrique ! 


Le lendemain du départ du pape un musulman a été tué par des hommes armés chrétiens. Père de trois enfants, il se dirigeait à la pharmacie leur chercher des médicaments  …  La leçon a été bien retenue et appliquée ! 
Il semble que la dictature de l’arrogance absolue, menée par Washington,  est un sacré critère que copie le Vatican pieusement ! 
                                                                                

 

 

 

             Zeinab Abdelaziz    

         @Alterinfo

 

        AMMAFRICA WORLD


05/12/2015
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BENIN SUR L'ATTAQUE A PARIS:BONI YAYI L'ESCLAVE QUI NE VEUT S'AFFRANCHIR ORDONNE UN DEUIL NATIONAL POUR LES MORTS TOMBES EN FRANCE!

 

BENIN:UN PAYS ESCLAVE PAR SA PRESIDENCE

BONI YAYI Déborde par son zèle amer pour sa dépendance de la France:

Un Deuil National au Bénin?

Tout le monde a ressenti cette énième attaque en France comme une menace de trop contre la survie de l'humanité et sur la sécurité de cette grande popularité des touristes dans ce pays, et avons tous  exprimer nos douleurs face à ce qui arrive à la France pour la seconde fois dans une année!

Mais de grâce, qu'est ce qui pousse ce président Béninois de se livrer de la sorte en ridicule?!

 

Un deuil national?

Pourquoi ne l'avez vous pas fait  lorsque L'Est de la République du Congo saignait par MILLIONS?

Pourquoi ne l'avez vous pas fait lorsque la Lybie succombait par les armes destructrices pour faire chuter l'homme qui faisait la fierté de votre continent? Pourquoi pas aussi décréter deuil national lorsque, encore une fois au Kenya il y a eu aussi des attaques terroristes dans une école?.

Ce qui révolte les peuples d'Afrique, ce n'est pas votre bonne foi de compatir à tes bourreaux, mais plus cette "indifférence" Flagrante que vous manifestez lorsque ça touche votre propre continent!

Voilà ce qui frise carrément une Flatterie du mauvais goût pour s'éterniser au pouvoir ou fuir une justice qui risquerait de vous coincer après avoir livrer le Bénin au contrôle de la France!

 

Soyons sérieux Monsieur le Président, vous passez pour le plus RIDICULE de tous les présidents!

A quand d'ailleurs votre fin de Mandat? Espérons que votre remplaçant n'en commettrait pas plus que vous! Vous venez de montrer à la face du monde que votre continent ne signifie absolument rien face à l'Occident!

 

@Ammafrica

ATTENTAT A PARIS: LE BENIN DECRETE UN DEUIL NATIONAL!

 

Le Bénin n’est pas insensible aux multiples attaques terroristes qui ont fait dans la nuit de ce vendredi 13 novembre 128 morts et des centaines de blessés à Paris, en France. Dans communiqué signé du Secrétaire général du gouvernement lue dans le JT 20 heures de ce samedi, le gouvernement béninois a condamné la « barbarie sans précédent dans l’histoire de la France ».

 

« Le gouvernement et le peuple béninois sont consternés et profondément choqués l’horrible attentat terroriste qui a endeuillé la France », lit-on dans le communiqué du gouvernement.  Le peuple béninois, indique le communiqué, se tient aux côtés du peuple français dans ces moments particulièrement difficiles. Et pour marquer sa compassion et ses condoléances au peuple de France et son gouvernement, le gouvernement béninois a décrété une journée de deuil national avec la mise en berne des drapeaux sur l’ensemble du territoire national pour compter du lundi 16 novembre 2015.

 

 

Ceci, en mémoire non seulement des victimes de l’attentat terroriste de ce vendredi mais aussi de toutes les victimes d’attentats terroristes dans la sous-région ouest-africaine et dans le monde.  Dans son communiqué, le gouvernement béninois espère que les auteurs du carnage de ce vendredi seront appréhendés et mis hors d’état de nuire. Outre la journée de deuil national, le gouvernement béninois invite tous les travailleurs à observer une minute de silence le lundi 16 novembre à 12 heures, en synergie avec le peuple français. Il faut signaler qu’avant ce communiqué, une équipe gouvernementale s’était rendue à l’Ambassade de France à Cotonou pour « présenter de vives voix » les condoléances de la nation béninoise au peuple français et à son gouvernement.

 

 

 

@La Nouvelle Tribune

 

AMMAFRICA WORLD


15/11/2015
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Dossier Boko Haram au Cameroun et les secrets d'un accord signé!

Boko Haram : les secrets de l’accord Cameroun-Etats-Unis

En octobre dernier, Barack Obama a annoncé le déploiement de 300 soldats étasuniens au Cameroun. Objectif officiel, lutter contre Boko Haram. C’est après cette annonce qu’un mémorandum d’entente devant encadrer cette « aide » d’un genre particulier a été signé entre Yaoundé et le Commandement d’Africom. Autant dire que Obama a pris Paul Biya de court. Mais pour quel but ?

 

Paul Biya a‐t‐il voulu cacher le déploiement au Cameroun de 300 soldats américains dans le cadre de la lutte contre Boko Haram ? Pas si sûr. Il est bien vrai que, depuis le début de ce conflit, le Président camerounais ne s’en réfère qu’à une poigné de conseillers pour décider, ne consulte pas le Parlement et n’explique pas ses choix. Mais l’arrivée de l’armée tchadienne dans le pays avait tout au moins été précédée le 15 janvier 2015 (deux jours auparavant) par un communiqué du Ministre de la Communication informant de la décision du Président tchadien « d’envoyer un important contingent de forces armées tchadiennes pour venir appuyer les forces armées camerounaises ».

 

Pourquoi n’en a‐t‐il pas été le cas cette fois‐ci (le communiqué du secrétaire général à la Présidence de la République du Cameroun n’étant intervenu que dans l’après‐midi du jeudi 15 octobre après l’annonce du déploiement par les médias) ? A vrai dire, « Yaoundé et Washington ont été pris de cours » renseigne une source diplomatique. En fait, le courrier du président Barack Obama signé le mercredi 14 octobre informant du déploiement des forces américaines n’aurait pas dû fuiter dans la presse. Il était adressé aux seuls leaders des deux chambres du Congrès. Et c’est de cette institution que serait partie la fuite qui a obligé le porte‐parole de la Maison Blanche à s’exprimer sur le sujet. De fait, au moment où le Président américain informe le Congrès, tous les contours de ce déploiement ne sont pas encore totalement réglés bien que la lettre du chef d’État américain précise que 90 militaires se trouvent depuis lundi au Cameroun.

 

Toute la journée du jeudi 15 octobre, ce fut d’ailleurs le branlebas de combat à l’ambassade des Etats Unis au Cameroun et au palais de l’Unité, obligés d’accélérer le processus pour essayer de rattraper le coup. Un accord ne sera en effet signé que le lendemain entre le ministre camerounais délégué à la Présidence de la République en charge de la Défense et le commandant d’Africom (forces américaines pour l’Afrique). Mais que prévoit‐il ? Eléments de réponse dans cette enquête. Les sources officielles ne sont pas très disertes sur le mémorandum d’entente signé le vendredi 23 octobre 2015 entre Joseph Beti Assomo, le Ministre camerounais délégué à la Présidence chargé de la Défense et le général David M. Rodriguez, le commandant d’Africom (forces américaines pour l’Afrique). Tout juste ont‐elles consenti à dire : « l’accord régit la coopération entre le Cameroun et les Etats Unis dans la lutte contre Boko Haram ».

 

C’est donc ce document qui encadre le don de matériel d’un montant de plusieurs milliards de francs CFA remis le même vendredi à l’armée camerounaise et le déploiement, annoncé mercredi, de 300 soldats américains en territoire camerounais. Mais depuis cette annonce, les questions fusent : « Quelle est la contrepartie de la présence militaire américaine dans notre pays ? Les gouvernants de Yaoundé ont‐ils veillé aux intérêts de notre pays ? Quelles sont les garanties, pour quʹil n’y ait pas d’invasion multiforme de notre territoire, notamment en termes dʹexploitation de notre sous‐sol qui est immensément riche ? Combien cela va nous coûter ? », interroge dans une tribune libre Robert Waffo, le responsable de lʹinformation et des médias dans le Cabinet fantôme du SDF, le principal parti de l’opposition.

« Offre gracieuse »

Selon nos informations, il n’y aurait pas dans le texte signé une contrepartie explicite à cet apport américain. Une source à l’ambassade des Etats Unis parle même « d’offre gracieuse » avant de nuancer « cela ne signifie pas que nous n’avons aucun intérêt », sans plus. Si les autorités camerounaises avouent que ce déploiement « apportera à nos forces de défense et de sécurité une contribution précieuse dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram », les autorités américaines sont très discrètes sur leurs desseins. Selon le géostratège Alain Fogue, l’objectif principal des 300 militaires américains serait de collecter un maximum d’informations sur Boko Haram afin de prévenir par anticipation l’action de Boko Haram sur les intérêts américains. Le cahier de charges des soldats américains déployés au Cameroun le laisse d’ailleurs penser.

 

Que ce soit du porte‐parole de la Maison blanche ou du secrétaire général à la Présidence de la République du Cameroun, on apprend en effet qu’a lieu un « détachement de personnels de l’armée américaine chargés de conduire des opérations de renseignement, de surveillance et de reconnaissance ». A l’ambassade des Etats Unis au Cameroun, on explique que l’essentiel du travail de ce contingent consiste à la manipulation des drones et à la formation des soldats camerounais à cette tâche. D’ailleurs, la ville de Garoua où ce détachement est basé abrite la base aérienne 301, l’une des plus importantes du Cameroun.

« Zone d’intérêt vital »

On sait par ailleurs depuis des années que la sécurité dans le Golfe de Guinée intéresse les Etats Unis. Cette zone a été déclarée « zone d’intérêt vital » par les Américains pour répondre à leur nouvelle politique énergétique motivée par l’instabilité au Proche‐Orient et la volonté de diversifier leurs sources d’approvisionnement, soutien Alain Fogue dans un article décryptant les enjeux de l’arrivée d’Africom et paru en fin 2011. Le professeur de relations internationales et stratégiques à l’université de Yaoundé II (Soa) affirme que le pays de l’Oncle Sam s’était fixé pour objectif d’importer depuis cette année 25% de sa consommation pétrolière de l’Afrique noire.

Avant le mémorandum d’entente conclu vendredi, c’est un accord spécifique portant sur l’entrainement des forces camerounaises à la sécurisation de leurs côtes qui liait d’ailleurs les deux pays. La piraterie maritime a certes été réduite à sa plus simple expression sur les côtes camerounaises grâce notamment au déploiement du Bir Delta. Mais une déstabilisation des pays du Bassin du lac Tchad pourrait bien changer la donne. Et les Américains sont les mieux placés pour le savoir.

 

Autres éléments à prendre en compte : le Cameroun est certes un nain dans le marché des armes. Mais ses dépenses en la matière se sont plus que multipliées depuis la guerre contre Boko Haram. Et les Etats Unis, de loin le premier exportateur d’armes au monde, le savent bien. D’ailleurs, comme révélé la semaine dernière et selon une annonce faite le 29 septembre 2015 par le Pentagone (Ministère américain de la Défense), la firme américaine Insitu Inc, basée à Washington, a récemment reçu du gouvernement camerounais une commande de drones de combat de type Scan Eagle pour un montant total d’un peu plus de 5 milliards de francs CFA. Ce n’est pas rien. Surtout que, pour faire fonctionner ses aéronefs sans pilote, le Cameroun qui n’est pas propriétaire de satellites doit en plus louer des faisceaux satellitaires. Certainement pas à vil prix.

 

 

 

Source : 237online.com 

AMMAFRICA WORLD


09/11/2015
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RWANDA:SANS TAMBOUR NI TROMPETTE PAUL KAGAME REVISE LA CONSTITUTION

Comme si on s'y attendait:KAGAME Va briguer un troisième mandat, la démocratie, c'est selon les réalités de l'Afrique!

Il se passe des choses en Afrique des grands lacs. Et cela passe sous le regards impuissant du peuple d'Afrique et sous la naïveté d'une certaine catégorie de la diaspora Africaine, qui, rêvant d'une certaine démocratie dont l'occident n'en applique pas vraiment, les réalités dans ce continent, il faut la dessiner sincèrement et avec un esprit ouvert que partisan!Si Sassou Nguesso rempile le troisième mandat,lui qui est plus ancien que les autres, et Paul Alexis Kagame qui a pris le pouvoir en 1994 par un coup d'état connu de par le monde entier, reçoit la chance de rempiler un troisième mandat, à plus forte raison l'autre de l'Afrique centrale qui, lui, son cas assez spécial, sera l'homme qui a affronté des agressions étrangères transformées en rebellions par la trahison de certains fils du pays, ne puisse pas arriver à l'atteindre?. Une question se pose donc:L'opposition Rd Congolaise est-elle assez efficace que ça face aux autres opposants?. Nous concluons donc face à ces scénarios que la politique en Afrique, il faut apprendre à bien jongler pour durer encore plus longtemps!
 
Bizarrement, en Occident, des langues se la bouclent! Deux poids deux mesures?...Wait and see!
 
@Ammafrica world

 

Rwanda : la révision constitutionnelle validée, Kagamé peut rempiler

Le président rwandais Paul Kagamé
Le président rwandais Paul Kagamé

 

Le vote du Parlement ouvre la voie à un troisième mandat du président Paul Kagamé en 2017. Et pourquoi pas plus ?

Tout a commencé en mai dernier avec une pétition signée par plus de 3,7 millions de Rwandais, selon le parti au pouvoir, réclamant que le président Paul Kagamé se succède à lui-même en 2017. Ce chiffre a été contesté par l’opposition. L’explication : il représente plus de la moitié du corps électoral et les pétitionnaires sont soupçonnés d’être des proches du parti présidentiel. Selon, les détracteurs du chef de l’État, il ne s’agirait pas d’un mouvement de soutien spontané ; il serait téléguidé. Pourtant, fin octobre, l’Assemblée nationale, dominée par le Front patriotique rwandais (FPR) – le parti présidentiel – et ses alliés a souhaité entériner cette demande en adoptant un projet de réforme de la Constitution. Le Sénat doit encore approuver la proposition, avant une consultation par référendum.

 

Feu vert pour une présidence jusqu’en 2034

 

Théoriquement, le projet de réforme constitutionnelle devrait permettre au dirigeant rwandais de se maintenir au pouvoir jusqu’en… 2034. De fait, deux articles font l’objet de toutes les crispations. L’article 101, remanié par les députés rwandais, stipule que le président de la République est « élu pour un mandat de cinq ans et ne peut être réélu qu’une seule fois ». Quant à l’article 172, il ajoute à cela la possibilité pour le président en exercice de briguer un mandat de 7 ans, avant d’être élu ou réélu pour les deux mandats de 5 ans prévus dans l’article 101. En 2017, Paul Kagamé pourrait donc présider le Rwanda pendant encore 17 ans.

La requête de l’opposition rejetée

 

La Constitution du Rwanda, adoptée en 2003, limitait à deux le nombre de mandats présidentiels et interdisait donc en l’état à Paul Kagamé, élu en 2003 et 2010, de se présenter une troisième fois. Mais le Parti démocratique vert (PDV), l’une des rares voix dissidentes au Rwanda, a vu sa requête visant à empêcher le président sortant Paul Kagamé de briguer un troisième mandat, rejetée le 8 octobre dernier par la Cour suprême du Rwanda.Pour rappel, Paul Kagamé, 58 ans, est au pouvoir depuis que la rébellion à laquelle il appartenait, le Front patriotique rwandais, a mis fin au génocide de 1994. Vice-président et ministre de la Défense après le génocide, il tenait déjà les rênes du pays avant d’être élu président en 2003 avec 95 % des voix, puis réélu tout aussi triomphalement (93 %) en 2010. Le président rwandais est régulièrement crédité des nombreuses avancées du pays depuis le génocide, mais est critiqué pour son leadership dans « une main de fer » qui étoufferait toute voix discordante.

 

 

 

@Oeildafrique

 

AMMAFRICA WORLD


06/11/2015
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CÔTE D'IVOIRE:ALLASSANE OUATTARA REULU AVEC UN SCORE EXORBITANT QUI FRISE LA FRAUDE ELECTORALE!

CÔTE D'IVOIRE-ELECTIONS 2015

Un score Exorbitant qui frise la Fraude électorale!

Nous pouvons bien croire à une victoire, mais face à un tel score exorbitant, il y a lieu de se dire l'évidence d'une fraude électorale!

En Afrique, les élections ne sont guère démocratiques ni transparentes! Tant que continuera ce genre des scénarios, vous pouvez oublier votre rêve sur la Démocratie!

 

Si L'Afrique veut sauver sa démocratie, tous les hommes qui ont pris le pouvoir par la force, ou soutenue de force par la communauté internationale comme ce fut le cas de la Côte d'Ivoire pour plébisciter OUATTARA à  la place de Laurent GBAGBO alors que ce dernier sera le vainqueur du scrutin 2010 proclamé par la CEI, le monde entier assistant sans mot dire à cette tricherie internationale, il sera temps qu'on puisse être un peu sérieux, et aider l'Afrique au vrai sens du mot que de parler "démocratie", mais en action, on applique la loi du plus fort!!!

 

SAUVONS NOTRE AFRIQUE DES FRAUDEURS!

 

@ammafrica

 

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara réélu dès le 1er tour avec 83,66% des voix 

À 73 ans, le président ivoirien sortant Alassane Ouattara a été réélu dès le premier tour de l'élection présidentielle du 25 octobre pour un mandat de 5 ans, selon les résultats annoncés mercredi matin la Commission électorale indépendante (CEI).

Le suspense qui n’en n’était pas un a pris fin mercredi 28 octobre tôt dans la matinée. Sans surprise, Alassane Ouattara, 73 ans, a été réélu dès le premier tour de la présidentielle qui s’est déroulée le 25 octobre dans le calme. Selon la Commission électorale indépendante (CEI), le président sortant récolte 83,66% des suffrages, le taux de participation au scrutin s’établissant à 54,63% alors qu’une partie de l’opposition a appelé au boycott et qualifié le scrutin de « mascarade ».

 

En seconde position, Pascal Affi N’Guessan, le représentant du Front Populaire Ivoirien (FPI) fondé par l’ex-président Laurent Gbagbo, obtient 9,29% des suffrages. Une partie du FPI, frondeuse, avait appelé au boycott au nom de la fidélité à Gbagbo, grand absent du scrutin dont le procès pour crimes contre l’Humanité doit s’ouvrir le 10 novembre devant la Cour pénale internationale (CPI).

 

 

Participation en baisse

 

Ouattara grandissime favori face à une opposition morcelée, c’est le taux de participation qui était le principal enjeu du scrutin. Avec 3 330 000 votants sur une liste électorale de 6 301 000 personnes, il s’élève à 54,63%, en baisse par rapport à 2010 où il était monté à plus de 80 %. Le score du président sortant est quand à lui meilleur qu’en 2010, où Ouattara l’avait emporté avec 54,1 % des voix au second tour.

Environ 6,3 millions d’Ivoiriens sur les 23 millions d’habitants étaient appelés à voter. Quelque 34 000 soldats, dont 6 000 Casques bleus, ont été déployés pour assurer la sécurité du scrutin.

 

 

 

@Par Jeune Afrique avec AFP

 

(analyse)

AMMAFRICA WORLD


28/10/2015
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CONGO-BRAZZA:UN FIASCO AUTOUR DU FAMEUX REFERENDUM MALGRE LA PERSISTANCE DE LA MAJORITE

 

Brazzaville s'en va tout de même au Référendum avec moins des participants au vote!

Apparemment le référendum a eu lieu malgré les obstacles constatés par les éléments du SUD (quartier acquis par l'opposition), dont faiblement représentés par ceux du NORD (acquis à la majorité présidentielle). Avec moins des votants, donc des participants, on peut alors dire que SASSOU a fait fiasco!

 

Attendons la suite...

 

@ammafrica

Référendum au Congo : les électeurs désertent les bureaux de vote à Brazzaville

Les Congolais étaient appelés à voter dimanche 25 octobre pour une nouvelle Constitution.
Le temps semble long pour Colombe Bondi. Assise depuis 6 heures sur une chaise en bois inconfortable dans la salle exiguë du jardin d’enfant Prosper M’bala transformé en bureau de vote, elle attend. Deux policiers assoupis dans la cour viennent, de temps à temps, la taquiner. Sur un vieux tableau noir, la jeune femme a soigneusement écrit à la craie le nombre d’inscrits sur les listes électorales, 764, et le nombre de vote, un seul. Il est 13 heures dans l’un des 19 bureaux de vote de Bacongo, un quartier populaire du sud de Brazzaville.

 

 

Ce dimanche 25 octobre, les Congolais sont appelés aux urnes pour se prononcer sur la modification de la Constitution qui permettrait au chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis plus de trente ans, de briguer un troisième mandat. L’actuelle loi fondamentale, datant de 2002, l’en empêche, l’âge des candidats et le nombre de mandats étant limités.Dans la partie sud de Brazzaville, traditionnellement acquise à l’opposition qui a appelé à boycotter ce scrutin, les bureaux de vote sont aussi vides que les rues où les véhicules dépourvus de « laissez-passer » délivrés par la police sont interdits de circuler. Seuls les 4x4 des diplomates, des observateurs internationaux et de quelques commerçants ont droit de cité. Les habitants, eux, sont restés cloîtrés chez eux.

« Il y a le nom de mon père qui est mort, mais pas le mien »

« On s’attendait à avoir peu de votants ici à Bacongo, car nombreux sont ceux à avoir quitté le quartier à la suite des affrontements », explique Colombe Bondi. Depuis les heurts entre les manifestants et les forces de l’ordre survenus ces dernières semaines, le quartier est quadrillé par la police et les militaires qui patrouillent en permanence et maintiennent à résidence l’une des figures de l’opposition, l’ancien ministre Guy Brice Parfait Kolélas.

 

 

Un peu plus loin, à l’école des Trois Francs, seuls quatre bulletins de votes gisent dans l’urne en plastique posée à même le sol. Ici, il y a 2 100 inscrits mais rien n’y fait, les habitants du quartier ne sont pas d’humeur à voter. Des jeunes cherchent leurs noms sur les listes électorales affichées à l’entrée. En vain. « Il y a le nom de mon père qui est mort, mais pas le mien », déplore l’un d’entre eux. Auraient-ils aimé voter ? « On ne sait pas ce qu’il y a dans ce projet de Constitution, ici rien ne va, on n’a pas de travail, pas de formation, pas d’électricité… Vous voulez que je continue la liste ? », lâche Junior, 19 ans.

« Sassou, c’est bon pour le business »

Mais un tout autre dimanche se déroule au centre-ville, et au nord de Brazzaville. Dans la matinée, le président Denis Sassou Nguesso a voté peu avant onze heures, accompagné de la première dame. A la mairie de Ouenzé au nord de Brazzaville, l’affluence satisfait le chef de bureau et la presse officielle conviée pour constater « plus de 300 votes » sur 950 inscrits à 13 h 30. « C’est un bon président, lâche Roland Ngombélé, un commerçant du quartier venu voter « Oui ». La nouvelle Constitution va permettre à des jeunes de 18 ans de se présenter et les institutions vont évoluer. Sassou, c’est bon pour le business ».
Le président congolais Denis Sassou Nguesso vote à Brazzaville, le 25 octobre.
Dans le quartier Talangaï, un peu plus au nord, plusieurs bureaux de vote ont été installés dans les salles de classe décaties de l’établissement scolaire Agostino Neto. La députée locale n’est autre que Claudia Sassou Nguesso, l’une des filles du président. « Il y a un véritable enthousiasme pour la démocratie, s’enthousiasme Jérome Mboussa, le responsable âgé de 73 ans. Denis Sassou Nguesso est populaire ici, et on le voit dans les urnes ». Un son de cloche différente de celui qui se fait entendre dans la pièce mitoyenne. Là, Michel Bafou, dépourvu d’isoloir, s’est débrouillé bon an mal an avec deux bureaux en bois superposés. « C’est un isoloir artisanal, s’esclaffe-t-il, nous n’avons même pas la Constitution. Dans un pays vraiment démocratique, on l’aurait à disposition des votants ».

 

Pendant que leurs aînés palabrent, angoissés par l’annonce des résultats, les enfants ont transformé les avenues de la capitale en terrain de football« Nous redoutons que la situation s’embrase si les résultats sont contestés », glisse un homme d’affaires libanais. A 17 heures, à Bacongo, Colombe Bondi n’a toujours pas bougé de sa chaise. Dans l’urne en plastique, posée sur une table d’enfant, il y a désormais six bulletins de vote.

 

 

 

 

 

 


25/10/2015
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CAMEROUN:LA PROBLEMATIQUE AUTOUR DE L'ALTERNANCE DU POUVOIR EN AFRIQUE,LE SUJET QUI FÂCHE

L'Alternance du pouvoir politique en Afrique, un sujet qui fâche ses dirigeants politique!

Si il y a une chose à retenir en Afrique noire, c'est l'alternance du pouvoir qui est beaucoup plus mal digéré par ses dirigeants politique! On entre au pouvoir pour ne plus en quitter. Et malheur à celui qui risquerait précipiter son départ!

 

Seulement voilà, ce que l'on ne dit pas tout, ce que l'Afrique ne se dirige pas toute seule. Elle demeure en dépit de tout et cela vient surtout du fait des assassinats politique des pères des indépendances Africaines à l'image de Patrice Lumumba qui sera remplacé par le feu Mobutu pour bien longtemps encore, Thomas Sankara qui sera remplacé par Blaise Campaoré pour bien longtemps encore, Sylvanus OIympio du Togo qui sera remplacé par "Eyadema" pour bien longtemps encore, et dans les différents pays d'Afrique on assiste à des assassinats politique et dont les autres peuvent en vivre longtemps!

 

L'Alternance du pouvoir en Afrique, un sujet à débattre sérieusement entre peuples d'Afrique!

 

Extrait vidéo Assassinat Sylvanus Olympio:


 

@Ammafrica world

L'impossible alternance pacifique au Cameroun et ailleurs en Afrique francophone

Le 15 septembre 2015, des camions de gendarmes et de policiers déferlent au palais des Sports à Yaoundé où a lieu, à l'occasion de la célébration mondiale de la démocratie, une conférence sur l'alternance au Cameroun (https://www.youtube.com/watch?v=pEaJTRF3YsE).
 

 

Le 15 septembre 2015, des camions de gendarmes et de policiers déferlent au palais des Sports à Yaoundé où a lieu, à l'occasion de la célébration mondiale de la démocratie, une conférence sur l'alternance au Cameroun (https://www.youtube.com/watch?v=pEaJTRF3YsE). L'organisateur de la conférence, le syndicaliste Jean-Marc Bikoko, un journaliste et cinq membres de son organisation sont alors arrêtés, accusés de manifestation illégale, et incarcérés dans une cellule du Commissariat de la place où ils dormiront à même le sol pendant  neufs jours. Puis, suivra l'ouverture d'un procès dont l'issue est encore incertaine, le retour en cour étant prévu le 28 octobre prochain.

 

Cinquante cinq ans après les indépendances, parler de changement ou d'alternance démocratique au Cameroun est donc encore un crime. Or, pourquoi  les Camerounais en particulier et les Africains en général sont-ils, aujourd'hui plus qu'hier, déterminés à en parler ? En voici les raisons :

 

 

Dans l'administration, la scène suivante rythme le quotidien des Camerounais : Un citoyen X se présente, venant d'une autre ville ou résidant dans la même ville. L'agent de l'État le toise un moment et lui demande : «Tu m'as gardé quoi?» Ce à quoi le citoyen X répond : «Je suis venu faire certifier mes pièces que voici.» Et l'agent de l'État de rétorquer : «C'est ça qu'on mange?» Si le citoyen lui donne de l'argent, il est peut-être servi. Dans le cas contraire, l'agent l'invite à réfléchir en lui demandant de revenir le surlendemain à 8h30. À 8h15, le citoyen X est à la porte avec l'enveloppe contenant l'argent de la corruption. Il trouve la veste de l'agent pendue sur le dossier de son fauteuil. Il attend alors jusqu'à 11h30 et le voit arriver. L'administrateur passe devant le citoyen X sans dire mot. Celui-ci commence alors à le supplier : «Pardon, monsieur, c'est pour les pièces dont je vous ai parlé avant-hier.» S'ensuivent alors les insultes de l'agent : «Vous vous croyez où? Ce pays est à nous… Vous les… (il cite le nom de l'ethnie du citoyen X), vous êtes trop chiches…»

Dans les écoles, l'APE, l'association des parents d'élèves, est devenue la plus grosse structure d'arnaque que le système éducatif ait sécrétée. Puisque l'État s'est désolidarisé de la mission de construire les écoles, les parents y versent des fonds destinés à la construction et à l'équipement des salles de classe, à l'aménagement des cours d'école, à l'achat des ordinateurs. Mais d'année en année, les enfants continuent à jouer dans la poussière des saisons sèches et la boue des saisons de pluies, et chacun d'eux termine l'école primaire sansjamais avoir touché d'ordinateur de ses mains : les fonds cotisés par leurs parents ont été détournés par les directeursd'école qui parlent alors d'avantages de toute nature liés à l'exercice de la profession ! 

 

 

Dans les lycées, la vente des places est le sport favori des proviseurs. La qualité de l'enseignement dans les salles pléthoriques est bien loin de leurs préoccupations. Bon nombre de ces proviseurs ont d'ailleurs été nommés non parce qu'ils remplissent le critère de compétence ou d'ancienneté, mais par le fait du favoritisme et du tribalisme. Ainsi, monsieur Y, qui a enseigné pendant 20 ans et qui n'a jamais eu la chance d'être promu censeur ou proviseur, se retrouve en train de suivre les ordres de son ancien élève nouvellement sorti de l'ENS (comme lui jadis) et devenu censeur ou proviseur alors qu'il n'a jamais tenu une seule classe.

 

Au niveau universitaire, on ne sait pas à quoi sert le ministère de l'enseignement supérieur. Alors que les ministres de tutelle sont tenus de s'assurer que les universités sont dotées d'infrastructures adéquates, que les secrétariats de chaque faculté et de chaque département sont dotés de téléphones, de fax, d'ordinateurs et d'Internet, que la pelouse et les toilettes sont bien entretenues, que les amphithéâtres sont équipés  la bonne sonorisation, que les bibliothèques sont fournies et renouvelées, que les laboratoires répondent aux normes internationales, que l'administration universitaire est diligente et assure l'effectivité des changes interuniversitaires nationaux et internationaux, que les enseignants respectent la déontologie de la profession, on les voit plutôt s'intéresser aux nominations et à la signature des décrets ou intervenir dans la manipulation des listes d'étudiants à admettre dans les écoles de formation de l'État (ENAM, ESSTIC, IRIC, ENS…).

 

 

Dans le gouvernement, les nominations aux postes de ministres ou de secrétaires d'État ne sont pas perçues comme l'occasion de faire montre d'une grande responsabilité vis-à-vis du peuple. Non ! Les ministres célèbrent leurs nominations avec faste, puis s'enrichissent à la va-vite. C'est à qui peut détourner le maximum de fonds publics. On les entend alors célébrer leur premier milliard à grand renfort médiatique. Les critiques de ces pratiques ont amené M. Biya à créer la Conac (Commission nationale anti-corruption), mais cet organisme, dirigé comme toujours par les membres de sa clique, s'est réinvesti dans les pratiques de corruption et d'abus de pouvoir, et a perdu de sa verve. 

 

 

Dans les hôpitaux, tu n'as pas d'argent pour acheter ta vie, tu meurs. Près de 30% des décès y surviennent par manque de prise en charge dès l'arrivée des patients. Les médecins attendent d'abord que le patient «parle», qu'il leur donne de quoi manger, comme s'ils n'avaient déjà pas un salaire, comme si la vie d'un être humain était à leurs yeux si inutile! Et dès qu'ils font une prescription, les infirmiers, transformés en pharmaciens privés, sont là pour vendre, auprès du malade, certains médicaments figurant sur l'ordonnance. À chaque niveau de l'appareil de l'État, on fait les affaires.

 

Et dans le domaine des affaires proprement dit, les inspecteurs d'impôts abusent de leur autorité  et réclament des impôts aux pourcentages astronomiques dont une partie est  reversée dans leurs comptes privés. Les douaniers, quant à eux, sont passés maîtres dans l'art de devenir millionnaires après deux années de service. Même les expatriés ont compris qu'adopter les comportements locaux serait bon pour leurs affaires. Ainsi, ils ne payent plus les salaires (minables) à temps, ne procurent pastoujours de couverture sociale à leurs employés camerounais. On apprend qu'un certain Müller, exploitant forestier dans la région du Centre, prétend être capable d'acheter tous les Camerounais et parvenir à couper illégalement toutes les essences qu'il convoite.  D'ailleurs, quiconque se lève contre un exploitant étranger risque la prison. Le cas du maire de Njombé-Penja (région du Littoral), Paul-Éric Kingue, en est un d'école : il passa sept ans de sa vie en prison pour avoir exigé d'une entreprise française qu'elle paye les impôts dus à sa commune. 

 

Comme on le voit, ce régime dictatorial a produit une mentalité d'un rare niveau de cynisme, de violence verbale et physique, et d'obscurantisme : corruption à ciel ouvert, chantage, retards programmés au travail, matraquage psychologique des  citoyens, abus de pouvoir et extorsions, violence policière et militaire, non-respect de la  déontologie professionnelle, détournements de fonds publics et impunité criarde sont l'héritage de la longévité au pouvoir et la conséquence de l'absence d'alternance. Dans ce contexte touffu et déshonorant, c'est tout un peuple, c'est toute une nation qui a perdu la tête ! D'où l'incontournable nécessité de parler d'alternance, de changement.

 

Le sens de l'alternance et l'impossibilité de son avènement ?

Dans le contexte camerounais et africain où les dictateurs profitent de l'existence des entités ethniques pour les dresser les unes contre les autres et les éloigner ipso facto de leurs aspirations nationales légitimes, l'alternance est un véritable outil de déconstruction de la mentalité tribale. En effet, 70% des hauts cadres de l'administration et du gouvernement sont originaires de la tribu du chef. Cette situation a pour conséquence son incapacité à punir ceux de ses «frères» véreux, vicieux, corruptibles et corrompus. Ainsi,  lorsqu'on analyse sous l'angle ethno-anthropologique les raisons pour lesquelles les dictateurs africains s'accrochent éternellement au pouvoir, on réalise qu'ils se considèrent, d'abord, comme des chefs tribaux, et donc des chefs à vie. En tant que chefs tribaux, ils transforment les armées nationales en armées tribales, nommant et installant les généraux originaires de leurs tribus à chaque poste de commandement. De cette manière, ces généraux n'ont pour tout réflexe que d'étouffer l'expression de la liberté des jeunes et de mater les soulèvements de citoyens, puisque de leur point de vue, ces revendications s'apparentent à la menace de leur tribu qui, en même temps, est celle du chef. C'est ainsi qu'en février 2008,  la révolte des jeunes Camerounais fut écrasée manu militari et une constitution tribalisée avec les concepts d'Allogènes/Autochtones (à la place de celui de Citoyen) fut promulguée !

 

 

Il en résulte la longévité au pouvoir s'apparente à la construction de la suprématie d'une ethnie sur les autres, toute chose qui peut conduire à des génocides (Ex. Rwanda, 1994). Dès lors, rendre l'alternance obligatoire, imposer des mandats présidentiels de cinq ans renouvelables une seule fois et obliger ceux des chefs d'État qui ont déjà fait plus de deux mandats à se retirer, devient une question de sécurité nationale et  un devoir citoyen. 

 

Toutefois, si l'alternance, seule,  a le pouvoir de fragiliser la montée en puissance de ces sentiments ethniques si néfastes à l'idéal démocratique, si elle est le seul outil de des-ethnicisation et de détribalisation  des mentalités, de construction du sentiment national et de préparation à la véritable paix en contexte démocratique, comment y parvenir quand l'opposition n'est pas unie ? Cette opposition politique se retrouve aujourd'hui devant un défi énorme : réaliser son unité pour redonner un espoir de changement à la jeunesse égarée. Or, elle a désormais les mains liées. Plusieurs de ses leaders n'ont pas résisté à l'appât du gain tendu par le régime  et, comme conséquence directe de cette prostitution politique, leurs partis sont devenus des avatars, des sosies, des versions clonées du Parti au pouvoir.C'est tout un peuple qui se retrouve ainsi prisonnier de sa propre turpitude. 

 

 

Au regard de ce qui précède, parler d'alternance, ce n'est pas seulement faire partir Biya, Eyadema, Sassou ou Kabila, encore qu'il est impossible à chacun de ces despotes d'avoir le courage de dire : «J'ai décidé de me retirer de mes fonctions de chef de l'État» ou encore «J'accepte le verdict des urnes qui donne la victoire à mon challenger et je m'engage à le soutenir  pour le plus grand intérêt de la nation».  Parler d'alternance, c'est surtout mettre fin à la culture du déshonneur (celle de la corruption,  la discrimination, du tribalisme, du vol, du mensonge, du non-respect des lois et l'injustice sociale) et de conduire le peuple vers la culture de l'honneur (celle du bien commun, du respect de la déontologie, de la protection des personnes et des biens, de la justice sociale, du véritable développement économique et industriel). Cette alternance-là ne sera pas pacifique. Elle sera nécessairement douloureuse, puisque la résistance viendra de partout : des administrateurs corrompus, des douaniers, des agents d'impôts, des policiers, des militaires, des universitaires, des enseignants, des expatriés, etc. Elle exigera donc une révolution à la sénégalaise ou à la burkinabé et l'organisation incontournable de la conférence nationale souveraine jadis détournée.

 

 

 

 

Pour l'Organisation Jeunesse Africaine

Maurice NGUEPE

Secrétaire général

 

@cameroonvoice

 

AMMAFRICA WORLD


22/10/2015
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GUINEE-ELECTION:Bourrage d'Urnes qui étonne, Une femme appel à la paix!

Une femme épris de paix en personne de Marie Madeleine Diaoubaté fait la différence face au bourrage d'urnes en Guinée!

 Même le bureau où j’ai voté, j’ai obtenu zéro voix », Marie Madeleine Dioubaté

La candidate du PEG (parti des écologistes de Guinée) a déclaré lundi dans un point de presse à Conakry qu’elle a obtenu zero voix dans le bureau de vote où elle a voté dimanche.

 

Son bulletin est-t-il nul ? Si le mystère demeure, une chose est certaine Marie Madeleine Dioubaté a obtenu zéro voix dans son propre bureau de vote. Du moins, c’est ce qu’elle a révélé lundi à la maison de la presse à l’occasion d’une conférence avec six autres candidats, tous venus pour exiger l’annulation du scrutin. « Même le bureau où j’ai voté, j’ai obtenu zéro voix », a-t-elle révélé.

Mais malgré ses « fraudes », madame Dioubaté a appelé ses militants au calme.

 

« Je demande à nos militants de ne pas descendre dans les rues. Nous sommes des personnes responsables, nous trouverons une solution. Je suis favorable au dialogue parce qu’on n’a pas le choix. Aucun d’entre nous n’a envie que ce pays bascule dans la guerre civile », dit-t-elle.

 

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Comme à Nzérékoré, dans la circonscription électorale de Siguiri le nombre des voix obtenus par l’ensemble des candidats est supérieur aux soufrages valablement exprimés selon les résultats provisoires affichés au bureau de centralisation de la préfecture.

En effet, sur 282886 suffrages valablement exprimés, les candidats obtiennent 282890 soit 4 voix de plus.

 

Résultats

 

Inscrits : 319138

Votants : 287860

Bulletins nuls : 4974

Suffrages valablement exprimés : 282886

Taux de participation 90,19%

RPG : 261773

GRUP : 1763.

UFR 1849 :

UFDG : 13647

BL : 938

UGDD : 259

PEG : 772 :

PEDN : 1889

 

 

 

@Guinee28.info

 

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La solution par les armes n'a malheureusement pas apporté des bons résultats dans le concret! Il faut être "femme" pour oser se le dire et appeler au calme! Ammafrica World salut la bravoure de Mme  Marie Madeleine Diaoubaté!
En effet, celui qui appelle au calme n'affiche pas une attitude de faiblesse, mais beaucoup plus de grandeur car il faut de la hauteur pour vaincre le mal qui se manifeste de manière scandaleuse!
En Afrique, on ne sait pas vraiment tricher! Le pouvoir à tout prix, rien que le pouvoir, semble devenir une sorte d'apothéose dont on doit à tout prix atteindre en Afrique! Comme c'est bien dommage!
@redaction Ammafrica

 

AMMAFRICA WORLD


15/10/2015
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